Vous me direz que le titre de l'article est trivial, voir vulgaire . Mais il ne fait que répondre à l'action courageuse du conseil départemental qui a enlevé la banderole de soutien aux prisonniers politiques catalans pour complaire à la venue du premier ministre espagnol qui viendrait à Collioure ce 22 février prochain pour honorer la tombe du poéte espagnol Antonio Machado pour le 80 ième anniversaire de la Retirada (fuite des républicains espagnols après la victoire de Franco) .
Il est vrai que le successeur du premier ministre PP Mariano Rajoy, Pedro Sanchez depuis son électeur (sa majorité, s'est faite grace aux députés catalans aux Cortes Espagnoles) , s'est montré juste un poil moins odieux avec la crise catalane et les catalans . Aucun prisonniers politiques n'a été libéré. Ils ont juste été transféré dans des prisons en Catalogne. Et lorsque la presse l'a interrogé lors d'un passage à Bruxellesier le 18 décembre dern, il a répondu que "l'indépendandisme catalan était aux mains d'une clique". Que le référendum du 1er octobre 2017 était "un grand mensonge" et il a achevé par "Lorsqu'on fait des référendums basés sur des mensonges, les conséquenses sont des sociétés fracturée et en état de pourrissement comme ce qui est arrivé aux Royaume Unis!"
Et c'est donc pour recevoir ce petit monsieur, qui madame la présidente Malherbe va lui apporter un peu de prestige, que le conseil départemental se dédit en enlevant la banderole de soutien aux prisonniers politiques catalans. Banderole que le conseil départemental avait mis du temps à déployer sur l'insistance des communistes et en particulier de Nicolas Garcia.
J'avais déjà dit que la phrase de Cioran:" Ne nous suicidons pas tout de suite, il reste encore quelqu'un à décevoir!" allait comme un gland avec les socialistes .
Outre l'aspect traître à l'idée de démocratie, du droit des peuples à disposer d'eux même, la posture, voir l'imposture du conseil départemental est un cas patant d'incompréhension d'un moment de l'histoire. Faudra-t-il une cassolade entre rubans jaunes et gilets jaunes (les nouveaux damnés de la terre se retrouvent en jaune, parce que les deux, pour le moment, sont les cocus de l'histoire) . Que disent les organisateurs de l'exposition des urnes décorées du 1 er octobre à la maison de la catalanité, la Casa de la Généralitat, radio Arrels, les enfants des écoles catalanes...Si la réaction de ceux qui devraient réagir n'est pas conséquente, la présidente du conseil départemental aura eu raison d'avoir plus peur de déplaire au représentant de l'état espagnol qu'à ceux représentant d'une région autonome qui tarde à prendre son indépendance!