21 février 2012
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Le must de la perversité n'est pas, lorsqu'on se rend à La Jonquéra, d'aller au Puti Club, d'acheter de l'alcool ou du
tabac, mais de se rendre au musée de l'exil.
Retirada et Chemins de l'Exil de l'Alt Empordà
Projet de signalisation "La Retraite et les chemins de l’exil de l’Alt Empordà"
Le 26 janvier 1939, les troupes rebelles du général Franco entrèrent à Barcelone. La Guerre Civile espagnole vivait
ses derniers instants et la victoire de l’armée rebelle semblait imminente. Mais pour tous ceux qui avaient lutté au côté de la légalité démocratique que représentait la République, commençait
une période marquée par la répression et le silence. Afin d’éviter cette situation, des milliers de personnes, militaires et civils (hommes, femmes et enfants), durent fuir et abandonner travail,
maison et famille.
On calcule qu’entre fin janvier et début février 1939, environ 350 000 personnes fuirent en France en passant par le
Perthus, Portbou et d’autres endroits de la comarque de l’Alt Empordà. Si on y ajoute les autres citoyens qui passèrent la frontière par les chemins des comarques de la Cerdagne et du Ripollès,
le nombre d’exilés atteint presque un demi-million de personnes. Après avoir franchi la frontière, commença un voyage marqué par l’incertitude, le froid, la faim, la peur et la mort.
En raison des mesures prises par l’administration française qui consistaient essentiellement à l’enfermement dans des
camps de concentration précaires qui ne réunissaient pas les conditions élémentaires d’habitabilité et d’hygiène, le désespoir et la frustration accablèrent les réfugiés catalans et espagnols.
Très vite, plus de la moitié repartit vers la Nueva España (Nouvelle Espagne) franquiste.Jordi Font nous explique l'objet et les fonctionnalités du musée
En savoir plus http://www.museuexili.cat/index.php/fr.html