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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 01:28

Olivier Amiel est l'ancien adjoint à la politique de la ville de Jean-Marc Pujol. Il était notamment en charge de la rénovation du quartier St Jacques. Lorsqu'il a présenté sa candidature à la mairie de Perpignan, le maire Jean-Marc Pujol, lui a enlevé ses délégations. D'un autre coté les républicains pour à la candidature à la ville , ont préféré le maire sortant, alors que celui-ci avait tenté d'avoir aussi l'étiquette gouvernemental. Au premier tour des élections municipales dernière, il ne fait que 4% des suffrages des électeurs qui se sont déplacés en période de pandémie Covid19. Le confinement qui n'a pas donner le temps à un second et désigné un nouveau maire, et offert au passage un bonus "extra-time" d'au moins 3 mois pour le maire Pujol (on suppose que le deuxième tour se jouera en juin) et aussi l’opportunité pour le candidat Jean-Marc d'utiliser la machine municipale et de la communauté urbaine pour pousser sa candidature jusqu'au second tour. L'enjeu du moment à Perpignan, c'est la sécurité sanitaire. Les collectivités territoriales voyant impéritie de l'état macronien, se sont elles aussi mis en quête de masques pour la population. L'état arraisonnait même des cargaisons commandées par des régions, en concurrence pour les habitants des territoires. Jean-Marc Pujol a d'abord invité les perpignanais "à se fabriquer des masques" https://www.francebleu.fr/infos/societe/video-coronavirus-1586960908   , puis comprenant l'aspect déplacé de sa remarque , il s'est mis à la recherche et promis que les perpignais en trouveraient dans leur boite aux lettres où s'ils croisaient des adjoints en ville les distribuant. Mais, voilà, la traçabilité et la fiabilité des masques laisser désirer. C'est la que revient Olivier Amiel, qui s'inquiète de la validité de l'appel d'offre et de la personne "controverser" qui a obtenu le marché.Nous reproduisons ici, c'est 2 tribune avec document à l'appui, la seconde puis la première.

MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN

Par une décision du 23 avril le maire de Perpignan a conclu un marché sans publicité ni mise en concurrence pour acheter 50.000 masques (sans aucune précision de la norme de protection) pour un montant de 189.000 € avec un intermédiaire pas encore inscrit au registre du commerce et des sociétés (immatriculation le 28 avril au RCS).

Je me suis étonné de cette décision le 13 mai… le maire de Perpignan me répond ce 18 mai dans L'Indépendant affirmant : « il se trompe… la société a été enregistrée le 21 janvier 2019 mais depuis, il a élargi son activité nécessitant une nouvelle inscription au tribunal de commerce qu’il a faite fin avril ».

Non je ne me trompe pas… le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales publié le 5 mai vient contredire l’affirmation du maire : la précédente activité commerciale du bénéficiaire du marché sans mise en concurrence, M. Gajendrakumar Sharma, a débuté en janvier 2019 et a cessé le 3 mars 2020… Et cette activité était du commerce dans le secteur… alimentaire !

Après cette radiation, la nouvelle activité de l’intermédiaire a été immatriculée le 28 avril.

Le maire de Perpignan a donc bien conclu un marché sans publicité ni mise en concurrence pour 189.000 € avec une personne pas encore inscrite au registre du commerce.

Même si ce n’est pas illégal de commencer une partie de son activité avant l’immatriculation au registre du commerce, cela pose toujours la question de savoir comment une mairie peut sérieusement conclure un marché avec un intermédiaire sans expérience en la matière et qui n’avait pas encore créé son établissement commercial au moment de la décision…

 

Perpignan /MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN par Olivier Amiel
Perpignan /MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN par Olivier Amiel

L’ÉTRANGE FOURNISSEUR DE MASQUES DU MAIRE DE PERPIGNAN

Dans les récentes décisions prises par le maire de Perpignan par délégation du conseil municipal il y a celle de conclure le 23 avril « un marché sans publicité ni mise en concurrence préalables relatif à la fourniture et livraison de masques de protection lavables et réutilisables dans le cadre de la crise sanitaire née de l’épidémie de covid-19 ».

L’intention est louable mais la décision interpelle car elle est paradoxalement tardive et hâtive…


Tardive, car la décision du Maire du 23 avril sous couvert de l’urgence sanitaire permettant le recours à ce type de commandes intervient un mois après la déclaration de l’état d’urgence du 23 mars…

Hâtive surtout, car le marché décidé le 23 avril par le maire vise « Monsieur Gajendrakumar SHARMA, nom commercial société SOMRAS » qui contrairement aux apparences n’est pas une société mais une personne physique exerçant sous un nom commercial qui n’était pas encore inscrit au registre du commerce au moment de la décision ! L’immatriculation date seulement du 28 avril…

Le conseil municipal du 19 mai prochain sera donc l’occasion de demander davantage de renseignements sur un marché sans publicité ni mise en concurrence de 50.000 masques en tissu (sans indication de la conformité aux normes de protection) pour un montant tout de même de 189.000 € en faveur d’une personne physique exerçant sous un nom commercial mais pas encore inscrite au registre du commerce au moment de la décision du maire...

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 17:02

https://vimeo.com/419295085

Selon la doxa postmoderne, toutes les révolutions ont échoué et la philosophie des Lumières en est la seule responsable. La victoire de la bourgeoisie en 1789, l’échec des précédents assauts prolétariens, l’histoire même de la lutte de classes, sont délibérément ignorés ou falsifiés. Les penseurs révolutionnaires critiquant la révolution du point de vue de la révolution n’ayant plus d’existence officielle, Marx et Bakounine sont condamnés sans être lus ni étudiés.

Les Lumières faisant office de bouc émissaire, tous les malheurs du monde leur seraient imputables.

Ce que les agents du postmodernisme se doivent de saccager et de dévaloriser est précisément ce qui, dans les Lumières, définit la démocratie comme un objectif toujours en devenir.

Pour imposer leur vision contrefaite de l’histoire achevée, il leur faut nier le caractère progressiste du projet démocratique, qui suppose l’impermanence de toutes les formes politiques et la dépendance de celles-ci aux moyens de production d’une époque.

Ils y sont déjà largement parvenus puisque, sur ce fumier de la conscience, une partie de l’opposition de gauche, gauchiste, verte et altermondialiste reprend à son compte la critique des Lumières et s’approprie le fumeux méta-récit du « mâle européen blanc hétéronormé » et qualifie de « réinvention de la démocratie et de la liberté » ses attaques en règle contre la démocratie et la liberté.

Ainsi réécrite, l’histoire européenne devient exclusivement barbare, coloniale et misogyne, entretenant chez les Européens d’aujourd’hui un profond et très religieux sentiment de culpabilité et de honte.

Les mêmes qui réclament une étude exhaustive de la traite négrière pour mettre ainsi un terme à une omerta qui a trop duré espèrent en finir, le plus tôt possible, avec l’histoire des luttes et des utopies révolutionnaires. Pourquoi devraient-ils faire la lumière sur des événements qui nous confirment que le totalitarisme et l’hypercapitalisme ne sont pas des fatalités ? Ils cherchent des coupables, pas la liberté.

Peut-on encore comprendre dans nos temps postmodernes que toute liberté accordée comme un passe-droit à une minorité n’est qu’une autre manière de reproduire l’inégalité et l’injustice, un autre nom donné au système de la domination et à sa reproduction ?

Il ne s’agit pas seulement de dénoncer les cultures qui justifient la barbarie, mais de combattre ce qui, dans la culture démocratique, en porte encore la marque.

À l’inverse d’une tendance contemporaine qui, au nom du relativisme culturel, aimerait nous faire douter que les libertés octroyées par les Lumières et la Révolution française soient supérieures à celles de l’Ancien Régime ; que le droit de vote soit un progrès par rapport au servage, ou que la liberté des femmes à disposer de leur corps puisse être une conquête ; il faut réaffirmer, contre tous les intégrismes, que si toutes les races et tous les peuples sont égaux, il est des cultures plus libres que d’autres, et par là même meilleures du point de vue de cette liberté. Ce que furent, en leur temps, les « Lumières arabo-andalouses » face à la chrétienté.

C’est toujours confronté à l’analyse d’une situation historique déterminée, en prise avec le réel, que la formulation théorique d’un projet de changement radical de la société a pu se développer. Ainsi en est-il de la laïcité, de « l’universalisme concret » qui n’étaient pas pour un penseur politique des « Lumières radicales » comme Condorcet des concepts abstraits, mais des réponses politiques concrètes à des situations tout aussi concrètes. Pour lui, il existait un réel vérifiable qui concernait tous les êtres humains et non des classes d’êtres particuliers selon leurs genres ou leurs races. La liberté était une et indivisible et ne tolérait aucune liberté particulière au nom d’un « différencialisme » de classes, de genres ou de races.

Pour justifier sa dénonciation de l’idée de progrès, le postmodernisme invoque l’état critique du présent, mais sans jamais mentionner qu’il serait possible d’y mettre un terme. Plus question d’inventer un autre futur, d’imaginer un destin commun plus attractif, car plus libre, plus égalitaire et plus fraternel. Comme si, fatalement, les conditions faites aux post-citoyens devaient rester les mêmes, éternellement. C’est toujours la même argumentation falsificatrice d’un temps corrupteur, d’un temps qui abîme les êtres et les situations et ne laisse aucun espoir. Un tel fatalisme tourne le dos à l’esprit des « Lumières radicales », pour qui le temps était au contraire constructeur. À la condition, bien sûr, de faire l’effort d’admettre une autre représentation du futur.

L’universalisme démocratique, l’universalisme « concret » des «Lumières radicales » ne se réduit pas à la démocratie représentative ; sa forme directe et libertaire en est une expansion, celle du champ de la liberté politique.

Ainsi, lorsque la démocratie directe s’oppose à la démocratie représentative, elle le fait au nom de la démocratie : elle en discute l’insuffisance. La conception libertaire de la démocratie, sa forme directe, est un approfondissement de l’idée démocratique et non sa réfutation ; elle n’en est pas l’antithèse, mais le dépassement pratique de sa forme représentative, sa figure en devenir. Une dénégation en actes du nationalisme, de la religion, de l’argent et de l’échange marchand qui s’affirme au nom de la liberté.

Il ne faut laisser aucun répit aux discours qui réhabilitent l’asservissement de la femme sous les formes conjointes de la barbarie religieuse, ou de l’aliénation marchande.

C’est précisément parce que notre présent est la catastrophe, qu’il convient d’en revenir, de manière critique, au noyau émancipateur des Lumières. Comme l’écrivait Adorno, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : « Nous pouvons y voir une possibilité de défendre la civilisation de l’irruption de forces barbares et régressives, mais aussi une nouvelle approche conceptuelle pour comprendre les conditions sociales qui ont favorisé la catastrophe et qui, aussi longtemps qu’elles n’auront pas été identifiées puis supprimées, laisseront planer à l’horizon du paysage social la menace de la rechute. »

Qui, de nos jours, aura encore le courage intellectuel de revendiquer l’héritage des Lumières arabo-andalouses comme préfiguration des Lumières européennes ?


 

Figures du féminisme révolutionnaire : de la Commune de Paris à la Révolution espagnole

Louise Michel 1830/1905

Elle resta, du 3 avril à la dernière semaine de la Commune avec les compagnies de marche du 61e bataillon. Lors de cette dernière semaine, elle défendit la barricade qui se situait de l’entrée de la Chaussée Clignancourt.

 

Paule Minck, née Adele Paulina Mekarska 1839/1901

En 1868, elle fonda une organisation mutualiste féministe révolutionnaire nommée la « Société fraternelle de l’ouvrière ».

Elle fit partie, avec Louise Michel, du Comité de vigilance de Montmartre.

Propagandiste énergique, elle anima des clubs révolutionnaires aussi bien à Paris qu’en province ; c’est là qu’elle se trouvait, envoyée en mission par la Commune, pendant la Semaine sanglante.

 

Élisabeth Dmitrieff 1851/1910

Lors de la Commune, elle vint à Paris comme représentante du Conseil général de l’AIT. Elle fut membre du Comité central de l’Union des femmes et s’occupa de l’organisation des ateliers coopératifs.

Lors de la semaine sanglante, elle défendit les barricades du Faubourg Saint-Antoine.

 

Anna Jaclard, née Anna Vassilievna Korvine-Kroukovskaïa 1843/1897

Pendant la Commune, elle fut membre du Comité de vigilance de Montmartre aux côtés de Louise Michel et de Paule Minck.

Elle fonda avec André Léo le journal « La Sociale ».

 

Marguerite Victoire Tinayre 1831/1895

Pendant la Commune, elle fut nommée inspectrice des écoles de filles du XIIème arrondissement.

Attachée à la laïcité, elle participa à l’expulsion des religieuses des établissements scolaires.

 

Marguerite Lachaise 1832/ ?

Cantinière du 66e bataillon, elle fit le coup de feu dans la plaine de Châtillon.

Hortense David vers 1835/ ?

Elle fut« matelot pointeur » à la marine de la Commune porte Maillot.

 

Elisa Rétiffe vers 1833/ ?

Cantinière au 135e bataillon, elle défendit la barricade de la rue Bellechasse.

 

Eulalie Papavoine 1846/ ?

Elle prit part aux combats de Neuilly, Issy, Vanves et Levallois.

Nathalie Le Mel 1826/1921

Sous sa direction, un groupe d’une cinquantaine de femmes construisit et défendit une barricade place Pigalle.

 

Léontine Suétens 1846/ ?

Cantinière au 135e bataillon, elle prit part à toutes les sorties de son bataillon et fut blessée deux fois.

 

Victorine Rouchy 1839/1921

Le bataillon « Les Turcos de la Commune » la félicita dans une lettre collective : « …du courage qu’elle a montré en suivant le bataillon au feu et de l’humanité qu’elle a eue pour les blessés. »

 

Victoire Léodile Béra dite André Léo 1824/1900

Romancière et journaliste, André Léo fut l’une des personnalités les plus essentielles des mouvements féministe et anarchiste.

Membre de l’AIT, proche de Bakounine, elle critique l’autoritarisme de Marx. En 1871, elle publia « La Guerre sociale » qui retrace l’histoire de la Commune.

Lors de la semaine sanglante, elle défendit une barricade aux Batignolles.

Commentaire en voix-off :

André Léo s’est insurgée contre la non-prise en compte des femmes dans l’organisation et la défense de la Commune.

« Il y a dans Paris un très grand nombre de républicains, très forts en logique, et que l’amour des femmes pour la République indigne et désole. Les faits de ce genre, que l’histoire, à d’autres époques, enregistre comme héroïques, leur semblent admirables dans le passé, mais tout à fait inconvenants et ridicules aujourd’hui. »

Pour André Léo, une telle attitude ne pouvait conduire qu’à l’échec.

 

Voltairine de Cleyre 1866/1912

Anarchiste, féministe, brillante conférencière, auteur d’articles et d’essais, elle fut selon Emma Goldmann : « la femme anarchiste la plus douée et la plus brillante que l’Amérique ait jamais produite. »

Elle défendit l’action directe comme seul moyen de parvenir à la révolution sociale.

Féministe radicale elle dénonça dans son essai « L’Esclavage sexuel » le viol légal qu’était à ses yeux l’institution du mariage. Combattant toute sa vie le règne de la domination masculine, pour elle, il ne pourrait y avoir de société libre sans une responsabilisation et une rébellion des femmes.

 

Emma Goldman 1869/1940

Anarchiste, féministe, brillante conférencière, auteur d’articles et d’essais, elle fut l’une des personnalités les plus essentielles des mouvements anarchiste et féministe. Elle joua un rôle déterminant dans le développement de la pensée anarchiste en Amérique du Nord et en Europe dans la première moitié du XXe siècle.

Son féminisme libertaire était aussi radical que ses autres engagements : elle prôna la contraception, l’égalité des sexes et l’union libre. Elle dénonça la domination masculine, l’organisation patriarcale de la société et l’institution du mariage. Elle fut l’une des pionnières du combat pour le contrôle des naissances

En 1911, avec Voltairine de Cleyre, elle participa à la création, à New York, de la première des Écoles modernes, le Ferrer Center (en hommage à Francisco Ferrer, le pédagogue libertaire espagnol.

Lors de la Première Guerre mondiale, elle milita contre la conscription récemment instaurée aux États-Unis, et s’engagea dans la « No Conscription League » qui organisait des réunions antimilitaristes contre la guerre.

Condamnée, elle passa deux années en prison, avant d’être expulsée, bannie et déchue de sa citoyenneté américaine, vers la Russie en décembre 1919, avec deux cent quarante-sept autres révolutionnaires. Elle fut qualifiée par J. Edgar Hoover, comme « l’une des femmes les plus dangereuses d’Amérique ».

Son exil forcé lui permit d’être témoin et acteur direct de la révolution russe. Dans « Mon désenchantement en Russie », elle dénonça le nouveau totalitarisme soviétique qui, comme à Cronstadt, « étouffe les soviets avec sa brutalité organisée ».

En 1936, invitée à Barcelone par la CNT et de la FAI, elle découvrit, pour la première fois de sa vie, communauté autogérée selon les principes pour lesquels elle s’était toujours battue.

Elle déclara : « Le travail constructif entrepris par la CNT et la FAI constitue une réalisation inimaginable aux yeux du régime bolchevique, et la collectivisation des terres et des usines en Espagne représente la plus grande réussite de toutes les périodes révolutionnaires. De plus, même si Franco gagne et que les anarchistes espagnols sont exterminés, le travail qu’ils ont commencé continuera à vivre. »


https://vimeo.com/419295085

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 15:43

Qu'enfin harem: artiste peintre décorateur et surtout dessinateur ! Ayant fait des études des beaux arts a Perpignan et Épinal ! Préfère l'école de la vie et les bouquins pour ma ressource personnelle et de l'apprentissage ! Tout mes travaux et expos se rejoignent dans l'humour et le dessin pour en extraire l’élixir de l'auto dérision

 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 6 final par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 6 final par l'artiste perpignanais Quentin Harel
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 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 6 final par l'artiste perpignanais Quentin Harel
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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 21:39
Masques tendance chics et stylés de la ville de Perpignan. Portez avec élégance un masque en satin blanc , harnaché à l'aide d'un élastiquede slip robuste et discret. By Jean-Marc Pujol

Nous l'avons déjà écrit , Jean-Marc Pujol maire prolongé par le miracle du coronavirus, c'est un bonus pour la campagne de Jean-Marc Pujol candidat. La crise lui, Jean-Marc, il a tout les outil municipaux et de la communauté urbaine pour la régler.

En tout cas , communiquer sur le fait, qu'à son niveau , il est un Stakhanov de l'antivirus, une espéce de firewall humain (c'est désormais son nom de guerre, parce que c'est la guerre, et puis notre projet: Jean-Marc el human-firewall) . Et qu'est ce que ça fait un "firewall" pour protéger ses habitants contre le virus. Et ben, il commande, achète, fait coudre des masques. Et les dépose tel le père noël dans les boîtes aux lettres de ses administrés.

Mais tout le monde ne les a pas reçu. Et quand on les reçoit, on reste dubitatif sur la qualité du produit et sa capacité à faire le "no pasaran" face au Covid19 . C'est qu'ils ressemble plutôt à des chaussons de danse, et qu'ils soient plus adaptés pour faire des pointes dans une version municipale du  "Lac des cygnes" . Au pire, par leur laideur peuvent-ils le faire fuir!

Mais, comme on dit, '' à cheval donné, on ne regarde pas les dents"

 

Perpignan: des masques dans votre boites aux lettres ''bon baisers de Pujol''! par Nicolas Caudeville
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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 20:54

7 / La réécriture de l'histoire 
La novlangue postmoderne dissout tout ce qui pourrait, à partir de l’analyse des conditions existantes, inciter à la révolte. Elle tente de liquider toute référence historique au nom de la critique des grands récits fondateurs. L’invention du micro-récit est son arme de dissuasion massive ; celle qui disqualifie toute analyse critique de la société marchande et conforte le jugement généralement admis qu’on ne peut plus rien changer collectivement, sous peine de sombrer dans un nouveau totalitarisme. 
Tout ce qui a été vécu sous l’angle de l’individu et de la raison, tout ce qui tendait à une libre production de l’histoire s’est dissous au profit d’une organisation néoféodale de la société dont le processus semble irréversible. 


Le préliminaire au programme politique minimum du postmodernisme est la réécriture de l’histoire : la suppression du passé passe par sa réinvention. Ce qui est réellement arrivé ne peut avoir existé et doit être effacé de la mémoire des hommes. 
À la surface de la société du chaos ne subsistent que des fragments d’événements de plus en plus difficiles à dater. Cette entreprise d’éradication de l’histoire est directement au service d’un projet politique. 
Comment les postmodernes pourraient-ils admettre que la communauté humaine soit unie par une même histoire, alors que toute leur idéologie et leurs simulacres tentent de nous prouver le contraire, en nous certifiant qu’il n’existe que des fragments de connaissance historique, fatalement ennemis ? Comment toléreraient-ils que les hommes se reconnaissent dans une histoire qui cherche la vérité des faits et n’instrumentalise pas les victimes pour trouver un coupable ; une histoire qui refuse qu’on légifère en son nom sur les horreurs et les crimes du passé ? 
Un des aspects essentiels du postmodernisme est sa dissolution du langage ancien qui reposait, comme la pensée scientifique, sur la logique, la raison et la vérité pratique. Cette dissolution s’est accompagnée de la surproduction de micro-récits irrationnels. 
Partant du prédicat qu’il ne saurait exister de recherche de la vérité, ces micro-récits ont tous comme point commun de vouloir réduire les faits et le réel à des fictions langagières. 
Dans un univers si parfaitement inhumain, les penseurs postmodernes peuvent déclarer en toute impunité – sans jamais être démentis par la gauche ni par l’extrême gauche – que le langage révolutionnaire est sexiste, et que la révolution conduit inévitablement au colonialisme ; juger obsolète la lutte de classes et inventer un nouveau et très fictif micro-récit qui justifiera leur assertion.
La réécriture postmoderne de l’histoire est unilatérale et pervertit toute approche du langage par la raison : elle récuse la liberté universelle au nom du relativisme culturel et affiche sa haine de la démocratie au nom du pluralisme des modèles d’oppression. 
Le rejet postmoderne de toute histoire révolutionnaire ne s’explique que par le refus de l’universalisme anticlérical de celle-ci. Que le prolétariat soit absent de son argumentation n’est pas innocent : on y sent l’épouvantable odeur d’œuf pourri de Dieu.
Au centre inavouable de la politique postmoderne, on trouve la déconstruction, non des procédés de l’aliénation mais des motifs de la révolte.

Figures du féminisme révolutionnaire : des Lumières à la Révolution française
Etta Palm d’Aelders 1743/1799
Hollandaise, espionne et féministe néerlandaise, elle déploya une remarquable activité en faveur de l’émancipation des femmes et de l’égalité des femmes et des hommes.
Elle fut proche d’Olympe de Gouges et soutint ses idées. 
Le 30 décembre 1790, elle lut, devant le « Cercle Social » un discours sur « L´injustice des Lois en faveur des Hommes, aux dépens de Femmes ». 
Le 1er avril 1792, accompagnée d’un groupe de femmes elle intervint à l’Assemblée pour revendiquer au nom des femmes, le droit à l’éducation, la majorité à 21 ans, la liberté politique, l’égalité des droits, la loi sur le divorce. 

Olympe de Gouges 1748/1793
Féministe révolutionnaire, elle rédigea la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Elle fut partisane de l’abolition de l’esclavage ; sa pièce « L’esclavage des noirs, ou l’heureux naufrage » lui valut de multiples menaces de mort, notamment de la part des propriétaires d’esclaves. 
À l’avant-garde du combat féministe, elle revendiqua l’égalité des droits civils et politiques des femmes : elle réclama l’instauration du divorce, la suppression du mariage religieux, la mise en place d’un contrat civil qui prendrait en compte les enfants nés d’une « inclination particulière », la création de maternités,
Après l’arrestation des Girondins, en juin 1793, elle qualifia Marat, d’« avorton de l’humanité », et accusa Robespierre de conduire la Révolution vers la dictature. 
Arrêtée, elle fut guillotinée le 3 novembre 1793. 
Elle déclara : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. »

Louise-Félicité de Keralio 1758/1821
En 1789, en fondant le « Mercure National et étranger ou journal politique de l’Europe». elle fut la première femme à être rédactrice en chef d’un journal. 
En décembre 1790, elle publia un article intitulé « Sur l’influence des mots et le pouvoir du langage » où elle proposait d’introduire le tutoiement en signe de fraternité. Elle fut une des premières femmes à utiliser un trait d’union entre son nom de naissance et celui de son mari. Elle serait également à l’origine de la disparition de Monsieur ou Madame au profit de citoyen et citoyenne. 
Très liée à Danton, Etta Palm et Camille Desmoulins, elle anima les « Sociétés de femmes », la « Société fraternelle de l’un et l’autre sexe », et se battit contre l’esclavage colonial.
Elle fut une pionnière de l’activité politique féminine. 

Mary Wollstonecraft 1759/1797
Féministe anglaise, elle participa à un groupe qui comprenait William Godwin, Thomas Paine, William Blake et William Wordsworth. Dans son essai, « Défense des droits de la femme », elle réclama l’égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d’éducation. Pour elle, le système éducatif transformait délibérément les femmes en êtres frivoles et incompétents. Et qu’un système éducatif offrant aux filles les mêmes avantages qu’aux garçons formerait des femmes qui seraient alors capables d’accéder à toutes les professions. 
Elle affirmait que si de nombreuses femmes étaient sottes et superficielles, la raison n’était pas à chercher dans une déficience naturelle mais dans le déni d’éducation que leur imposait les hommes. 
En 1797, elle épousa Godwin. Ce mariage heureux fut de courte durée : elle mourut onze jours après avoir donné naissance à Mary (qui épousera Shelley et rédigera Frankenstein).
Elle déclara : « Endoctrinées dès leur enfance à croire que la beauté est le sceptre de la femme, leur esprit prend la forme de leur corps et, enfermé dans cette cage dorée, ne cherche qu’à décorer sa prison ».

Théroigne de Méricourt 1762/1817
En 1789, elle fut la seule femme à suivre les débats à l’Assemblée. Dans les tribunes. vêtue  en amazone, ses ennemis la décrivaient comme une bacchante sanguinaire.
Accusée d’avoir participé aux journées des 5 et 6 octobre 1789, elle quitta Paris et se réfugia à Liège. Tentant de revenir elle fut enlevée par un groupe d’émigrés qui la livrèrent aux Autrichiens. Cette séquestration accrut sa popularité à Paris qu’elle retrouva fin 1791. Qualifiée de « catin du peuple » elle devint la cible des journalistes contre-révolutionnaires. 
Au printemps 1792, elle tenta de créer une « phalange d’amazones » et, le 10 août 1792, participa à l’invasion du palais des Tuileries par le peuple de Paris.
Le 13 mai 1793, accusée de soutenir Brissot, le chef girondin, elle fut prise à partie par des « tricoteuses » qui la traitant de brissotine, la dénudèrent et la fessèrent publiquement. La violence de cette agression fut minimisée et tournée en dérision dans la presse montagnarde. Elle échappa à la guillotine, mais sombra dans la folie.

Sophie de Condorcet 1764/1822
Avant la Révolution et pendant la Révolution, son salon fut le centre naturel de l’Europe pensante. À l’inverse de celui de Madame de Staël qui affichait les idées chrétiennes et libérales de la monarchie constitutionnelle, le sien attirait tous ceux qui étaient favorables à la libre-pensée, à la Révolution et à la République. Toute nation, comme toute science y trouvait sa place ; tous les étrangers qui, après avoir reçu les théories de la France, venaient là en chercher, en discuter l’application. 
C’était l’Américain Thomas Paine, l’Anglais Williams, l’Écossais Makintosch, le Genevois Dumont, l’Allemand Anacharsis Cloots. Tous y venaient, Beaumarchais, Chamfort, Chénier, La Fayette, Volney : tous y étaient confondus. Pendant les années décisives pour l’avenir de la République, l’ardeur révolutionnaire n’en chassa pas l’esprit. 
Entre 1801 et 1804, elle publia vingt et un volumes des œuvres de Condorcet. Outre ses remarquables « Lettres sur la sympathie », elle traduisit Thomas Paine et Adam Smith.
Un jour que Bonaparte, affirmait ne pas aimer « les femmes qui se mêlent de politique », Sophie de Condorcet lui répondit : « Vous avez raison, Général ;­ mais, dans un pays où on leur coupe la tête, il est naturel qu’elles aient envie de savoir pourquoi.

Claire Lacombe 1765/ ?
Actrice, féministe révolutionnaire, proche des Enragés elle milita contre l’accaparement des richesses, et pour le droit des femmes. En mai 1793 elle fonda avec Pauline Léon la « Société des républicaines révolutionnaires » qui revendiquait pour les femmes le droit de porter les armes. Elle joua un rôle important lors des journées du 31 mai et du 2 juin 1793, en poussant à l’insurrection. 
Elle exigea par une pétition que tous les nobles de l’armée soient destitués, et en appela à l’épuration du gouvernement. Elle fut arrêtée. Le 7 octobre 1793, elle se présenta à la barre de la Convention pour réfuter les arguments de ses accusateurs, et dénoncer l’oppression dont étaient victimes les femmes : « Nos droits sont ceux du peuple, et si l’on nous opprime, nous saurons opposer la résistance à l’oppression ».
Des femmes de la Halle accusèrent les « Républicaines révolutionnaires » de les avoir forcées à porter le bonnet rouge, réservé aux hommes. Ce fut le prétexte, pour interdire tous les clubs féminins. 

Pauline Léon 1768/1838
Elle participa à la prise de la Bastille, et fut membre du « Club des Cordeliers », et de la « Société fraternelle des patriotes de l’un et l’autre sexe ».
Elle pétitionna en faveur de l’armement des femmes. Le 6 mars 1792, elle se rendit à la tête d’une députation de citoyens à la barre de l’Assemblée Législative, où elle lut une adresse signée par 320 Parisiennes demandant la permission d’organiser une garde nationale féminine. Elle signa la pétition de la « Société patriotique du Luxembourg » qui réclamait la mort du roi. Elle fonda en mai 1793, avec Claire Lacombe la « Société des citoyennes républicaines révolutionnaires », cercle exclusivement féminin.
Le 2 juin 1793, elle conduisit une délégation de « Citoyennes républicaines révolutionnaires » qui souhaitent être admises à la Convention. Le 30 octobre, toutes les sociétés de femmes furent dissoutes. 
Manon Roland, née Jeanne Marie Phlipon 1754/1793
Pur produit des Lumières et de la Révolution, elle fut un parfait exemple de l’impossibilité faite alors aux femmes d’avoir un rôle politique.
Elle accueillit dans son salon Brissot, Buzot, Robespierre, et se rangea du côté girondin, dont elle devint l’égérie. Profitant de son statut, elle ouvrit à son mari, les portes du ministère de l’Intérieur où elle joua un rôle essentiel. Quand elle ne tenait pas la plume pour répandre ses idées, on lui reprochait d’être celle de son époux.
Après les massacres de Septembre, par la voix de Buzot, (les femmes n’ayant pas accès à la tribune) elle s’en prit de plus en plus violemment à Danton  sachant d’où venaient les attaques, s’écria : « Nous avons besoin de ministres qui voient par d’autres yeux que ceux de leur femme ». 
Son ministre de mari démissionna et quitta Paris. Elle resta sur place, fut arrêtée, embastillée à la Conciergerie, avant de monter à l’échafaud, avec une dignité remarquable, le 8 novembre 1793.
 

Voir les autres épisodes de la série:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 14:00

L'alternative , c'était la liste "dream team" entre partis d'ultra goache et la société civile. La liste avait su concilier les inconciliables,avec le bon dosage arabica/robusta qui fait les bons cafés. Mais comme disait le poéte André Chénier (avec des accents de regrets) "Elle a vécu Myrto, la jeune tarrantine" https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/andr%C3%A9_ch%C3%A9nier/la_jeune_tarentine

Le couple collectif n'aura pas supporté le score du premier tour 6.5% et le confinement . Qui a tiré en premier entre l’œuf ou la poule, entre la LFI ou Caroline Forgues? Ceux qui est sûr , c'est que la saison du melon était arrivée à maturité...Et dans ces moments là, le boucher des vanités est féroce. Sauf que c'est une tempête  d'Alka-Zetzer dans un verre d'égo. Cela n'intéresse que ses protagonistes. Nous, messire , on en a gros, mais pour d'autres raisons!

Perpignan / incampagne municipale: ''l'Alternative''à gauche, c'est fini, mais c'est pas faux que , qu'est-ce qu'on s'en fout! par Nicolas Caudeville
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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 07:17

Le réalisateur de documentaire Pierre Carles (notamment " Pas vu, pas pris" ou sur Bourdieu "La sociologie est un sport de combat" https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Carles)met en ligne gracieusement sur son site https://pierrecarles.org/

son documentaire "UN PETIT FILM SUR GÉBÉ ET L'AN 01 POUR SORTIR DU CONFINEMENT"

"Fêter le travail le 1° mai ? Mais quel type de travail ? Le dessinateur utopiste Gébé posait la question dans la bande dessinée l'An 01 et le film du même nom réalisé par Jacques Doillon en 1972. Dans la BD, on s'interrogeait sur ce qu'il était nécessaire de produire, comment s'organiser collectivement (en autogestion ?) pour ce faire. Mais on se posait aussi des questions sur l'utilité d'une grande partie de la production : on se demandait s'il ne fallait pas cesser de fabriquer et de consommer certains biens et services. « L'An 01 » remettait en cause, de manière souvent drôlatique, la religion de la croissance (matérielle).
Le petit film « Gébé, on arrête tout, on réfléchit » (57 mn - montage : Pierre Carles - 2020) rend hommage à ce grand bonhomme dont l'œuvre - et pas simplement « L'An 01 » - nous parait particulièrement salutaire par les temps qui courent. Pour découvrir ce documentaire sur un site indépendant, non lié aux firmes multinationales du numérique, accompagné de bonus : http://pierrecarles.org/
"

Si problème de lecture le site voir sur la page Facebook de Pierre Carles

https://www.facebook.com/Pierre.Carles.Officiel/videos/674399406680909/?v=674399406680909

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 16:50

Qu'enfin harem: artiste peintre décorateur et surtout dessinateur ! Ayant fait des études des beaux arts a Perpignan et Épinal ! Préfère l'école de la vie et les bouquins pour ma ressource personnelle et de l'apprentissage ! Tout mes travaux et expos se rejoignent dans l'humour et le dessin pour en extraire l’élixir de l'auto dérision

 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 5 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 5 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 17:38

6 / Le retour de la religion

Les 20 et 21 avril 1792, Condorcet présentait à l’Assemblée nationale, son Rapport sur l’instruction publique. Venu donc d’un temps que l’histoire postmoderne tente d’effacer de la mémoire des hommes, ce Rapport était un plaidoyer pour une instruction libre, égalitaire et mixte, sans influence ni contrôle de l’État et de la religion.

« De quelque opinion que l’on soit sur l’existence d’une cause première, sur l’influence des sentiments religieux, on ne peut soutenir qu’il soit utile d’enseigner la mythologie d’une religion sans dire qu’il peut être utile de tromper les hommes.

Si le romain veut faire enseigner sa religion d’après ce principe, le mahométan doit, pour la même raison, vouloir faire enseigner la sienne.

Peuvent-ils dire : La mienne est la seule vraie ? Non, car la puissance publique ne peut être juge de la vérité d’une religion. C’est donc un objet que les générations présentes et futures se doivent de laisser sans aucune influence étrangère à la raison et à la conscience de chaque individu. »

Condorcet proposait, pour s’opposer à l’obscurantisme religieux de proscrire l’enseignement de toutes les mythologies religieuses. Il formulait ainsi, en quelques lignes d’une actualité toujours brûlante, le principe même de la laïcité.

Jusqu’à ces dernières décennies, la laicité, inspirée par les « Lumières radicales », a permis à toutes les religions, à toutes les formes de spiritualités de cohabiter pacifiquement. Dès son instauration, la séparation de la religion et de l’État a récusé toute forme d’injonction divine, toute obéissance à un dieu unique, omnipotent et révélé.

Définir comme musulmans ou chrétiens des femmes et des hommes aux origines géographiques et culturelles multiples, c’est les priver de leur identité. C’est encourager un archaïsme de triste mémoire qui s’attaque à la conception laïque et démocratique de l’histoire. La réduction des êtres humains à leur origine religieuse est une négation en actes des conceptions matérialistes fondant les projets républicains, qu’ils soient d’inspiration libérale, socialiste ou libertaire.

C’est au nom du droit à la différence, de l’égalité de toutes les cultures, que le postmodernisme a transformé toute critique contre la religion en crime raciste. Il est ainsi parvenu à faire croire à une partie de la gauche et de l’extrême gauche que le refus du voile islamique était assimilable à de la xénophobie ou à une nostalgie coloniale, et non une critique de la religion oppressant les femmes.

On voit comment et par quels types de « déconstruction des discours », les immigrés d’Afrique du nord et d’Afrique noire, et jusqu’à leurs enfants et petit enfants, sont réduits à leurs seules origines religieuses. Il faut les convaincre que leur histoire et leur culture se résument à un rôle passif de victimes du passé colonial européen. Ils sont ainsi sommés de devenir des fidèles et de se soumettre à une nation musulmane qui n’existe nulle part, mais impose partout son projet liberticide. Leur seule existence « positive » passe par la religion. On les tient à l’écart d’une culture anti-islamique en terre d’islam car une telle reconnaissance impliquerait que l’Europe n’ait pas eu le monopole des Lumières.

Analyser la religion en termes de relativisme culturel et de différencialisme, c’est nier que sans contre-pouvoir laïque et effectif la tendance naturelle de toute religion est l’intégrisme. C’est rendre inattaquable la religion et ses conséquences prévisibles et fatalement mortifères.

En France, comme ailleurs, le manque de lucidité de la classe politique a cautionné le retour en force de l’aliénation religieuse. Il en va de même d’une gauche historique qui n’a cessé, ces dernières décennies, de bafouer ses anciennes valeurs ; d’une gauche qui a abandonné simultanément l’usage de la raison, la pensée dialectique et son héritage historique ; d’une gauche amnésique, incapable de comprendre qu’attaquer le port du foulard islamique, c’est aussi s’attaquer aux néo-conservateurs américains qui, au nom du « différencialisme », sont parvenus à faire interdire l’enseignement des thèses évolutionnistes. Après la construction délirante d’un racisme « anti-musulman », à quand la dénonciation d’un « racisme anti-chrétien » ?

L’imaginaire postmoderne est sous contrôle : plus il en appelle à la différence, au nom de la liberté et de la singularité, plus il aspire à légitimer durablement le modèle de l’économie marchande. C’est un imaginaire dont la fonction symbolique intègre une forte dose de fondamentalisme religieux et quelques vagues expérimentations sexuelles réservées à des privilégiés payant ainsi leur soumission. À l’image de l’ensemble des rapports sociaux de la vie quotidienne colonisée, cette liberté accordée à la jouissance est une liberté conditionnelle.

Pour étendre sa domination, la société du Chaos favorisera sans relâche toutes les formes d’intégrismes, puisqu’ils sont les garants du retour à l’obscurantisme que réclame sa souveraineté.


Voir les autres épisodes de "la société du chaos"

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 05:48

Qu'enfin harem: artiste peintre décorateur et surtout dessinateur ! Ayant fait des études des beaux arts a Perpignan et Épinal ! Préfère l'école de la vie et les bouquins pour ma ressource personnelle et de l'apprentissage ! Tout mes travaux et expos se rejoignent dans l'humour et le dessin pour en extraire l’élixir de l'auto dérision

 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
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