Hier nous avons débattu sur le thème de la sécurité entre l'ex commissaire Robert Folcher MRC et le numéro deux du FN Louis Aliot . Ce débat n'a pas eu l'honneur ou peu intéresser la presse classique, qui n'a annoncé (3 lignes à la sauvette dans l'indépendant) ni en amont , ni n'a couvert le d ébat ! Le sujet était-il hors de propos dans la ville de Perpignan ? Non, la ville qui connue avant les banlieues parisiennes, les émeutes en mai 2005 n'a pas améliorer sa situation, de même que pour la délinquance; et ce n'est pas les 160 caméras chèrement acquises par l'adjoint à la sécurité Pierre Parrat aux frais du contribuables qui ont changé la situation. Était-ce alors la qualité des débatteurs qui était en question ? Les années d'expérience sur le terrain du commissaire Robert Folcher, membre du cabinet du ministre de l'intérieur de Jean-Pierre Chevènement , installateur de la première police de proximité à ST Jacques plaide plutôt en sa faveur...Quant à Louis Aliot, numéro deux du front national, il représente entre 15 à 20% des votants, suivant les élections, donc, à moins de faire du révisionnisme électoral: il est difficile de passer outre. Ce serait comme dire face à un obstacle : « ce rocher n'existe pas ! » . Il n'y a que des enfants ou des fous pour jouer encore à ce jeu là. Là, de suite, les brandisseurs de morale ( celle-là est en général à géométrie variable), crient à toute force que les idées du Front National sont « nauséabondes ». A ce moment là, si leurs idées sont si « nauséabondes » et « dangereuses », pourquoi la république françaises n'interdit-elle pas ce parti ? Dans la mesure où ce parti n'est pas interdit, et qu'on le considère toujours comme « dangereux », le fait de se contenter d'y mettre l'anathème et de l'exclure du débat, règle-t-il le problème : je ne le crois pas ! A ce compte là Socrate n'eut jamais affronté les sophistes ( du coup, on ne l'aurait pas condamné à boire la ciguë) Le fait est que l'on ne peut combattre un adversaire politique qu'en argumentant contre lui, en démontrant les faiblesses et sophismes de sa démonstration. Mais cela, demande deux choses : du travail et du courage. Choses, dont manifestement, les médias locaux classiques sont absolument dénués. Entre ceux qui ne vivent que des annonces légales et de la publicité et ceux dont, journalistes et animateurs font « des ménages » pour les collectivités territoriales qui leur permettent de mettre de la truffe dans l'omelette de Pâques : on ne peut pas s'attendre à avoir de la densité dans le contenu informatif. Face à la peur de perdre le petit confort matériel par laquelle, ils justifient leur attitude, on doit affirmer « une certaine idée de ce que doit être un citoyen ». Et que ce qu'il y a de pire à perdre, ce n'est pas un E. Phone, un écran plat ou la considération de notables à la morale légère, mais sa dignité. Machiavel écrivait dans la Décade du Tite Live que : « Les principautés se perdent lorsqu'il n'y plus d'honneur. Et les républiques lorsqu'il n'y a plus la virtu ! »
Ne demandons pas alors, à ceux qui nous crèvent les yeux et nous bâillonnent la bouche de nous redonner la vue et la voix. La liberté comme l'écrivait l'italien Ignazio Silone : « La liberté ne se mendie pas : elle se prend ! »