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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:31

foto4-0432.jpgfoto4-0433.jpgalfons.jpgl'écrivain valencien Alfons Cervéra à gauche, le journaliste Nicolas Caudeville au centre et l'écrivain Catalan Gildas Girodeau

 samedi 16 février à  Librairie Torcatis, 10 rue Mailly à Perpignan,deux auteurs catalans vivant de part et d'autre de la frontière Franco-Espagnole, Alfons Cervera et Gildas Girodeau, nous font partager leur vision sur la mémoire du franquisme. Le débat animé par Nicolas Caudeville, fut fourni avec outre les interventions des auteurs, celle du politologue Dominique Sistach, du Journaliste et écrivain Aleix Renyé et de Victor Simal de la Semaine du Roussillon, débat aussi bilingue en français et catalan. Aprés la présentation des auteurs, la question fut posée à Alfons Cervera: quelle est votre mémoire du franquisme? Ce à quoi, il répondit:" Il n'y a pas de mémoire du franquisme parce que le franquisme est toujours d'actualité en Espagne!" De là, il a été parlé de la loi de 2007 sur la mémoire historique link en Espagne, et le cas particulier du juge Baltasar Garzon link qui voulait rouvrir les fosses communes de républicains espagnoles a été attaqué par le syndicat Manos Limpias link et la Phallange, il finira par ne plus pour pouvoir être juge en Espagne link. Gildas Girodeau a abordé quant à lui, les dernières déclarations du secrétaire général du parti socialiste français sur l'acceuil des républicains espagnols par la France en 1939 link , se demandant si celui-ci jouait plus dans la catégorie des ignorants ou du révisionisme historique...

Pour écouter la conférence link

Voir ausi:

Perpignan:Regards croisés sur la mémoire du franquisme.

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-perpignan-regards-croises-sur-la-memoire-du-franquisme-115372310.html

L'écrivain mexicano-catalan Jordi Soler fait sa fête à l'ours interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-l-ecrivain-mexicano-catalan-jordi-soler-70547950.html

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 09:52

elise.jpg

La libraire Elise Paquin,  présente chaque mois ses coups de coeur en littérature fantastique, héroïque fantaisie, science-fiction, BD, Manga.un détail cependant , avant, c'était sur http://loeildupharynx.over-blog.com/.Mais ça, c'était avant . Passez de l'autre coté du miroir avec Elise au pays des merveilles en guise de lapin blanc.

Librairie: la  rubrique Fantastique, Héroïque Fantaisie, BD, Manga la rubrique d'Elise Paquin 4

http://loeildupharynx.over-blog.com/article-librairie-la-deuxieme-rubrique-fantastique-heroique-fantaisie-bd-manga-la-rubrique-d-elise-paqui-109881902.html

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 21:56

charles-trenet52.jpg9782021009835_1_75.jpg

Dans sa chronique de "la semaine du roussillon", le journaliste Bernard Revel dénonçait que pour le 100ième anniversaire de la naissance du chanteur Charles trénet et le prix nobel de littérature Claude Simon, le département et la mairie de Perpignan, ne se remuait pas trop pour leur rendre hommage!

 

"Bon, d’accord, j’exagère. Comment peut-on dire qu’on hait une ville en bloc, comme ça ? Ça n’a pas de sens. D’ailleurs, j’aime Perpignan. Mais je n’aime pas tout. Aimer une ville, ça ne veut rien dire non plus. Une ville, c’est une bouteille vide. Aime-t-on une bouteille vide ? Je veux dire, c’est un contenant. Mais ce qui compte, c’est le contenu. Dans Perpignan, il y a des choses que j’aime. Des gens, d’abord. Des lieux aussi. La Promenade des platanes avec ses Maillol, la terrasse du Grand café de la poste, le cinéma Castillet, la librairie Torcatis, la place de la Loge, quelques coins au bord de la Basse, quelques vieilles rues et puis c’est tout ou presque. Le Perpignan que j’aime est tout petit. J’en fais vite le tour. Je m’efforce d’éviter le reste, tout ce qui pourrait vite gâcher, pour peu que ma disposition d’esprit s’y prête, ma promenade.Mais on ne peut pas toujours fermer les yeux. On ne peut s’empêcher de voir et de sentir la saleté dès qu’on s’éloigne du centre, de pester contre toutes ces rues hostiles aux piétons et aux cyclistes, inaccessibles aux handicapés, de fuir telle place écrasée de soleil où montent la garde de longs pinceaux pelés autour de bancs où personne ne s’assoit, d’être agressé par des panneaux de « communication » politique qui, pour reprendre l’ancien slogan de Charlie Hebdo, « nous prennent pour des cons ». Alors, parfois, ça sort comme un cri : « Je hais Perpignan ! » Même si, au fond, je pourrais dire la même chose de beaucoup d’autres villes. Elles finissent par se ressembler toutes dans leurs alignements géométriques, avec leurs immeubles de verre et d’acier sans grâce, leurs mêmes vitrines répétées à l’infini, et, tout autour, dans l’archipel des ronds-points, leurs mêmes horribles zones commerciales. A croire qu’un seul architecte a conçu tout cela.

Mais bon, j’aurais bien aimé que Perpignan sorte du lot, invente, imagine, étonne. Hélas, si la ville se distingue c’est pour me donner d’autres raisons de la détester. Je ne l’aime pas quand, grenouille voulant être aussi grosse qu’un bœuf, elle se dote d’un « Centre del Mon » qui crève à force d’être trop enflé. Je ne l’aime pas quand elle détourne la pensée d’Albert Camus et tolère dans un espace public un monument à la gloire de l’OAS. Mais surtout, je ne l’aime pas quand elle n’est même pas capable de rendre un juste hommage à ses propres enfants. Dans Catalan, il y a talents, paraît-il. Encore un slogan creux dont se parent des élus toujours prompts, qu’ils aient la raie à droite ou à gauche, à se caresser eux-mêmes dans le sens du poil. Mais le vrai talent, s’en soucient-ils ? Quand on voit comment ils ignorent les plus beaux fleurons perpignanais du siècle passé, on peut se poser la question.

Il se trouve que 2013 est l’année du Centenaire de Charles Trenet et de Claude Simon. Charles Trenet est né à Narbonne le 18 mai 1913. Il a vécu à Perpignan de 1922 à 1930. Son talent a véritablement éclos dans cette ville sous l’influence du poète Albert Bausil et de sa bande. Nombre de ses chansons évoquent la cité catalane, ses filles, ses personnages, ses rues, ses monuments, sa gare. « Fidèle, je suis resté fidèle », dit un de ses plus beaux refrains. Et son répertoire le prouve. Claude Simon est né le 10 octobre 1913 à Tananarive. A la mort de son père, militaire tué au front en 1914, il vient vivre à Perpignan avec sa mère, d’origine catalane. Il y restera jusqu’à la mort de cette dernière en 1924. Dans nombre de ses livres, Claude Simon décrit le Perpignan qu’il a connu (« Le Tramway », « L’Acacia », « Le Vent »). Il obtient en 1985 le Prix Nobel de littérature. Charles Trenet et Claude Simon ont fréquenté la même classe de cinquième du collège François Arago lors de l’année scolaire 1924-1925, ainsi qu’en atteste une photographie où ils sont assis chacun à une extrémité du premier rang, Claude à gauche, Charles à droite. Ils ont 11 ans. Ils se sont à peine connus. Suite au décès de sa mère, Claude Simon part en cours d’année pour Paris.

N’y avait-il pas, en 2013, une occasion unique de les réunir dans un même hommage ? La ville y a-t-elle pensé ? Il semblerait que non. Narbonne célèbrera le Centenaire de Trenet. Paris aussi. Perpignan ? Trenet, connaît pas, même si une salle porte son nom au palais des Congrès. Claude Simon sera mieux loti puisque l’Université de Perpignan qui n’a jamais cessé de l’étudier lui consacrera un colloque en octobre en association avec la librairie Torcatis qui, par ailleurs, présentera en mai le tome II de ses œuvres dans la Pléiade.

Mais ne pensez-vous pas que le double événement méritait une toute autre ampleur ? Le « talent » de ces deux Catalans n’est-il pas, aux yeux de nos élus, suffisant pour qu’ils consentent à donner leur nom à des lieux emblématiques de la ville ? Perpignan se déshonorerait-elle, par exemple, en baptisant Charles Trenet la promenade des Platanes ou en donnant à sa Médiathèque le nom de Claude Simon ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire, bien sûr. Les « décideurs » vont peut-être se réveiller, retrouver la mémoire et réaliser enfin que longtemps longtemps après qu’ils auront disparu, ce ne sont pas leurs noms qui courront dans les rues. Mais je me berce d’illusions. Je vais encore tomber de haut. Oui, vraiment, parfois, quand j’y pense, c’est plus fort que moi : je hais ce Perpignan-là !"

Voir aussi:

Célébrer le centenaire de la naissance de Claude Simon

http://lecercle.lesechos.fr/cercle/livres/critiques/221166478/celebrer-centenaire-naissance-claude-simon

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:39

_MG_6690.JPG

Lorsqu'on a su à l'archipel contre attaque que Marion Maréchal-Lepen venait pour la galette des rois du FN, on s'est dit que cela ferait une bonne interview. On a demandé à l'historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg, s'il était intéressé de faire une interview vidéo en double avec nous, il a tout de suite accepté. On a préparé des questions. Mais le réel ne s'adapte pas nécessairement à notre volonté. Si nous avions l'accord de principe pour l'interview, il avait fallu attendre les discours, les photos (tous le monde voulait sa photo avec Marion) . "Oui, pas problème! 5minutes" On a réussi à s'isoler un peu pour enregistrer au  calme (la musique d'ambiance avait quelque-chose d'étrange: "je suis né dans une caravane" du chanteur Raphaël, "Casser la voix" de Patrick Bruël, et Marion Maréchal-Lepen a fait son entrée sur le chanteur Coréen, Psy "Gangnam style") . L'archipel contre attaque vous passe son meeting (récit de ses tribulations à l'assemblée nationale et prises de positions politiques (elle dit préférer Poutine à Angéla Merkel!) et l'interview de 20 minutes que nous avons faites avec Nicolas Lebourg (bientôt en ligne, la vidéo d'Antoine Faure) 

Voir aussi 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-fn-marion-marechal-lepen-nous-avons-gagne-la-bataille-des-idee-interview-par-nicolas-caudeville-115042522.html

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:47

affiche-Le-Grand-retournement-2012-1

Hier le réalisateur et écrivain Gérard Mordillat link est venu présenter à Perpignan son dernier film "Le Grand retournement" adapté de la pièce de théâtre en Alexandrins de Frédéric Lordon (économiste,chroniqueur sur le blog de Paul Jorion link)  " D'un retournement à l'autre":"Film de 1h17mn‎‎ - Tous publics‎‎ - Comédie dramatique‎- Distribution: Jacques Weber, François Morel, Édouard Baer, Franck de La Personne, Jacques Pater, Elie Triffault, Patrick Mille, Thibault de Montalembert - : 

C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres. Adapté de la pièce de Frédéric Lordon cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins classiques. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière…".

Ente la librairie Torcatis et le cinéma le Castillet, il nous a accordé une interview.

Voir aussi:

Paul Jorion, Misère de la pensée économique : conférence

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-paul-jorion-misere-de-la-pensee-economique-111222171.html

Michel Onfray à Rivesaltes: "Je n'ai pas voté pour Hollande, justement parce que je suis un homme de gauche!" interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-michel-onfray-a-rivesaltes-je-n-ai-pas-vote-pour-hollande-justement-parce-que-je-suis-un-homme-de-110782443.html

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 14:05
Photo1881.jpg
A Perpignan, on s'agite autour de la municipale de 2014. Les candidats s’exhibent qui au marché, qui avec les commerçants...quand certains autres distribuent des médailles! Pendant ce temps là, à saint Cyprien...il ne semble pas que la tragique pendaison en prison de Jacques ait réglé les problèmes de la ville. Son successeur Thierry Del Poso est controversé link . Pour lui la démocratie n'existe pas entre deux élections municipales (voir en vidéo, le florilège  du maire en séance municipale publique) . Face à lui des blogs contestataires, que monsieur Del Poso attaque parfois en justice pour leur apprendre à mieux se servir de la liberté d'expression. Les plus virulents sont tenus par des retraités, un ancien préfet, un ancien haut cadre de la fonction publique et un ancien haut cadre du privée. Ces "terroristes à cheveux blancs" lui mènent la vie dure. Ces dangereux anarchistes nous ont accordé un entretien: nous attendons la réponse du maire avec impatience!
Les blogs:
Jean Jouandet élus du groupe Pugnace et association capespoir pour ma ville: http://www.pugnace.fr/ 
Patrick Cheguillaume Blog de l'ADC (association des contribuables) : http://www.adc-saintcyprien.com/ 
Blog de Bernard Beaucourt: http://unautrestcyp.over-blog.com/

Le courrier d'un bloggueur au maire de ST Cyprien et sa réponse

 

Saint Cyprien, le 8 Novembre 2009

Bernard BEAUCOURT

à

Monsieur le Maire

66750 SAINT CYPRIEN

Monsieur le Maire,

Vous venez de me faire part, par lettre du 28 Octobre dernier, reçue le 4 novembre,

d'un certain nombre de griefs à l'encontre de mon blog et par conséquent de moi-même,

blog qui a été créé dans un contexte très particulier, le 31 décembre 2008.

Vos remarques ont retenu toute mon attention et appellent de ma part les réflexions

suivantes :

En premier lieu, sans volonté de polémique, je vous indique que votre courrier daté du

28 octobre 2009 ne m'est parvenu que le 4 novembre.

Par ailleurs, je m'étonne du procédé que vous avez choisi délibérément d'utiliser : suis-

je à ce point infréquentable que le seul moyen que vous pensez utiliser à bon escient soit

la lettre recommandée ? Sans doute une habitude professionnelle vous conduit-elle à

privilégier l'écrit et vous a fait ignorer les règles élémentaires conduisant au dialogue,

privilégiant ainsi l'affrontement.

Pourtant, à votre initiative, nous avons eu l'occasion le 17 Juin dernier, en compagnie de

votre épouse et d'un couple de vos amis, d'échanger longuement dans un Mas à

Villeneuve de La Raho. J'avais conservé à l'esprit un échange, peut-être musclé ou

tendu, où chacune des parties avait pu faire état de ses positions et de ses divergences.

Il est vrai que le contexte était tout autre et, qu'à cette époque, vous n'aviez formulé

aucune critique à l'encontre du blog : vous vous êtes contenté de répéter une dizaine de

fois «il est dangereux, ce type». Mais à cette période, ce n'est pas allé au-delà, car les

informations que je diffusais vous servaient (sans doute, et n'y voyez là aucune critique,

parce que vous êtes moins sensible aux matières relatives à la gestion, l'informatique et

peut-être même la communication). Il faut également dire que la cible que je m'étais

donnée était l'équipe municipale précédente qui, après avoir accompagné Jacques Bouille

durant de nombreux mandats, lui a rapidement tourné le dos et invoqué une virginité,

voire une mise à l'écart sur l'ensemble des dossiers, objets de reproches de la justice

et, que cette équipe était également votre cible.

En second lieu, je souhaiterais vous répondre sur le fond des critiques que vous

formulez à l'encontre du blog. Vous y voyez une atteinte à votre vie privée et je peux

comprendre votre agacement. Vous évoquez la diffusion d'informations aussi

fantaisistes que diffamatoires. Je souhaiterais savoir, en premier abord, si les organes

de presse régionaux et notamment l'indépendant ont fait l'objet de remarques

identiques (par courrier recommandé) car les commentaires qui sont transcrits sont

autrement plus incisifs que ceux que je modère sur mon blog. Permettez-moi d'en

douter. A cet égard, la liberté d'expression de vos concitoyens aurait-elle moins

d'importance que celle de certains ou certaines journalistes du journal l'indépendant ?

Vous évoquez les propos aussi fantaisistes que diffamatoires : vous avez eu l'occasion

lors du conseil municipal du 13 octobre d'incriminer les blogs à ce sujet, en proférant

des menaces à leur encontre, menaces que je retrouve dans le courrier que vous

m'adressez.

Vous avez, lors de ce conseil municipal, laissé sous-entendre que les faits relatifs à des

actes de pédophilie auraient pu être évoqués. Je m'inscris en faux : non seulement je

n'ai jamais évoqué de tels faits, mais aucun des internautes non plus. C'est vous, et vous

seul, qui êtes venu sur ce terrain. Une telle déclaration publique a fait inévitablement

l'objet de commentaires par la suite, et j'ai, à plusieurs reprises, rappelé aux

internautes à quel point il était dangereux judiciairement et surtout moralement de

faire courir des rumeurs car elles sont susceptibles de porter atteinte à des personnes.

Je suis moi-même trop soucieux du bien-être de ma famille, de mes proches pour

accepter cela. Ceci étant dit, je ne maîtrise pas plus que vous les propos de la rue, mais,

je vous rassure et vous le savez bien, je ne m'attache qu'aux faits. La solennité de la

séance du conseil municipal a servi de caisse de résonance à vos propos et a interpelé

beaucoup de nos concitoyens, alimentant la rue.

C'est vous qui avez déclaré au journal l'indépendant que vous alliez recruter votre

épouse à la mairie, qui avez déclaré au journal la Clau qu'elle y serait bénévole, c'est

vous qui amenez le débat sur votre vie privée.

Je me permets de vous rappeler le contexte très particulier qui vous a amené à être

choisi comme le nouveau maire de Saint-Cyprien. Ne vous étonnez pas alors que de telles

déclarations conduisent légitimement tout citoyen qu'il soit élu de l'opposition ou non, à

s'interroger et manifester son étonnement.

C'est également vous qui mettez en avant votre famille lors des reportages de

l'indépendant sur votre élection et reproduisez les photos du journal l'indépendant du

14 septembre sur votre blog. Seul le hasard peut être à l'origine du « regroupement

familial » des photos publiées à la Une du journal l'indépendant, du site Internet de ce

journal et du choix éditorial sur votre blog.

D'ailleurs, vous semblez avoir oublié que j'ai moi-même signalé à l'un de vos amis (par

ailleurs, animé d'un désir de m'instrumentaliser, de me tenir à distance mais, dans tous

les cas, de garder le contact avec moi) que des propos diffamatoires étaient tenus à

votre encontre sur le journal l'indépendant puisqu'on vous accusait d'être à l'origine du

suicide de Jacques Bouille. Les mêmes propos étaient tenus sur mon blog et il a été

convenu avec cette personne que le commentaire ne serait pas modéré quelques instants

de manière à vous fournir des éléments de preuve. J'aurais très bien pu rester

indifférent, mais j'ai considéré que les limites étaient dépassées et que mon devoir

était de vous informer. Je ne sais, mais cela ne me concerne pas, si vous avez donné

suite.

Je tiens à vous assurer que votre vie privée m'indiffère : je n'en ai cure !

Il me faut également vous indiquer qu'un nombre certain de commentaires relatifs à

votre situation ne sont pas diffusées sur le blog et sont supprimés. Toutefois, ce

nombre n'est pas très important car, contrairement à ce que sans doute vous pensez, la

majorité des internautes qui interviennent sur le blog sont des gens responsables, même

si les choses qui peuvent être dites dérangent. Je vous ferais remarquer que la ligne de

conduite que je me suis assignée concernant ce blog, ne m'épargne pas et je suis logé à

la même enseigne. Contrairement à beaucoup de blogs d'hommes politiques, je laisse

passer les commentaires qui sont à mon désavantage. Je pourrais, éventuellement, vous

donner quelques références locales de blogs où seuls les messages « béni-oui-oui » sont

acceptés.

Enfin, par contre j'ai retenu certains de vos propos :

Durant les événements de la fin du premier semestre, vous ne vous êtes pas privé de

proférer des menaces, notamment à l'encontre d'un membre du conseil municipal, en

indiquant « je vais m'occuper de son cas », ce qui sous-entendait que vous alliez

intervenir dans un domaine qui ne relevait pas de sa fonction d'élu. Vous n'avez pas

manqué d'haranguer les personnes, assistant à une de vos réunions publiques, pour

qu'elles s'en prennent aux élus en place en les invectivant dans la rue même si certains

satisfaisaient à des obligations professionnels ou familiales : un bien triste spectacle !

En ce qui me concerne, dans l'indépendant du 31 août 2009, je vous cite « lorsque l'on

commence par manipuler les internautes puis les électeurs on peut être inquiet quant

aux comportements une fois élu ». Vous parlez, me semble-t-il, d'expérience. Vous

indiquez également «son programme, c'est d'être élu maire pour s'assurer un

complément de retraite». Là, également, vous parlez d'expérience et ceci démontre

toute la considération que vous portez pour quelqu'un qui n'est pas d'accord avec vous.

J'aurais l'occasion de revenir sur ce sujet. Je vous rassure, Thierry Del Poso ne sera

pas visé.

La considération que vous portez à la situation professionnelle de Jean Roméo, situation

professionnelle qui relève de sa vie privée, ne m'a pas échappée non plus.

Vous indiquez dans votre courrier qu'il m'est loisible de ne pas apprécier M. Thierry Del

Poso et vous m'invitez à avoir beaucoup plus de mesure et de respect pour les fonctions

que vous occupez et, donc, pour le maire ès qualité. Ceci relève d'un amalgame que je ne

comprends pas bien car cette expression laisse sous-entendre que le fait d'occuper

cette fonction doit freiner les remarques sur l'individu. Au risque de me répéter, je

précise que mon appréciation personnelle sur l'homme n'interfère en rien sur le reste de

mon action qui vise à redonner du sens à une gestion municipale qui s'est largement

écartée des citoyens et des personnes. À cet égard, vous, qui avez été assez critique

sur le système précédent, devez essayer de ne pas le pérenniser, comme vous l'avez

proposé aux électeurs.

Soyez assuré, Monsieur le maire, de la considération que je porte à l'encontre des

fonctions que vous assumez et qui, compte tenu de la gravité de la situation financière

de la ville, compte tenu de la crise économique qui touche le pays, et notamment les

citoyens en situation de précarité, nécessite que la population se rassemble autour d'un

projet et d'une méthode que vous seriez susceptible de porter avec votre équipe, selon

vos promesses lors de la campagne électorale. Ce n'est pas en la muselant que vous y

parviendrez. Je serais toujours auprès de vous lorsque les conditions d'exercice de la

démocratie seront remplies et toujours face à vous dès lors que la moindre place sera

laissée à l'inéquité, l'injustice, le clientélisme et au manque de débat. Dans votre

programme, vous parlez d'ouverture ! La rue ne bruisse que des décisions déjà prises :

vente de camping, déplacement du marché du village, marché de Noël, recrutements

divers et variés, mise à l'écart d'agents publics, réduction ou suppressions des primes

des personnels...

Pour terminer, vous me demandez de « considérer la présente comme valant mise en

demeure d'avoir à cesser sans délai vos attaques écrites ». Je ne me sens pas concerné

car à aucun moment vous ne pouvez être considéré comme une cible. Toutefois, il

m'appartient d'identifier et de mettre en exergue des incohérences, des divergences

dans vos actes et de rappeler certains propos, parfois peu amènes que vous avez tenus à

l'encontre des uns et des autres. À cet égard, les expressions «je peux travailler avec

tout le monde», «maintenant nous allons devoir travailler ensemble» sont un peu faciles

en regard du mépris que vous avez pu montrer durant la campagne électorale.

Pour vous permettre de disposer du temps nécessaire à l'examen de ce courrier, je vous

précise qu'il ne sera rendu public qu'après un délai raisonnable, à compter de la remise

personnelle effectuée à votre secrétariat.

Il va de soi que je continuerai à informer nos concitoyens au moyen de mon blog. Au fait,

selon Wikipedia, "un blog ou blogue est un site Web constitué par la réunion de billets

agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre antéchronologique (les plus

récents en premier). Chaque billet (appelé aussi « note » ou « article ») est, à l'image

d'un journal de bord ou d'un journal intime, un ajout au blog". Ce n'est qu'un moyen

supplémentaire de communication qui, comme tout outil, a ses avantages et ses

inconvénients. Il est loin de remplacer toute communication mais permet une diffusion

et un échange au rythme de chacun : les plus de 500 visiteurs journaliers ne s'y

trompent pas, le million de pages lues sera atteint dans une dizaine de jours et 135 000

visiteurs seront venus sur le site en 11 mois. Ce qui a pu servir à la cause de certains

peut devenir gênant dorénavant : je le comprends.

La ville ne dispose t'elle pas d'un blog tenu par un de ses agents, par ailleurs

correspondant du journal cité plus haut ? L'indigence du site de la mairie, mis en place

par vos prédécesseurs et non mis à jour, pour l'essentiel (hormis des arrêtés), depuis la

date gravée dans le marbre du 2 juin dernier contribue également à renforcer la

légitimité du blog que vous décriez.

Je vous prie de croire, Monsieur le maire, à ma profonde considération.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
D E P A R T E M E N T DES P Y R É N É E S - O R I E N T A L E S
Saint-Cyprien, le 28 octobre 2009
M. Thierry DEL POSO
Maire
Saint-Cyprien
Monsieur Bernard BEAUCOURT
7 rue Ernest Lavisse
66750 Saint Cyprien
Réf. : TDP 1 Cabinet KB
Lettre recoininandée
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Monsieur,
Je note depuis plusieurs semaines des informations toutes aussi .fantaisistes que
difamatoires et portant atteinte à ma vie privée sur votre blog.
Votre responsabilité en tant que modérateur et responsable de votre blog m 'autorise à
vous demander de prendre à l'avenir toute mesure nécessaire afin que cesse toute atteinte à
l'lzonneur ou l'intégrité du Maire de Saint Cyprien sous la ,forme de .fatases accusations,
dénonciations de délits.fictifi ou de rumeurs pénalement répréhensibles.
Si il vous est loisible de ne pas apprécier Monsieur Thierry Del Poso, je me dois, en
ma qualité, de vous inviter à avoir beaucoup plus de mesure et de respect pour les.fonctio~zs
que j 'occupe et donc pour le Maire es qualité.
--
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Vous voudrez bien considérer la présente comme valant mise en demeure d'avoir à
cesser sans délai vos attaques écrites.
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__
Le Maire,
M. Thierry DEL POSO
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:18

marion.jpgLa galette des rois du FN 66 à Villeneuve de la Raho avec en vedette le député Marion Maréchal-Lepen link

Lorsqu'on a su à l'archipel contre attaque que Marion Maréchal-Lepen venait pour la galette des rois du FN, on s'est dit que cela ferait une bonne interview. On a demandé à l'historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg, s'il était intéressé de faire une interview vidéo en double avec nous, il a tout de suite accepté. On a préparé des questions. Mais le réel ne s'adapte pas nécessairement à notre volonté. Si nous avions l'accord de principe pour l'interview, il avait fallu attendre les discours, les photos (tous le monde voulait sa photo avec Marion) . "Oui, pas problème! 5minutes" On a réussi à s'isoler un peu pour enregistrer au  calme (la musique d'ambiance avait quelque-chose d'étrange: "je suis né dans une caravane" du chanteur Raphaël, "Casser la voix" de Patrick Bruël, et Marion Maréchal-Lepen a fait son entrée sur le chanteur Coréen, Psy "Gangnam style") . L'archipel contre attaque vous passe son meeting (récit de ses tribulations à l'assemblée nationale et prises de positions politiques (elle dit préférer Poutine à Angéla Merkel!) et l'interview de 20 minutes que nous avons faites avec Nicolas Lebourg (bientôt en ligne, la vidéo d'Antoine Faure) 

 

Marine Le Pen à Rivesaltes: Harki soit qui mal y pense! interview Marine Le Pen 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-marine-le-pen-a-rivesaltes-harki-soit-qui-mal-y-pense-interview-marine-le-pen-par-nicolas-caudevil-110615614.html

Gilbert Collard, Mariniste, pas FN, meurtri par la désaffection de la langue française. Interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-gilbert-collard-mariniste-pas-fn-meurtri-par-la-desaffection-de-la-langue-fran-aise-interview-pa-106075814.html

L'historien Nicolas Lebourg, l'homme qui met en lumière ceux restés dans l'ombre des Lepens! interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-l-historien-nicolas-lebourg-l-homme-qui-met-en-lumiere-ceux-restes-dans-l-ombre-des-lepens-intervi-113564194.html

Front national : de Marine à Marion, de qui Le Pen est-il le nom ?

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/776651-front-national-de-marine-a-marion-de-qui-le-pen-est-il-le-nom.html

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:02

cade.jpgMichel Cadé

Et revoilà Michel Cadé, ancien vice président de l'université d Perpignan, historien, spécialisé dans le cinéma, président de l'institut Jean Vigo. On profité que les PUP sortent "Images de guerre et guerre des images" livre des actes du colloque du même nom, sous sa direction et celle de Martin Galinier pour lui ouvrir notre micro : guerre au Mali oblige!

Voir aussi:

Lorsque les Pyrénées-Orientales étaient révolutionnaires, récit par l'historien Michel Cadé! interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-lorsque-les-pyrenees-orientales-etaient-revolutionnaires-recit-par-l-historien-michel-cade-intervi-107337232.html

Le travailleur Catalan,André Marty: toute une histoire!interview de l'historien Michel Cadé 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-le-travailleur-catalan-andre-marty-toute-une-histoire-interview-de-l-historien-michel-cade-par-nico-78010778.html

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:51

Photo1868.jpgFabrice Lorente, le président de l'université de Perpignan depuis 9 mois

Avoir une université sur un territoire est une chance pour son développement. Plus qu'un théâtre, il est un facteur déclencheur d'installation d'entreprises qui pourront trouver les qualifications qu'elles recherchent et même inclure des innovations issues de l'université directement dans leurs produits. L'université c'est le lieu où l'on continu l'apprentissage de citoyen, où l'on prend le temps de penser, le temps de se socialiser.Il est évidemment le lieu de la recherche. La vie et la survie d'une université sur un territoire sont un enjeu pour celui-ci. Politiciens et citoyens s'en rendent-ils assez compte? A l'instar d'un Christian Bourquin, qui depuis qu'il est président de région a oublié d'être catalan et veut transformer l'université de Perpignan en "université Sud de France" (sa marque à lui qu'il a!) Il y a 9 mois, l'université de Perpignan a élu un nouveau président: Fabrice Lorente. Il était déjà vice-président dans les années précédentes. Il est jeune, ambitieux pour l'université, pour le territoire et pour lui. Il vient du sport. Entendons- nous bien, il n'est pas un"prof d'EPS" avec les auréoles sous les bras et la forte odeur qui va avec. Il est maître de conférence. Avec "l'autonomie" des universités, l'état a transféré la gestion de la masse salariale d'un des plus grands employeurs du département. Pour le président Lorente c'est donc, en matière de gestion, pour choisir il faut éliminer. Des heures de cours superflues? Des matières trop peu fréquentées comme les lettres classiques? Avec l'autonomie, ont-ils la liberté et les moyens du recrutement (prendre un historien comme Nicolas Lebourg serait-il une plus value pour Perpignan?) . 

Fabrice Lorente veut augmenter l'implantation et l'image de l'établissement qu'il préside dans le département et au-de-là. Mais les médias locaux jouent-ils le jeu? France 3 pays catalans, nous parle plus souvent du rugby qu'il soit à 13 ou à 15 que des recherches et des trouvailles universitaires! Pour France Bleu Roussillon, il semble que cela ne fasse pas partie du "concernant" de ses auditeurs...L'indépendant fait mieux pour le coup puisqu'il a à minima la rubrique campus. Fabrice Lorente a bien voulu se plier au flot des questions, sur un mode "à battons rompus". Avons nous les réponses à nos questions, ou ses réponses à nos questions: à vous de le découvrir!


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:06

arton1223-f1934.jpg

"Les migrants internationaux pauvres ont compris le refus d’hospitalité des nations riches. Un grand nombre d’entre eux – autour de 200 000 annuellement pour la France, 600 000 pour l’Europe – ne se présentent plus à nous comme é- ou immigrants, mais comme transmigrants. En perpétuel mouvement entre nations, ils sont devenus les colporteurs du capitalisme marchand moderne. Qui serait plus qualifié que les transmigrants pauvres pour offrir aux grandes firmes mondiales le vaste marché des pauvres, leur milieu naturellement proche, en passant en Europe, à leurs risques, des produits totalement hors taxes et hors contingentements ? Les majors de l’électronique du Sud-Est asiatique ne s’y sont pas trompés en développant l’économie mondiale « horizontale » du poor to poor, « l’entre-pauvres ».

À la rencontre des pauvres, ils circulent en France dans les quartiers enclavés, accueillis par des jeunes descendants des immigrants des années 60, qui se reconnaissent de moins en moins dans l’histoire collective que la nation leur propose. Le cosmopolitisme né de ces côtoiements engendre, parmi ces jeunes, une nouvelle sorte d’étrangers qui suivent, sur les chemins européens, les transmigrants du poor to poor,et collaborent aux initiatives des nouveaux migrants internationaux en inaugurant des dispositifs sociaux originaux. Pour certains la route entre les nations, dans un contexte de mondialisation et de transformation des migrations, devient une perspective de « sortie par le bas ».

Alain Tarrius est professeur émérite à l’université de Toulouse-Le Mirail et membre des laboratoires LISST et Migrinter.

Lamia Missaoui est maître de conférences à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines, et rattachée au laboratoire PRINTEMPS. Elle est également membre associé au laboratoire Migrinter.

Fatima Qacha est docteure à l’université de Toulouse-Le Mirail et membre du laboratoire LISST." A l'occasion de la sortie du livre Alain Tarrius nous a accordé une interview. Perpignan serait l'oeil du cyclone de tous les trafics

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