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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 20:06

Le nouveau maire de Perpignan doit gagner la bataille de l'image pour s'imposer.

Après avoir pendant longtemps fait la première partie du maire-sénateur vedette Jean-Paul Alduy (depuis 1995), il est bien compliqué de s'imposer au poste de premier adjoint surtout lorsqu'on a pas la fibre du « music-hall » et le tempérament d'un Bérégovoy ! Jean-Paul Alduy, c'était le Claude François de la politique locale : « il faisait Zip quand il tournait, Bap quand il roulait, Brr quand il marchait... ». On ne sait pas ce que c'était, et on ne le saura jamais. En plus, il avait tout un tas de gadgets captivants, un peu comme Barbie ou Big-Jim : un scooter jaune, un théâtre de l'archipel, une fontaine colorée et musicale, une maison de l'agglo... Du coup quand on doit prendre la suite, on a pas intérêt à se la jouer « ligue d'impro » quant à sa communication. Comme on ne lâche pas une équipe qui gagne, il garde Sandra Cognet. Jean-Michel Sitja serait l'âme de sa nouvelle image, la grosse carte de vœux, en forme de croix peuplée de carrés d'images idylliques de la ville, dont une avec la photo affable de Jean-Marc Pujol. C'est lui encore pour la grand messe des vœux à la chapelle des dominicains, ambiance son et lumière, avec un discours du type "Malraux" pour l'entrée de Jean Moulin au Panthéon : « entre ici, Jean Moulin avec ton cortège d'ombres... ».

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« Je ne peux pas commencer mon discours sans m'adresser à Jean-Paul Alduy pour lui dire toute mon affection et mon admiration. Mon affection, Jean-Paul, car je sais que tu as traversé des moments difficiles en 2009 et que ton INTÉGRITÉ PERSONNELLE a difficilement supporté les attaques injustes dont tu as fait l'objet. Mon affection, Jean-Paul, car je sais que seules tes convictions, l'amour de ta famille et la présence silencieuse de tes vrais amis ont accompagné ce chemin douloureux. Ce fût une période où comme le dit le Timon de Shakespeare " RIEN DANS CE MONDE MAUDIT, N'EST CLAIR ET DROIT SAUF L'INFAMIE OUVERTE ET SANS VERGOGNE " ».

Pour un peu, il y aurait des accents "Mittérandiens" comme après la mort de Bérégovoy : « l'honneur laissé aux chiens ». Qui étaient les chiens de ce temps là, quelles étaient les caravanes de 53% qui passaient. D'ailleurs cette caravane d'éloges pour l'ancien maire n'est-elle pas là pour mettre en terre l'image de celle-ci, pour qu'elle repose en paix et enfin imposer la sienne. On a aussi d'autres référence littéraires comme l'a écrit Maurice BARRES " LA VIE EST INSUPPORTABLE A QUI N'A PAS A TOUTE HEURE SOUS LA MAIN UN ENTHOUSIASME ".

On ne cite pas Maurice Barrès comme on cite « la ballade des gens heureux de Gérard Lenormand ».

Maurice Barrès, né le 19 août 1862 à Charmes (Vosges) et mort le 5 décembre 1923 à Neuilly-sur-Seine (Seine), était écrivain et homme politique, figure de proue du nationalisme français. Le premier axe de sa pensée était « le culte du moi » : Barrès affirmait que
« notre premier devoir est de défendre notre moi contre les Barbares, c'est-à-dire contre tout ce qui risque de l'affaiblir dans l'épanouissement de sa propre sensibilité ».
Le second axe est résumé par l'expression « La terre et les morts » qu'approfondissent les trois volumes du Roman de l'énergie nationale : Les Déracinés (1897), L'Appel au soldat (1900) et Leurs Figures (1902) qui témoignent de l'évolution de Maurice Barrès vers le nationalisme républicain et le traditionalisme, l'attachement aux racines, à la famille, à l'armée et à la terre natale.

Je sais, ce n'est pas ce que je crois. En réalité Barrès est un penseur de centre-droit, là où Jean-Marc Pujol a laissé macérer sa pensée, de sa jeunesse à son âge mûr.

Bref, entre le discours et la mise en scène, on commence à comprendre que Jean-Marc Pujol est bien décidé à ne pas être seulement le Medvedev de Poutine, mais Vladimir lui-même... Sur le terrain c'est différent, on ne fait plus semblant d'écouter sans entendre. C'est du genre « pliez-vous à nos décisions pour le bien de la collectivité ». Il confère la transformation de la place Cassanyes et le règlement de « l'affaire des baraques » du genre : « Rasez-moi ces baraques et de près ! » Quand aux commerçants, ils n'auront qu'à s'offrir un camion réfrigéré ! Autant dire que les français manquent de pain et qu'ils mangent de la brioche...

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