Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:14

En 1951, dans « L’Homme révolté », Albert Camus, liant sa philosophie de la révolte à sa philosophie de l’absurde, affirme :
« Qu’est-ce qu’un homme révolté ? Un homme qui dit non.
Mais s’il refuse, il ne renonce pas :
c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement.
Un esclave qui a reçu des ordres toutes sa vie, juge soudain inacceptable un nouveau commandement. »
Que signifie le contenu de ce non ?
Il signifie par exemple, « les choses ont trop duré », « jusque-là oui, au-delà non », ou encore, « il y a une limite que vous ne dépasserez pas ! ».
Alors dans le contexte économique et politique où nous sommes, le temps de la révolte, voire de la révolution n’est-il pas venu, comme consommateur d’une part, et s’il en reste encore quelque-chose de cela en nous, comme citoyens ?
On avait voulu nous faire croire à une mondialisation qui, si elle ne faisait pas le bonheur des pays en voie de développement, ex-pays du tiers monde, ferait le notre en faisant baisser le prix des produits de consommation courante comme le textile, le café, le cacao et autres matières premières, au cri repris de Montesquieu, dans son article de l’encyclopédie « De l’Esclavage des nègres » :
« Le sucre serait trop cher s’il fallait payer ceux qui le cultivent ! ».
Les problèmes des pays développés ne seraient donc que des problèmes d’ajustement structurel, qui finiraient par ne plus achopper, et on demanderait « pardon » à l’avance aux ouvriers, aux salariés et leurs familles de faire office de « variables d’ajustement », voire même de « dégâts collatéraux sociaux ».
Et oui, comme le disait le bon Arthur Koestler, « Les statistiques ne saignent pas, c’est cela qui compte… »
Et puis la situation a commencé à se dégrader parce que des banquiers et des sociétés de crédits, bien intentionnés, avaient prêté aux Etats-Unis de l’argent aux pauvres, afin que ceux-ci puissent consommer en général et acheter des maisons en particulier. Le tout n’étant pas sous la forme d’un micro-crédit au sens du prix Nobel d’économie Mohamad Yunus, mais d’algorithmes mathématiques très construits, vendus en sous-produit de banques à banques ».
Mais le drame avec les pauvres, et cela pourrait passer pour une lapalissade, c’est qu’ils n’ont pas d’argent. De-là, réaction en chaîne, perte de confiance dans les milieux bancaires qui se transmet à toute « la chaîne alimentaire » de la finance mondiale, obligeant les banques centrales de la planète à soutenir le système pour éviter un « krach » mondial, et ce à grand renfort de milliards de dollars où d’euros. On aurait pu croire que la situation se serait stabilisé, mais les mêmes a qui les banques centrales avaient passé de l’argent pour ne pas qu’elles choissent, ont réinvesti ces fonds dans la spéculation des matières premières alimentaires.
Impact énorme sur le prix du blé, du riz, du maïs (encore que leur prix soient monté par l’effet mécanique dans leur utilisation comme carburant bio pour suppléer à un baril de pétrole qui est monté à plus de 160 dollars).
Du coup le tiers-monde qui mangeait peu ne mange plus et le quart-monde mange des pâtes au prix du caviar…
Dans l’Europe, le ralentissement économique et la chute du pouvoir d’achat se font sentir. Particulièrement en France où la croissance peinait déjà à atteindre 2%, et encore chez les optimistes du gouvernement comme madame Lagarde, qui avait conseillé à ceux qui trouvaient, comme les pécheurs, le gasoil trop cher, « d’utiliser leur vélo ». J’ai connu des Marie-Antoinette pour qui on a coupé la tête pour une phrase du genre : « Les français n’ont plus de pain ? Qu’ils mangent de la brioche ! »
Résultat des courses, la France, en Juin, tenait les scores suivants : Le chômage pour le deuxième mois consécutif et malgré les radiations ANPE augmentait de 0.3%, après une augmentation en mai de 0.2%. Soit 8.2% de chômeurs sur l’année, les plus touchés étant les moins de 25 ans.
La consommation des ménages, la même qui fait tenir la croissance du pays, recule de 0.4% (chiffres INSEE).
Le commerce extérieur fait le plus beau plongeon de l’histoire avec un déficit cumulé, qui sur un an atteint les 45.6 milliards d’euros. Les prix de l’immobilier eux-même mollissent, les délais de ventes s’allongent et les permis de construire et les mises en chantier ont baissé respectivement de 19.9% et 28.2% en trois mois.
La santé des entreprises recule avec leur taux d’auto-financement, sauf pour les entreprises du CAC 40 : Jamais les entreprises françaises n’ont distribué autant de dividendes à leur actionnaires.
Pour finir, le moral des français est à son plus bas depuis 20 ans, -4.7% en juin.
Mais avec une inflation de 3.6% (officielle) sur les 12 derniers mois, il ne faut pas s’attendre à mieux.
Du coté catalogne Sud, on n'est pas à la fête non plus avec la crise immobilière qui a un impact sur toute l’économie et sur un chômage en nette augmentation.
Alors la révolution est-elle pour la rentrée voire quelque mois plus tard ?
Non, la population a encore trop de crédits à payer, maison, écrans plats et tient trop à son petit confort, qu’entretiennent les médicament pas encore dé-remboursés pour prendre les armes, voire serrer les poings.
Comme le dit le président Nicolas Sarkozy :
« En France, les grèves ne gênent plus personnes ! ».
Mais n’oublions jamais que la résignation est la matière première de notre tombeau.
Au Prosac citoyen, formons nos dépressions !
Partager cet article
Repost0

commentaires