Après les condamnations pénales, la gabegie publicitaire, les déclarations sur ses fins de mois difficile, son âne, son chèque de soutien à l’UMP… Voilà que Christian Bourquin refait la « une » de la Presse nationale !
Pour (enfin) une raison louable ? Non, pas vraiment… le Sénateur-Président de la région Languedoc Roussillon illustre le dossier du magazine L’Express sur les cumulards, avec une introduction pas très tendre le présentant comme un « cas extrême » :
« Si Christian Bourquin n'existait pas, il faudrait l'inventer. Non seulement le président, socialiste, de la région Languedoc-Roussillon est aussi sénateur, non seulement il a été conseiller général, maire, patron de département et député, non seulement il revendique son goût pour le cumul, mais, dès qu'un poste se libère, il cherche soit à l'occuper lui-même, soit à y placer des hommes et des femmes qui lui doivent tout.
Un exemple? Lorsque Georges Frêche est brutalement décédé, en 2010, Bourquin a évidemment entrepris de le remplacer à la tête du conseil régional. Provoquant ipso facto une manière de tragédie personnelle puisque, depuis 2000, une loi scélérate interdit à quiconque de diriger en même temps une région et un département. La mort dans l'âme, il lui a donc fallu quitter " ses " Pyrénées-Orientales, qu'il tenait d'une main de fer depuis 1998. Mais que l'on se rassure: il n'a pas laissé n'importe qui lui succéder.
C'est avec une science consommée de l'art politique qu'il a orienté vers ce poste stratégique la peu charismatique Hermeline Malherbe. Une femme suffisamment effacée pour qu'il puisse continuer, en sous-main, de diriger l'institution. D'ailleurs, c'est plus simple, il y a carrément conservé un bureau! Bourquin est un cas extrême »