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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 17:21

 

La 11e Vinoscopie, c’est un entretien avec Sylvain Respaut. Un "apiqueron" ! Et avec son sympathique associé, Olivier, dans la Cave Apicole, à Montner, Sylvain, le doux rêveur, fait des vins délicieux, fruits d’un grand labeur, d’une forte éthique, d’une belle imagination. Goûtons les vins de Sylvain et écoutons avec délectation ce grand timide, plein de retenue, spontané, généreux…http://www.cave-apicole.com/
 Vinoscopie 11: Sylvain Respaut. Cave Apicole, à Montner par Jean Lhéritier
 Vinoscopie 11: Sylvain Respaut. Cave Apicole, à Montner par Jean Lhéritier
 Vinoscopie 11: Sylvain Respaut. Cave Apicole, à Montner par Jean Lhéritier
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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 14:39

Dernière ligne droite avant le mur du deuxième tour des municipales déjà essoré par le contexte du premier tour , le confinement et le déconfinement où le Covid 19 circule encore. Une campagne lamentable avec ou sans maladie pulmonaire. Des candidats qui s'agiter en pensant incarner un truc ou un machin, et qui pensaient que ça serait suffisant pour être recrutable. Ils ne sont pas intéressés aux électeurs et à la ville , mais les électeurs le leur ont bien rendu.Vu que  l'intérêt pour la politique des candidats est le même que celui du moustique pour le lampadaire !

Alors l'archipel contre attaque a fait le bouleau jusqu'au bout en interviewant les finalistes.Il y aura eu trois débats auxquels nous n'aurons pas participé. Mais, à l'heure où nous écrivons, les deux que nous avons écouté ne nous aurons rien appris (on dit souvent "qu'un débat ne change, rien", oui, sûrement si celui-ci se contente de faire dans la banalité de l'exercice de style obligatoire, et qu'il enfile les questions et les lieux communs comme la viande et les légumes sur une brochette!) . La presse locale ou nationale en ces occasions à plus volonté de faire propre que d'interroger le réel. Et pourtant à Perpignan, il y a du réel à interroger, un réel qui n'en finit pas de déborder, comme les coups de feu et les blessés par balles au quartier St Jacques!

 

Perpignan:Vidéos interviews des candidats du deuxième tour Louis Aliot, Jean-Marc Pujol: il ne peut en rester qu'un! par Nicolas Caudeville
Perpignan:Vidéos interviews des candidats du deuxième tour Louis Aliot, Jean-Marc Pujol: il ne peut en rester qu'un! par Nicolas Caudeville
Perpignan:Vidéos interviews des candidats du deuxième tour Louis Aliot, Jean-Marc Pujol: il ne peut en rester qu'un! par Nicolas Caudeville
Perpignan:Vidéos interviews des candidats du deuxième tour Louis Aliot, Jean-Marc Pujol: il ne peut en rester qu'un! par Nicolas Caudeville
Perpignan:Vidéos interviews des candidats du deuxième tour Louis Aliot, Jean-Marc Pujol: il ne peut en rester qu'un! par Nicolas Caudeville
Perpignan:Vidéos interviews des candidats du deuxième tour Louis Aliot, Jean-Marc Pujol: il ne peut en rester qu'un! par Nicolas Caudeville
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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 14:19
 
 
Crédit photo Mélina La

 

Peu importe les discours du gouvernement dont le chef de l'état est Emmanuel (comme un soleil ) Macron , les promesses seront systématiquement déçues pour ceux qui les croient:Figaro, seul, se promenant dans l’obscurité, dit du ton le plus sombre.
Ô femme ! femme ! femme ! créature faible et décevante !… nul animal créé ne peut manquer à son instinct : le tien est-il donc de tromper ?"
Yvan Duran et  Michael Meunier étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour reparler de la situation du train de fret Perpignan Rungis en voix de disparition pour raison de destruction de certains wagons frigorifiques à Nîmes et du manque de garanties de la direction de la SNCF aux chargeurs du Marché St Charles de Perpignan. Aussi leur projet de présenter un documentaire et une exposition photos à ce sujet au parlement européen de Strasbourg avec Manuel Bompard. Pour relancer le débat sur le fret ferroviaire européen !
Perpignan / Rungis: coup de froid sur les wagons frigorifique! Quand le gouvernement fait que l'après soit comme avant! interview Yvan Duran et  Michael Meunier par Nicolas Caudeville
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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 20:03

Le Monastère de Saint Nicolas l'Arène (Monastero di San Nicolò l'Arena en italien), fondé au XVIe siècle, est un complexe monastique situé dans le centre historique de Catane et se compose d'un monastère bénédictin et d'une monumentale église du XVIIIe siècle. Avec une superficie totale de 100 000 mètres, il est considéré comme le deuxième plus grand d'Europe après celui de Mafra au Portugal.

Voici un nouvel épisode « hors des sentiers battus » (une série de découvertes destinées aux pour confinés, semi-confinés, semi-déconfinés ou déconfinés, pour visiter avec Jean autre chose que le Pont du Gard, la Tour de Londres, …). Plutôt du rare, du méconnu, de l’insolite. Nous avons déjà vu Rome, Porto, Berlin, Cesena, Cisternino, La Haye... Aujourd’hui nous allons à Catania (Catane), en Sicile, au pied de l’Etna, pour découvrir un couvent souterrain… sur lequel les bénédictins ont reconstruit un monastère après un tremblement de terre et une coulée de lave de 15 mètres d’épaisseur. Ce qu’ils ont reconstruit (le Versailles sicilien) n’est pas le plus intéressant, C’est en dessous que se trouve l’insolite ! Toutes les pérégrinations « hors des sentiers battus » sont à voir ou revoir, compilées, sur l'« archipel contre-attaque... ».

Les autres épisodes ici: http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/hors%20des%20sentiers%20battus/

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 09:51
Jérôme Quaretti était en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter le Clap Cinéma de Canet en Roussillon sur les ruines quasi aztèques du Mex sur la colline des loisirs. Sur Canet https://canet.clapcine.fr/ et Leucate /Barcares https://leucate.clapcine.fr/ les clims sont et seront traitées avec des produits anti microbes et bactéricides + filtres ultraviolet. Maintenance assurée régulièrement par un professionnel : Clim froid.
Le tout à coté de crêperie bretonne de la colline toujours au Avenue Guy Drut, 66140 Canet-en-Roussillon 04 68 39 30 62
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
66 Post Covid19 : le retour aux cinéma, Clap Cinéma Canet Interview Jérome Quaretti par Nicolas Caudeville
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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 22:48

 

Hors des sentiers battus (une série de découvertes pour confinés, semi-confinés, semi-déconfinés ou déconfinés, pour visiter avec Jean autre chose que le Pont du Gard ou la Cité de Carcassonne) : La Haye, ville hollandaise, siège du gouvernement mais aussi capitale de la justice internationale. Les juristes internationaux la désertent le week-end.
 
La Haye possède un trésor : la Jeune fille à la perle, de Vermeer. La perle de la jeune fille est minuscule, fascinante, c’est un miroir qui fait rêver. Des foules viennent passer une heure à La Haye pour la voir et puis s’en vont… Pourtant, dans la même ville, à 500 m de là, une œuvre méconnue vous surprend, qui ne fait peut-être pas rêver, mais qui est un exploit pictural et qui étonne : le panorama Mesdag… toutes, les pérégrinations hors des sentiers battus à voir, compilées, sur l'Archipel contre-attaque http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/hors%20des%20sentiers%20battus/
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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 21:04

Helene Perpere était en direct pour l'archipel contre attaque pour la reprise de l'Ubu qui réouvre dans sa version déconfinée et en terrasse de mardi à samedi de 17h à tard dans la nuit

Claude Pichot  le retour de l'Ubu pour libation en attendant le retour des concerts comme celui de Prêle Abelanet pour la sortie de l'album de Cavale "un nuage passe", on a aussi pris des nouvellesl Aadel Essaadani.
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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 16:19

11 / Les fictions de l'Écopolitique

Au début des années 1970, l’écopolitique était encore porteuse, comme l’ombre portée de son origine scientifique, d’une dimension rationnelle et critique. Elle a même été, à ses meilleurs moments, la seule rationalité critique d’un monde irrationnel.

Mais, fort rapidement, les mises en garde raisonnables de l’écopolitique contre les désastres présents et futurs n’ont plus été accompagnées d’une remise en cause du système économique qui en portait la responsabilité.

Depuis, son unique aspiration a été de purifier la marchandise, comme si une telle purification pouvait, à elle seule, sauver le monde de la catastrophe.

L’écopolitique s’est contentée de promouvoir la chimère d’une libre circulation assainie des marchandises et la vision angélique d’un libre-échange débarrassé des ses péchés originaux. Elle s’est abstenue de contester la pire part du monde qu’elle prétendait combattre, celle d’une économie devenue folle.

Là où l’écologie était en prise avec la totalité, l’écopolitique n’a fait que fortifier le totalitarisme marchand, en corrigeant tout au plus quelques abus de détail. Elle s’est bornée, dans ses meilleurs jours, à se rêver comme l’âme d’un monde sans âme.

Si l’écopolitique a vaincu, dans les médias et sur les réseaux sociaux, la satisfaction spectaculaire, c’est en contribuant au spectacle de l’insatisfaction. Si elle a médiatiquement et très illusoirement émancipé l’homme de l’abondance empoisonnée, c’est pour mieux l’habituer à la pénurie obligatoire.

Ses appels à la décroissance, tous dans le sens du renoncement et de la soumission, se sont accompagnés, avec les infinies variations imposées par le sujet, d’une constante volonté d’effacer la lutte des classes au profit de celle des genres.

Sous sa manifestation pratique, l’écopolitique est la pensée sublime de l’économie.

Ce que l’écopolitique ne dénonce pas, c’est qu’au nom de la toute-puissance de l’économie, la société du Chaos en soit venue à faire ouvertement la guerre aux humains ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais à celles de leur survie.

Le recours à la justification mensongère est naturellement apparu dès les premiers symptômes de la décadence de la société spectaculaire, avec, par exemple, la prolifération des pseudo-sciences humaines. Mais la médecine alors pouvait encore se faire passer pour utile ; et ceux qui avaient vaincu nombre de maladies étaient autres que ceux qui ont bassement capitulé devant les radiations nucléaires, la chimie agro-alimentaire ou la liquidation de la santé publique.

Tant il est vrai qu’aujourd’hui la médecine n’a, bien sûr, plus le droit de défendre la santé de la population contre l’environnement pathogène, car ce serait s’opposer à l’État, ou seulement à l’industrie pharmaceutique.

Les experts scientifiques détachés au contrôle des post-citoyens soutiennent « doctement » que l’alimentation de la population s’est améliorée, que l’espérance de vie n’a cessé de croître, qu’on se soigne mieux aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Pourtant, le problème de la dégradation de la totalité de l’environnement naturel et humain a complétement cessé de se poser sur le plan d’une prétendue qualité ancienne, pour devenir radicalement le problème même de la possibilité matérielle de survivre dans un tel monde, et plus dramatiquement encore, qu’un tel monde puisse survivre.

Sur le mode de l’injonction paradoxale, les mêmes experts vont informer les post-citoyens, avec un ton d’autorité indiscutable, des déséquilibres et des dysfonctionnements qui s’établissent entre la nature et la société humaine ; de l’empoisonnement par des substances toxiques (pesticides, isotopes radioactifs, détergents, produits pharmaceutiques, engrais artificiels, plomb, mercure, fluor, substances carcinogènes et mutagènes etc…).

C’est-à-dire, de l’air de moins en moins respirable, de l’altération de l’eau des rivières, des lacs et des océans, des dangers de la radioactivité accumulée par le développement pacifique de l’énergie nucléaire, de l’envahissement de l’espace humain par des produits dangereux et difficilement dégradables, de la corruption des aliments, de la lèpre urbanistique qui partout s’est imposée au détriment des villes et de la campagne, et tout autant, de la pollution psychique.

Mais, pour parler de toutes ces pollutions, les experts se sentiront obligés d’en falsifier les causes, sinon les conséquences ; en culpabilisant, par exemple, les post-citoyens sur leurs comportements non-écologiques.

Ils éviteront pourtant de conclure que tout est dorénavant entré dans la sphère des biens économiques, même l’eau des sources et l’air des villes, c’est-à-dire que tout est devenu le mal économique, ce « reniement achevé de l’homme » qui atteint maintenant sa parfaite conclusion matérielle.

La plupart des commentaires sur le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre, la pollution industrielle, la bio-diversité, l’extinction des espèces n’existent médiatiquement qu’en tant que contre-pied positif et faussement critique d’une idéologie dominante, strictement mortifère et nihiliste.

Tous ces commentaires, recensent une série de faits catastrophiques qu’il n’est plus possible de taire, ni d’entièrement falsifier.

Ils vont tous dans le même sens et témoignent d’un processus unique, à savoir que la Société du chaos est condamnée à plus ou moins brève échéance en raison même du modèle hypercapitaliste de sa do mination. Or, ce modèle est celui qui, précisément, lui a assuré jusqu’ici le contrôle à long terme de la planète. Elle ne peut donc en changer sans remettre en cause la permanence de son pouvoir, tant sa forme chaotique et destructrice est la forme naturelle de ce pouvoir.

La Société du chaos se trouve confrontée à une crise que tous leurs experts sont incapables de résoudre et dont tout leur fait penser qu’elle lui sera fatale.

La science, réduite à l’innovation, ne peut qu’accompagner la destruction du monde qui l’a produite et qui la tient ; mais elle est forcée de le faire avec les yeux ouverts. Elle montre ainsi, à un degré caricatural, l’inutilité de la connaissance sans emploi.

Par ailleurs, les maîtres de la Société du chaos n’ignorent pas que la simple vérité des nuisances, des risques présents et de l’issue fatale pourrait constituer un immense facteur de révolte, une exigence matérialiste des exploités.

La soi-disant « lutte contre la pollution » ne peut devenir une volonté réelle, qu’en transformant le système productif actuel dans ses racines mêmes. Et elle ne peut être appliquée fermement qu’à l’instant où toutes ses décisions, prises démocratiquement en pleine connaissance de cause, par les citoyens, seront à tout instant contrôlées et exécutées par les citoyens eux-mêmes.

« La révolution ou la mort », ce slogan n’est donc plus l’expression lyrique de la conscience révoltée, c’est le dernier mot de la pensée scientifique de notre siècle.



Les autres épisodes ici:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 16:53

10 / Le web profond et les réseaux sociaux

Internet, aujourd’hui, c’est le web, un exceptionnel outil de recherche et de connaissance, mais dont l’accès est de moins en moins facile, car de plus en plus bridé, privatisé et contrôlé. Internet aujourd’hui, c’est le web des forums de discussion, des blogs, des réseaux sociaux, des achats en ligne, de la Bourse en direct, des avatars, des leçons de fanatisme, de l’apologie de la marchandise, de la désinformation, de la calomnie, de l’intimité bafouée, des amitiés surnuméraires, de l’apologie du complot, du sexe en sous-texte.

Et la pire des critiques qu’on puisse y formuler, c’est de déclarer que tout cela est peut-être devenu « trop commercial ». Et l’éloge commun nous certifie qu’Internet a permis à des milliards d’individus davantage d’autonomie, la promesse d’une plus grande liberté, et la liberté elle-même.

Ordinateurs, tablettes, téléphones portables, tous interconnectés et désormais plus personne pour se perdre. Voici le monde de la totale transparence, auquel il est impossible d’échapper, et où chacun se sent d’autant plus libre qu’il est librement surveillé. Et tout le monde de supplier pour avoir le droit de porter les menottes du futur.

C’est le rêve formidable de la démocratie des maîtres de la société du Chaos, une loi martiale, librement consentie et étendue au monde entier.

Nous n’avons rien entendu ni vu venir. Au-dedans comme au-dehors, ce que nous prenions sur nos écrans pour une issue donnant sur l’extérieur est un artefact qui s’interpose entre nous et le réel. Et ce que nous voyons du monde, sur ces écrans, ne réfléchit qu’une image composite du néant.

Nous vivons au sein d’une monade numérique, aux trop nombreuses issues pour en avoir une seule d’utilisable, soumis à un flux continu qui nous submerge sous les informations invérifiables, les mensonges, les links, les amis, les images et les connaissances sans liens, sans relations, sans cohérence, sans pensée ni raison ; un flux qui méprise l’inconscient et brise toute résistance psychique ; un flux qui valorise la superstition, le mensonge et la paranoïa ; un flux qui ne nous laisse aucun répit et nous emporte, sans qu’il nous soit possible de résister, ni même de débattre.

Nous ne sommes plus capables d’écouter, silencieusement, pousser l’herbe de l’histoire ; ni d’interroger le passé pour mieux imaginer le futur ; ni même de faire le silence en nous.

Dans un monde déclaré sans avenir, les informations se succèdent dans un processus d’accumulation où l’oubli des premières et des dernières, semble déjà chasser le souvenir des suivantes. Ce qui domine cette incessante quête de la nouveauté se résume finalement à une permanente reproduction du même. Les variations qualitatives et quantitatives des données informatives ne sont que des simulacres, ou, pour le dire selon le lexique d’aujourd’hui, des effets de mode.

La surabondance de données informatives interchangeables et insignifiantes. Plus les post-citoyens sont soumis au flux de ces données, et plus la simple vérification de chacune d’entre elles leur devient inaccessible. Leur quantité seule les rend invérifiables et s’accompagne en retour d’une paupérisation informative croissante.

Au final, le développement exponentiel de ce flux n’est ni d’informer, ni de désinformer, ni même de distraire. Il s’agit seulement d’occuper un espace médiatique sous forme de discours, d’images, de sons, de 0 et de 1 ; de faciliter l’accès à une donnée informative invérifiable de plus.

Pour y parvenir, le monde de la « transparence achevée », le monde de la « fraternité numérique » n’utilise que deux valeurs : vrai et faux, oui et non, 0 et 1, like et no like. Après la ruine de leurs vies et de leurs désirs, même les rêves des post-citoyens ressortent du système binaire.

Face aux impostures d’une liberté light, comment les post-citoyens pourraient-ils échapper à leurs amis numérisés, à tous ces amis qui ne leur veulent que du bien. Pendant qu’ils pétitionnent (likes), qu’ils se mobilisent (likes), comment pourraient-ils comprendre, une bonne fois pour toutes, qu’il serait temps d’abandonner la proie et l’ombre ! Peuvent-ils imaginer qu’ils participent d’un inconscient collectif, d’une conscience collective, d’une noosphère, ou, plus poétiquement que le hasard objectif pourrait exister pour eux aussi ?

Pourtant, ce sont des femmes et des hommes, au service de quelques intérêts « bien compris », qui génèrent et consomment l’ensemble exponentiel de ces données informatives. Rien n’est destiné aux êtres humains qui ne soit l’œuvre des êtres humains eux-mêmes : en matière médiatique, comme ailleurs, les post-citoyens ne consomment que ce qu’ils ont produit consciemment ou laisser produire sans résistance.

Ils ont oublié que des femmes et des hommes ont vécu en des temps qui n’étaient pas réductibles aux seuls algorithmes boursiers ou aux divinations journalistiques, politiques, économiques, religieuses, voire même scientifiques : des temps étrangers aux « humanités numériques ». S’ils accueillent si facilement la réalité d’Internet, c’est peut-être parce qu’ils soupçonnent que rien n’est réel dans leurs propres vies.

La trace de ce qui a été perdu dans le souvenir, la trace de ce qu’il n’est plus possible de transmettre, se retrouve, comme inversé, comme la négation de tous nos souvenirs perdus, dans les processus contemporains de contrôle et de destruction de la mémoire.

Il s’agit là d’armes de guerre qui peuvent prendre deux formes disjointes, mais solidaires : celle du fanatisme islamique et celle de Google.

Le fanatisme islamique s’attaque à la mémoire humaine, aux traces historiques et archéologique qui contredisent le mensonge qu’il veut imposer.

Google attaque la Grande mémoire au nom d’un artefact de mémoire, au nom de la seule mémoire numérique. Cette mémoire, dont elle a le contrôle et l’usage, entend effacer au nom de l’obsolescence, jusqu’au souvenir de toutes les formes anciennes de transmission.

La mémoire numérique n’est pas destinée à l’histoire ; ce qu’elle autorise à survivre ne l’est que provisoirement, comme un condamné à mort qui attend quotidiennement l’exécution de la sentence.

Google et le fanatisme islamique veulent en finir avec l’histoire : ils ne comptent pas laisser d’archives. Leur domination du présent qu’ils rêvent éternel, est la seule histoire possible, celle qui précisément en est dépossédée. C’est toujours, actualisé par une commune barbarie, le même vieux fantasme dérisoire, sanglant et criminel de la fin de l’histoire.

Voir aussi,les autres épisodes ici:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 17:06

 

En 2017 pendant la campagne des présidentielles nous avions présenté pour "les assises de la pauvreté" que nous organisions le documentaire de Bertrand Schmit :" un aller simple pour Perpignan!" https://www.youtube.com/watch… . Le même Bertrand Schmit que nous avons retrouvé durant la campagne municipale à Perpignan sur laquelle, il réalisait un documentaire .
Il commence sa carrière en tant que chef monteur puis premier assistant réalisateur sur des fictions pour la télévision et pour le cinéma. 10 ans après, il réalise son premier documentaire « Archaos , cirque de caractère » pour Arte, qui est sélectionné au festival Input Télévision au Canada en 1989. Il tourne ensuite plusieurs documentaires pour France télévision dont « Villa Médicis, une année particulière », « Pas de vacances pour l’orchestre » ou encore « Tankers en plein ciel ». Son film "Un aller simple pour Perpignan" n'a pas été assez vu, notamment par les perpignanais eux-mêmes et par les candidats . Désormais confinés, ils peuvent prendre le temps de le voir, puisque suite à notre demande Bertrand Schmit le laisse en libre accès sur you tube et sur l'archipel contre attaque! https://data.bnf.fr/…/…/bertrand_schmit/
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