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Perpignan s/Roussillon, 17 juillet 2024
Chers tous,
Je suis enfin de retour dans mon Perpignan d’amour, mon Perpignan natal, après quinze ans d’absence.
Figurez-vous qu’ici les choses ont bien changé !
A vrai dire, le Département est méconnaissable et j’envisage sérieusement de m’y réinstaller pour y finir ma carrière, après ces années
<< d’éxil professionnel ».
Et moi qui croyais que rien ne bougerait jamais…
J’ai débarqué à l’aéroport Pyrénées-Roussillon-Méditerranée la semaine dernière pour assister, comme je vous l’avais dit, aux huitièmes Festes de Perpinya. Il y avait un monde fou ! Une semaine de folie dans tout le centre-ville avec des corridas, des bodegas et des animations pour tous, ça attire des gens… D’autant plus, que c’était l’occasion cette année de fêter le douzième titre de l’USAP. Tout ça s’est fait pendant les Festes, à Paul Goze. Vous auriez vu ça…
25000 personnes dans ce stade flambant neuf, c’était génial et émouvant. Les supporters des Dragons qui siègent maintenant à Aimé Giral et les footeux de Brutus sont venus eux aussi pour communier dans ce moment de joie (et d’ivresse !).
Vous verriez ça à l’arrivée à « La llabanère new look » !
Tu débarques dans un aéroport entièrement refait, top moderne, qui communique en sous-sol avec la gare TGV. Il y a des touristes partout ! Il faut dire qu’avec le tram-écolo, qui utilise l’ancienne voie ferrée et qui te mène directement à la gare Dali, tu peux te laisser porter jusqu’à la mer ou choisir la voie de la Cerdagne en deux coups de cuillère à pot.
En fait, ils on fait un truc terrible ! Le tram comprend trois lignes.
La première part de l’aéroport et va jusqu’à Paul Goze, à côté du Méga-Ultra-Castillet, en passant par l’ancienne gare et la place Catalogne, puis en traversant la ville directement vers le sud. A l’arrivée, tu as un immense parking où les gens ont pris l’habitude de laisser leur bagnole quand ils vont en ville (comme les rivesaltais au nord). La deuxième ligne part du Soler, passe elle aussi par l’ancienne gare et la place Catalogne et va directement à Canet. Et là, le clou du spectacle ! Une troisième ligne fait le Barcarès-Collioure en passant par Canet.
En résumé, on peut se rendre de l’aéroport à Collioure en 40 mn sans véhicule et aller de l’aéroport à Font-Romeu en moins d’une heure pareil, sans bagnole.
Il paraît que quand l’équipe municipale qui a succédé à J.P. Alduy en 2015 a parlé de tout ça, les gens, -qui l’ont pourtant élue !-, n’y croyaient pas vraiment… Comment allaient-ils financer ces projets pharaoniques ?
Eh bien avec le « PPP » comme ils ont dit.
Un partenariat avec des investisseurs privés.
Il faut dire aussi que la perspective de 2 millions de touristes pendant l’été et près d’un million pendant la saison hivernale, ça n’a pas manqué d’attirer les hommes d’affaires.
Depuis que le département est devenu une Région autonome à statut particulier, et que le Conseil du Roussillon coordonne toutes les actions, on y voit plus clair sur le potentiel du coin paraît-il.
Ca fait quand même 600000 habitants à l’année et 2 millions de visiteurs rien que l’été…
Et quand je vous dis que tout a changé, c’est rien de le dire. Tu te ballades dans le centre-ville, c’est génial. Les gens laissent leurs bagnoles sur les parkings de périphérie pour la plupart, ça donne un air paisible et très chaleureux aux rues. En plus, comme les couleurs des devantures et des terrasses sont axées sur le sang-et-or et le beige, tu n’as pas l’impression d’être sans cesse agressé par des pubs…
Et puis cette jeunesse, cette jeunesse… Depuis qu’ils ont rapatrié la fac en centre-ville et cédé l’ancienne pour faire le nouveau Lycée, tu vois des étudiants partout. Il paraît qu’il y en 20000 à l’année. Les cours ont lieu au Palais des Congrès, à l’ancien Palais de Justice et le gros du campus se trouve à la citadelle ! On vient de partout pour étudier ici. Rien d’étonnant.
Le tram, en haut de la rue Jean Bourrat t’emmène à la plage en 10mn ! et au ski en 1h ! Ca a permis des tas de choses. D’abord, les Erasmus viennent nombreux et l’Université d’été accueille 5000 étudiants. Surtout, le campus à la citadelle a accéléré la rénovation de Saint-Jacques. Tu y trouves désormais une vraie mixité sociale, de la musique, des échoppes, des étudiants, tu t’y croirais au sud de l’Espagne ! Surtout le soir, et toute l’année en plus !
Bon, il faut dire aussi que toutes ces activités ont un peu remonté le moral des troupes… Perpignan, ville culturelle, qui l’eut crû ?
Entre la renaissance de Saint-Jacques et le plan-Clodion qui a créé la zone franche entre la ville et l’aéroport, ils ont pu attirer des commerçants et des entreprises qui ont favorisé l’emploi. Même sur ce terrain là y’a du mieux. Et ça se voit dans l’atmosphère générale… Il paraît là aussi que le programme de bus électriques pour désenclaver les quartiers a eu un succès phénoménal…
En bref, il ne manque plus qu’à finir le deuxième hôpital, à côté de P. Goze, et tout ira pour le mieux… en tout cas c’est ce que disent les gens ici.
Certains se font même du souci car la campagne de pub à la télé attire de plus en plus de monde. Il va peut-être saturer avant d’être inauguré…
Ca ne fait rien… il saute aux Yeux que notre ville d’amour, notre ville de toujours a fait son retour dans la modernité et qu’elle rivalise, sinon de taille, du moins de performance et d’ingéniosité avec les Toulouse, Montpellier et autres Barcelone. C’est évident aujourd’hui. Elle a su se trouver sa place. Le Conseil du Roussillon, c’est vrai, donne le ton. La catalane est avant tout roussillonnaise, ne dépendant d’aucune autre et fière de son particularisme… je ne blague pas, ça m’a foutu la larme à l’œil. Il ne me tarde pas de repartir comme ce fut le cas par le passé. Il y a un avenir ici dorénavant.
Bien à vous tous.
Chers tous,
Je suis enfin de retour dans mon Perpignan d’amour, mon Perpignan natal, après quinze ans d’absence.
Figurez-vous qu’ici les choses ont bien changé !
A vrai dire, le Département est méconnaissable et j’envisage sérieusement de m’y réinstaller pour y finir ma carrière, après ces années
<< d’éxil professionnel ».
Et moi qui croyais que rien ne bougerait jamais…
J’ai débarqué à l’aéroport Pyrénées-Roussillon-Méditerranée la semaine dernière pour assister, comme je vous l’avais dit, aux huitièmes Festes de Perpinya. Il y avait un monde fou ! Une semaine de folie dans tout le centre-ville avec des corridas, des bodegas et des animations pour tous, ça attire des gens… D’autant plus, que c’était l’occasion cette année de fêter le douzième titre de l’USAP. Tout ça s’est fait pendant les Festes, à Paul Goze. Vous auriez vu ça…
25000 personnes dans ce stade flambant neuf, c’était génial et émouvant. Les supporters des Dragons qui siègent maintenant à Aimé Giral et les footeux de Brutus sont venus eux aussi pour communier dans ce moment de joie (et d’ivresse !).
Vous verriez ça à l’arrivée à « La llabanère new look » !
Tu débarques dans un aéroport entièrement refait, top moderne, qui communique en sous-sol avec la gare TGV. Il y a des touristes partout ! Il faut dire qu’avec le tram-écolo, qui utilise l’ancienne voie ferrée et qui te mène directement à la gare Dali, tu peux te laisser porter jusqu’à la mer ou choisir la voie de la Cerdagne en deux coups de cuillère à pot.
En fait, ils on fait un truc terrible ! Le tram comprend trois lignes.
La première part de l’aéroport et va jusqu’à Paul Goze, à côté du Méga-Ultra-Castillet, en passant par l’ancienne gare et la place Catalogne, puis en traversant la ville directement vers le sud. A l’arrivée, tu as un immense parking où les gens ont pris l’habitude de laisser leur bagnole quand ils vont en ville (comme les rivesaltais au nord). La deuxième ligne part du Soler, passe elle aussi par l’ancienne gare et la place Catalogne et va directement à Canet. Et là, le clou du spectacle ! Une troisième ligne fait le Barcarès-Collioure en passant par Canet.
En résumé, on peut se rendre de l’aéroport à Collioure en 40 mn sans véhicule et aller de l’aéroport à Font-Romeu en moins d’une heure pareil, sans bagnole.
Il paraît que quand l’équipe municipale qui a succédé à J.P. Alduy en 2015 a parlé de tout ça, les gens, -qui l’ont pourtant élue !-, n’y croyaient pas vraiment… Comment allaient-ils financer ces projets pharaoniques ?
Eh bien avec le « PPP » comme ils ont dit.
Un partenariat avec des investisseurs privés.
Il faut dire aussi que la perspective de 2 millions de touristes pendant l’été et près d’un million pendant la saison hivernale, ça n’a pas manqué d’attirer les hommes d’affaires.
Depuis que le département est devenu une Région autonome à statut particulier, et que le Conseil du Roussillon coordonne toutes les actions, on y voit plus clair sur le potentiel du coin paraît-il.
Ca fait quand même 600000 habitants à l’année et 2 millions de visiteurs rien que l’été…
Et quand je vous dis que tout a changé, c’est rien de le dire. Tu te ballades dans le centre-ville, c’est génial. Les gens laissent leurs bagnoles sur les parkings de périphérie pour la plupart, ça donne un air paisible et très chaleureux aux rues. En plus, comme les couleurs des devantures et des terrasses sont axées sur le sang-et-or et le beige, tu n’as pas l’impression d’être sans cesse agressé par des pubs…
Et puis cette jeunesse, cette jeunesse… Depuis qu’ils ont rapatrié la fac en centre-ville et cédé l’ancienne pour faire le nouveau Lycée, tu vois des étudiants partout. Il paraît qu’il y en 20000 à l’année. Les cours ont lieu au Palais des Congrès, à l’ancien Palais de Justice et le gros du campus se trouve à la citadelle ! On vient de partout pour étudier ici. Rien d’étonnant.
Le tram, en haut de la rue Jean Bourrat t’emmène à la plage en 10mn ! et au ski en 1h ! Ca a permis des tas de choses. D’abord, les Erasmus viennent nombreux et l’Université d’été accueille 5000 étudiants. Surtout, le campus à la citadelle a accéléré la rénovation de Saint-Jacques. Tu y trouves désormais une vraie mixité sociale, de la musique, des échoppes, des étudiants, tu t’y croirais au sud de l’Espagne ! Surtout le soir, et toute l’année en plus !
Bon, il faut dire aussi que toutes ces activités ont un peu remonté le moral des troupes… Perpignan, ville culturelle, qui l’eut crû ?
Entre la renaissance de Saint-Jacques et le plan-Clodion qui a créé la zone franche entre la ville et l’aéroport, ils ont pu attirer des commerçants et des entreprises qui ont favorisé l’emploi. Même sur ce terrain là y’a du mieux. Et ça se voit dans l’atmosphère générale… Il paraît là aussi que le programme de bus électriques pour désenclaver les quartiers a eu un succès phénoménal…
En bref, il ne manque plus qu’à finir le deuxième hôpital, à côté de P. Goze, et tout ira pour le mieux… en tout cas c’est ce que disent les gens ici.
Certains se font même du souci car la campagne de pub à la télé attire de plus en plus de monde. Il va peut-être saturer avant d’être inauguré…
Ca ne fait rien… il saute aux Yeux que notre ville d’amour, notre ville de toujours a fait son retour dans la modernité et qu’elle rivalise, sinon de taille, du moins de performance et d’ingéniosité avec les Toulouse, Montpellier et autres Barcelone. C’est évident aujourd’hui. Elle a su se trouver sa place. Le Conseil du Roussillon, c’est vrai, donne le ton. La catalane est avant tout roussillonnaise, ne dépendant d’aucune autre et fière de son particularisme… je ne blague pas, ça m’a foutu la larme à l’œil. Il ne me tarde pas de repartir comme ce fut le cas par le passé. Il y a un avenir ici dorénavant.
Bien à vous tous.