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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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9 juillet 2023 7 09 /07 /juillet /2023 18:32

Comptabilisés sur recommandation de l'Europe, les trafics illégaux dépassent le montant des amendes prélevées par l'Etat sur l'année.
"Désormais inclus dans le calcul du PIB par l'Insee, le trafic de stupéfiants génère 2,7 milliards d'euros en France, soit un peu plus de 0,1 point. Sur cette somme, un milliard d'euros sont générés par le trafic de cannabis et 800 millions d'euros par celui de cocaïne." https://charliehebdo.fr/2023/03/societe/fumez-sniffez-cest-bon-pour-le-pib/

Depuis 2018, le trafic de drogue mais aussi la prostitution sont intégrés dans le produit intérieur brut, le fameux PIB. C’est la conséquence de l’harmonisation, au sein de l’Union européenne, de la façon de mesurer la richesse. Voici comment, en mars 2018, le ministère de l’Économie et des Finances justifiait cette indispensable innovation (1).  Selon un règlement européen de 2013 sont inclus dans la production les flux économiques ayant lieu entre des particuliers « agissant d’un commun accord ». Pour les statisticiens, la question n’est pas celle du caractère légal de l’échange monétaire, mais du fait qu’il relève d’un « accord ». Ainsi, le ministère estime que le vol ne doit pas être intégré dans le calcul du PIB puisque « la personne volée n’est pas consentante ». Et cela serait idiot, puisque le PIB mesure la création de nouvelles richesses, dont le vol ne fait pas partie.
Depuis 2018, le trafic de drogue mais aussi la prostitution sont intégrés dans le produit intérieur brut, le fameux PIB. C’est la conséquence de l’harmonisation, au sein de l’Union européenne, de la façon de mesurer la richesse. Voici comment, en mars 2018, le ministère de l’Économie et des Finances justifiait cette indispensable innovation (1). Selon un règlement européen de 2013 sont inclus dans la production les flux économiques ayant lieu entre des particuliers « agissant d’un commun accord ». Pour les statisticiens, la question n’est pas celle du caractère légal de l’échange monétaire, mais du fait qu’il relève d’un « accord ». Ainsi, le ministère estime que le vol ne doit pas être intégré dans le calcul du PIB puisque « la personne volée n’est pas consentante ». Et cela serait idiot, puisque le PIB mesure la création de nouvelles richesses, dont le vol ne fait pas partie.

"Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur." Jean Cocteau    Les mariés de la Tour Eiffel, p.87
Ah, les merveilles de la logique économique ! Dans une tournure des événements aussi ironique qu'absurde, il semblerait que la destruction de l'industrie au profit de l'économie de service ait un effet secondaire surprenant : une explosion du trafic de stupéfiants, qui prétend maintenir l'emploi à un niveau plein. Qui aurait pu imaginer que le crime organisé deviendrait le sauveur de l'emploi dans cette nouvelle ère de "services seulement" ? Une situation à la fois tragique et comique.

Adieu à l'industrie, bonjour au trafic :

Alors que l'on célèbre la montée en flèche du secteur des services, avec des cafés branchés, des start-ups innovantes et des consultants à gogo, il faut malheureusement dire adieu à l'industrie qui était autrefois le moteur de l'économie. Mais ne vous inquiétez pas, car le trafic de stupéfiants est là pour sauver la mise ! Avec la fermeture des usines et la perte d'emplois dans l'industrie, le trafic de drogue a prospéré, créant ainsi de nouvelles opportunités d'emploi pour ceux qui cherchent une alternative "excitante" à l'ancienne industrie ennuyeuse.

Le trafic de stupéfiants : la véritable économie de service :

Oubliez les cafés à la mode et les bars à jus bio, le trafic de stupéfiants est la véritable économie de service qui maintient les gens occupés et assure un emploi à plein temps. Avec son réseau sophistiqué de fournisseurs, de distributeurs et de revendeurs, le trafic de drogue offre une gamme variée de postes, allant du "deal artist" au "dealer de quartier". Sans oublier les opportunités de carrière dans le domaine du blanchiment d'argent et de la sécurité de la contrebande. Qui aurait cru que le crime organisé serait en avance sur le marché du travail ?

Une économie souterraine florissante :

Grâce à cette nouvelle économie souterraine, les villes peuvent se vanter de chiffres de l'emploi en hausse. Les politiciens et les économistes sont ravis de voir les statistiques s'améliorer, ignorant les véritables origines de cette croissance. Après tout, pourquoi s'inquiéter de l'illégalité quand il y a des emplois à pourvoir ? Et puis, n'oublions pas les avantages "additionnels" que le trafic de stupéfiants apporte, tels que l'augmentation du crime, la dépendance des consommateurs et les problèmes de santé publique. Quelle merveilleuse façon de stimuler l'économie, n'est-ce pas ?

Moralitude :

Dans cette farce économique, la destruction de l'industrie au profit de l'économie de service a ouvert les portes à un protagoniste inattendu : le trafic de stupéfiants. Alors que les emplois traditionnels disparaissent, le crime organisé prospère et offre de nouvelles opportunités de carrière. Qui aurait cru que le chemin vers la prospérité économique passerait par les sombres ruelles de la contrebande ? Mais ne vous y trompez pas, derrière cette satire se cache une réalité bien plus sombre. Il est grand temps que nous repensions nos priorités économiques et cherchions des moyens plus sains et durables de stimuler l'emploi et le bien-être social.

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