Lorsqu'on est première dame, où que ce soit, on se doit d'être
exemplaire. A double titre si l'on a un poste sociètalement en vue comme directrice la maison de l'emploi à Perpignan. Les titres ne donnent pas droit à des privilèges, mais à des salaires
conséquents et à l'exemplarité de comportement qui vont avec. Ceci dit, cette éthique là, tout le monde ne l'applique pas. Confer la dernière avanie de madame Laurence Borreil Alduy
directrice de la maison de l'emploi .Sa mobilité étant provisoirement réduite, madame Alduy , avec l'appuie de son médecin (ancien conseiller général UMP, et co-listier de
Jean-Paul Alduy) , a sollicité une aide financière à la sécurité sociale, pour la prise en charge d’une aide ménagère à son domicile, et ce à raison de 20heures par semaine !
Elle aurait souhaité connaitre les modalités pour enclencher cette aide d’action sociale et qu’elle en serait le montant, car par « nécessité » elle aurait déjà fait intervenir une personne payée en chèque emploi service.
Pour information, la prise en charge d’heures d'aide ménagère par notre système de sécurité sociale a comme critères, l'état physique de la personne requérante (est-elle ou pas en mesure de se maintenir seule à son domicile, d’où, le certificat du médecin). Et d'autre part, sa situation sociale (y a-t-il un environnement social ou familial susceptible de l’aider), et sa situation financière ; à raison d'un montant inférieur à 700 euros de revenus par part et par mois.
On suppose qu'en tant que directrice de la maison de l'emploi, madame Borreil-Alduy doit être largement en dessus, au alentour de 4000 euros. Sans compter sur les revenus de son mari, avec ses indemnités de sénateur de la république française (6 900 euros bruts) et de président de l'agglomération « Perpignan Méditerranée » (plafonnement de 2 700 euros bruts d'indemnités locales). Laurence Borreil Alduy n'est certainement pas sans l'ignorer et pourtant elle quémande une aide sociale qui s’adresse, en toute logique, aux plus faibles et aux plus démunis.
Au bord de la faillite économique personnelle, mais pour raisons vitales (ce n'est pas rien de « nécessité » 20 heures par semaines, soit 5 heures de ménage par jour) elle a du faire appel à un paiement de son argent propre ( mais déjà, défiscalisé à 50% via le chèque emploi service) sans quoi , elle eut été dans de grandes difficultés sanitaires qui auraient rebondi sur son enfant et sa vie de famille!
On frissonne à la lecture de ce drame en gestation que n'aurait pas renié un Émile Zola dans « Germinal » ou un Victor Hugo dans « Les misérables ».
Cela pourrait faire rire, si l'identité de cette personne ne lui donnait pas quelques obligations morales. Et que le président de la république en place, ainsi que son gouvernement ne tiennent pas en permanence un discours culpabilisant sur l'état des comptes de la sécurité sociale, jusqu'à ce que des gens dans la véritable « nécessité » de se soigner, ne le fassent pas par réel manque d'argent...
Mao Zé Dong disait « Le poisson pourrit toujours par la tête ». Gageons qu'à force de remonter de ces fortes odeurs, ils ne viennent pas aux citoyens contribuables des envies aussi fortes que les odeurs de « Tunisie » et parfums de jasmin!