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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 15:07
Démosthène face à la mer :"Tu peux avoir le plus discours du monde, face à la mer, tu n'entendras que le cri des mouettes!" PCaudeville

Il y a des mots qui font florès, ils sont une recombinaison de deux mots qui s'hybrident et produisent du "signifiant" .

 Dans les années 90 , il y a eu le mot "personne ressource": lire entre les lignes, "j'ai un bouleau à faire, mais je me le fais défricher par une "personne ressource" parce que lui, le fait par passion et moi par obligation #ducoupcestbienpratique! .

Face à la dégradation de la société et de son corollaire le manque d'éthique , des personnes archaïques qui avait en tête l'ancien monde et ses anciennes "valeurs" (le mot est entre guillemet, parce que le sens est de plus en plus flottant)  , ce sont mises à dénoncer (mais le mot dénoncer, c'est pas beau: "ça rappelle des heures sombres", surtout l'hiver où le soleil se couche vite!) les manquements ou les abus de corps constitués ou d'individus trop bien placés qui mettaient en péril "l'intérêt général" pour nourrir leurs intérêts particuliers (dont la somme ne reconstitue pas l'intérêt général, devrais-je à nouveau le signifier à votre attention?) .

Ces personnes on les a étiqueté des "lanceurs d'alertes"

(pas des d'Arlettes, et encore moins à Malibu, mais je m'égare #jevaistouteslesfaire) . Ils sont possesseurs d'une information qui, lorsqu'elle sera révélée bouleversera la perception qu'on a de la société ou d'une situation et forcera au changement.

En théorie oui, mais si en face des "lanceurs d'alertes", il n'y a pas de "récepteurs d'alertes" , c'est à dire des personnes qui une fois prise en compte l'information, dépasseront le stade de l'indignation et s'organiseront pour riposter de manière efficace, "les lanceurs d'alertes" se transforment juste en cible , que les personnes dénoncées s'arrangent pour cribler de manières plus ou moins légales (mais la société est organisée, et la voix légale s'avère souvent suffisante) .

Alors l'alerte qu'ils ont lancé , les transforment en sauteurs en élastique sans élastique. Ils se sont sacrifiés en vain pour des gens qui au fond les détestent puisque ils leur ont commandé le réveil, alors que ceux-ci voulaient rester en mode "trois petits singes" . Ce faisant, "les gens" se font complices des bourreaux. Et si j'osais, je dirais:" au regard du Seigneur, ils sont pire que les bourreaux eux-même!"( Mais comme je n'oserai pas, il ne me viendra pas à l'idée de l'écrire,cette phrase que vous ne pouvez avoir lu!) .

Alors dormez bonnes gens, vous qui préférez mourir dans votre sommeil!

Il y a une différence fondamentale entre "vivre" et "exister". "Exister", c'est un acquis du vivant, comme on dit:" cela à le mérite d'exister!

"Vivre" c'est un au-delà de l'état "d'exister" , c'est un état d'implication dans le réel , c'est "être là" , pas ailleurs et caché derrière son petit doigt en se disant que l'on est bien caché! 

Pour finir, je vous parlerais bien de Démosthène, un lanceur d'alerte de la Grèce Antique ...

Mais comme vous ne vous souciez déjà pas des alertes actuelles, ce n'est pas pour vous inquiétez d'antiques alertes. 

"Les Philippiques sont une série de quatre discours prononcés par l'orateur athénien Démosthène entre 351 et 341 av. J.-C. dans lesquels il dresse une harangue contre Philippe II de Macédoine. Démosthène dénonce les ambitions de Philippe II et critique avec véhémence l'oisiveté des Athéniens, tout en éveillant chez eux des sentiments patriotiques. Ces discours marquent l'apogée de la rhétorique athénienne.

Le terme de « philippique » est resté pour désigner une exhortation belliqueuse."

Ce brillant citoyen appelait à la guerre contre la Macédoine, qui peu a peu conquérait des cités grecques adjacentes avec une cohérence stratégique rare. Dans les premières cités a tomber, il y eut Potidée, qui commandait la route du blé, puis jusqu'à ce qu'à force de cités conquises, ce soit toutes les cités grecques qui furent menacées. Mais celles-ci ne se coalisèrent que trop tard, et perdirent leur indépendance à la bataille Chéronée https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Ch%C3%A9ron%C3%A9e_(338_av._J.-C.)en moins 338 avant JC .

Lorsque le lanceur d'alerte Démosthène appelait à la guerre, ce n'était pas avec une chemise ouverte blanche ouverte col pelle à tarte façon BHV: il savait qu'il devrait revêtir l'armure d'hoplite (fantassin lourd) et se battre lui-même. Il put d'ailleurs voir par lui-même l'échec de ses exhortations à Chéronée, puisqu'il y était un des combattants pour la cité d'Athènes.

L'illusion de l'individualisme, n'est qu'un état d'hypnose de la société de consommation!

Vous semblez vous dire qu'il est urgent d'attendre . Que tant que vous où vos proches ne sont pas touchés, il n'y a pas lieu d'agir, qu'en prenant des risques pour son confort. Mais comme le disait judicieusement Arthur Koestler :" A force de prendre des risques pour personne, on finit par prendre les risques de tout le monde!".

Et lorsqu'il ne restera que vous, que ferez-vous?

Le Pasteur Martin Niemoller,qui était  Président des Eglises réformées de Hesse-Nassau, interné en Allemagne de 1938 à 1945   a écrit

"Lorsque les nazis vinrent chercher les communistes, je me suis tu : je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je me suis tu : je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les Juifs, je me suis tu : je n'étais pas Juif.
Lorsqu'ils sont venus chercher les catholiques, je me suis tu : je n'étais pas catholique.
Lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester."

 

 

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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 16:29
Crédit photos, l'excellent Jean-Pierre Bonnel

A Perpignan on aime les artistes que s'ils sont connus et qu'une marque de voiture leur a consacré un véhicule ou aussi à moins qu'un élu vous collectionne! Sans quoi l'artiste d'ici et vivant est maltraité et méprisé. On ferme l'école d'art dont on revend le lieu à une vague fondation macédonienne. On ferme le centre d'art Walter Benjamin pour qu'un privée puisse y mettre sa propre collection. Et pour une fois que la mairie de Perpignan avait investi dans un artiste d'ici et vivant , n'attendant pas que le reste du monde l'ait reconnu pour le reconnâitre enfin, il démonte son oeuvre. Installé depuis 2011, l'entonnoir de MA2F ne gênait ni n'indignait qui que ce soit, il interpellait même le chaland d'un musée dont on avait organiser l'insignifiance (les réserves sont plus belles que ce est exposé, comme ces ossements de baleine stockés sous un escalier...) . Mais voilà le prétexte invoquée par la mairie mis dans la bouche de l'adjoint à la culture Michel Pinell qui a fait office de porte parole:" il y a des araignées, des souris, un risque d'éboulement de pierres sur un enfant, l'oeuvre étant en pierres sèches, elles ne sont pas scellées...  " Bref, le monde va basculer , c'est comme si "l'entonnoir" était une vieille centrale atomique il y a un devoir de précaution à la démonter. Et ben non justement , le lobby du nucléaire est plus fort que celui de l'entonnoir. C'est donc MA2F qui a payé pour déconstruire son oeuvre par ouvriers, en sa présence et en présence de son avocat, maître Jean Codognés (ainsi qu'un public venu le soutenir) sans quoi il eut été condamné à payer 1000 euros par jour d'astreinte.

Crédit photos, l'excellent Jean-Pierre Bonnel

Crédit photos, l'excellent Jean-Pierre Bonnel

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 15:27

Il y a quelques jours Jean-Pierre Bonnel faisait état du démantèlement de l'oeuvre "L'entonnoir" siégeant dans le hall d'entrée  du musée d'histoire naturelle situé place Joseph Deloncle à Perpignan http://leblogabonnel.over-blog.com/2018/02/coherence-culturelle-la-mairie-de-perpignan-detruit-une-oeuvre-de-l-artiste-ma2f-commandee-par-la-mairie-destruction-de-l-entonnoir

Certains se sont demandés si ce n'était pas une vengeance municipale contre l'artiste MA2F qui est aussi l'auteur du rond point "Cadran solaire" qui a été classé récemment parmi les ronds points les plus laids de France https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/cadran-solaire-perpignan-podium-pires-ronds-points-france-1397683.html

Ne pouvant démonter le rond point et oeuvre qui a coûté 350 000 euros, la mairie démontait le symbole de leur politique culturelle: un entonnoir!

Mais s'il fallait chercher ailleurs. Du coté du campus Mailly de l'université de Perpignan qui se sent déjà à l'étroit pour vouloir transformer le théâtre municipal place de la république en amphithéâtre. Une nouvelle extension du Campus Mailly pourrait être le musée, arguant que celui-ci n'est pas beaucoup fréquenté (Mais c'est là encore que la communication municipale n'est pas qualifiable de "Blitzkrieg" )  et que c'est à deux pas pour les étudiants, que ça ferait faire des travaux (ça le BTP, à la mairie, ils adorent) et que cela continuerait le mitage en gentrification du quartier St jacques en en prolongeant le glacis défensif! Le  Campus Mailly, c'est de plus en plus The Factory , et son président Fabrice Lorente, Andy Warhol : gare à ne pas transformer les diplômes universitaires à force d'incubation en "soupes Campbels"   

A suivre donc...

 

Perpignan/musée d'histoire naturelle: le démantèlement de l'Entonnoir de MA2F aurait-il à terme pour objectif de donner l'espace du musée à l'université de Perpignan? par Nicolas Caudeville
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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 16:51

La franc-maçonnerie est importante à Perpignan depuis le 18 iéme siècle. Elle est la deuxièmeville pour sa présence maçonnique après Paris. Cela a-t-il une influence sur la destinée de la ville? Ce n'est pas le sujet de cet article...

Mais pour parler d'une société secrète qui opère un grand remplacement au sein même de la population et ce, sans que même la-dite population se rende compte qu'elle participe de plus en plus à la dite société secrète à "l'insu de son plein gré" (ou de force) 

Pour la franc-maçonnerie, il s'agissait de dresser de sombres prisons aux vices et d'édifier des temples à la vertu. D'être l'ami du riche comme du pauvre pour peu qu'ils soient vertueux.

De savoir prononcer "tchiboulette" à la hauteur de ce que l'initiation et le rituel avaient permis d'intégrer, comme l'on taille sa pierre à l'intérieur de son fort intérieur. Mais aussi de ne pas se comporter en mauvais compagnon, en voulant voler les secrets du maître sans avoir à travailler pour les obtenir (le coté obscur de la force: plus facile, plus rapide, plus séduisant) .

La Franche-Bouffonerie quant à elle, a d'autres valeurs!

Loin de dresser de sombres prisons aux vices, elle se roulerait plutôt dedans comme un porc dans sa bauge (#balancetonporcauboutdunebalançoireetbercesledillusions) . Et quant à la vertu , elle ne l'utilise qu'en bain de siège. Parce que la vertu est une enclume qui ne fait que ralentir dans la course au tout à l’ego.Ici les miroirs ne sont pas un outil de dénonciation de son pire ennemi. Mais le témoin de son auto-munificence (loué-sois je et au prix d'une patente au centre ville) . Dans "Mon nom est personne", le pistolero Jack Beauregard disait à Personne (qui était quand même quelqu'un #NDLR) :" Tu brilles comme un miroir de bordel, même un aveugle te verrait au loin!." Et Personne de répondre:"J'aime que les gens me regardent!" .

Si l'on devait résumer cette philosophie, on pourrait dire: ne pas voir, mais être absolument vu, jusqu'à être le point de mire (pas la station spatiale russe) . 

Ne pas voir ce que l'on fait , c'est important sans quoi, même si le ridicule a jamais tué: on pourrait douter du bien-fondé de son agitation (et l'on finirait par s'auto-indigner et s'auto-dénoncer, en ignorant cependant que la main gauche, ne se doute pas une seule seconde de ce que pratique la main droite et qui rendrait sourd, si je m'en tient à ce que me dit mon con fesseur).

En cela tiennent-ils compte de l’exorde du poète persan Omar Khayyam dans les "Quatrains" :" Je suis allé me pencher sur tous les secrets de l'univers, et j'ai regagné ma solitude en enviant les aveugles que je rencontrais." 

Les penseurs de la franche-Bouffonnerie ont été marqués par ce passage récurant par les dessins-animés de Tex (pas l'humoriste) Avery , "Les aventures de Beep Beep et vil Coyote"  , lorsque le coyotte passe le ravin et regarde sous lui et qu'il voit le vide et qu'il tombe. 

Pour eux, c'est parce qu'il regarde sous lui et qu'il aperçoit le vide qu'il tombe. Alors qu'il ferait comme si le vide n'existait pas, qui sait jusqu'où le coyote aurait pu aller? Comme disait Buzz l'éclair:" Vers l'infini et l'au-delà!" 

La Franche-Bouffonnerie minorité agissante en passe de devenir la dictature de la majorité!  

Umberto Ecco écrivain et sémiologue,  auteur de l'édifiant et ésotérique "Pendule de Foucault" disait :"Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui, avant, ne parlaient qu'au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu'aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel"

Les réseaux sociaux sont un outil de diffusion de masse, comme le fut le livre en son temps. A ce détail prés, qu'il soit plus compliqué d'écrire un livre, de se faire éditer, que de faire un commentaire sur les réseaux sociaux. Et de toutes manières, sur les réseaux sociaux, la plupart partagent ou ne parle plus, que de ce à quoi ils s'identifient que ce par quoi ils pourraient être atteint. 

Le danger c'est que chacun de nous peut être atteint en s'auto-initiant, tout intègre que l'on puisse-être! 

Comme disait Serge  Reggiani "il suffirait de presque rien" (mais lui, parlait de tout autre chose) . Il suffit juste du "laissez aller, laissez faire" des physiocrates aux 18 siècle appliqué à soit-même (pensez plus simplement à un accès non contrôlé de paresse intellectuelle) pour glisser subrepticement mais potentiellement de manière définitive du coté aux-secours de la farce!

Pour se garder de la Franche-Bouffonnerie il faut pratiquer une hygiène mentale irréprochable et pratiquer l'auto-ironie comme d'autres pratiquent les arts martiaux! (Parce que les arts marsupiaux sont les arts de se mettre son prochain dans sa poche, ce qui peut être aussi utile) 

Connaître et pratiquer Voltaire et Rabelais,comme on possède le maniement de l'épée et du bouclier. Enchaîner les attaques et parades (mais pas comme un paon fait la roue qu'il n'a même pas su inventer, la poutre et la paille non plus d'ailleurs!), de ces deux là, en ce qu'ils symbolisent, comme si notre survie mentale en dépendait ! 

  

 

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15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 17:02

"Giovanni Drogo a choisi la carrière des armes. Dans une forteresse oubliée, aux confins de la frontière du Nord, il attendra de longues années, face à l'étendue aride, le début d'une guerre improbable. Jusqu'au jour où les mirages du désert s'animeront." texte bande annonce du "Désert des tartares" de l'italien Dino Buzzati https://www.youtube.com/watch?v=LTlL5YXIY1M . Aussi le perpignanais est un autre Giovanni Drogo qui attend en permanence le changement dans la ville qui ne dort jamais puisqu'elle fait tout le temps la sieste..

.Les perpignanais ont attendu le théâtre de l'archipel, la gare TGV, le campus Mailly, le retour des étudiants en centre ville ,le transfert de l'office du tourisme à la loge de mer, des événements architecturaux ou politiques qui feraient basculer la ville dans la modernité ou une autre dimension. La publicité a été faite par des entités publiques qui avaient recyclées avec plus ou moins de fortune , la fameuse phrase "demain, on rase gratis!" . C'est que le perpignanais a l'espoir chevillé au corps (en attendant le diable) , comme l'amoureux transi qui attend que sa belle laisse tomber son mouchoir afin qu'il se ramasse et existe enfin dans le regard de celle-ci. Mais le temps passe et passe encore le temps , et il se dit que ce sera pour la prochaine fois, un autre bâtiment construit (car quand le bâtiment v....mais comme même le bâtit ment...) ou une élection prochaine. Les jeunes candidats comme les vieux promettent comme des promoteurs, sur plan et même en 3D. 

"Quelle triste erreur, pensa Drogo, peut-être en est-il ainsi de tout, nous nous croyons entourés de créatures semblables à nous et, au lieu de cela, il n'y a que gel, pierres qui parlent une langue étrangère ; on est sur le point de saluer un ami, mais le bras retombe inerte, le sourire s'éteint, parce que l'on s'aperçoit que l'on est complètement seul."

(it) Le Désert des Tartares, Dino Buzzati

Chaque fois qu'il tend la main vers ce qu'il pense devoir obtenir la perspective s’étire et semble fuir à l'horizon comme pour Tantale dans le Tartare reporté aux calendes des grecs.  


"Mais une question lui vint ensuite à l'esprit : et si tout était une erreur ?"

(it) Le Désert des Tartares, Dino Buzzati

 Alors Perpignan serait-elle la métaphore de la punition , un lieu où l'on purgerait un karma chargé? Et les équipes municipales et autres élus du conseil général ne seraient que l'instrument de cette punition contre lesquels nous ne devrions pas nous opposer et même les remercier pour prendre leur temps pour nous purifier des pêchers de nos vies précédentes. Ainsi donc rien ne peut aboutir à Perpignan, parce que ce n'est pas l'objectif , l'objectif étant notre rédemption . Cette ville est là pour nous rendre humble. Tout perpignanais est un Sisyphe en puissance et Perpignan est le rocher qu'il doit rouler jusqu'en haut , pour le remonter à nouveau   .

"[...] Drogo s'aperçut à quel point les hommes restent toujours séparés l'un de l'autre malgré l'affection qu'ils peuvent se porter ; il s'aperçut que, si quelqu'un souffre, sa douleur lui appartient en propre, nul ne peut l'en décharger si légèrement que ce soit ; il s'aperçut que, si quelqu'un souffre, autrui ne souffre pas pour cela, même si son amour est grand, et c'est cela qui fait la solitude de la vie."

(it) Le Désert des Tartares, Dino Buzzati

Ainsi donc, cette ville commande le stoïcisme, ou comme on dirait maintenant à la "résilience" qui ne peut être obtenue que par "le lâcher prise" , jusqu'à ce que Godot soit élu maire ou président du conseil départemental...

"Ce qui est certain, c'est que le temps est long, dans ces conditions, et nous pousse à le meubler d'agissements qui, comment dire, qui peuvent à première vue paraître raisonnables, mais dont nous avons l'habitude. Tu me diras que c'est pour empêcher notre raison de sombrer. C'est une affaire entendue. Mais n'erre-t-elle pas déjà dans la nuit permanente des grands fonds, voilà ce que je me demande parfois"

En attendant Godot de Samuel Beckett

article dédié à Jan Bucquoy...

 

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:55
Les Liminanas au Médiator à Perpignan crédit photos Thierry Grillet

Samedi 10 février. Les Limiñanas défendaient la sortie de leur nouvel album Shadow people au Mediator à Perpignan. Certains témoins disent que la terre a tremblé. On cherche encore les lézardes sous les décibels.

Juste avant, on a eu droit au space show des Moowalks. Un trio de minots venus de feue la motor city Detroit. Au chant et à la guitare, Jacob Dean un éphèbe à frange blonde. Regard vide, corps aux limites de la possession. A ses côtés, deux miss âgées d’une petite vingtaine : Kate Gutwald (basse) et Kerrigan Pearce (batterie). Drôle d’ambiance les Moonwalks. Avec leurs trombines figées et élégamment fardées, leur présence désincarnée. Trois quart d’heure de ruptures rythmiques, de chants aux nerfs contenus, de fils mélodiques décousus. La cervelle qui lutte contre l’emprise barbiturique. Le Mediator remplit peu à peu sa jauge. Des jeunes, des vieux, des curieux, des convaincus qui se massent et s’entassent. Les rockers lunaires du Michigan remercient le public et disparaissent.
Sur scène, c’est le changement de plateau. Les zicos des Limiñanas viennent prêter la main pour câbler, régler et accorder les instruments. Marie Limiñanas, la cogneuse rousse et enjouée, se pose face à ses tambours et vérifie la hauteur de son micro. Lionel Limiñanas se fait exploser la gueule à coup de flash alors qu’il accorde sa gratte. Bien malgré lui, il est cette idole en gestation. Derrière, on voit la silhouette d’Ivan Telefunken s’affairer auprès de son matos psyché. Ce type est le plus barré de la bande. Il danse des transes. Renaud Picard est là aussi. Gratteux délicat au chant si pop. En fin de soirée, sa voix sera sirène et nous amènera débusquer les flamants roses des derniers étangs. A gauche et à droite, en arrière plan toujours, on voit deux autres barbus s’affairer : Mickey à la basse obsédante et Martin qui arpège son ukulélé ou fait hurler ses claviers. Anton Newcombe, l’ancien démon du Brian Jonestown Massacre, s’amuse sur scène à filmer le public avec son portable. Les stars filment le public ; le public filme les stars. Le pixel en dernier avatar du lien social. Porca miseria.
Les lumières s’éteignent. La salle est déjà en surchauffe. Au siècle dernier, l’oxygène du Mediator était embrumé d’entêtantes fragrances cannabiques. On fait avec l’asepsie du moment. Les plus audacieux sirotent une pisse d’âne nommée bière dans des gobelets en plastique. Les Limiñanas déboulent sur scène. Ça gueule, ça crie, ça gigote autour de moi. Je suis dans la fosse avec des excités. J’ai plus l’habitude. Un type me file des coups de coude. J’ai envie de le tarter. Lionel amorce le riff obsédant d’Ouverture. Moi qui avais lâché le rock depuis des années, je sais pas ce que je fous là. Ou bien si je le sais : je suis venu ré-offrir mes esgourdes au saignement des larsens. Avant tout, les Limiñanas sont un bloc de cohérence. Le son est granuleux et râpeux. La pulsation se cale sur un beat primitif. Je pense : Le Cri de Munch. Sur scène, le line-up se complète quand la très magnétique Nicka fait sonner son timbre d’enjôleuse.  
Presque une heure et demie de concert. Sans aucune opération de séduction. « Nous sommes les Limiñanas de Cabestany », sera la seule sortie notable de Lionel. Merde. Qu’ils jouent devant dix personnes dans un bar de village ou 1000 pékins au Mediator, les Limiñanas ne sont pas là pour plaire. Hormis la prestigieuse présence de Newcombe, le public catalan n’a droit à aucun traitement de faveur. On auraient pu croire mais non. Ce soir, les Limiñanas ne jouent pas à la maison. Ils jouent c’est tout. Ou plutôt non : ils sont. Paris ou Perpignan pour eux, c’est du kif. Dans une interview, Lionel avait abordé cette affaire d’intégrité : « La seule règle sur laquelle on ne reviendra jamais, c’est l’autonomie, ne jamais bosser avec un directeur artistique et continuer de sortir les disques au rythme qu’on veut. On ne veut pas que qui que ce soit foute son nez dans nos affaires. Si tu baisses ta culotte dans la musique c’est même plus la peine. » Les musiciens montent leurs boucles en intensité, enchaînent les pistes et les fureurs, fabriquent ce lourd tout en en cognements binaires. Quelque chose dans mes os devient friable. Le public est là pour ramasser ce qu’il peut. Et comme il est docile, il en redemande. On aura droit à deux bis. Avec en prime une resucée étonnamment organique du Gloria de Van Morrison. Puis ils quitteront la scène. Rapidement. Presque désinvoltes. Sans trop se soucier de nous. Qui restons au tapis, démembrés. Un sourire un peu béat sur les lèvres. Des confettis poisseux en guise de neurones. Demain les absents nous demanderont : « Alors c’était comment ? »
Je cherche encore les mots. 
 

"Les Liminanas" figurent aussi dans l'exposition et le livre "Daho l'aime pop" du chanteur Etienne Daho photographiés par Thierry Grillet

"Les Liminanas" figurent aussi dans l'exposition et le livre "Daho l'aime pop" du chanteur Etienne Daho photographiés par Thierry Grillet

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 19:07

Clément Cividino et Marie Marcelino sont au désign, ce que les Liminanas sont à la musique: ils redonnent de la couleur à une époque . Le design a connu des envies plastiques, de couleurs, de formes, il a lui aussi voulu  conquérir l'espace: le design a voulu être un "futurisme" . Ainsi sont-ils pour leur travail, entre archéologues et spationautes, dans leur recherche du retour vers le futur! La planète est leur champ d'action, ils chinent, restaurent ou font restaurer, exposent et revendent dans le monde entier, et  Perpignan est le centre du monde où se concentre tout cela! 

Ils ont déjà été remarqué par l'émission culturelle de Léa Salamé "Stupéfiant" sur France 2https://www.youtube.com/watch?v=WFwjMD50LzA&t=8s et Clément Cividino est rentré dans le classement du magazine Technikart des personnes qui comptent.

A Perpignan, le duo à sa propre galerie showroom et lieu de stockage et leur bureau appartement à 2 pas de la gare TGV , juste à l'arrière de la friche des anciens courriers catalans. Ayant trouvé récemment une ancienne station service design de 100m2 en Finlande , il rêve de l'installer dans la friche pour débuter pour ce qui serait le début d'un espace interactif de design , où en plus de montrer, l'on pourrait apprendre à reconnaître et à restaurer, le lieu serait en péréquation avec la gare TGV et le centre d'art "àcentmètreducentredumonde" de l'excellent Vincent Madramany et pourrait constituer un pole d'attraction à la fois touristique et culturel pour la ville de Perpignan. Mais il leur faudra d'abord trouver des investisseurs visionnaires pour incarner le rêve ensemble...

Interview du pétillant Clément Cividino

Retour vers le futur du désign, les explorateurs du temps viennent de Perpignan! interview Clément Cividino par Nicolas Caudeville
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Retour vers le futur du désign, les explorateurs du temps viennent de Perpignan! interview Clément Cividino par Nicolas Caudeville
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Retour vers le futur du désign, les explorateurs du temps viennent de Perpignan! interview Clément Cividino par Nicolas Caudeville
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Le désign s'expose au couvent des Minimes et ça fait le buzz! interview Clément Cividino par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-le-design-s-expose-au-couvent-des-minimes-et-a-fait-le-buzz-interview-clement-cividino-par-nicolas-114876926.html

 

Perpignan/ Jordi Vidal et Clément Cividino entre fermeture des beaux arts et Poptimisme! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-jordi-vidal-et-clement-cividino-entre-fermeture-des-beaux-arts-et-poptimisme-interview-par-nicolas-caudeville-0

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 15:57


Glocal est un mot-valise dont la genèse a accompagné la mondialisation (globalisation pour les anglo-saxons) ; dans la valise il y a "local" explicitement tandis que "global" est suggéré par analogie à une lettre près. C'est l'extension des activités économiques à la planète qui a incité les multinationales -conformément à leur obligation existentielle de croissance- à décliner leurs produits et services selon les pays et cultures diverses qu'elles se devaient d'investir. Bref il fallait localiser pour mieux vendre.

C'est ainsi qu'on a pu dire qu'à Perpignan le Mammouth (une des premières grandes surfaces) est arrivé en dansant la sardane. Mais rapidement le terme a servi à désigner une entité nouvelle, plus conforme à la formation du mot. C'est dorénavant serait un lieu symbolique de recollement des choses globales existantes avec des choses locales existantes : par exemple, à chanter en anglais sur des rythmes en vogue les beautés et mérites du pays catalan ou, symétriquement à brocarder en catalan, les incartades de tel ou tel président. Glocal a donc gagné en symétrie. C'est ce qui, me semble-t-il, fait aujourd'hui tout son intérêt. C’est un élargissement du cadre qui permet de mieux penser ou repenser les questions locales. C'est sur ce propos que portera mon argument.


Le global c'est la perte d'identité


Tous ceux qui veulent se projeter dans le global doivent, pour y être seulement perçus, pour se donner une chance d'y exister, en adopter les codes. Des interprètes, par exemple, dans quelque domaine artistique que ce soit, doivent s’exprimer dans un anglais acceptable et se produire visuellement dans des codes vestimentaires et capillaires universellement partagés. Le concours de l’Eurovision en est l’illustration canonique. Quelques uns peuvent encore vendre une particularité locale mais alors elle devra retenir l’attention par un exotisme très marqué validable à l’international. L’exemple canonique est ici celui des Gypsy Kings , le groupe français qui a vendu le plus d’albums depuis 1982, qui a fait selon Wikipedia "autant de tours du monde que d’années de carrière", en exploitant allègrement un mélange de flamenco, de pop music et de rumba catalane. Mais c’est au prix "d’une faible reconnaissance dans leur pays d’origine". A la fin de leurs concerts disait le chanteur Nicolas Reyes, on leur demande s’ils sont espagnols ou mexicains (1). Dans tous ces cas l’identité d’origine est soit gommée soit détournée, exfiltrée, pour être vendable. Et perdre son identité c’est tout simplement se perdre.
 

Le local c'est l'enfermement dans un petit périmètre

A l’inverse le local pour se faire accepter dans son périmètre d’origine est contraint de forcer le trait et de justifier en permanence sa pureté socio-culturelle sur l’aire qu’il habite, et commencer par épater sa concierge, s’il en a une. Cela le rend d’autant moins exportable, pour cause d’étrangeté rédhibitoire. La clé presque exclusive de cet enfermement est la notion "d’artiste local" dont j’ai pu constater qu’elle déplaisait souverainement en général à ceux auxquels on l’appliquait. C’est ressenti quasiment comme une assignation à résidence. De plus, ce domaine est un enfer pavé de bonnes intentions tant il est vrai que la promotion acharnée du local et la célébration locale de ses mérites a pour effet de créer dans les esprits un couple oppositif local-global dans lequel chacun exclut radicalement l’autre. Local ou global, il faut choisir. L’artiste local est, de facto un artiste "rétréci" à l'échelle de sa localité. Mais on peut comprendre que cela suffise au bonheur de certains.es, et il serait stupide et injuste de jeter la pierre à quiconque.
 

Le glocal est un art nouveau

S’évader de cette prison locale par une démarche volontaire est une gageure. Elle a de très fortes chances d'apparaître comme un reniement aux yeux du public local. Le local exacerbé inhibe les désirs libérateurs. Le ressort de la motivation "économique" est certainement contre-productif dans la mesure où il pousse à singer les recettes qui marchent à l'extérieur. L’originalité de la création locale devient alors la pire des recommandations et les talents nouveaux se perdent dans d’improbables et pâles imitations. Je postule donc que les cas d’évasion constatés sont, en quelque sorte, des émergences involontaires inconscientes. On y trouve une aspiration naturelle et spontanée vers le glocal ; elles adviennent sans calcul préalable ; elles ne nécessitent aucune altération de la performance (au sens anglo-saxon de ce terme). Simplement le champ s’ouvre sous les pas de ceux.celles qui mettent en valeur  - parce que c’est aussi leur projet plus ou moins conscient-  des dimensions universelles dans leur pratique. Comment ne pas évoquer ici la carrière de Luis LLach, artiste "glocal" par excellence. Avec l’Estaca il a donné forme artistique à la contestation en Pologne -et dans combien d’autres pays-  avec la seule allégorie du pieu auquel nous sommes tous attachés » ; il a fait un triomphe au Japon en chantant en Catalan les mêmes chansons qu’à Barcelona ou Perpinya, et, revêtu de cette universalité, il est revenu dans ses terres représenter une circonscription au gouvernement de Catalunya. Le chanteur Cali joue dans la même cour : on a pu le voir avec le même naturel au stade Aimé Giral ou sur une tribune politique en période électorale porter l’espérance populaire et universelle du bonheur (2). Dans un autre domaine Barcelone, -ville-monde- constitue un exemple tout aussi convaincant. Le duo de Montserrat Caballé et de Freddy Mercury chantant Barcelona qui devait ouvrir les Jeux Olympiques de 1992 l’illustrent à merveille (illustration ci-dessus).
 

Le local peut-être la grenouille de la fable

On objectera que c’est peut-être l’acharnement au travail, la volonté d’arriver, voire une ambition démesurée qui sont à l’origine du succès "hors les murs". Et l’on n’oubliera pas de parler de talent. Mais qu’est-ce que le talent sinon cette faculté d’appréhender le monde et d’y trouver une place. C’est Jean Giono, qui s'est surnommé lui-même "le voyageur immobile" disait : "je me suis efforcé de décrire le monde non pas comme il est mais comme il est quand je m’y ajoute, ce qui, évidemment, ne le simplifie pas".
S’ajouter sans se renier au monde globalisé, voilà le défi de l’artiste local qui se trouvant à l’étroit sur son aire, sûr de son talent s’attache à cultiver l’universalité dans ses productions les plus personnelles.
Et c’est très compliqué !

NOTES

http://www.parismatch.com/Culture/Musique/Les-Gipsy-Kings-le-temps-des-gitans-549700,  Paris Match, le 21/02/2014, entretien avec Benjamin Locoge.
2 C'est quand le bonheur ?
3 Dans mon blog "Les signes du temps"(http://robertmarty.unblog.fr/) commencé en janvier 2009, les 150 articles sont classés selon les 3 catégories qui font l'objet du présent article.

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 21:12

Dans une période qui s'aseptise, où il y a un parfum de dénégation de lutte des classes pour mettre en avant la lutte des places des premiers de cordée harcelés par les passions tristes de la jalousie de la France d'en bas en sous France, qu'il est bon de réécouter une musique qui savait ce que c'était que la protestation . On pense au rock, au punk, à la folk, mais le jazz a aussi été un vecteur protestataire."Attention l'armée" est la réédition d'un jazz des année 70 qui ne mâchait pas ses mots.

"Et toi .. ! Avec ton char qu'est-ce que tu fous sur mon champ ?". Le ton est donné, le ras-le-bol est général.

2 catalans et un allemands, à savoir Jean-Bernard Bassach, Gregory Tuban et Markus Detmer on fait à la fois un travail à la fois historique et musical en retrouvant rééditant cette perle http://www.bornbadrecords.net/releases/bb057-va-mobilisation-generale-protest-and-spirit-jazz-from-france-1970-1976/

Interview Jean-Bernard Bassach 

Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 09:27

C'est une tendance actuelle, les mots recouvrent de moins en moins le réel . Ce n'est pas tant le fait des mots , mais de leur utilisation voir de leur détournement . C'est le fait le plus souvent du personnel politique élu ou pas, mais de manière générale du personnel institutionnel. Le réel est de plus en plus fardé par la communication qui est là pour transmettre un paysage mental dans l'esprit des communiqués. 

Il faut prendre le réel n'ont pas à bras le corps; et par la force de ses efforts et la force de sa volonté le détourner d'une inéluctabilité désagréable. Mais on peut aussi, considérer que c'est fatigant, qu'il ne faut pas déranger le système ou masquer son inaction ou son incompétence, et poser sur le réel des mots, des phrases, un discours qui le transforme en apparence. Dans le style, il y a l'euphémisme, voir la "Novlangue" décrite par George Orwell dans 1984, mais comme la meilleur défense reste l'attaque, Il y a aussi "l'enflé" . 

Les Pyrénées-Orientales et sa capitale Perpignan en sont le champ de bataille . Le terme est utilisé par le regretté Philippe Muray dans son livre "Festivus Festivus" https://www.babelio.com/livres/Muray-Festivus-Festivus/49906

"La classe culturante se situe très au-dessus des changements de majorité politique parce qu'elle n'entretient avec le réel absolument aucun rapport , et c'est par là qu'elle entretient son hégémonie (...) .Ce qu'elle dit devient des choses (...) ;et, pour que les choses aient un pouvoir d'intimidation et de majesté que l'on ne discutera pas, elle est amenée à enfler le ton. De sorte que la rhétorique de la classe culturante est toujours de l'ordre l'enflure. Cette enflure tient lieu de réalité.Elle est la réalité même.La classe culturante parle enflée.Elle parle l'enflé . Elle ne s'exprime qu'en enflé.C'est son seul idiome .Et c'est par là que l'on peut dire qu'elle vit, elle aussi, dans le régime du narcissisme intégral, pour autant que le narcissisme , bien d'avantage qu'un amour de soi, est surtout une indifférence de fer au réel extérieur. C'est ainsi que ce réel extérieur , chaque fois qu'il se manifeste , peut être balayé par la classe culturante narcissisqe d'un coup d'enflure souveraine, et rejeté, c'est le cas de le dire dans les ténèbres extérieures!" 

Parler de classe "culturante" dans le coin est "enflé" en soi , parlons plutôt de classe régnante, ce sera plus précis. Mais des trompes l’œil pour couvrir les vitrines des commerces du centre ville de Perpignan fermés, en passant par l'hyper communication sur le musée Rigaud (qui ne remplace en rien la disparition de l'école des beaux arts),du bilan à mi-mandat de Jean-Marc Pujol, de l'annonce du retour des étudiants en centre ville, tout cela parle "l'enflé"...

Et vous comptez vous vous mettre à cette nouvelle langue vivante pour ville morte?

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