Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

21 décembre 2024 6 21 /12 /décembre /2024 19:34

### **Le Théâtre de Patrick Sommier m'était conté**  
*À la manière de Sacha Guitry*  

Mes amis, asseyez-vous confortablement, laissez vos esprits voguer et vos cœurs battre plus fort ! Car aujourd'hui, je vais vous parler d’un homme. Un homme qui, croyez-moi, a fait du théâtre non seulement un art, mais une aventure. Un homme qui, à lui seul, pourrait remplir une encyclopédie d’éclats de rires, de larmes et d’applaudissements. Mesdames, messieurs, **Patrick Sommier**.

---

**Ah ! Le théâtre !** Ce mot magique, ce mot galant ! C’est un lieu où tout se passe comme dans la vie, mais en mieux – en plus beau, en plus tragique, en plus drôle. Et Sommier, lui, a pris cette petite scène de bois et l’a transformée en une piste d’envol. Oui, d’envol ! Car avec lui, on quitte toujours Paris, Bobigny ou tout autre recoin de la Seine-Saint-Denis pour aller ailleurs : Pékin, Moscou, ou même les rives enchantées du Yang-Tsé-Kiang. Patrick Sommier n’était pas un metteur en scène, c’était **Phileas Fogg en redingote**, un globe-trotter théâtral.

---

### **Un passeur de mondes**  
Il faut vous dire, mes chers amis, que Patrick Sommier n’était pas du genre à croire qu’un rideau de scène suffit à délimiter le monde. Il avait cette idée – un peu folle – que le théâtre devait s’ouvrir comme une fenêtre. Une fenêtre sur **d’autres voix, d’autres langues, d’autres regards.** Une idée magnifique, bien sûr, mais terriblement fatigante ! Et pourtant, il l’a fait. Il a fait venir des **chanteurs d’opéra chinois**, des **acteurs russes**, des **musiciens africains**, et même des textes perdus dans le labyrinthe du temps. Le tout, pour nous rappeler que, sur scène comme dans la vie, l’étranger est souvent un ami qu’on ne connaît pas encore.

---

**Imaginez-le à la MC93**, cette bonne vieille maison de Bobigny qu’il dirigea comme un capitaine dirige un navire : toujours droit devant, malgré les tempêtes budgétaires et les récifs administratifs. Là-bas, il monta tout, absolument tout : des œuvres classiques comme un Shakespeare revisité, mais aussi des pièces rares, dénichées dans des bibliothèques poussiéreuses ou dans les mémoires de vieux sages.

Et parfois, mesdames et messieurs, il se faisait traducteur. Oui ! **Traducteur !** Car lorsqu’on aime une œuvre venue d’ailleurs, il faut bien la rendre compréhensible. Sommier traduisait, non pas seulement les mots, mais l’âme des œuvres. Vous auriez vu ça : l’opéra de Pékin, présenté à Bobigny avec des surtitres. Même Confucius en aurait applaudi !

---

### **Des moments suspendus**  
Ah, souvenez-vous de ces soirs où les lumières s’éteignaient… Le rideau se levait, et là, devant nous, le miracle du théâtre prenait vie. Avec Patrick Sommier, chaque spectacle avait quelque chose d’étonnant. Parfois, c’était une fresque épique, comme *Au bord de l’eau*, une légende chinoise réinventée pour un public français. D’autres fois, c’était une pièce plus intime, où chaque mot semblait vous murmurer : « Toi aussi, tu fais partie de l’histoire. »  

Et quel charme ! Quel sens du détail ! Je vous le dis : cet homme aurait pu diriger une armée, mais il préférait diriger des comédiens. C’est bien plus difficile, croyez-moi ! Une armée obéit ; un comédien, lui, a des caprices – et c’est tant mieux ! Mais Sommier savait parler aux artistes. Il les rassurait, les guidait, et parfois, il leur disait : « Fais ce que tu veux, mais fais-le bien. » Ce qui, vous en conviendrez, est le secret de toute grande direction.

---

### **Le rideau tombe… mais pas l’écho**  
Aujourd’hui, Patrick Sommier continue de parcourir les routes du théâtre mondial. Mais ne vous y trompez pas : chaque pièce qu’il a montée, chaque artiste qu’il a fait connaître, continue de vivre. Sur les scènes, dans les livres, et surtout dans nos mémoires.  

Alors, mesdames, messieurs, levez vos verres – ou mieux, vos rideaux – à cet homme. Cet homme qui a fait du théâtre une ambassade, de la scène un passeport, et de la culture un voyage sans fin. **Patrick Sommier**, mon cher Patrick, toi qui nous as tant donné, ce soir, nous te disons merci – et bravo !  

Et si jamais, un jour, vous croisez cet homme dans les coulisses d’un théâtre, allez le saluer. Dites-lui que vous savez, vous aussi, qu’il n’est pas simplement un metteur en scène, mais **un conteur d’humanité**. 

Partager cet article
Repost0

commentaires