"Ricky ou la belle vie"
A la sortie de l'ouvrage "Le Train Jaune, une ligne de vie" Christian Bourquin confirmait son engagement en faveur d'un symbole identitaire fort pour les habitants du département. Il écrivait même sur son blog le 20 janvier 2010 : "Son histoire s'écrit encore au présent. Afin de redonner au Train Jaune la place qu'il mérite, la Région, la SNCF, RFF et le PNR que je préside se sont engagés dans la définition d'un schéma directeur pour les années à venir. Que ses fervents défenseurs se rassurent, nous respecterons ce qui fait la force du Train Jaune ! Pas question de toucher à la carrosserie ou au modèle d'alimentation hydroélectrique ! Il s'agit juste de voir comment perfectionner notre petit train pour qu'il sillonne encore longtemps notre territoire...". Christian Bourquin y allait même de son anecdote personnelle et affective : "Enfant, je répondais que je voulais conduire le Train Jaune quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard...".
Malheureusement, ça... c'était avant... Interrogé par L'Indépendant ce jeudi 21 février sur l'avenir du Train Jaune pour lequel la CGT craint une privatisation, le désormais Président de la Région répond : "Aujourd'hui, le Train jaune est surtout menacé de disparition. Il est totalement obsolète, qu'il s'agisse de la voie ou du matériel roulant. Il faudrait investir en tout 200 Millions d'euros pour le remettre aux normes et, encore, il n'est pas garanti que ce soit techniquement possible. Nous mettons des rustines partout en permanence mais cette situation ne peut pas durer".
Pire, à la question de la journaliste : "Mais si la SNCF décidait de lâcher le Train jaune ?", Christion Bourquin répond sans ambages : "J'en serais désolé mais la Région ne peut malheureusement pas être partout. 200 millions d'euros c'est disproportionné et la réalité parle"...