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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 23:36

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Marty

Greta Thunberg , une adolescente suédoise de 16 ans, a surgi dans l’écologie d’une façon tout à fait inattendue, devenant en peu de temps ce que l’on appelle aujourd’hui une icône. C’est un sujet sémiotique par excellence et nul doute qu’au milieu des tumultes, adhésions ou rejets violents de sa personne, la sémiotique marque son utilité pour appréhender ce phénomène avec exactitude et sans passion. Sa biographie Wikipedia[1] contient tous les éléments indispensables, y compris les plus récents (sa réception à l’Assemblée Nationale du 23 juillet dernier) pour que rien ne soit laissé dans l’ombre. Mais nous verrons que son contenu est de peu d’importance, sauf à alimenter des polémiques furieuses tout à fait anecdotiques.

De la clarté sur les icônes

Un titre est un apéritif, disait Roland Barthes, on ne le répétera jamais assez. Il en résulte une obligation de clarté sur son contenu vis-à-vis du lecteur et la polysémie du terme icône nous y oblige. On commence par dresser la courte liste des acceptions du terme qui comprend, par ordre d’arrivée dans la langue :

L’icône religieuse qui dans l’église d’Orient est une peinture sur bois rehaussée de pierres et de métaux … elle a une forte valeur symbolique et sacrée pour cette communauté.

L’icône, un signe peircien, détachée des conditions théoriques de sa définition selon le sémioticien américain, et universalisée, en compagnie de l’indice et du symbole, comme la première et plus banale partition des signes qui soit. Cela nous obligera à une certaine remise en ordre, non pas destinée à la rendre à son propriétaire et à ses disciples -dont votre serviteur- mais parce qu’elle va se révéler éclairante sur l’affaire qui nous occupe, à savoir le fonctionnement sémiotique, la valeur-signe, du phénomène Greta Thunberg. De ces trois types de signes (obtenus par l’une des trois trichotomies du signe triadique)[2] l’icône, en première analyse, est celui qui représente quelque chose par « ressemblance » ou « analogie », plus précisément au moyen de caractères qu’il partage avec cette chose. Et comme dans tout signe c’est la perception-sélection de ces caractères qui produit la présence de la chose représentée à l’esprit de tout interprète, lequel a préalablement intériorisé une connexion. On rentre alors dans le champ de la phénoménologie ou des sciences de l’esprit.

Enfin il y a « l’icône culturelle », un concept récent mais le plus souvent utilisé amputé de son adjectif, ce qui engendre un certain bruitage cognitif dans lequel on repère vaguement qu’il y a pêle-mêle du symbolique, de l’existant et de l’émotionnel « collectif », combinés on ne sait trop comment.  La définition qu’en donne Wikipedia[3] en témoigne :

« Une icône culturelle est, selon Denis Meyer, une figure emblématique qui joue un rôle essentiel dans la construction et le maintien de l’imaginaire social et de l’identité collective1. Ce peut être un symbole, un logo, une photographie, une personne, un nom, un bâtiment ou encore une image. Cette icône est facilement reconnaissable et représente généralement un objet ou une idée qui a une signification importante pour un large groupe culturel. Il a, pour un groupe donné, un statut particulier de symbole d’un lieu ou d’une période historique particulièrement remarquable, importante ou aimée. »

Lorsqu’il s’agit d’une personne, on y trouve une liste manifestement non-exhaustive (quid de Mandela, Dreyfus, Jean Moulin, Martin Luther King, Gandhi et de tant d’autres ?) :

« Che Guevara, Madonna, Jim Morrison, James Dean, Marilyn Monroe, Tupac Shakur, John Lennon, Michael Jackson, Frank Sinatra, Bob Marley, Elvis Presley, Kurt Cobain, Mohamed Ali, The Beatles, Elizabeth Taylor, Walt Disney– ce sont des noms qui refusent de disparaître. Aucun fossé entre les générations ne peut faire baisser leur popularité. Ils resteront toujours un symbole de la jeunesse. Arthur Rimbaud, à travers la photographie de Carjat, est une icône culturelle française de la jeunesse rebelle. »

Pour clarifier tout cela je ferai appel à la notion « d’icône supérée » introduite par le philosophe et sémioticien (peircien) allemand Max Bense[4] (que j’ai bien connu). Très simplement il s’agit d’une icône au sens peircien rappelé ci-dessus, qui, en devient l’objet d’une convention sociale. Cela modifiant la connexion avec la chose représentée. L’icône de départ est dès lors réinterprétée comme symbole et peut même prendre des valeurs-signe proches du sacré. Et c’est ici que l’approche peircienne prend toute sa valeur. En effet, les trois catégories de signes icône-indice-symbole précités ne constituent pas une tripartition des signes comme on peut le croire naïvement, mais une trichotomie selon les trois catégories universelles de Peirce, c’est-à-dire qu’elles sont « encapsulées » de la manière suivante :

-         Tout symbole (une convention sociale, une loi) présuppose au moins un indice (des existants et des faits qu’il gouverne)

-         Tout indice présuppose au moins une icône (en tant qu’existant ou fait il en actualise les caractères qui font d’elle une icône)

On voit qu’on va pouvoir mettre de l’ordre et donc de la clarté dans la constitution d’une icône culturelle. Cela consistera tout simplement, du point de vue formel, à prendre acte de la « remontée », depuis la sphère des caractères de l’icône -liés à des émotions collectives- jusqu’au symbole, à travers des existants ou des faits.

L’icône verte

Considérons maintenant l’ascension de Greta Thunberg. On a le sentiment immédiat que tout est dit dans ce qui précède. En effet, si le terme « ascension » aurait auparavant été reçu comme « ascension sociale » banale, maintenant on voit qu’il s’agira avant tout d’une « supération », au sens benséen, d’une adolescente d’apparence ordinaire, une banale icône de la jeunesse, au rang d’icône culturelle pour une communauté facile à identifier, car elle est parfaitement constituée et même sacralisée par la société de consommation, à savoir la jeunesse. C’est une ascension sémiotique, soutenue évidemment par une ascension sociale car il est clair que des forces l’ont poussée, financée, « coachée ».

Examinons les caractères et leur cheminement :

-         Une adolescente un peu quelconque ; ses caractères physiques ne s’opposent pas à faire d’elle une représentante de sa classe d’âge.

-         Ses tresses, son visage rond, son regard un peu malicieux, rappellent l’enfant qu’elle a été … en faisant moins que son âge, elle crée un large intervalle entre âge réel et âge apparent qui étend sa capacité à représenter.

-         En s’installant à l’âge de 15 ans devant le Parlement suédois pour protester contre l’inaction face au changement climatique malgré l’urgente nécessité d’agir, elle produit ne transgression majeure.  Ce n’est pas la fonction d’une adolescente, tout juste sortie de l’enfance, de faire ça … L’évènement possède la saillance suffisante pour intéresser les médias suédois et évidemment les réseaux sociaux … Il est difficile de penser qu’un dispositif de greenwashing du capitalisme l’aurait mise là … mais cela importe peu … le processus d’iconisation sémiotique a démarré …c’était un premier moteur … à ce point c’était objectivement une offre marketing sauvage, sans étude de marché préalable …

-         Ces caractères réunis offrent une possibilité combinatoire : jeunesse candide, anxiété générée par le dérangement climatique, palinodies des responsables politiques, scepticisme voire négativisme affiché par certains, mettent le feu à la plaine et mobilisent les jeunes dans des actions qui n’appartiendront qu’à eux, par millions, dans plus de 120 pays … Greta Thunberg, par cette transgression générationnelle, fait monter à la surface un déjà-là dans l’impensé social sous-jacent. Cela fait prise d’un coup. Cela ressemble au phénomène de surfusion de l’eau[5] (qui peut rester liquide jusqu’à -48°et se solidifier brutalement quand intervient une perturbation). Greta Thunberg est le petit élément perturbateur qui provoque la prise, en l’occurrence la prise de conscience de la jeunesse comme catégorie sociale dont tout élément est concerné au même titre qu’elle. Elle en devient l’emblème ou « symbole singulier » … autrement dit l’icône verte, « supérée ».

-         Dès lors l’institutionnalisation de l’icône ne cesse de se renforcer grâce aux adoubements successifs des institutions les plus prestigieuses …et l’installe définitivement dans les livres d’histoire à venir. Il ne reste plus qu’à constater …

-         Qu’il y ait dans cette trajectoire des interférences qui visent à une sorte de « verdissement par contact » ne fait pas de doute. Comment pourrait-il en être autrement ? Mais elles valident de facto le statut d’icône verte.

De l’inutilité des polémiques et de l’inanité des attaques …

Allez donc dans les médias proclamer que la Tour Eiffel n’est qu’un de tas de ferraille témoin des débuts de l’ère industrielle érigée à la gloire des maîtres de Forges …  que Che Guevara, mis à la tête d’un tribunal révolutionnaire se comporta comme un bourreau assoiffé de sang, et qu’à  ce titre il doit être dénoncé sorti de l’Histoire …ou que Marylin Monroe, une écervelée dont abusaient les célébrités de son temps, doit être soustraite aux yeux des jeunes filles en fleur … Aucun pamphlet, aucune dénonciation furieuse telle celle de Michel Onfray  dans l’OBS[6] du 24 juillet, aucune insinuation sur les manipulations d’arrière-plan de sa famille en mission pour le Grand Capital n’ébranlera le socle de la jeune statue de la jeunesse … bien au contraire elle en sortira renforcée. On ne peut lutter contre les symboles qu’avec des symboles … question  de niveau …imaginez que vous devrez intervenir sur un ensemble de dizaines voire de centaines de millions jeunes individus qui ont intégré Greta Thunberg dans la construction de leur vision du monde à venir alors qu’il faudrait agir sur l’étiquette attachée à cet ensemble, sur laquelle s’inscrit, dans toute les langues : « jeunesse très anxieuse de son avenir » …

To late !


[2] Pour de plus amples détails sur ces distinctions au cœur de la sémiotique de Peirce on peut se reporter à mon introduction à la sémiotique http://www.semiotiquedure.online/, pour la sémiotique peircienne à la zone http://www.semiotiquedure.online/99FR/s045.htm et pour les spécialistes à « The trichotomic machine »Semiotica, vol. 2019, no 228,‎ mai 2019, p. 173-192 (ISSN 1613-3692).

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 15:36

Thierry Grillet est journaliste à l'indépendant, ancien photographe qui avait son agence photo à Paris, il a notamment couvert la guerre de Bosnie en 19 91 93 94 95 (ex Yougoslavie https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Bosnie-Herz%C3%A9govine ) avec pour fixer Jonathan Littell , devenu célèbre plus tard pour son roman, "Les bienveillantes"  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Littell .

 En 1992, il est à Jérusalem et dans les territoires occupés pour la première intifada et les Paques chrétiennes.

Il commence à l'Indépendant comme photographe , puis comme il a une bonne plume, il finit  par passer journaliste. Il travaille sur la musique. Il aime à retrouver les artistes en général sur leur lieu de création atelier ou lieu de répétition . C'est un découvreur de talent comme le groupe Cavale, comme un portraitiste de personnes confirmées, comme Pascal Comelade, Les Liminanas, ou Cali .

Il est aussi auteur de livres comme Motörhead : Les 40e rugissants, et qui figure aussi dans le livre de photo du chanteur Etienne Daho pour une photo des "Liminanas" .Narbonnais de naissance, il aime parcourir les petits villages de l'Aude ou les PO, pour y dénicher des perles de reportages ou des personnages hauts en couleur qu'ils soient vivants ou morts, artistes ou protagoniste du monde ésotérique. On le retrouve aussi bien à Gérone sur les traces du cabaliste "Isaac l'aveugle" https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_kabbalistique_de_G%C3%A9rone, que Déodat Roché le père des études cathares à Arques http://www.lemiroirdutemps.com/article-miroir-du-temps-personnages-deodat-roche-49246435.html . e

Ce jour là , il m'avait embarqué avec lui à Cubières-sur-Cinoble pour voir une église qu'avait fait rénover en son temps Bérenger Saunière https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9renger_Sauni%C3%A8re l'hypothétique trouveur du trésor de Rennes-le-château, construite successivement sur un temple romain, une église wisigothique , qui détruite plus tard par les huguenots, puis reconstruite par le financement du dit abbé...Elle est en triangle à le cœur orienté au nord, quand la plupart le sont à l'Est  .

"Eglise-Abbaye de Cubières sur Cinoble à l'origine Cubières sur Cinoble disposait d'une Abbaye érigée à l'époque carolingienne dont les archives nous confirment son existence en l'an 844 sous Charles le Chauve... Passée successivement sous la dépendance des seigneurs des Comtés de Bésalu et de Fenouillèdes, puis des seigneurs de Peyrepertuses, elle est unie vers 1073 à l'abbaye de MOISSAC et de CLUNY."

Le second adjoint Pierre-Yves Gumedjkane avait , il y a des années re-donner une seconde jeunesse et fait au passage d'étrange découverte, mais ceci n'est que la bande annonce de l'article de Thierry Grillet qui ne sortira dans l'indépendant qu'en septembre ou octobre prochain dans le journal l'indépendant . En attendant pour ous mettre en bouche . Des photos et l'interview de la maire du village de 85 habitantshttp://cubieres-sur-cinoble.fr/   Sylvie Romieu, et son second adjoint, Pierre-Yves Gumedjkane qui a réhabiliter l'église...

Sur les traces de Bérenger Saunière avec Thierry Grillet , aventure à Cubières-sur-Cinoble dans une église en triangle qui a le coeur orienté au nord! interview par Nicolas Caudeville
Sur les traces de Bérenger Saunière avec Thierry Grillet , aventure à Cubières-sur-Cinoble dans une église en triangle qui a le coeur orienté au nord! interview par Nicolas Caudeville
Sur les traces de Bérenger Saunière avec Thierry Grillet , aventure à Cubières-sur-Cinoble dans une église en triangle qui a le coeur orienté au nord! interview par Nicolas Caudeville
Sur les traces de Bérenger Saunière avec Thierry Grillet , aventure à Cubières-sur-Cinoble dans une église en triangle qui a le coeur orienté au nord! interview par Nicolas Caudeville
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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 23:05
 

Le 17 Janvier 1770, Le Tempêtueux, dont j’étais le fier capitaine, fit naufrage.  Mes hommes qui, ce jour-là, comme à leur habitude prenaient leur thé chaussés de ballerines nacrées, perchés sur une corde à linge, se disputèrent violemment : les premiers soutenaient qu’il fallait retirer le linge de la corde avant de prendre le thé, les seconds leur opposaient qu’il était absurde de prendre le thé sur une corde à linge dépouillée et que si c’était comme ça, ils aimaient autant ne pas en boire du tout, tiens, de thé, et ce serait bien fait pour eux, voilà.

Quant aux plus raisonnables, ils sortirent en claquant la porte : prendre le thé sur une corde avec ou sans linge, au fond, pourquoi pas. A condition qu’on ose s’en prendre au véritable problème qui était, selon eux, que le linge fût mouillé ; simple question de bon sens et d’ailleurs ils avaient les chiffres, ils pouvaient le prouver. Cela dit, ils firent rapidement scission car un peu plus de la moitié d’entre eux considéraient que non Môssieur, ce n’est pas seulement une question de bon sens, c’est avant tout une question d’honneur. Les dissidents se placèrent donc à droite du pont, ou à gauche à moins que ce ne fût à droite je ne sais plus (vous savez, dans la Marine, ça ne fait pas grande différence) et tournèrent le dos à leurs détracteurs avec une violence inouïe qui leur fut bientôt reprochée. Le ton monta, les clans se subdivisèrent encore, les partisans du linge à-peine-humide crièrent à l’oppression des minorités, car ils n’étaient qu’un seul, qui fut passé à tabac tout entier, histoire de lui apprendre à marcher avec des talons aiguilles dans la jungle. Les partisans des talons aiguilles se récrièrent à leur tour, c’était eux qui avaient eu l’idée en premier, c’était donc eux qui étaient légitimement la minorité oppressée et ils exigèrent, tapant rageusement de leur pied talonné, qu’on les passe à tabac sans plus tarder. Ce que l’on fit avec un certain entrain. Edentés mais contents, ils pointèrent alors d’un doigt accusateur les véritables responsables de tout ce gâchis, à savoir les partisans de la corde à linge dépouillée, par qui tout avait commencé, eux dont on avait suivi jusqu’à présent les règles sans sourciller ni même penser aux enfants et qui s’en préoccuperait donc enfin ?

Ces derniers s’indignèrent, on voyait bien que les partisans des chaussures à talon étaient devenus le hochet consentant des fascistes,

argument téméraire car le fascisme n’existait pas encore au XVIIIème siècle ou du moins il ne s’appelait pas encore comme ça. Mais il fit mouche : on se rendit compte que ce dernier clan, inventé pour l’occasion, préférait les bottines aux ballerines nacrées, ce qui était d’un impardonnable mauvais goût, surtout en Ardèche. Je ne le mentionne que par souci d’exactitude car, je tiens à le préciser, je n’ai rien contre les Auvergnats, la preuve, j’ai un ami Arabe et j’aime beaucoup le mois de Janvier. La fureur et le bruit des bottines et des ballerines se déchaîna si bien que je perdis les trois quarts de mon équipage dans l’affrontement, dont Jack ; ou John à moins que ce ne fût Jack, je ne suis plus très sûr, en tout cas il était Anglais ou Piémontais mais vous savez, dans la Marine, c’est à peu près la même chose.

Bref, nous le perdîmes lui aussi ce qui fut fâcheux car il savait piloter un navire et il était bien le seul. Pour ma part, je ne supporte pas les bateaux, je leur préfère les géraniums. C’est mon droit, je n’ai pas peur de le dire.

Or sans personne aux commandes, que croyez-vous qu’il arrivât ? Le bateau s’échoua.  

Tous périrent sauf trois et moi, ce qui fait déjà un de trop mais donne bien quatre. Rien d’étonnant à cela puisque le destin aime les partouzes et les chiffres pairs, sauf pour Jésus Christ. C’est un fait, je n’y peux rien. Pour ceux qui en douteraient, je m’empresse d’ajouter que je n’ai rien contre les crucifiés, la preuve j’aime aussi beaucoup le mois de février et j’ai fait installer une Pergola dans mon jardin, chez moi à Saint-Martin-en-laie, petite bourgade riante située au confluent de la Sarthe et du Tech, à 504, 2 kilomètres au Nord-Est de la France, à moins que ce ne soit au Sud-Ouest. Ou au Nord-Ouest. Possiblement au Nord-Est ; disons plutôt au centre élargi du pays, par souci d’exactitude. De toute façon, ce grand con de Marcel n’a jamais su se repérer sur une carte, moi non plus du reste, mais moi au moins je ne fais pas le jeu du club de bridge de Fruneizerheim en soutenant l’épicerie des Gauchot, couple abject de commerçants hétérosexuels résidant au 25 rue de Mulhouse contrairement à Ernest, qui habite au 4.

Je n’avais pas touché du bout de ma planche de salut le seul îlot de terre qui s’offrît à nos yeux que je perdis deux autres de mes hommes.

Ils appartenaient au même clan, celui du thé-devant-être-pris-sur-une-corde-chargée-de-linge, mais s’étaient pourtant engagés dans la plus vive querelle, Lun reprochant à l'autre son manque d’entrain pour la cause tandis que Lautre se débattait pour maintenir sa tête hors de l’eau. Lun trouvait, à juste titre d’ailleurs, l’attitude de l'autre intolérable, car donner des coups dans l’eau quand on devrait mourir pour la cause, ce n’était pas ça la France, ni même l’Angleterre, il le dégoûtait, tiens, lui criait-il depuis la barque où il était assis. Lautre lui rétorqua d’une voix forte quoiqu’inaudible : « mais aide-moi sale cblblbl ». Cette inintelligible phrase, allez savoir pourquoi, eût le don de mettre Lun dans un indescriptible état de rage. Ni une, ni deux, Lun assena à Lautre un grand coup de rame qui l’obligea à prendre son parti une bonne fois pour toute : Lautre coula à pic. Quant à Lun, il rejoignit l’autre au fond, non qu’il eût été emporté par la force de son coup mais parce que là au moins, ils étaient sûrs d’être d’accord.

Revenant de ma stupeur, je constatai que nous étions deux, ce qui me rendit immédiatement courage puisque, je le rappelle, deux est un chiffre pair sauf Jésus Christ.

Hélas, je n’eus pas bien longtemps le loisir de me féliciter de la viabilité de ma théorie. Mon dernier compagnon s’étrangla lui-même avec ce qui lui restait de corde à linge, râlant qu’il était un traitre car il avait perdu l’une de ses ballerines nacrées en tentant d’échapper à la noyade et jamais il ne se le pardonnerait et il ne méritait pas de vivre, ce qui se conçoit tout-à-fait mais en même temps est discutable d’un point de vue éthique au niveau du vécu et de la conjoncture actuelle qui décidément n’épargnera personne cette année, à plus forte raison le jour d’aujourd’hui et peut-être même pas celui d’hier, c’est dire. Quant au jour d’avant-hier, nous finirons bien le revoir, après-demain si ça se trouve (attention je n’ai rien contre les veilles et les lendemains, la preuve, je collectionne les autocollants).  

Je me trouvais donc seul pour aborder cet îlot inexploré (comme quoi, il n’est pas prouvé que le destin ait une préférence pour les sauteries paritaires avec ou sans Jésus Christ) et, sous le regard médusé des 81 ou 53 personnes environ qui se tenaient sur la berge, je plantai un drapeau français dans le sol et sans doute aussi dans l’orteil d’une dame qui cria très fort, même pour une autochtone (qu’on ne se méprenne pas, je n’ai rien contre les autochtones, moi-même il m’arrive de conduire seul).

Dans le brouhaha ambiant, j’eus tout d’abord le plus grand mal à distinguer les sons mais je ne tardais pas à remarquer qu’il s’agissait sans doute d’un système linguistique bisyllabique, à en juger par la fréquence d’émanation du son « a » doublé. « Aha ! » s’exclamaient-ils les uns après les autres, se pointant mutuellement du doigt, sans qu’on eût pu dire s’ils étaient satisfaits ou en colère. L’un d’eux s’avança vers moi, une chaîne autour du cou qui tenait on ne sait trop comment car elle avait été sciée. Je fus très surpris de voir que, bien qu’il ponctuât son discours de « Aha ! » distribués à l’adresse de ses semblables, il parlait parfaitement ma langue. J’appris ainsi que je me trouvais quelque par entre l’océan Pacifique et l’océan Atlantique, plus exactement dans l’océan Indien d’après lui mais savez pour nous autres marins, c’est à peu près la même chose.

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 14:35

Manuel Valls, c'est l'art de rebondir .Manuel Valls retombe toujours sur ses pattes – Légende ou réalité ? À la différence de nos tartines de confiture qui ont le malheurs de toujours tomber du mauvais côté, Manu lui a la capacité de se redresser dans sa chute pour toujours, ou presque, retomber sur ses pattes.

Ce catalan a en effet la possibilité de se redresser lors d’une chute pour retomber sur ses pattes sans trop se faire mal.

Ceci grâce a une colonne vertébrale très mobile où chacun des os sont librement reliés les uns aux autres. Les os de ses membres antérieurs sont également flexibles permettant d’amortir plus facilement une chute et empêcher la détérioration des organes internes. Ses yeux et son oreille interne jouent également un rôle important dans l’action de redressement puisqu’ils permettent à cet homme politique de déterminer où est le haut du bas afin de se tourner face au sol. Celui-ci pourra alors redresser sa tête dans le bon sens et tout son corps suivra pour se retrouver en position pour atterrir.

Ses moustaches vont lui permettre aussi de connaître la distance approximative qui le sépare du sol.

Sa nouvelle pilosité faciale détermine chez lui une optimisation de ses possibilités de captation.

Après l'échec de l'élection municipale de Barcelone, il lui faut une position de replis derrière la frontière!

Totalement bilingue français/catalan , il peut bien faire campagne pour la mairie de Perpignan, prendre la ville dans le chaos des prétendants au trône de fer local . La plupart des candidats n'ont aucune densité, aucun programme, aucun affect quant à la ville, n'y vivent même pas pour certains. Il a donc au moins leurs qualités. Avec en plus l'avantage en plus de s'être fait connaître en luttant de manière active contre l'humoriste "controversé" Dieudonné, ou le philosophe "sulfureux" , Michel Onfray !

Manuel Valls à Perpignan, seul candidat crédible face à Louis Aliot du RN!

Qui peut battre l’extrême droite pour le camp du bien que Manuel Valls. Qui sait si BHL ne viendra pas le soutenir dans sa campagne ?

De là, il ne renonce pas à Barcelone, et pourrait même envisager de diriger la future grande région de Catalogne (enfin réunie) dans une Europe à la réalité augmentée!

Perpignan pour Manolo Valls, ce n'est que reculer pour mieux sauter . Ce qui était impossible hier , ne le sera pas demain, il suffit juste de travailler à la modification des conditions du réel . Anticiper sur ce veux la logique européenne . Qui aurait penser à l'inutilité des nouvelles grandes régions françaises comme Haut de France ou Occitanie , mais qui ont pourtant eu lieu...contre la volonté des habitants. Ceci n'était qu'un exercice, il est temps de passer aux choses sérieuses et de travailler les territoires au corps comme le docteur Moreaux, ses hybrides dans son île!

Mais Perpignan, n'est pas encore gagnée! Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant d'attraper le pot de miel pour l’appâter!

Certes, les perpignanais ont de bonnes têtes de vainqueurs, qu'il est facile de berner . Confirme, la succession de maire qui se sont fait élire et leurs politiques à l'ingéniosité qui n'a pas démontré qu'elle pouvait couper l'eau chaude avec un fil !

Mais il faut se méfier du poisson rouge qui dort dans son bocal. Il peut bien surprendre et mordre jusqu'au sang l'impudent qui voudrait le nourrir de promesses coupées au bromure...

réécoutez l'interview de Manolo Valls ici:

https://soundcloud.com/nicolas-caudeville-80909498/recording1-4786

Voir aussi:

 

 

 

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27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 18:35

Guillaume Lagnelle était en direct pour l'archipel contre attaque pour son exposition marîtime  Photographies,Images, dessins, textes et témoignages Guillaume Lagnel
Cie l’Arche de Noé Patrimoine et Création
13 avril au 5 mai 2019
Salle du Conseil municipal
ancienne mairie de Collioure, Place du 18 juin Collioure

« C’est à Collioure, en 1979, avec une impressionnante apparition sur la mer de grandes barques catalanes, gagnant le rivage chargées de géants, d’oiseaux blancs, d’animaux et d’étranges musiques, que j’ai ouvert mon théâtre à la rue…»,  Guillaume LAGNELSuivirent de nombreuses créations de spectacles et d’événementiels aux confluences des mers jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle. Imaginés sur l’eau, avec des embarcations, ou sur terre à travers des espaces patrimoniaux : cortèges processionnels, autour d’ex voto et légendaires marins, mises en scène en référence aux riches patrimoines de l’Atlantique et de la Méditerranée.

Puis viendra Carthage, la mémoire des sables … Un spectacle qui se déroule comme un mystère antique, aux dimensions d’une tragédie, imaginé pour les ruines et théâtres antiques qui bordent les rivages de la Méditerranée. Guillaume LAGNEL s’est alors spécialisé sur le «maritime de Méditerranée», son histoire, ses traditions et son imaginaire.
A l’occasion de cette exposition seront présentées les images inédites de la reconstitution d’une pêche au sardinal en juin 1980, avec d’anciens pécheurs de Collioure. « La sardine a un œil au courant et l’autre au soleil ». Guillaume LAGNEL avait filmé cette reconstitution initiée par la Fondation de Collioure aux côtés de deux éminents photographes : Bruno GAUTIER et Daniel STAQUET.

Et aussi la présentation de l'institut des arts du masque de Limoux https://iam-limoux.fr/institut/

"La compagnie  l’Arche de Noé – Patrimoine et création, dont la direction artistique est assurée par Guillaume Lagnel, affiche cinquante ans d’existence au service du théâtre et du patrimoine, par l’interprétation revisitée de manière contemporaine du socle mythique et spirituel sur lequel se forgent les cultures humaines par-delà le temps et l’espace. Ses créations ont été accompagnées au fil des ans par la fabrication de centaines de masques, décors et costumes qui composent aujourd’hui le fond initial de l’Institut des Arts du masque.

La Ville de Limoux possède une tradition carnavalesque depuis le XVe siècle. Cette convergence thématique autour de la ritualisation du masque en tant que symbole du carnaval , et au-delà théâtral et universel, a conduit la Ville de Limoux et Guillaume Lagnel à envisager une mutualisation de moyens.

Alliant tradition et modernité, connaissance et création,  cet Institut des Arts du Masque est unique en France  et devient le conservatoire vivant d’un savoir faire artistique.

Ancré sur ce territoire, la Haute Vallée de l’Aude , il est destiné à un large rayonnement à travers sa confrontation à d’autres traditions liées aux rites de résurgence et à d’autres civilisations du masque dans le monde.

Ainsi le Carnaval de Limoux renforce à la fois son identité unique et son inscription dans l’universelle quête de sens qui guide, sous de multiples apparences, le chemin tracé du destin des hommes."

 

De limoux à Collioure, les masques prennent la route marîtime, avec Guillaume Lagnel pour capitaine! interview par Nicolas Caudeville
De limoux à Collioure, les masques prennent la route marîtime, avec Guillaume Lagnel pour capitaine! interview par Nicolas Caudeville
De limoux à Collioure, les masques prennent la route marîtime, avec Guillaume Lagnel pour capitaine! interview par Nicolas Caudeville
De limoux à Collioure, les masques prennent la route marîtime, avec Guillaume Lagnel pour capitaine! interview par Nicolas Caudeville
De limoux à Collioure, les masques prennent la route marîtime, avec Guillaume Lagnel pour capitaine! interview par Nicolas Caudeville
De limoux à Collioure, les masques prennent la route marîtime, avec Guillaume Lagnel pour capitaine! interview par Nicolas Caudeville
De limoux à Collioure, les masques prennent la route marîtime, avec Guillaume Lagnel pour capitaine! interview par Nicolas Caudeville
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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 23:24
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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 22:49

Tout est parti d'un post d'une amie facebook une image d'un homme nu au pied du femme et du texte de l'ami facebook ,qui réclamait cette représentation comme nouvelle norme: l'homme soumis à la femme pour en finir avec le patriarcat .

Je trouvais l'idée intéressante, qui avait le bienfait d'en terminer avec le robinet d'eau tiède du politiquement correct qui réclame des dommages et intérêts au nom du féminicide (chiffre à l'appui) pour la surcharge mentale de la femme (puisque la femme dans le couple doit penser à tout, vu que l'homme , ce lion domestique sans crinière ne branle rien, enfin presque) , la différence de salaire à égalité de diplome, le harcélement (#Metoo, #balancetonporc, qui a libéré la parole, mais qui n'a rien réglé des problèmes cités précédemment).

Fondamentalement, les chiennes de garde aboient et le café continue de passer dans les filtres, et l'eau de couler sous les ponts.

Parce que l'homme qui est supposé avoir le pouvoir , n'est pas dans l'urgence de le lacher même si on le culpabilise (sa conscience a déjà le poid de l'anthropocéne)

La domination masculine, ne vous a pas tué: elle ne vous a pas pour autant rendu plus forte! Mais, "bizarre", comme disait le Joker à Batman (dans le tome 2 de la trilogie de Nolan) pour paraphraser Nietzsche.

D'abord au XXIième siécle, ce n'est pas le patriarcat qui vous opprime, ce serait plutôt le capitalisme et la société de consommation qui vous exploite comme le maillon le plus faible de la chaîne ou vous utilise comme tête de gondole à Venise ou tout autre supermarché pour vendre tout et n'importe quoi! (sacahnt bien que le statut de la femme, n'a réellement progressé que pendant les moments historiques d'expériences anarchistes, comme entre 1936 et 1937 à Barcelone) .

Et puis comme disat l'écrivain italien Ignazio Silone :" La liberté ne se mendie pas, elle s'arrache!" .

Lorsqu'on est libre ou plutôt lorsqu'on a un statut de pseudo-liberté à un certain niveau de la société, cette pseudo liberté n'est acceptable que si des esclaves en dessous marquent le "limes" qui leur donnent une sensation de supériorité.

Donc, si l'homme donnait la vrai égalité à la femme ou plutôt reconnaissait son altérité, ses reprères se désagrégeraient et le sol s'ouvrirait sous ses pieds.

Donc, on ne lachera pas nos dernières illusions et on se battra jusqu'au bout avec un courage que ne laisse pas imaginer notre lâcheté quotidienne.

Et puis la liberté, c'est fatiguant à porter , c'est plutôt une charge de responsabilité et de cohérence . Vous me direz vous en avez déjà les inconvénients, pourquoi ne pas en récupérer les avantages.

Mais à ce moment là, allez-y Franco, comme on dit en Espagne: soyez carrément gynarchiste!

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gynocratie  

1 Exercice du pouvoir par les femmes.
  2  Système politique où les trois pouvoirs (législatif, judiciaire et exécutif) sont détenus par les femmes.
 3   Système social et familial donnant la primauté à la femme.

 "Jacky au Royaume des filles", un film de Riad Sattouf, avec : Vincent Lacoste, Charlotte Gainsbourg, Didier Bourdon, Anémone, Valérie Bonneton, Michel Hazanavicius, Noémie Lvovsky, Laure Marsac, William Lebghil et Anthony Sonigo  En république démocratique et populaire de Bubunne, les femmes ont le pouvoir, commandent et font la guerre, et les hommes portent le voile et s'occupent de leur foyer.

Et puis il faut toujours demander plus pour avoir juste en dessous!

Donc si vous visez l'égalité, exigez le gynarchisme! Sans quoi la réponse de l'égalité Homme/ femme sera toujours la réponse que fait OSS 117 dans "Rio ne répond plus" : "on verra quand il faudra porter quelquechose de lourd!"

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 15:22

 


Le mur des disparus
Inauguré en 2007 en présence de 8000 personnes, le Mémorial national des Disparus est érigé à Perpignan dans le jardin du Couvent Sainte-Claire de la passion en mémoire des Français civils et militaires disparus en Algérie entre 1954 et 1963

http://www.cerclealgerianiste.fr/index.php/le-memorial-des-disparus: le tout voulu expressément par le maire Jean-Marc Pujol. Parce que ce lieu semblait plus présentable que la stèle de l'OAS du cimetière nord, qu'il avait contribué à faire ériger.  https://histoirecoloniale.net/Perpignan-en-finir-avec-la-stele.html.

Mais le temps n'est plus au regard en arrière (la femme de Loth qui a commis l'erreur de se retourner et regarder la destruction de Sodome et Gomorrhe par Dieu, fut transformée en statue de sel https://fr.wikipedia.org/wiki/Femme_de_Loth)

L'avenir c'est l'université au centre-ville est pleins d'amphithéâtres de droit . Et pour montrer qu'il ne détruit ou ne transforme que des lieux dont il n'a rien à foutre parce que ce patrimoine ne lui appartient pas, comme les Beaux-Arts, le Théâtre municipal, la Bourse du travail ou le plus vieux temple protestant du département, Jean-Marc Pujol a décidé de transformer le mémorial des disparus en lieu de transmission du savoir juridique: il est certes né "Pieds noirs", mais il est devenu avocat fiscaliste!
Car pour ce nouveau Clovis, la phrase de Saint Rémi, archevêque de Reims (437-533) résonne en lui: “Courbe la tête, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré”

 

stéle de l'OAS , cimetiére nord de Perpignan dédié à ceux du commando Delta tombés pour l'Algérie reste française

stéle de l'OAS , cimetiére nord de Perpignan dédié à ceux du commando Delta tombés pour l'Algérie reste française

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 17:46

Les gilets Jaunes ont créé un mouvement, ils ont simultanément créé une marque, et par conséquence un marché. Oui, parce que le capitalisme recycle tout, tous . Le cri de la gilet jaune Ingrid Levavasseur était vain, chaotique et improductif, mais elle a senti le vent venir et a créé sa liste aux européennes. Elle a passé la barrière et fait partie du "club de la win" , qui sait, si elle n'aura pas bientôt un article "succés story" dans la revue "Forb's" et bientôt sa rubrique "mes succés beauté gilet jaune" dans "Vanity fair" : un teint rayonnant malgré les lacrimos et les flashballs" .

Toi camarade qui est resté de l'autre coté de la barrière, tu cries à la trahison, à la complicité macronienne. Mais à toi aussi de saisir ta chance! Parce que la France, la chance (ce n'est pas pour rien qu'il y a une assonance) sourit aux audacieux, mais aussi aux pragmatiques, aux sans scrupules, aux cyniques, et à ceux qui n'utilisent la morale qu'en déodorant!

Alors toi aussi crée ton produit "Gilet Jaunes" :

une boisson énergisante par exemple . Avec ce slogan : "Je n'aurais pas pu tenir X acte sur les ronds-points sans ma boisson énergisante "gilet jaune" , "Gilet jaune" la boisson énergisante pour un peuple vainqueur!"

Et si la boisson énergisante a déja était déposée, il te reste le parfum.

"gilet jaune", le parfum qui fleure bon les ronds-points et les barricades...

Ami vrai "gilet jaune" ne déchaîne plus ta violence, mais ton imagination : crée ton produit et lance ta marque...

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 17:31

 

"Le test de Turing est une proposition de test d’intelligence artificielle fondée sur la faculté d'une machine à imiter la conversation humaine. Décrit par Alan Turing en 1950 dans sa publication Computing machinery and intelligence, ce test consiste à mettre un humain en confrontation verbale à l’aveugle avec un ordinateur et un autre humain.

Si la personne qui engage les conversations n’est pas capable de dire lequel de ses interlocuteurs est un ordinateur, on peut considérer que le logiciel de l’ordinateur a passé avec succès le test. Cela sous-entend que l’ordinateur et l’humain essaieront d’avoir une apparence sémantique humaine.

Pour conserver la simplicité et l’universalité du test, la conversation est limitée à des messages textuels entre les protagonistes."

 

Me rendant aux voeux de la presse de l'élu RN du coin , je retrouvais des confrères en journalisme , les classiques Indépendant, France Bleu Roussillon et France 3  Roussillon , ainsi que des porteurs d'autres blogs .

Le fait que ce soit Louis Aliot, n'était pas un "détail" . Ce qu'il y avait de plus intéressant finalement n'était pas ce qu'il avait à nous dire ( pour une personne renseigner un repas de presse n'a de valeur que par la qualité des plats qu'on y consomme, pas les informations qu'on y retire #labonneinfoestcommecafardellenaimepaslalumière), mais le comportement de la presse à son égard, les questions et leur contenu, pas leur contenant .

Les questions ne se portaient pas sur les idées politiques et le contenu programmatique, mais sur la place des candidats, les scores. Ainsi, il semblait que l'on demandait plus à Louis Aliot des pronostics de résultats de course ou de commentaire, la forme du cheval , si le terrain sera lourd ou pas, que ce qu'il comptait faire "Lui, maire de Perpignan" .

 

La plus performante dans le style était la porteuse de blog qui copiait à merveille les interviews en creux de la presse parisienne: une Léa Salamé de province.

Les réponses à ce genre de questions sont du style "comment je vais décorer ma campagne comme le plus bel arbre de Noël pour qu'au soir, les enfants soient impatients de déposer leur bulletin dans la chaussette auprès de la cheminée pour voir ce qui sortira de l'urne le lendemain." Mais tous les candidats en sont contents, puisqu’ils n'ont pas à se perdre en explications compliquées.

 

C'est pour cela qu'après avoir lu une interview, on a toujours faim ...

 

Mais n'accablons pas la province, pour ne pas désespérer Bille en tête et Billencourt. Ainsi :" Embrassons nous Folleville!"

 

Le modèle de" je mets un dispositif qui met en avant que je suis un vrai professionnel (et pas un faux Gilet Jaune), pragmatique, neutre et efficace, juste le bras armé de l'information au service du public, objectif, impartial (mais sans pépéroni) est venu de Paris qui singer le monde anglo-saxon qui font de la presse sans idéologie et sans gluten. L'interview est sans idéologie, parce que l'idéologie c'est le mal, comme le nationalisme, c'est la guerre. Il y a comme quelque-chose de sécrétionnelle dans l'idéologie. Et dans les sécrétions, il y a toujours des odeurs et des bactéries. Pour tout dire, ce n'est pas sain! Les normes européennes d'hygiène du fromage, ont été adoptées par le journalisme politique: pas de lait cru, pas de langue crue, de langue de bois, si elle est lyophilisée!

 

Le journalisme politique deviens alors écologique trie et recycle ses déchets par couleurs de poubelle.

 

On alors à faire à des "producteurs de contenus", et l'intelligence humaine est dès lors remplacée par l'IA , l'intelligence artificielle. Mais dans l'intervalle, il nous faudra consommer de l'intelligence artificieuse. La presse cybernétique n'a qu'une seule odeur, celle du savon et vous dira tout sur ce que vous n'avez pas besoins de savoir.

 

Alors pour ceux qui sont encore intéressés par une information et pas sa version ersatzique, il faudra faire passer le test de Voight-Kampff ou Voigt-Kampffnote. C'est un dispositif imaginaire, utilisé dans le roman de science-fiction de Philip K. Dick, "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?"

 

Le Voight-Kampff apparaît également dans le film Blade Runner, inspiré du livre.

 

"Le Voight-Kampff est un appareil inspiré des détecteurs de mensonge et du célèbre test de Turing. Il est employé par les « Blade Runners », des policiers chargés du retrait des réplicants illégaux, pour déterminer si un individu est un réplicant ou un être humain. Ce dispositif mesure les réactions biologiques à des stimuli afin d'évaluer le potentiel d'empathie des répliquants :

 

    les variations de la respiration ;

    les variations du rythme cardiaque ;

    les variations de tension des muscles internes de l'œil, c’est-à-dire la dilatation de la pupille, couplées à un petit rougissement ;

    la dilatation capillaire dans la région faciale, résultant par un rougissement du visage (lié aux réactions émotionnelles) ;

    le dégagement de phéromones.

 

Les stimuli sont des questions sciemment choquantes, écrites à l'avance et supposées provoquer des réactions émotionnelles immédiates chez le sujet. Le sujet doit répondre aux questions mais les réponses verbales n'ont pas d'importance. Il s'agit de la seule façon d'être sûr de découvrir de subtiles différences empathiques entre humains et réplicants." https://fr.wikipedia.org/wiki/Voight-Kampff

 

"Plus humain que l'humain! Telle est notre devise à la Tyrell Corporation" (Non, ce n'est pas le nom d'une agence de communication)

 
Avec la révolution en Jaune et ses fameux gilets, il y a une volonté de revenir aux fondamentaux de la démocratie. Et s'il y a un des deux piliers de la démocratie, dont la pratique est remise en cause par le péril jaune, c'est la presse.

 

Deckard indique à Eldon Tyrell (Joe Turkel) qu'il lui faut habituellement de 20 à 30 questions pour distinguer un réplicant d'un être humain. Avec Rachel, il en faudra plus d'une centaine. Pour le fabricant d'androïdes, Eldon Tyrell, comme pour Deckard, pouvoir repérer un réplicant avec un test est crucial. Même si Tyrell se dit espérer que le Voight-Kampff désignera Rachel comme un réplicant pour respecter la loi, il semble cependant espérer qu'un jour aucun test ne pourra faire la distinction sur la nature du sujet.

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