Grève des taxis: le gouvernement annonce deux réunions fin janvierlink
Le gouvernement a annoncé jeudi 28 février le gel de son projet de changer la loi sur le transport des malades et une modification du régime des voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC), tous deux accusés par les taxis de menacer leur profession.La loi de financement de la sécurité sociale 2013 avait introduit des procédures d'appels d'offres pour les transports de malades jusqu'à présent réalisés par des ambulances (37 % des transports pris en charge par l'assurance-maladie), des taxis conventionnés par l'assurance-maladie (31 %) ou encore des véhicules sanitaires (23 %).
Ceci est une bonne chose, les médias nous présente l'affaire comme le triomphe du lobby des taxis et ambulanciers, mais ceux qu'on oublie dans cette histoire, ce sont les malades,comme les cancéreux en chimiothérapie ou les dialysés qui auraient eu à pâtir en plus de la souffrance due à leurs pathologie de la fatigue suplémentaire conjoint au transport collectif. Le département des Pyrénées-Orientales était un département pilote.
Ainsi, dans les salles d'attente d'hémodialyse, était-il proposé ceci par l'agence régionale de la santé :" Il vous est proposé de participer à une expérimentatation en transport partagé au centre d'hémodialyse St Roch à Cabestany" Biensurs on nous met en valeur, le fait de faire des économie pour la sécurité sociale, mais aussi ,la baisse bilan carbonne et l'entrainement que cela induit sur l'environnement . L'expérience aurait durée 6 mois et aurait pu être intérompu à tout moment , précisant au passage "l'expérimentation ne modifiera pas les jours de priseen charge" . Le courrier se terminait par une pseudo écriture "je l'ai écrit avec ma propre mimine, pour tout dire c'est quasi un courrier perso, et c'est à toi directement que je m'adresse le malade!": "Je vous remercie vivement pour votre participation à cette expérimentation qui nous permettra de poursuivre l'amélioration de la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique" Ils voulait diminuer le confort du malade en argant une amélioration...C'est la "Novlangue" et autres "glissements sémantiques", comme passer du terme de "licenciements massifs" à "plan social pour l'entreprise"! Alerté par des ambulanciers qui avaient participé a une réunion sur ce sujet à Médipole, j'avais appelé le représentant syndical régional de la FNAIR (soit-disant syndicat des dialysés) qui m'avait répondu qu'il n'était pas au courant et qu'il fallait attendre la fin l'expérimentation pour voir!Mais que cela, ne devait pas être bien méchant.
Tous les dialysés quant à eux qui apprenaient la nouvelle, étaient révoltés qu'on veuille faire sur "leur dos, des économies de bouts chandelles". "Et puis après, cela ira où?, dialyses trop chéres, on nous laissera mourir?, qu'ils s'attaquent plutôt aux lobbys des laboratoires pharmaceutiques. Mais c'est toujours plus facile de rattraper quelqu'un qui ne court pas! "
Pour en savoir plus j'avais interpellé par courriers interposés, la députée socialiste (et médecin) de la 3ième circonscription des PO, Ségoléne Neuville. Ainsi que le docteur Martine Aoustin directrice général de l'agence régionale de santé du Languedoc-Roussillon.
"Perpignan le 22 février 2013.
Madame la Directrice générale,
Suite à votre courier ci-joint je me permets de m’adresser à vous afin d’attirer votre attention sur les méfaits de la réforme du transport médical.
Cette réforme, initialement préparée par le gouvernement antérieur, vient d’être adoptée, le Code de la sécurité sociale disposant désormais : « de nouveaux modes d’organisation et de financement des transports de patients peuvent être expérimentés dans un ou plusieurs territoires à compter du 1er janvier 2013 (…). Ces expérimentations sont menées par les Agences régionales de santé et donnent lieu à une procédure d’appel d’offres dans le respect des dispositions applicables aux marchés publics. »
Cette réforme qui vise à réaliser des économies sur le transport médical, va incontestablement créer de nouvelles inégalités dans l’accès aux soins pour les malades, notamment en ALD, qui ne résident pas « au pied » de l’hôpital ou de l’établissement dispensateur de soins.
Pour ma part, je dois faire l’objet d’une dialyse trois fois par semaine et pour qui sait en quoi consiste cette intervention, les contraintes nouvellement imposées d’un co-voiturage ou des transports publics ne sont que source de souffrances supplémentaires et profondément injustes.
Je n’insisterai pas sur les conséquences économiques par ailleurs de cette réforme : le transport médical représente plus de 80% du chiffre d’affaires des artisans (taxis ou vsl) qui ont investi dans ce secteur…
Je n’insisterai pas davantage sur le fait que sous couvert d’appel d’offres, cette réforme favorise les grands groupes (du type Véolia notamment) organisés ou pouvant s’organiser sur ce secteur et ce, au détriment du travail de proximité et de la qualité humaine des artisans locaux.
Je sollicite donc un entretien afin de vous fournir le témoignage direct des malades sur cette expérimentation inique.
Avec mes salutations républicaines, Nicolas Caudeville"