Après les attentats et leur émotion, post manif "je suis Charlie", les médias qui ne sont pas neutres puisqu'ils nous indiquent ce qui est raisonnable de penser et possible de réaliser (voir le ballet des experts et leurs décryptages) .
Mais que nous disent-il? Il est mieux de rester sous la houlette du berger qui nous amènera à terme au boucher (On ne nous élève pas que pour nous tondre) que nous faire attaquer par une horde de loup (le couteau, c'est plus propre que les canines)
Donc profitons des attentats pour mettre des états d'urgence permanents, des surveillances numériques, plus de caméras...
Et si le surgissement de la violence et la déconstruction du "vivre ensemble" n'était la conséquence d'une société de consommation qui incite au "vivre pour soi " et dé-conscientise le collectif, le solidaire au profit de "l'individualisme" qui n'est finalement qu'un acte d'isolement des autres (qui n'ont rien à voir avec moi, parce que je suis unique, preuve en est j'achète la même marque que tout le monde en bon esclave) .
Donc, si je suis en cohérence avec le discours du "(re) vivre ensemble" comme pour un régime, je dois éliminer les éléments qui mettent en danger par leur mauvais cholestérol ma société "Liberté, égalité,fraternité" (qui n'est pas qu'une devise, mais bien un projet de société dont nous nous sommes éloignés).
Préférer la culture aux divertissement et aux folklores
Lorsqu'on produit en masse, on ne peut faire dans le qualitatif, puisqu'on fait dans le moins disant culturel pour accéder au temps de cerveau disponible. Donc pour faire passer la suggestion, il faut de grosses molécules, surtout pas de subtilité, par comme le disait Goebbels, "plus c'est gros, plus ça passe" (Non madame, celle-la n'est pas de Chirac) .
On essaie donc de nous faire passer le divertissement et le folklore, pour de la culture alors qu'ils n'en sont que ses ersatzs. En vérité, ce qui fait que la culture est la culture, c'est qu'elle est dangereuse et subversive parce qu'elle donne à penser. Les autres sont des psychotropes de l'intelligence et des brouilleurs cognitifs.
L'éducation pour mieux apprécier la saveur de la culture
L'appréciation des choses compliquées n'intervient pas de manière innée, mais parce qu'on appris à les déguster. L'enfant préfère la sensation facile des frittes avant de comprendre la sensualité de la saveur du brocolis (la différence entre la pornographie et l'érotisme) . Il y a un acte douloureux au début de l'acte culturel, qui débouche sur plus de plaisir ensuite, et des philtres de compréhension plus subtiles dans notre quotidien.
La violence est gratuite, mais c'est surtout le seul langage pour ceux qui n'en n'ont plus d'autres
Chaque personne a qui on ne transmet pas de culture et de modèle culturel (il faut arrêter le relativisme, et croire qu'un modèle puisse-t-être meilleur qu'un autre #lemodèlerépublicain, ne pas confondre avec le discours) est apte à combler ce vide par ce qui lui passe à portée et il y a autant de bactéries dans l'air que d’oxygène. Et lorsqu'on a plus de filtre...
C'est pourquoi, la culture et l'éducation plus que la surveillance, parce qu'on ne sait jamais ce qu'ils feront de ce qu'ils ont vu et savent sur nous!
Voir aussi:
Perpignan: comment je me suis auto-radicalisé en écoutant France-Bleu Roussillon! par Nicolas Caudeville