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La venue dernière à Perpignan de Michel Onfray pour le "Printemps de la liberté d'expression" http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/05/michel-onfray-sur-cnews-je-ne-savais-pas-que-louis-aliot-etait-maire-de-perpignan.htmla laissé dans l'esprit du maire une idée : tant que le pacte germano-soviétique fonctionnait, des membres du Parti communiste français, et leur journal, figure de proue "l'humanité" ont, potentiellement collaboré...#yapasquelespétainistes . Il y a peu sur le plateau de TF1 de l'émission "en toute franchise" (ils n'ont pas été déçus du voyage.) à propos d'une enquête sur le président du RN le sieur Bardella, qui aurait pipoté une parti de son parcours professionnel, il s'agaça du fait que le journal "Libération" menait des enquêtes à charge, et qu'il était même un "journal de police politique", c'est même juste après qu'il a fait référence au moment collaboratif ("malheureusement, précisa-t-il) du journal fondé par Jean Jaurés.http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/09/le-maire-deperpignan-louis-aliot-qualifie-le-journal-liberation-de-journal-de-police-politique-sur-le-plateau-de-tf1.html
Ça commence à bien-faire, ce dit-il, des années à se dédiaboliser, mais à chaque fois, on peut ré-invoquer l'armée des castors (sans Pollux) pour générer des barrages ! Et les morts des communistes d'abord, c'est trop injuste: eux, on leur demande pas s'ils ont pas la mémoire courte ?
Alors comme un barrage qui cède face à la puissance des eaux de sentiments et ressentiments, trop contenues, il imagine Perpignan à la tête d'une croisade anti-communiste ! Mais des 2 côtés de la barricade de la dénonciation des origines honteuses, on semble oublier que ce qui a fait ces 2 totalitarismes a disparu, et que les 2 dénonciations sont à la poursuite de leurs persistances rétiniennes ...Il y a toujours un danger, mais il a pris d'autres formes !
C'est pourquoi la mise en scène qui a eu lieu au dernier Conseil municipal, avait un goût de suranné, un tantiné à rebours. Et si Rabelais l'avait narré, cela aurait donné ça !
"Or çà, mes bons amis et frères en réjouissance, prêtez donc l'oreille à une bien curieuse affaire qui s’est déroulée en la très noble et fort ancienne cité de Perpignan, en l’an de grâce deux mille vingt-quatre, le vingt-sixième jour du mois de septembre. En ce jour, le sieur Louis Aliot, preux chevalier et maire d’icelle ville, s’en vint au grand conseil municipal, non point pour jouter, mais pour entamer une étrange croisade à rebours, non contre les infidèles, mais contre les fantômes rouges du communisme !
L’affaire prit racine lors qu’un certain Pierre Parra, qui ne fut ni en reste ni en silence, d’un ton grave et sévère, requit du maire la débaptisation d’une artère de la cité, naguère nommée avenue de l’Abbé-Pierre. http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/09/louis-aliot-sur-lci-si-la-fondation-abbe-pierre-change-de-nom-nous-debaptiserons-l-avenue-a-perpignan.html
Las ! ce bon abbé, connu jadis pour ses œuvres charitables, se trouva fort compromis par d'obscures et infâmes révélations d’agressions charnelles, si bien que sa fondation en vint même à effacer son nom des pierres où il s’était gravé. Voilà donc Parra tout vent debout, réclamant que la ville suive de même.
Mais à cette affaire ne se tint point là, car une certaine dame Chantal Gombert, vaillante au nom des centristes qu’elle dit représenter, s'enhardit à demander, sans autre procès, qu’un lieu emblématique de la ville fut affublé du nom de l’ancien roi-président Valéry Giscard d’Estaing, en l’honneur des cent ans de ses mérites, ou peu s’en fallut.
Point n’en fallut plus pour que le vaillant Aliot, grand railleur et d’humeur badine, lui répliquât avec moult gausserie : « Bientôt, dame Gavalda m'implorera qu'on nomme une rue Jacques Chirac ! » Ah ! mais ce n’était qu’une égaie pour allécher le festin plus grand qui allait suivre, car le maire, loin de se contenter de badiner, prit soudain un ton bien plus grave et solennel, comme s’il eût bu d’une coupe de vin muscat, distillé aux vapeurs de sérieux.
« Vous avez raison, messieurs et dames, dit-il, il est des gens qu’il ne faut point oublier. Mais c’est aux oubliés du communisme que je veux rendre hommage. Trop longtemps avons-nous ouï dire mille fables, histoires et balivernes sur ce rouge fantôme ; il est temps de réparer cette injure. En cela, nous érigerons une stèle pour les victimes du communisme, car à ceux-là, justice est due ! »
Et ainsi fut-il dit, et ainsi sera-t-il fait, qu’une stèle d’airain ou de marbre, bien polie et brillante, vienne se dresser en la noble Perpignan, non pas pour chanter les louanges des empereurs ou des saints, mais pour honorer ceux que le communisme aurait cruellement happés dans les rets de l’oubli.
Dieu sait ce que l'avenir réserve à cette croisade rétrograde, menée d'un bras fort par ce maire chevaleresque, qui semble vouloir défier l’Histoire tout comme jadis les preux croisés partaient à l'assaut des murailles de Jérusalem."
Nuremberg du communisme, autopsie d'un procès avorté
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