Potemkine n'était pas que le cuirassier qui a donné le nom a un film d'Eisentein et une chanson de Jean Ferra. C'était aussi, l'amant de
Catherine II de Russie, et l'occasion son ministre. Catherine II, que le philosophe Diderot appelait « La Sémiramis du Nord », se piquait de l'esprit des lumières et souhaitait du fond de son
cœur que son peuple soit heureux. Potemkine son ministre pour la convaincre que son souhait avait été exaucé, avait créé des villages ou les gens étaient bien nourris et correctement vêtus qu'il
faisait visiter à la reine en carrosse au grand galop, afin que celle-ci ne s'apperçoive pas de la supercherie. Au moment au l'UMP est au plus mal avec notamment, les affaires Woertz et sa
manière générale à ne pouvoir gérer les problèmes du pays, voir a en générer afin de les masquer: il allume des contre-feux pour mieux les éteindre comme un pompier pyromane. Le truc qui marche
le mieux chez les gens victime du syndrome de « l'allégorie de la caverne », c'est le vieux coup du sécuritaire. Huit ans déjà qu'un certain Nicolas Sarkosy, ministre de l'intérieur d'abord,
président de la république ensuite, nous assène le discours du « tolérance zéro » avec l'énergie d'un camelot qui doit vendre son stock avant la fin du marché. Et dans le même temps au
prétexte des économies d'état, on diminue sans cesse les effectifs de police, et le peu qui reste n'est plus là que pour renflouer l'état à coup de contredanses (ils ont même des quotas à faire).
Alors ça déborde ça et là de manière dramatique comme à Grenoble, où après les émeutes suite à la mort d'un braqueur, on est obligé de déménager les policiers et leur famille, les remplaçant par
des collègues de Lyon et de Marseille, parce que ceux-ci avaient « un contrat » sur leur têtes. Ou encore à Perpignan avec dernièrement en date la mort d'une personne de 88 ans défendant le sac
de sa femme
etc...(http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-mairie-de-perpignan-jean-marc-pujol-pierre-parrat-marcel-zidani-aminda-queralt-on-est-dirige-par-des-manchots-parce-que-les-cameras-coutent-un-bras-51787508.html
)
Après, un article cinglant dans le Figaro et la visite d'élus de Perpignan et du département, deux opérations « coup de poing », dont une au quartier ST Mathieu qui aura quand même permis de saisir « excusez du peu », 8 gramme de résine de cannabis, 2 gramme « d ' herbe » et 40 kilos de viande avariée: le ministre condamné pour « injure raciste », Brice Hortefeux, vient « en urgence », nous dit la presse locale ( Perpignan brûle-il?) pour nous faire la chanson de « l'auvergnat »! http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jo-EddYhMPR9TtLxR3B3U0EKxSsg . Hortefeux annonce la création d'une UTeQ à Perpignan, la 35ème de France, en français dans le texte, il réintroduit, ceque son maître dark cosy, avait détruit en arrivant au prétexte « que les policiers n'étaient pas là pour jouer au football avec les jeunes » (il vaut mieux qu'ils jouent au caillassage!): la police de proximité. Mais, une police proximité avec moins de moyens évidement. Mais à ce jeu, tout réside dans l'art de la sémantique et de son glissement. Il ne suffit pas de dire qu'on est « pragmatique » pour l'être! Et comme toujours, la vidéo surveillance. La vidéo surveillance, qui est à la sécurité du XXIème siècle, ce que la saignée était à la médecine au XVIIème siècle . Bref, on fait passé un feu de poubelle à Perpignan pour l'incendie de Moscou pour mieux afficher son « autorité » et sa volonté de fer face à la délinquance et au gangsterisme dans toute la France. Mais comme nous l'avons si souvent écrit, comme le disait Hugo Pratt: « L'autorité, on l'a jusqu'au moment où on l'exerce! »