Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 15:08
 ITINÉRAIRE D’UN VOYEUR par l'écrivain Henri Lhéritier

C’est comme si elle ne me voyait pas, d’ailleurs comment le pourrait-elle ?
Les surprendre dans leur intimité est mon vice favori.
Par la porte entrebâillée, je l’observe, elle et ses formes rondes, élancée, belle, hiératique, sombre malgré un rayon de soleil venu du jardin, tout animé encore du frémissement des fleurs et des feuilles entre lesquelles il s’est glissé, et qui, sans la toucher ou l’effleurant à peine, donne du relief à ses flancs et des reflets cuivrés à sa robe.
C’est le meilleur du désir ces instants volés tout chargés des mystères qui ne nous sont pas destinés, que pourtant nous faisons aussitôt nôtres, ces moments où le plaisir s’attise sans que l’objet qui va le satisfaire n’en ait conscience, sans qu’il imagine la violence de la passion qu’il est en train de concentrer.
Flottant sous mon nez dont les ailes frémissent, tous les parfums m’environnent déjà, le sentiment d’un corps et d’une chair m’envahit, alors je reconstitue les gestes que je vais faire, la prendre par l’épaule, la pencher doucement, flatter ses rondeurs de ma main, toucher son cul, y glisser mes doigts, m’abreuver à ses humidités, tout est là, je suis en feu.
Elle m’attend, fraîche et dégoulinante.
Allez, j’entre.
Oh, tu sais, je me suis déjà tapé tes cousines, elles ne m’en veulent pas, bien au contraire, elles ont cédé sous mes assauts, aucune goutte n’a été perdue du plaisir qu’elles ont pris et de celui qu’elles m’ont donné, j’ai encore à l’oreille le son cristallin de leur libération, je les ai laissées pantelantes, vidées.
Léoville Poyferré et Léoville Barton, à l’ombre de st. Julien, ont gémi sous l’ardeur de ma langue, tu verras le bonheur que nous allons vivre.
À nous deux, ma garce !
Elle n’a pas jeté un regard vers moi, elle était condamnée à l’amour, mon verre de cristal à la main, mon tire bouchon dressé, je me suis approché de ma bouteille de Léoville Las Cases 1990, elle était prête, je la gardais dans ma cave depuis tant d’années.
Son temps de jeune fille était fini.
Elle allait y passer comme les autres
Je suis un insatiable amant.

Voir aussi:

les autres fait littéraires d'Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:43
 EXIL FISCAL : UNE FILIÈRE EN DANGER, LE VAMPIRE DE ROPRAZ par L'écrivain Henri Lhéritier

Ce vampire doit avoir des dents dégoulinantes de sang, cracher des poils et des cheveux, brosser ses habits et remettre son zizi en place, lorsqu’il quitte les cimetières du canton vaudois. Sur les cadavres qu’il déterre, on découvre les pires mutilations mélangées à de la salive et du sperme, le type, au clair de lune, doit s’en donner à cœur joie, sa partenaire n’a plus mal à la tête. Il la baise sans se préoccuper de la faire jouir. À sa sortie, les feux follets lui font une haie d’honneur : chapeau l’artiste !
Dans le dernier domicile de sa victime, ou plutôt de sa post-victime, déterrée à Ropraz le 21 février, le tableau est le suivant : Poitrine cisaillée, seins découpés, mangés, mâchés, main séparée du corps, tête aussi. Le sexe a été découpé, prélevé, mastiqué, mangé, on en retrouvera des restes recrachés, poils pubiens et cartilage, dans la haie dite du Cochet, à deux cent mètres au-dessus de la forge. Il faudrait passer sous quinze autobus pour se retrouver dans cet état, encore que les autobus ne mangent pas les sexes. Le Vampire de Ropraz doit aimer la chair non fraîche et les jeux de patience car il ventile les morceaux, façon puzzle comme on dirait au cinéma.
La savoureuse jeune fille, Rosa Gillieron, 20 ans, enterrée la veille, avait été dégustée dans la nuit par un fin gourmet. Le reporter de cette scène est le dénommé Jacques Chessex, écrivain vaudois, qui ne fait pas dans la dentelle. Il ne s’en lèche pas les babines, mais c’est tout comme. Ah, il aime ça ! Ce genre d’horreur n’a pas l’air de lui défriser la moustache, au contraire. Il n’en rajoute pas mais n’exonère d’aucun détail, il a raison, la littérature n’est pas visions ou sons entendus, elle est mots qui n’édulcorent pas et rendent plus précise encore la perception des sens. Si elle n’est pas portée par la violence, la littérature n’existe pas.
D’ailleurs, on ne peut pas lui en vouloir à Jacques Chessex, il n’invente rien, il relate des événements ayant eu lieu dans le Haut-Jorat vaudois, en 1903.
Aussitôt, émois, suspicions, dénonciations de voisinage, rancœurs se libérant, manifestations violentes, telles ces « marches blanches » d’aujourd’hui, qui, sous prétexte de rendre hommage à des victimes, servent à exalter des haines, à les exacerber. Cet expressionnisme de la compassion porté par des foules, suralimenté par la férocité de chacun, réveillant l’instinct animal de hurler avec les loups, n’étant qu’un moyen de faire apparaître à la surface notre vieux fond de barbarie et nos envies de justice expéditive. Ces « marches blanches » sont en fait des marches rougies par nos désirs de sang.
D’autant qu’à Carrouge, le 14 avril de cette même année, on observe que des gamins sont en train de jouer au foot avec un étrange ballon, en s’approchant, on constate que c’est la tête de Nadine Jordan, morte très jeune de tuberculose, enterrée le 11 avril. Et cette fois on ne retrouve même pas le sexe.
Puis le 21 avril, à Ferlens, à l’est de Carrouge, rebelote, Justine Beaupierre, 23 ans, vient de mourir de phtisie, on découvre, le lendemain de son enterrement, des morceaux de son sexe dans des buissons à côté de sa tombe.
Mais au fond, existe-t-il une loi qui interdit de faire l’amour à des morts ? Tue-t-on des morts ? Pas de crime donc. Je pose la question, qu’on ne vienne pas m’agresser ! Un mort n’est plus vivant, un type qui bouffe des morts est-il un assassin ? Non n’est-ce pas ! Nous bouffons bien des animaux morts, alors hein ! Et après tout l’art de la médecine ne progresse-t-il pas grâce au dépeçage des cadavres ?
Il faut quand même, je le reconnais, laisser les morts reposer en paix. Il y a un trouble évident à l’ordre public des cimetières. S’il devait arriver qu’on me dépouille ainsi post-mortem, je ne voudrais pas que l’on touche à mes pieds, ils sont si sensibles.
L’enquête se fait tout azimuts, et les marginaux du coin, les ivrognes, les joueurs, ceux dont l’inconduite est notoire, les petits délinquants, sentent passer le vent du boulet. Le vampire de Ropraz choisit ses plats, son menu est constitué de jeunes femmes, il ne fait pas dans les vieilles mortes. Est-ce une piste ? L’affaire s’éternise, les peurs se répandent dans tout le canton, la montagne est gelée d’effroi. Et moi aussi !
Puis un jour, miracle, si j’ose dire, dans une étable on trouve un jeune homme, garçon de ferme un peu arriéré, tête fuyante, alcoolique, vicieux, taiseux, un nommé Charles-Augustin Favez, monté sur un tabouret, le pantalon baissé sur les bottes, en train d’enfiler en pleine nuit, une vache non consentante, enfin non consentante c’est moi qui le dis, peut-être l’était-elle (consentante). Voilà notre coupable, s’il se tape des vaches, il doit être capable de violer des mortes. Quel rapport pourrait-on se demander entre une vache vivante et une jeune femme morte ? Du point de vue de la chair, je veux dire.
Ces événements, l’enquête, l’attitude de Favez, son procès, constituent le déroulement du Vampire de Ropraz, appelé roman sur la couverture, mais qui est expressément la relation d’un fait divers authentique, 108 pages, quelques-unes assez violentes, on l’a vu, un regard cru sur un petit coin de montagne, en Suisse, c’est Chessex, je commence à le connaître, c’est du violent comme on dirait encore au cinéma. Chessex, parle de la Suisse des campagnes, mais ce n’est pas un écrivain de terroir, ou plutôt il est peut être la plus belle expression d’un écrivain de terroir, il aime et châtie.
C’est un bon livre pour quiconque est septique sur le repos éternel et n’a pas peur des vampires, c’est un moyen de couper l’appétit des exilés fiscaux qui feraient mieux de surveiller leur femme ou leurs filles, surtout si elles sont mortes d’ennui dans l’argent sauvegardé et enterrées là-bas, c’est aussi un plaidoyer utile à l’association des futurs incinérés : Suivez-nous, voyez à quoi vous échappez, paix à nos cendres.
En prime, Jacques Chessex, nous livre une conclusion, à sa manière, pas piquée des vers d’outre-tombe.
Bravo, Chessex !

Voir aussi:

Le tout meilleur de l'écrivain Henri Lhéritier:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 13:34
DIX PETITS CONTES N°X - VENI CREATOR par l'écrivain Henri Lhéritier

Un grand gaillard, à tête de propriétaire foncier, tapa violemment sur la porte de bois.
On entrouvrit.
Monsieur, fit à voix très basse quelqu’un dont on devinait, dans l’entrebâillement, le visage alarmé, pouvez-vous attendre quelques minutes.
La porte se referma.
Le type se remit à taper, furieusement cette fois.
Monsieur, je vous en prie mon épouse est là, en train d’accoucher, fit le même visage alarmé.
Que voulez-vous que ça me fasse, je dois récupérer mon âne.
Mais, monsieur, mon épouse, mon enfant…
Et mon âne, alors, fit le propriétaire foncier dans un rictus immobilier, puis continuant, allons, allons, laissez-moi entrer, cette étable m’appartient, un enfant ce n’est pas le bout du monde, un de plus, un de moins, la preuve, vous faites naître le vôtre n’importe où, et puis croyez-vous qu’il changera quelque chose sur cette terre ?
Votre âne le fera-t-il, fit la voix derrière la porte.
Non plus, mais pour porter des sacs de farine, il sera plus efficace que votre rejeton, allons, finissons-en !
Forçant la porte et, sans un regard pour l’avènement qui se déroule sur la paille, il récupère son âne, allez, viens toi ! puis il maugrée hé ! bien, je m’en souviendrai de cette soirée !
Le bœuf regarde la scène de son œil impavide.
L’âne, réticent, braie en partant.
Depuis cette date, premier jour de l’an zéro, les ânes ont une fâcheuse réputation.
Ils n’y sont pourtant pour rien !

Voir aussi:

DIX PETITS CONTES N°IX - O TANNENBAUM par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/dix-petits-contes-n-ix-o-tannenbaum-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°VII - L’ÉCHO DE NOS MONTAGNES par L'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/dix-petits-contes-n-vii-l-echo-de-nos-montagnes-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°VI - CESSER DE BOIRE! par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/dix-petits-contes-n-vi-cesser-de-boire-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

Tout Henri Lhéritier!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

DIX PETITS CONTES N°IX - O TANNENBAUM par l'écrivain Henri Lhéritier

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 13:59
 DIX PETITS CONTES N°IX - O TANNENBAUM par l'écrivain Henri Lhéritier

Des types ont sauté de pick-up à mitrailleuse, on a entendu des ordres et des cliquetis de culasse, ils ont déroulé des barbelés devant eux et après avoir établi des barrages dans les rues adjacentes, ils ont attendu, l’arme pointée.
Un chien passa en aboyant.
Une vieille femme aussi.
Une sono qui diffusait une musique d’ambiance baissa d’intensité, il allait se passer quelque chose, on le sentait.
Soudain un ordre :
« Feu ! ».
Une seule salve suffit.
Alors on vit une grosse tache rouge allongée par terre.
Les officiers s’avancèrent l’arme à la main.
La tache rouge bougeait encore, elle parla faiblement dans sa barbe blanche ensanglantée :
« Putain les gars, pourquoi moi ? Deux ans de chômage, je venais juste d’obtenir un CDD de rien du tout pour les fêtes et voilà que… »
On l’avait pourtant dit : « pas de Père Noël, en ville ! ».
L’un deux tira le coup de grâce sous le bonnet du bonhomme dont la tête éclata tandis qu’à la sono publique, les chants reprirent leur volume normal.
Les portières claquèrent, une balayeuse passa, la rue retrouva son rythme habituel.
O Tannenbaum, O Tannenbaum.

Voir aussi:

DIX PETITS CONTES N°VIII - SERIAL KILLER par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/dix-petits-contes-n-viii-serial-killer-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°VII - L’ÉCHO DE NOS MONTAGNES par L'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/dix-petits-contes-n-vii-l-echo-de-nos-montagnes-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/video-tribute-a-l-ecrivain-henri-lheritier-dix-petits-comptes-et-quelques-bonus-a-cassanyes.html

Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 15:52
DIX PETITS CONTES N°VIII - SERIAL KILLER par l'écrivain Henri Lhéritier

Cette nuit-là, aux urgences de l’hôpital, le personnel médical crut à une épidémie spontanée, des hommes et des femmes, arrivaient, livides, vomissant un magma glacé, ils se couchaient sur le côté, poussaient un cri et paf ! morts !
Les médecins étant en vacances aux sports d’hiver, les infirmières étaient débordées et les ambulanciers menaçaient de se mettre en grève.
Les policiers levèrent un œil, puis l’autre, et saluant le président de la république plein de chiures, de mouches - son portrait ornant le bureau de tous les commissariats de police de France - trouvèrent que ça faisait beaucoup de morts cette histoire d’indigestion, ils firent une enquête. Ils ne trouvèrent rien.
On était en train d’oublier l’affaire lorsque le jeune apprenti d’un pâtissier de la ville vint déposer une plainte parce que son patron avait tenté de le sodomiser sous la menace d’une arme.
Quelle arme ? lui demanda-t-on.
Une bûche glacée.
Une bûche glacée ?
Une policière stagiaire fut prise d’une illumination : Votre patron le soir de Noël, que faisait-il ?
Je ne l’avais jamais vu aussi excité, dit le mitron, ce soir-là, il a garni le coffre de sa voiture de bûches glacées, il est revenu quelques heures après, apaisé et ayant tout livré.
Mon Dieu, fit la stagiaire, les morts de Noël, c’était lui !
On le confondit grâce à l’ADN.
Il finit par s’expliquer.
Un de ses clients, lui avait dit : Votre bûche glacée, là, elle est dangereuse, c’est une sorte de béton, vous ne trouvez pas ? D’ailleurs tout le monde le dit. Ah, c’est comme ça, avait-il fait, ils vont voir un peu. Il avait passé la nuit à retrouver tous ses clients, l’un après l’autre, et à leur enfoncer une bûche glacée, en entier, dans le gosier jusqu’à la glotte.
Cette affaire fut appelée : Massacre à la bûche glacée.

Voir aussi:

Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/video-tribute-a-l-ecrivain-henri-lheritier-dix-petits-comptes-et-quelques-bonus-a-cassanyes.html

La rubrique Henri avec les autres contes

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:45
Derrière l'humour une analyse fine de la société et de ses excès!
Derrière l'humour une analyse fine de la société et de ses excès!

Ce matin fut un beau moment de sociabilité au bar Cassanyes chez Gille, à Perpignan. Autour de l'écrivain Henri Lhéritier se sont retrouvés des personnes qui ont lu et interprété ses textes pour le plus grand plaisir des spectateurs présents nombreux. Plaisir simple et collectif, merci à Romane Piau,Gildas Girodeau, Bernard Cabane,Maryse, Suzanne,Josep Cabré, Jean Lhéritier...

Vous aussi, prenez le temps de passer un bon moment: on vous en a gardé une part

Voir aussi:

DIX PETITS CONTES N°VII - L’ÉCHO DE NOS MONTAGNES par L'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/dix-petits-contes-n-vii-l-echo-de-nos-montagnes-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

L'esprit de Noël régnait ce matin là, au bar Cassanyes Chez Gilles

De belles envolés lyriques!

Et un inédit!

Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Vidéo: Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à Cassanyes!
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:27
Aujourd'hui,Tribute à l'écrivain Henri Lhéritier: dix petits comptes et quelques bonus à place Cassanyes!

L'écrivain Henri Lhéritier est prolifique. Mais malgré, son prix Méditerranée Roussillon cette année, il n'est pas assez connu et reconnu ici. Pour tout dire:pas prophète en son pays. Il y a peu, il offrait ses dix petits comptes au site l'archipel contre attaque. Celui_ci ayant la reconnaissance du ventre a décidé d'organiser une lecture de ceux-ci par dix personnes différentes...Perpignan, place Cassanyes, bar Cassanyes Chez Gilles à Perpignan de 11H à 12H30!

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 15:52
 DIX PETITS CONTES N°VII - L’ÉCHO DE NOS MONTAGNES par L'écrivain Henri Lhéritier

J’ai trouvé une première brebis, les pattes arrière brisées, un peu plus loin une seconde dont on avait arraché les sabots, d’autres encore, disséminées, puis je suis tombé sur une hécatombe, ça et là des brebis gisaient, à toutes il manquait quelque chose, qui une tête, qui un cou, qui des yeux, qui une langue. Spectacle de désolation !
Soudain m’apparut un bœuf, affaissé sur ses genoux, on lui avait brisé les pattes avant, il semblait en prière.
Pas loin de lui on avait déchiqueté un berger, on reconnaissait le bâton et sa veste de laine, mais sa tête avait éclaté, son bassin aussi et il n’avait plus qu’une seule main.
Le massacre a empiré, je vis successivement une bonne femme en robe bleue, décapitée, dépassant d’un voile blanc, sa longue chevelure blonde se devinait sous la paille qui jonchait le sol, un âne, couché sur le flanc, débarrassé de son côté droit, les oreilles détachées, un type à barbe, à l’air con, coupé en deux, et un enfant sans jambes dont les bras brisés pendaient à l’extérieur d’un berceau.
Quelque chose cheminait dans ma tête, une explication, des raisons de comprendre ce qui s’était passé, lorsqu’un type arriva dans mon dos en hurlant : vous l’avez vu, vous l’avez vu ?
Qui ?
Cet ivrogne qui passait, vous ne l’avez pas vu ? Il a emporté ma crèche de Noël, c’est lui qui a tout cassé, regardez, regardez, on le suit à la trace. Il s’appuya sur le mur et se mit à pleurer.
Je ne trouvai rien de plus malin à lui dire que : Ce n’est que du vulgaire plâtre, remettez-vous, bon sang !
Les anges, dans nos campagnes, aux ailes froissées, m’ont regardé l’air mauvais.

Voir aussi:

DIX PETITS CONTES N°VI - CESSER DE BOIRE! par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/dix-petits-contes-n-vi-cesser-de-boire-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES:N°V - SCIENCE AFFLICTION! par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-v-science-affliction-par-l-ecrivain-jean-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°IV - ILLUSIONS A PERDRE Je deviens fou! par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-iv-illusions-a-perdre-je-deviens-fou-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°III – SYMPHONIE INACHEVÉE par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-iii-symphonie-inachevee-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°II – VENDEUR DE CAUCHEMARS par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-ii-vendeur-de-cauchemars-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°I - AMOUR PATRIOTE par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/10/dix-petits-contes-n-i-amour-patriote-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES:N°V - SCIENCE AFFLICTION! par l'écrivain Jean Lhéritier

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 14:23
 DIX PETITS CONTES N°VI - CESSER DE BOIRE! par l'écrivain Henri Lhéritier

La télé n’en finissait pas de montrer l’excellence du savoir faire français, exposant comme des œuvres d’art, dans ce salon aéronautique qui se tenait annuellement, ouvert à tous, même aux enfants, des armements, des matériels de guerre et, dernières nouveautés, des avions furtifs et des bombes intelligentes, les militaires sont meilleurs que les écrivains pour attribuer un nom à des saletés. Des types galonnés répondaient à des questions pertinentes sur le nombre de morts que pouvait faire tel missile, qu’il soit air/sol, sol/air, sol/sol, et sol/sur ta face, bouffon, etc. etc, à qui on les vendait ? si les affaires marchaient ? Oui, oui, disaient-ils, du feu de Dieu, on pétarade.
Quand donc se débarrassera–t-on des ces matamores, fis-je en tendant mon verre que je venais de vider, souhaitant le remplir d’une nouvelle charge d’Islay, sorte de bombe au phosphore, single malt de 15 ans d’âge, aussi délicieux qu’un sous-marin atomique convoité par une puissance émergente.
Fatigué de mes déclarations pacifistes, lui, installé à côté de moi, me dit, dans le son cristallin du scotch heurtant les flancs du verre :
- Mais mon vieux, l’armée n’est pas une concession à la guerre, c’est au contraire l’instrument qui signifie notre désir de nous y opposer.
Beau sophisme.
Soigne-t-on le mal par le mal ?
Je dis :
- Un glaçon ou deux, merci.
Puis :
- Tu sais, j’ai connu un ivrogne qui ne cessait pas d’arrêter de boire.
- Ah bon, fit-il.
- Un jour, je lui dis, pourquoi te remets-tu chaque fois à boire ?
- Lorsque je ne bois plus, répondit-il, je n’ai plus la connaissance de ce qui me cause tant de mal, alors je me remets à boire pour mieux comprendre les dangers auxquels je dois échapper.
Nous ne cessons jamais de boire.
Nous faisons la paix pour mieux profiter de la guerre.
Je ne sais même pas si c’est la morale de cette histoire.
Peux-tu me resservir, s’il te plait ?

Voir aussi:

DIX PETITS CONTES:N°V - SCIENCE AFFLICTION! par l'écrivain Jean Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-v-science-affliction-par-l-ecrivain-jean-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°IV - ILLUSIONS A PERDRE Je deviens fou! par l'écrivain Henri Lhéritier http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-iv-illusions-a-perdre-je-deviens-fou-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°III – SYMPHONIE INACHEVÉE par l'écrivain Henri Lhéritier http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-iii-symphonie-inachevee-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°II – VENDEUR DE CAUCHEMARS par l'écrivain Henri Lhéritier http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-ii-vendeur-de-cauchemars-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°I - AMOUR PATRIOTE par l'écrivain Henri Lhéritier http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/10/dix-petits-contes-n-i-amour-patriote-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES:N°V - SCIENCE AFFLICTION! par l'écrivain Jean Lhéritier

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 20:41
 DIX PETITS CONTES:N°V - SCIENCE AFFLICTION! par l'écrivain Jean Lhéritier
Ils déplièrent une échelle métallique.
Hop ! ils sautèrent de la dernière marche, ce ne fut pas un grand pas 
pour eux, ils sentirent un sol gelé sous les pieds, et un vent, venu 
d’on ne sait où, qui avait dû passer à l’intérieur d’un congélateur, 
leur brûla le visage.
Pas très hospitalier ce lieu ! fit l’un.
Je n’y passerai pas mes vacances, fit l’autre, on ne voit pas le soleil.
Ils regardèrent vers l’horizon, il n’y avait pas d’horizon non plus, ou 
plutôt l’horizon était à leurs pieds, comme un qui est au fond de son 
garage et dont la porte serait l’horizon…, vous suivez, fit mon 
interlocuteur.
Je ne comprends rien à vos histoires, mais continuez, continuez.
En se retournant, ils aperçurent deux types qui ouvrant la bouche, leur 
dirent : « Que venez-vous faire ici ?». Mais ceci ils ne l’entendirent 
qu’au bout d’un temps qui leur parut immensément long, ils répondirent 
et cela arriva aux oreilles des autres avant la nuit, bien qu’il 
n’existât pas de nuit sur ce sol, ni de jour, mais une sorte de clarté 
telle qu’on la trouve dans une penderie lorsque surpris, on se cache 
d’un mari jaloux, vous suivez toujours, j’avoue que non, mais ce n’est 
pas grave, continuez…, ils répondirent donc, « On vient vous rendre 
visite », le son circulait avec une lenteur inouïe, car il n’y avait pas 
d’air pour véhiculer les particules sonores, c’est bien simple, il n’y 
avait rien.
Le lendemain ou deux jours après, on ne distinguait pas le jour de la 
nuit, ni le lendemain de la veille ou vice-versa, ils entendirent : « 
Nous sommes seuls ici, tous les deux et nous tenons à le rester, 
barrez-vous, on ne veut pas vous voir ».
Les deux cosmonautes, remontèrent dans leur capsule et ne revinrent jamais.
C’est fin, dit mon interlocuteur, ces deux individus craignaient pour 
leur identité, ils ne voulaient pas accueillir le moindre étranger, et 
pour leur faire comprendre qu’ils auraient tout à y gagner, à la vitesse 
où le son se propage sur cette satanée planète, il aurait fallu aux 
astronautes au moins un siècle terrestre.
On ne donna même pas de nom à cette planète, on laissa les deux 
extra-terrestres se geler les testicules sur leur glaçon et rester 
identiques à eux-mêmes.

Voir aussi:

DIX PETITS CONTES N°IV - ILLUSIONS A PERDRE Je deviens fou! par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-iv-illusions-a-perdre-je-deviens-fou-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°III – SYMPHONIE INACHEVÉE par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-iii-symphonie-inachevee-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°II – VENDEUR DE CAUCHEMARS par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/dix-petits-contes-n-ii-vendeur-de-cauchemars-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

DIX PETITS CONTES N°I - AMOUR PATRIOTE par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/10/dix-petits-contes-n-i-amour-patriote-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

Partager cet article
Repost0