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L'archipel Contre-Attaque

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 10:12
  Chronique moscovite (épisode 28) : Le plaisir aristocratique de déplaire (Baudelaire)‏ par Félix Edmundovitch Dzerjinski

« Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. » (Qui a dit ça, chien de Pavlov, qui ? Le Chauve ? Faux, c’est ton Mhollande en 2012 !! Ben depuis, la finance se porte bien, merci pour elle).

« En attendant l'avènement de la phase "supérieure" du communisme, les socialistes réclament de la société et de l'État qu'ils exercent le contrôle le plus rigoureux sur la mesure de travail et la mesure de consommation ; mais ce contrôle doit commencer par l'expropriation des capitalistes, par le contrôle des ouvriers sur les capitalistes, et il doit être exercé non par l'État des fonctionnaires, mais par l'État des ouvriers armés. » (le Chauve, bon, tu vois la différence ? Faut toujours revenir aux bases).

Nous y voilà, c’est la crise chez les Russiens, la grosse, tout le monde boit le bouillon, sauf ceux qui sont au-dessus de la marmite. Normal, c’est le capitalisme… Pour le Russien, ce n’est qu’un cycle car depuis l’effondrement de la mère-patrie du socialisme au visage radieux et réel, le Russien a connu la crise en 1991-1993, puis en 1998, puis en 2008-2009 et aujourd’hui depuis 2014. Les gens commencent à être mécontent de Blondin, qui n’en a cure, l’économie, c’est pas son fort à Blondin. Blondin, c’est pas un gestionnaire, il préfère la géographie et le sport (de combat). Mais quand même, ça grogne. En témoigne une conversation que j’ai eue à la bania avec Igor et Denis, deux russo-biélorusses. Denis dit ne pas aimer Blondin. Il a 40 ans et a eu 20 ans durant les années de chaos eltsiniennes et se souvient de ses 20 ans avec nostalgie. Il trouve que désormais, l’ennui a gagné le pays, c’était plus fun aux temps de l’outre alcoolisée. Bon, comme il est Russien, je te rassure, il conserve les fondamentaux du pays parce que je te voyais, te délectant d’un opposant à Blondin, ben il hait les Noirs, les Arabes et les homosexuels, c’est son tiercé, qu’il peut pousser jusqu’au quinté +, mais bon... A ce propos, il raconte comment il s’est égarée à Paris dans le quartier du Marais, il dit avoir craint pour son intégrité anale alors qu’il est bâti comme un Russien. Ah et aussi, il aime bien les Etats-Unis quand il y est pour voir son copinou Igor, qui a la green card. Mais quand il revient au pays des Russiens, il trouve que les Etats-Unis c’est la самая дебилная нация в мире (la nation la plus débile au monde). Et que je t’assaisonne la conversation de блин, блядь (putain) et de хуй (bites). La vraie langue de Pouchkine telle que parlée par le Russien. Mais surtout, ce que te dit Denis, c’est qu’il boit le bouillon, forcément, il importe des fleurs (et oui, le Russien est romantique) et des arbres (et oui, le Russien est écolo mais ne mange pas de quinoa) et il doit tout payer en dollars ou en euros et avec un rouble qui a perdu 40% de sa valeur en un an… Bon, moi je suis tchékiste et bolchévique, donc je ne pleure pas sur un entrepreneur/exploiteur. Et surtout, je me dis que le Russien, il en a vu d’autres dans son histoire. Il sait qu’il faut faire le gros dos, sortir les sacs de sables et le casque lourd et attendre des jours meilleurs. Pour résumer, le Russien est lucide sur la situation actuelle et il n’est pas très diversité ou multicu…

Drôle, sitôt ton chantre du libéralisme le plus échevelé, façon BHL, reparti vers Paris et ses mystères, j’ai nommé le ci-devant Macron, le ministre russien des Affaires étrangères, lors de sa conférence annuelle a déclaré : «Наши западные коллеги иногда говорят, что с Россией больше “бизнеса как обычно” не будет, и я убежден, что это именно так. В этом мы сходимся с ними. Больше не будет “бизнеса как обычно”, когда нам пытались навязывать договоренности, которые учитывают прежде всего интересы либо Евросоюза, либо США, и убеждали, что это не нанесет ущерба нашим интересам. Эта история закончена». Ce qui veut dire à peu près que certains de nos collègues occidentaux disent que le businessavec la Russie ne sera plus comme avant et il leur donne raison, il leur dit c’est fini comme Capri (Hervé Villard, reviens !). Et dire que ton homme de Cro-Macron (découvert près de Tautavel avec un Iphone fossilisé et quelques graines de quinoa) a cru qu’il préparait le jour d’après… En fait, les Européens et vous les Frantsouzy, vous pensez préparer le jour d’après, qui selon vous, sera comme le jour d’avant… Je pense que vous devez être ou schizophrènes ou sourds ou analphabètes. A mon avis, les trois à la fois ! Et puis, ton Cro-Macron, dans une interview, qui dit « J’ai la vision d’un Etat stratège ». Je rêve les yeux éveillés, mais quelle substance ai-je donc fumé ? Moi, je m’attendais à ce qu’il dise « J’ai la vision d’un Etat baltringue ». Mais un Etat, c’est forcément stratège comme te le rappelle la Russie d’aujourd’hui. Bon, ce petit gars, c’est de la mousse, je lui donne pas 6 mois parce que les résultats, y en a pas.

Et puis surtout, j’espère qu’il ne t’aura pas échappé que le Commandement des forces des États-Unis en Europe (EUCOM) a publié mercredi 27 janvier sa nouvelle stratégie militaire. Parmi les six missions énumérées, la première, the top priority, est l’« endiguement de l’agression russe » : « Le fait que la Russie participe à la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants ne peut occulter le mépris dont elle fait preuve pour la souveraineté de ses voisins européens et les normes internationales, qu’elle continue de transgresser », est-il écrit dans le document. Les États-Unis désignent le Russien comme étant la principale menace pesant sur l’Europe et se positionnent comme son protecteur naturel ou plutôt comme son mac ! Rien que ça !!! Clair, les bandits en babouches, ce n’est pas une menace en Europe, tu en sais quelque chose petit Frantsouz. T’entends ? Non, t’entends pas le bruit des T-34, que dis-je des Armata, qui s’apprêtent à déferler ? Ecoute ça en attendant la prochaine invasion/libération, https://www.youtube.com/watch?v=T7bgEO__Grget ça https://www.youtube.com/watch?v=hmx7b9bXMPY, ça dit joue pas au con l’Amérique, qu’est-ce que la Sibérie, qu’est-ce que l’Alaska, justes deux rives, faciles à franchir… Ah, tiens, si tu t’intéresses à ce qui se passe en Syrie parce que c’est là que tout se passe avec tes amis bandits en babouches, amis de tes amis américains, regarde ces quelques cartes postales russes, http://russiaworks.ru/dopolnitelno/novosti/

Bon, petit Frantsouz, faut que je te laisse, je pars en mission à Londres. A moi la National Gallery et ses Bronzino, Holbein, Piero Delle Francesca, à moi la Wallace Colleciton avec son Persée et Andromède de Titien, ses Boucher, à moi la bière, et je n’oublierai pas d’aller me recueillir à Soho pour verser une larme dans l’appartement du grand Karl !!

Les autres chroniques moscovites:

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 21:35
TVA CHARNELLE par l'écrivain Henri Lhéritier

Il s’appelait Charles, elle s’appelait Lucie, c’était un bon couple. Rêveurs et désargentés, ils se trouvaient assez déplacés dans le monde où ils vivaient. Leurs voisins de palier les regardaient de haut. À Pôle Emploi, on ne cessait de les houspiller parce que ils n’avaient pas fait ceci ou cela, il leur manquait toujours un papier, cela les perturbait, mais leur amour ne faiblissait pas.
Nous n’avons pas de valeur marchande, se dirent-ils, un jour, en regardant une émission sur les huiles d’olive. Ne se sentaient-ils pas mal à l’aise dans la société pour cette raison ? Nous devrions nous monnayer, pensèrent-ils. Peut-être pas nous vendre mais nous louer.
On leur avait dit qu’ils n’avaient aucune compétence. Ils décidèrent que leur compétence était leur corps, c’est ce que je pense aussi. Est-ce qu’on me demande quelque chose ? Elle était fraîche et fleurie comme une villa du midi sur sa corniche et lui était un canon de char T 34 ayant une cadence de tir d’orgue de Staline. Ils étaient prêts.
Ils commencèrent par leurs voisins. À l’aide de l’ordinateur, ils avaient conçu un dépliant où ils détaillaient leurs appas, entre autres une quéquette dressée sur deux dames-jeannes pour lui et une chatte légèrement sculptée pour elle. Là où ils montraient autre chose que leur cul, on voyait des plages, des palmiers, des piscines, des cocktails et des bateaux. Dessous, on pouvait lire le prix des prestations, et des propositions de remises pour groupes.
Ma foi, pourquoi pas, dirent les voisins qui ne les aimaient pas. Essayons !
Ils furent satisfaits et en parlèrent à leurs amis. Le Bon coin fit le reste. En amour, Charles et Lucie étaient dans le genre bac + 8, ils pouvaient agir en couple ou séparément, selon le rite orthodoxe ou hérétique et même schismatique. Ils n’avaient plus besoin d’aller à Pôle Emploi, ou alors comme conseillers, leur affaire tournait et ils s’aimaient toujours autant.
Tard, le soir, ils faisaient les comptes et se distribuaient le travail du lendemain, je t’ai louée cinq minutes au boulanger, celui à moustache ! Ah, oui, très bien ! Toi, tu as rendez-vous avec la coiffeuse à 10 h 00 et la banquière à 10 h 15 (ils avaient des horaires serrés) et, si tu veux, tu peux toujours finir l’esthéticienne et le livreur de pizzas. Il firent des émules.
Cette activité d’auto-entrepreneur créait de l’emploi.
Tant et si bien qu’il fallut la placer sous le régime de la TVA, cela obligea à des factures détaillées, certains clients préférèrent des forfaits tout compris.
L’Etat est un proxénète, hurla l’opposition.
On le savait déjà.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 17:42
ÉCRIRE UN  « THRILLER » par l'écrivain Henri Lhéritier

Depuis des années, ils ne cessaient de l’attendre.
Ils avaient accepté l’idée qu’il ne reviendrait pas en plein jour, mais au cours d’une nuit sans lune ni étoiles, aussi dans cette maison au bord de la falaise, par mauvais temps, lorsque que le vent fripant la lande faisait siffler les portes et les fenêtres, attentifs à tous les bruits du dehors, ils s’installaient le soir autour de la cheminée et ils veillaient. Irénée, le grand-père, ressassait cette idée que les marins disparus en mer ne meurent jamais, leurs proches les croient toujours vivants. En revanche, sans avoir jamais perdu l’espoir de les revoir, puisque le béret, les objets familiers et les photos des disparus se trouvent toujours sur le buffet, fatigué de les attendre, leur famille finit par mourir. Alors plus personne ne pense à eux, et c’est comme s’ils n’étaient jamais morts. Pour Irénée, l’immortalité s’éloignait de lui, ne naviguant plus il n’avait plus aucune chance de disparaître en mer ou alors il faudrait qu’une vague vienne l’enlever de son fauteuil au bord de l’âtre et l’emporte dans les noirceurs de l’horizon, zébrées d’éclairs, où le ciel et l’eau se confondent.
Ce soir-là, trouant le vent, ils entendirent au loin une mélopée que les bourrasques rapprochaient d’eux ou bien atténuaient par moments jusqu’à en faire un murmure à peine chanté.
On gratta à la porte. Un frisson les parcourut, ils s’agrippèrent à leur fauteuil :
Enfin lui ! s’écria Irénée.
Une voix éraillée et hésitante pénétra dans la pièce en même temps qu’un individu titubant qui chantait :
« Dans le lit de la marquise, nous étions quatre vingt chasseurs ».
Et lui, fermant son ordinateur portable, dit, rageur :
J’en ai une indigestion de tenter d’écrire des « thrillers », je fais une première phrase convenable, alors tout ragaillardi, j’en profite pour me servir du sancerre dans le grand verre à pied que j’utilise lorsque je suis content de moi, c’est à dire tout le temps et aussitôt ce verre avalé, mon truc devient n’importe quoi, j’en oublie les mobiles, m’embrouille les pinceaux dans les alibis, je finis par perdre l’assassin et, au bout du compte, je n’ai même plus de cadavre.
Bon Dieu ! Que viennent faire ici cet ivrogne et cette marquise nymphomane ?
Il leva les yeux au ciel.
Désormais, il se consacrerait aux vies de saints.
Et pourquoi pas, lui dis-je, aux marquises nymphomanes ?

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:39
Chronique moscovite (épisode 27) : За тебя Родина Мать!‏ par Félix Edmundovitch Dzerjinski

« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons. » (Le Chauve-fondateur)

L'argent est la patrie de l'industriel. » (Marx)

Pour commencer, une chanson du groupe préféré de Blondin, Lioube, qui s’intitule « За тебя Родина Мать! » (Pour toi, mère-patrie),https://www.youtube.com/watch?v=FpCQYn7hfoc, les images viennent entre autres de Crimée en 2014, un sacré bon coup de Blondin, ça. Toi, t’en as pas des comme ça des chansons, chez toi ça ne se fait pas de chanter sa patrie, au mieux c’est ringard, au pire c’est facho… Tu devrais réécouter Ferrat, « Ma France ». C’est drôle que vous soyez ainsi dans le dénigrement ou dans l’effacement/accouplement au profit d’une entité blobesque comme l’UE, votre Moloch. C’est ce qui te rend faible…

Mon petit Frantsouz, toi qui te complais dans ton statut de victime ou de gibier pour bandits en babouches qui se sont invités à ta table sans trop te demander la permission, je voulais te parler des 12 Héros de Russie. Blondin, au cours de sa carrière, a décerné 12 médailles de Héros de la Russie. Son pote, Ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, qui fut à l’origine du parti de Blondin Russie Unie au début des années 2 000 en est un des récipiendaires. Cela te donne une idée de ce petit cercle très fermé et de la gratitude de Blondin. Une fois par an, Blondin les reçoit pour un dîner en grande pompe au Kremlin. Mais qui sont, hormis Sergueï Choïgou, ces mystérieux héros. Eh bien, je vais te le confesser, cela me fait vraiment plaisir car ils appartiennent tous aux forces spéciales, FSB, SVR, GRU, spetsnaz, groupe Alfa. Que des bons, la crème de la crème. Et pourquoi ont-ils la médaille et ben parce qu’ils ont défendu leur patrie au péril de leur vie. Pas mal d’entre eux ont fait les campagnes de Tchétchénie et m’est d’avis que leurs ceintures sont ornées de pas mal de scalps de ces bandits. Les 12 héros de Russie, c’est pas tout à fait votre Légion d’honneur… Hommage à ces 12, salopards ou apôtres, en chanson,https://www.youtube.com/watch?v=zAxK9oUoDLk, une chanson dont le titre est « Je lève mon drapeau » et qui te dit entre autre, je crois en notre vérité, notre drapeau est notre phare, elle commence par mon pays, mon destin, mon rêve, ma guerre, mon amour, mon printemps, c’est beau, j’en ai les larmes aux yeux, ben oui le tchékiste est un sensible… Contrairement au Frantsouz ou à l’Occidental moyen, gavé de sous culture postmoderne, le Russien est un patriote qui aime son drapeau, désolé ! J’espère que ce clip a été montré au sémillant Macron(biotique) avant sa venue en Moscovie, histoire qu’il hume l’air du pays… Ah, j’oubliais, l’Anglois en son temps a également chanté l’amour de son pays, https://www.youtube.com/watch?v=8DrkHBRSAp4

Et tiens, écoute ça, https://www.youtube.com/watch?v=6PDDX6ePQaE. C’est une chanson hommage au travail des hommes du MVD (ministère de l’Intérieur), la police quoi, mais pas que, tu as des bataillons spéciaux, qui ont notamment été engagés en Tchétchénie. Alors, tu vas rire, tu vas trouver la musique ringarde, la mise en scène avec les images en toile de fond un brin larmoyante, mais c’est instructif parce cela a tiré quelques larmes à Blondin… Et oui, il compatit à la douleur des structures de force, Blondin. Car la chanson qui s’intitule « Je veux vivre ainsi », rend hommage à ces hommes qui protègent le pays et qui aimeraient avoir une vie normale mais qui passe leur temps à la risquer… T’imagine s’il y avait une chanson hommage aux homme du RAIID ou de la BRI par chez toi, ça gueulerait au fascisme, déjà qu’avec votre débat sur la déchéance de nationalité, vous faites marrer le Russie, qui là ne vous comprend objectivement pas. Ben ouais, ces bandits en babouche qui ont ta nationalité, en devenant bandit en babouche, ils s’excluent eux-mêmes de la communauté nationale… Logique, non ? Et celle-là, sur nos paras, comme ça tu pourras définitivement croire que le Russien est une raclure fascistoïde, https://www.youtube.com/watch?v=AT9CNOOImM0, alors qu’en fait c’est juste un problème de valeurs et tu n’es pas trop tolérant pour la différence, enfin, tu es plus tolérant avec certains… et d’ailleurs, cela t’a joué un tour…

Comme j’ai de l’entregent en bon tchékiste, j’ai reçu une invitation pour un cocktail avec le barde du libéralisme postmoderne triomphant, le ci-devant Macron. Je devais en même temps, en compagnie de bons amis, aller voir « Eugène Onéguine » de Tchaïkovski, d’après Pouchkine. Tu te doutes, sans t’offenser, que je n’ai pas hésité longtemps. Je suis allé voir « Eugène Onéguine ». Ben ouais, je suis un homme de culture, moi et puis qui se souviendra dans 150 ans de Macron et de ses bus ? Alors que Tchaïkovski ou Pouchkine, toute personne un peu cultivé s’en souviens ne serait-ce que pour « Le lac des cygnes », le « Casse-noisette », pour sa symphonie n°6 « Pathétique » et Pouchkine pour sa « Dame de piques », la « Fille du capitaine », le « Convive de Pierre », « Boris Godounov », bref, c’est inépuisable… Alors que ce freluquet de Macron, qu’est-ce ? Juste de la mousse, l’écume d’une vague poussive d’une sociale-démocratie en pleine putréfaction qui ne défend que les possédants en faisant le lit du fascisme. Il passera, ton Macron (je te rappelle que c’est un socialiste au passage) mais Tchaïkovski, Pouchkine, Lermontov et consorts demeureront. Ils demeureront tant qu’il y aura des hommes épris de culture, d’une culture exigeante (pas Jeff Koons ou le plug anal de pal place Vendôme)ce qui par les temps qui courent se fait de plus en plus rare… Bon, s’il me fallait faire un bilan de ce déplacement, je dirai qu’il avoisine le zéro absolu, le double zéro, sauf que celui-là, tu le fumes même pas et tout ça avec tes impôts, du moins pour ceux qui en paient. Ben c’est normal, au départ, il avait pas vraiment d’objectifs si ce n’est sa communication, le faire-savoir imposture. Le Russien, ça le fait bien marrer et c’est comme ça que vous croyez préparer le jour d’après les sanctions… Faudrait d’abord les lever et le Russien, son problème c’est qu’il a de la mémoire. Alors ce n’est pas en nous envoyant des ministres obsédés par leur communication que tu en seras au jour d’après, c’est lorsque tu auras signé un vrai contrat à quelques centaines de millions d’euros. Donc, au jour d’aujourd’hui, pour toi, c’est pignole, tu te la mets derrière l’oreille ! C’est bizarre, tu n’attends rien de ceux qui te gouvernent et tu es quand même déçu.

Les autres chroniques moscovites ici:

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 15:11
Le talent des morts de la veille est plus facile à déceler que celui de ceux qui débutent! par Nicolas Caudeville

Dans ces partages sur des chanteurs ou des musiciens morts, il y a certes de la vrai tristesse, mais aussi de la complaisance à pleurer sur sa jeunesse, ou montré qu'on a du goût, qu'on écoute pas n'importe quoi, qu'on sait déceler le talent...Problème étant dans ce cas, c'est que un chien célèbre était mort (ou un chat) vous eussiez partagez de même. Puisque le centre de tout, c'est vous. Vous n'êtes que le miroir d'une société du spectacle, vous reflétez le crépitement de votre époque, mais pour tout individualiste que vous croyez être, pas de goût personnel, pas d'émotions, pas de sensations, que la mise en scène de soi. Sans quoi, vous seriez à l’affût de ce qui est en train de naître, un groupe , un musicien un chanteur. Votre enthousiasme participerait à faire découvrir, donner l'envie. Mais, non, foin de tout cela et jusqu'à en manger, vous préférez la valeur sure par excellence, le mort de la veille.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 14:48
 UN LLUIS LLACH DANS LE MOTEUR par l'écrivain Henri Lhéritier

J’écoutais alors un lecteur automobile - un lecteur automobile n’est pas un type qui s’est introduit dans une Renault Scénic pour ouvrir un livre, ce n’est pas non plus un appareil audio monté sur pneumatiques, c’est un instrument, installé dans un véhicule à moteur, qui permet d’écouter des CD, dans le but de couvrir les vociférations des automobilistes qui vous suivent en se collant à vous ou qui, aux feux rouges, grimaçant derrière leur vitre, vous traitent de tous les noms et notamment de sale con – j’écoutais donc un détestable enregistrement des Beatles, ou plutôt une démolition de leurs enregistrements d’origine par de sirupeux arrangeurs ayant cru bien faire en gommant toute la partie rock de leur œuvre, dans l’intention assassine de faire mieux ressortir la partie guimauve (qui est hélas déjà présente, à l’état naturel, dans leur musique, mais qu’ils parviennent, lorsqu’on ne les trahit pas, à tenir plus ou moins en respect), ainsi avais-je le sentiment de déguster un baba au rhum sans rhum, un Sauternes saturé de sucre, d’écouter une 9ème symphonie sans chœur, sur des arrangements d’André Rieu, ou simplement de voir courir Balladur en nuisette transparente dans les couloirs d’un hôtel de passe (oui, que l’on ne me demande pas pourquoi, c’est comme ça !).
Je décidai soudain d’extraire ces Beatles-là de mon lecteur de peur qu’ils ne le transforment en chamallow ou en jaune sous-marin, et après les avoir jetés, sans tri préalable, pas loin de chez moi, sur les quais de l’Agly, en face de St. Martin, dans un conteneur à bouteilles vides dont je suis le fournisseur principal, je me mis à fourrager dans la boite à gants où on ne place plus de gants mais des tests pour mesurer des taux insuffisants d’alcoolémie, ainsi que des préservatifs, XXL et parfum jasmin, pour relations furtives mais néanmoins protégées et, en ce qui me concerne, un colt rutilant, de six ou huit coups, peut-être plus, qui ne me quitte jamais, persuadé que je rencontrerai un jour Céline Dion, en provenance du Canada ou du Japon (ils la relâcheront sans doute bientôt), et que la menaçant de mon flingue je lui ferai enfin rendre gorge des paroles de ses chansons que je ne connais pas mais que j’estime a priori vomitoires, et cesser le bruit infernal qu’elle émet en ouvrant la bouche et qui saccage mes oreilles, un point c’est tout !
De cette fouille, surgit alors un aigle noir, non pas du tout, qu’est-ce que je raconte, un prince blanc je veux dire, au nom chuintant comme un filet de source sous la mousse : Lluis Llach. Ce Llach-là apparut donc entre les Vêpres à la vierge du rocker Monteverdi et le Blue Suede shoes de l’excellent compositeur baroque Elvis Presley, morts tous deux d’intempérance et jetés, à l’époque, dans le Mississipi, du côté de Memphis, et du haut d’un pont, fleurs, cadillacs, couronnes, costume blanc à grelots, guitares, cuivres et violes de gambe y compris, à destination de l’alimentation des crevettes américaines du golfe du Mexique qui en sont mortes et des requins de la finance qui ne cessent, quant à eux, de prospérer, et je l’introduisis (sans préparation), (Lluis Llach donc), dans le dit lecteur.
Lluis Llach m’a réconcilié avec la musique autotractée, voilà au fond ce que voulais dire. Était-ce la peine d’en faire tant ?
Fringant, tout de liberté revêtu, chantant devant une foule énorme et enthousiaste, en 1976, la restauration de son pays, la fin de son étouffement et la délivrance d’un peuple, après la disparition de l’ombre ténébreuse que l’Espagne porta trop longtemps dans les plis de son histoire, Lluis Llach est alors sorti du corps exultant de ma Scénic diesel dont le bruit du moteur est devenu soudain plus harmonieux.
Est-ce l’enregistrement public et la liesse d’un printemps renaissant sur un interminable hiver qui donne à ses mélodies ne cassant pas trois pattes à un canard, ce souffle de vérité musicale et communique en même temps à des paroles, ce quelque chose qui vivifie et gonfle la poitrine d’émotion ? C’est possible.
Mais je déclare aussitôt que cette musique de variété m’intéresse, et de la même façon qu’après avoir rompu les ponts avec Alain Minc, j’ai cessé tout commerce avec lui, ce qui n’a rien à voir, mais que j’ai envie de laisser dans ce fourre-tout, celle-ci ne quittera plus mon lecteur, car il y a une autre cause à cette vibration qui me trouble, elle provient du fait que Lluis Llach fait partie de mon pays, parle ma langue, admire les mêmes horizons que moi, ressemble à mes paysages, dialogue avec ma famille et avec mes morts et nul ne peut exprimer mieux que lui cette communion. Lluis Llach est mon pays, comme lui, il est plein de fleuves, de mer, de collines, de montagnes et de visages aimés.
Pour proclamer que j’ai mis Llach dans mon moteur, il n’était peut-être pas nécessaire d’écrire cette tirade surréaliste, sans rime ni raison, sans queue ni tête, ni foie, ni rate, ni couilles, mais je suis comme ça, je n’y peux rien et me contentant de faire bouger mon pieu d’avant en arrière (attention, je parle d’une estaca, hein !), je n’ai aucune intention de me changer pour m’améliorer, de peur de faire plus mal encore.
Mieux que je n’en parle, son œuvre parle pour lui, parle de lui, parle de nous et célèbre la Catalogne. Écoutons-le.
Et maintenant, je range la voiture dans le garage et je vais écouter Bashung, honni soit qui mal y pense.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier:

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 10:31
Chronique moscovite (épisode 26): Bons baisers de Russie  par Félix Edmundovitch Dzerjinski‏

« Pas de révolution sans bain de sang. Nous ne faisons pas la guerre contre les personnes en particulier, nous exterminons la bourgeoisie comme classe. Ne cherchez pas ce que l'accusé a fait contre l'autorité soviétique. La première question que vous devez lui poser, c'est à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, son éducation, sa profession. » (le Chauve fondateur, mon pote)

« La liberté de critique est la liberté de l'opportunisme, c'est la liberté de transformer le parti en un parti démocratique réformiste, la liberté de faire pénétrer dans le socialisme les idées bourgeoises et les éléments bourgeois. La fameuse liberté de critique signifie éclectisme et absence de principes. » (Et encore le Chauve). T’as vu, à l’époque, nous pensions, nous théorisions, autre chose que Pierre Laurent, Mélanchon and co. , non ? Nous faisions peur au bourgeois…

« La loi n'est pas faite pour protéger l'individu contre l'Etat, mais pour protéger l'Etat contre l'individu. » (Vychinski). Bah, c’est une donnée universelle, non ?

Les fêtes sont passées et il te faut reprendre ton train-train, prévoir les prochaines vacances, ah l’été !! Oubliés les attentats, anesthésié que tu es par tes médias et la commémoration-communication. Passées les élections régionales et la peur de voir les panzers défiler au cœur de Paris, tu es un résistant, comme le revendique Estrosi, ce modèle, ce penseur qui, je n’en doute pas contribuera à la grandeur et au rayonnement de ton pays ainsi qu’à l’histoire des idées politiques. Le Russien a la dent dure sur votre système qu’il peine à concevoir comme démocratique. Pas bon, ça, de recevoir des leçons de démocratie de la part du Russien.. Ben ouais, le Russien peine à comprendre comment un parti qui rassemble près de 7 millions d’électeurs ne remporte aucune région et n’a que 2 députés. Et le Russien, il comprend que cela s’appelle le système, le truc qui est géré par les coquins et les copains, qui veulent pas partager leur fromage. Et chez le Russien, cela s’appelle des oligarques. En fait, ils te font croire que tu vis en démocratie mais tu vis dans une oligarchie, petit Frantsouz. Franchement, à voir ton pays, j’ai des frissons, il me rappelle les 25 dernières années de l’URSS… Bientôt la chute finale…

Ah, j’ai adoré interview de Boualem Sansal. Mollesse, faiblesse, renoncements sont tes trois mamelles, petit Frantsouz. Il te dit, comme moi, que tu n’es pas taillé pour le combat. J’espère que tu l’as bien écouté, parce qu’il te dit pleins de choses sur le réel, qui ne se limite pas aux prix de l’immobilier ou au futur collège de tes enfants, qui finiront peut-être au Bataclan et dont tu pourras lire l’évocation hommage dans ta presse de révérence, comme Le Monde.

Je reviens de petites vacances passées au soleil. L’hiver, le Russien, en dépit de la chute de sa monnaie, est pris d’une frénésie de soleil donc, il s’exile. Il ne peut plus aller ni en Turquie, ni en Egypte, alors il va à Goa en Inde ou en Thaïlande. Je me suis arrêté sur cette dernière destination, j’avais envie de voir à quoi ressemble l’homme en bermuda, qu’il soit Frantsouz, Germain ou Russien, il existe une internationale de l’homme en bermuda postmoderne. Bon, le problème du Russien, c’est que tu en as des comme ça mais la grande majorité a conservé ses réflexes… Donc, je me suis rendu en Thaïlande, pas pour ses enfants ou son opium, mais pour un peu de repos. D’abord Bangkok, une mégalopole, grouillante avec pleins de scènes de rue, le gens mangeant dans al rue, tu as plein d’échoppes sur les trottoirs qui te proposent des nourritures savoureuses ou épicées. Faut dire que les gens n’ont pas de cuisine dans leur appartement, si t’en veux une, c’est plus cher, donc ils mangent dans la rue. En dépit de quelques jolis temples, Wat Arun, Wat Pho…, Bangkok ne comptent que peu de touristes, en fait ils y transitent alors que la ville vaut le détour. J’y ai pris un cours de cuisine thaïe, je me suis baladé dans les Klongs (les canaux, Bangkok est devenu capitale à partir du 18ème siècle et se compose d’un agrégat de villages et de quartiers), je suis allé dans un food court (Food Republic) où tu peux déguuster de la street food sans risquer l’humliliante tourista. Après, j’ai mis le cap sur Ayyuthaya, l’ancienne capitale, du 14 au 18ème siècle, beaux temples souvent d’inspiration khmère. Après, j’avais le choix, aller me fournir en opium dans le Nord, Chiang Rai, afin de financer la révolution ou m’échouer sur une plage. En bon Russien, j’ai pris l’option plage, mais attentions, pas Phuket, pas Ko Phi Phi, pas Pattaya, non, Koh Siboya. Une île quasiement déserte où la population vit de la culture de l’hévéa et de la pêche, une île qui ne compte que deux hôtels. J’ai donc passé une semaine à relire les œuvres du Chauve, Marx et Victor del Arbol et à faire du kayak de mer le long de la côte. Et puis retour maison, passe de 35° à – 20°, c’est bon tout de même de rentrer chez soi. Cette semaine, direction la bania, afin que je me régénère. Le Soviet éponge, comme disait l’autre… Je suis revenu presque aussi bronzé qu’un réfugié syrien, faudrait que je pense désormais à taquiner l’Allemande… C’est bôôôôôôôôôô, la diversité ! C’est beau, le vivre ensemble… Tu en as de la chance…

Que dire sur cette nouvelle année qui s’ouvre ? Ben, elle risque d’être comme la précédente, c’est-à-dire pas vraiment fameuse. Les bandits en babouche vont continuer leurs happenings et leurs performances, l’Occident demeurera impuissant, puis ce sera toujours la même médiocrité ambiante… Vous avez reconduit les sanctions contre la Russie, votre seul allié, ben vous choisissez, mais faudra pas venir vous plaindre… De toutes façons, ces sanctions, cela fait un an qu’elles durent et même pas mal même si notre économie boit le bouillon, ce que les sanctions n’ont fait qu’accentuer mais elles sont tombées à côté de leur objectif qui était de faire changer Blondin de ligne vis-à-vis de l’Ukraine. Sur ton compte personnel, tu dois les sentir les sanctions puisqu’en 2012 la part de la France en Russie était de 5% et qu’elle n’est plus que de 3% fin 2015… Curieux, tes partenaires allemands et italiens n’ont rien perdu, eux, ils y auraient même gagné pour ce qui est des Germains, tes cousins européens. Mais bon, tu nous envoie ton Macron fin janvier…

Et pour finir une petite chanson, pour que tu n ‘oublies pas ta vraie place dans la société, https://www.youtube.com/watch?v=tnsDK5XVFq4 (ben ouais, en général, tu es salarié, donc esclave). Ah pardon, c’est pas ton monde que tu crois, j’avais oublié que la magie de la gôôôôôôôche était de s’être trahie et de t’avoir transformé en bourgeois. Bon, ben, le réel, tu vas bientôt te le prendre dans la gueule, en 2016 et en 2017.

Les autres chroniques moscovites:

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 19:19
Régions/élections: soir de bétail!par Nicolas Caudeville

La bien pensée et à la pensée juste ce que le moralisme est à la recherche de la lumière. Partant de là, le contexte actuel baigne dans le syndrome maginot, c'est à dire se croire protégé derrière une muraille que l'ennemi peut contourner, comme un gros doigt derrière lequel on pourrait se cacher. Mais qui reste un doigt.Comme dans le livre de l'historien britannique Alistair Horne,"Comment perdre une bataille" où il analyse en détail les différents facteurs de cette dramatique défaite de 40 : impréparation et démoralisation des troupes françaises face à l'organisation sans failles, la puissance et la volonté de conquête des Allemands. Comme à l'état d'un pays (voir notamment les derniers chiffres du chômage, ceux du chaumage sont bien meilleurs), on veut subvertir l'attention populaire par l'effet Houdini https://fr.wikipedia.org/wiki/Harry_Houdini , c'est à dire détourner l'attention pour disparaître ou faire disparaître. Focaliser l'attention du public sur les attentats ou le front national, en réagissant dans l'urgence, parce qu'on avait pas agi en amont. Pour pratiquer ce petit jeu là, il y faut de la tartuferie: cacher cet islamisme que je ne saurai voir parce que pas d'amalgame, mots qui auraient pu être une exortation à la réflexion et qui n'est devenu qu'un mantra à psalmodier . De manière générale, on est pas là pour réfléchir. Cette liberté n'est plus réservée qu'au miroir!

Comment en est-on arrivé là? L'enfer a été pavé au quotidien par la cohésion de la lâcheté et des renoncements généraux. Parce que chacun s'imagine individualiste et potentiel "winner" . Du coup, il ne se sent aucune solidarité avec la masse des autres: "les loosers" . Celle-ci d'ailleurs pensent comme lui. C'est toute l'ironie du système capitaliste et libéral, c'est qu'il arrive à faire croire au mouton qu'il peut hurler avec les loups.

Régions/élections: soir de bétail!par Nicolas Caudeville
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 15:57
JE N’ÉCRIS PAS « GOUACHES » par l'écrivain Henri Lhéritier

Lorsque j’entamai l’écriture de cette histoire je ne connaissais rien du passé d’Armand Bonnefoy, héros de « Gouaches ». J’ignorais par exemple sa profession, je le bombardai alors fonctionnaire des Finances. Un de plus !
Armand était de taille moyenne, plutôt svelte, le cheveu noir, une mèche lugubre tombant sur le front, genre Maurice Barrès, (pourquoi Barrès ? J’étais en tain de lire « La Colline inspirée », c’était peut-être pour ça), il représentait un compromis entre un vautour sur une croix de cimetière et un de ces ascétiques coureurs de rue que l’on croise le matin, bandeau sur les cheveux, suant et soufflant tandis que nous, dans le brouhaha de la vie, les nouvelles du monde et les senteurs de café, on va se jeter le premier blanc sec au bar le plus proche, un de ces types qui te fiche mauvaise conscience et a l’air de te donner des leçons, parce qu’il est censé se préoccuper de son corps, je me respecte moi, monsieur, te dit-il dans la béance de son short, le ruissellement de ses aisselles et la puanteur de ses godasses de sport, alors que tu t’en contrefous. Résultat, un jour il se fera écraser par un autobus tandis que toi, tu te poiles au jour le jour.
Comment tenir la distance avec un tel personnage. Aujourd’hui les lecteurs raffolent de héros ayant du vague à l’âme, chômeurs névrosés ou intellectuels frelatés prédisant la fin de la civilisation ou l’avènement du veau en sauce, et voilà que je sors un Maurice Barrès contemporain, et j’entends déjà se réjouir ceux qui aiment l’Alsace et la Lorraine.
Le père d’Armand Bonnefoy était archiviste sous Couve de Murville et sa mère lingère. Bonnefoy père avait trompé la République toute sa vie en fabriquant des cocottes en papier au bureau et son épouse en tripotant des filles pas très fraîches dans les quartiers louches de la capitale. Madame Bonnefoy mère était morte sous le pont Mirabeau, où coule aussi la Seine, accident, suicide ? on ne sait pas, le fleuve l’emporta en même temps que nos amours, on la retrouva quelques temps plus tard à Rouen, effilochée, le ventre plein de poissons, sous le consulat de Raffarin et une péniche. Se saignant aux quatre veines, elle avait eu le temps de donner à son fils une éducation religieuse, ce qui explique les retenues de celui-ci, sa couleur verdâtre à la Greco, le missel qui dépassait de sa poche et ses opinions politiques caricaturales.
Bon, j’en ai déjà assez, un roman c’est trop long et cela n’amuse que l’auteur.
Je n’écrirai pas « Gouaches »

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier :

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 10:36
Chronique moscovite (épisode 25) :‏"Ils ont le pétrole mais c'est tout"par Félix Edmundovitch Dzerjinski

« Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts. » (Philippe Muray)

« Le problème se pose uniquement ainsi : idéologie bourgeoise ou idéologie socialiste. Il n’y a pas de milieu… C’est pourquoi tout rapetissement de l’idéologie socialiste, tout éloignement vis-à-vis de cette dernière implique un renforcement de l’idéologie bourgeoise. » (Le Chauve-fondateur) Spéciale dédicace à François Grollande et à ses aficionados…

« Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise. » (encore mon pote le Chauve-Fondateur, rrrrah tu manques) Hein, t’avais cru qu’en te citant Verlaine je me ramollissais…

J’espère qu’au sein de tes services de renseignements, il y a des mecs de ma trempe. Parce que pour lutter contre les bandits en babouches, va falloir en mettre un sacré coup, il va t’en falloir des bataillons de travailleurs de choc… Moi, quand j’ai créé ma Tchéka chérie, j’ai fait 50 000 morts en 6 semaines, soit 8333,33 morts contre-révolutionnaires par semaine. Efficace, non ? Ben ouais, faut leur faire peur avant tout. Mais comme l’a écrit Philippe Muray, toi, tu es l’homme en bermuda alors, je sais pas bien si tu fais peur…

Bon, paraît que c’est l période des fêtes et tu n’as pas trop la tête à ça, petit Frantsouz, pour toi c’est plutôt la défaite… Voici une chanson de ce barde, Michel Sardou, qui pourrait être très populaire chez le Russien sur l’ensemble de sa carrière : https://www.youtube.com/watch?v=zdRqJ25oRXQ Tu vas l’aimer celle-là, elle est bien bonne !! Ben ouais, tous tes amis, Saoudiens, Qatari, Emirati, plus ou moins sponsors du terrorisme, inspirateurs de l’Etat islamique, avec des Etats complètement artificiels… Faudrait les vitrifier. Et dire qu’il y a des Frantsouzy qui vivent à Moscou et qui, en bonnes chochottes, ne supportent pas l’hier russe, se disent qu’ils vont y aller à la plage… Ben ouais, alors là, c’est bien sympa de sponsoriser la future bombe qui te fera péter aux galeries farfouillette… T’es parfois un peu con. Nous, c’est Blondin qui dit que tu vas plus en Egypte ou en Turquie, et le Russien, il obéit.

De l’Ukraine à la Syrie, tu l’auras remarqué, c’est Blondin qui mène la danse. Ce qui est drôle, c’est que par chez vous, petits Frantsouzy, vous fantasmez sur Blondin : « il est méchant », « il est fort », « oh, ben, ma bonne dame, y nous en faudrait un comme ça pour redresser le pays », « c’est un dictateur, un fasciste »…,ce qui n’empêche pas un Tadjik, donc un basané à la mode russienne, de chanter ses louanges, mais bon, peut-être qu’il veut son permis de séjour et son passeport intérieur, va savoir… https://www.youtube.com/watch?v=CawO9QVjeEE Bref, comme toujours, quand tu observes quelque chose à travers le prisme de médias médiocres, tu passes à côté de l’essentiel. Blondin n’est pas seul, il a derrière lui des centaines de milliers de fonctionnaires qui marnent pour porter le pays à bout de bras, et quel pays ! Blondin n’est pas arrivé là par hasard à la fin de ces anarchiques années 1990 dont vous, Occidentaux, êtes tous nostalgiques, ces années de chaos, durant lesquelles le pays et ses richesses étaient bradés et vendus à la découpe. L’arrivée de Blondin a été orchestrée par sa maison d’origine, le FSB, l’ex-KGB, qui avait décidé de siffler la fin de la récré et de remettre le pays sur les rails. Et voilà le résultat. Pas mal, non ? Pour un pays âgé d’à peine 24 ans ? Beaux restes, beau retour du refoulé… L’empire contre-attaque !

Tu te souviens, je t’avais dit que nous envoyions les réfugiés syriens vers la Norvège. Tu te rappelles ? Ben ouais, faut dire que le Russien n’a pas une vraie tradition d’accueil pour l’étranger, normal, quand tu as été envahi à plusieurs reprises dans ton histoire… Les Norvégiens, ils sont comme les Allemands ou les Frantsouzy, ils sont gentils. Ils aiment la nature, la (bio)diversité, le commerce équitable, le quinoa… Ils sont dans le qu’on s’en suce… Oui, mais bon, comme ils commencent à trouver que trop c’est trop, environ un millier de réfugiés arrivés depuis la Russie, ben ils demandent aux Russiens de les reprendre, y a un accord pour ça. Rrraaah, si tu ne peux même pas avoir confiance dans les sociaux-démocrates mous, où va le monde… Pas grave, le Russien a plus d’un tour dans son sac, il les enverra plus bas, chez les Baltes… Eux, vu ce qu’ils ont fait dans les années 1940, et tu sais que les traditions, en dépit de la globalisation ont la vie dure, à mon avis, ils ne vont pas les accueillir aussi gentiment que tous ces sociaux-démocrates… Mais bon, c’est l’UE. Et au fait, tu n’es pas surpris que tes amis saoudiens ou qataris ne se proposent pas d’accueillir des réfugiés, après tout, c’est un les leur, c’est un peu le résultat de leur politique… Bon le réfugié, il est pas fou, il n’a pas envie d’être transformé en esclave bâtisseur au Qatar ou ailleurs, comme aux temps des Pharaons…

Par un dimanche gris et neigeux, je suis allé voir une exposition consacrée à Pascin et Foujita, au musée Pouchkine. Tu connais ? Moi, je connaissais Pascin, surtout à travers la bd de Joann Sfar, qui d’ailleurs dessine à la manière de Pascin. Pas mal de peintures de bordel, à l’érotisme troublant, ben ouais, j’ai beau être tchékiste, je suis un sensible, moi, j’aime les belles choses… C’est vraiment un peintre de la chair. Avec Pascin, c’est tout le parfum, aujourd’hui cadavérique, de la défunte et regrettée Mitteleuropa qui nous revient, dans ce dialogue avec Paris, alros phare et capitale de la culture (vous en conviendrez, Frantsouzy, c’est un poil différent aujourd’hui, non ?). Natif de Bulgarie, formé à Berlin, Vienne et Budapest, il arrive à Paris au mitan de ses 20 ans, en 1905, et deviendra le prince de Montparnasse. Il ne fut pas seulement un érotomane, il fut également un dessinateur satirique, façon Grosz et Dix. Il s’alcoolisait, s’enivrait de femmes, bref, la vie de bohème, sans la bourgeoisie et le plan épargne logement. Il a été compagnon de dèche et de galère de Chaïm Soutine, autre gradn exilé sous les cieux parisiens. Pascin est un grand parmi les grands injustement méconnu, un homme véritablement libre auquel la reine des villes rend hommage. Et après cette exposition, suis-moi au Voronej, pour nous régaler de barbaque manière de rendre hommage à Chaïm Soutine et à son bœuf écorché.

Toi qui aimes l’art contemporain et la liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiberté, tu devrais aimer ça : http://rue89.nouvelobs.com/zapnet/2015/11/09/feu-a-porte-loubianka-a-moscou-lartiste-kamikaze-russe-a-frappe-262019. Bon, so what ?, ben rien, le mec a été arrêté une nouvelle fois. L’art contemporain, c’est tout de même magique comme escroquerie. Et dire que des « journaliste » du Nouvel Obs-Rue89 s’attarde sur un non-événement artistique. Faut vraiment qu’ils haïssent le pays ces trotskistes décérébrés et dégénérés. Honnêtement, je te plains petit Frantsouz, parce dans le fond, c’est ces petits mecs qui façonnent ta vision du monde. Ben soyons honnêtes, ils ont de la merde aux yeux. Finalement, ce genre de gesticulation ne change pas grand-chose à la face du monde, et encore de la face de la Sainte Russie. Encore un artiste stipendié par une ONG occidentale, faux-nez de la CIA, en fait un artiste-ploutocrate.

Par un autre dimanche, jour de repos du salarié, mais le tchékiste ne dort jamais, je suis allé voir une magnifique exposition consacrée à Valentin Serov, peintre né en 1865 et mort en 1911, autre chose que le pitre qui met le feu à des portes. Et tu avais de tout, des portraits de Tsars, de nobles, les Youssoupov (dont un descendant dessouda Raspoutine), de peintres amis (Sourikov, Repine, Levitan), d’écrivains, d’actrices, de danseuses et d’industriels (Mamontov, Morozov) qui étaient des mécènes, des amis de la culture. Pas comme ceux de maintenant pour qui Jeff Koons ou un plug anal place Vendôme représente le nec le plus ultra de la culture… Tu avais des nus et surtout, des scènes mythologiques et des peintures faites pour les saisons russes au début du 20ème sièècle, à Paris. Pour voir cette exposition, j’ai dû fair e40 mn de queue, eh oui, la culture, ça se mérite. Surtout, cela montre que le peuple russe demeure un peuple fier de son passé et surtout un peuple de haute culture, pas comme ces bouffres de Qatari, de Saoudiens ou d’Emirati, des pays sans histoire (comme l’homme africain, si cher au nain) et complètement artificiels.

En ce moment, suite aux attentats, les médias russes s’en donnent à cœur joie sur la France… Pour le Russie, Paris c’est un большая какашка (gros caca), c’est sale, il y a pleins de Turcs (sic) d’Arabes et de Noirs. Pas de doutes, c’est la Russie !! Un échec total de notre politique internationaliste !! Mais bon, tout de même, quand tu fais de telles rencontres, tu te dis que la globalisation a quand même du chemin à faire par chez nous parce que ces jeunots friqués, ils ont voyagé, ils connaissent le monde, c’est pas des minots tout droit sorti de la gloubinka (la Russie profonde), hein. Etonnant, non ? bon allez, tu vas encore entonner ton a antienne sur le Russien qui n’est décidément qu’un fasciste… Non, pas vraiment, regarde nos forces en Syrie, elles remplissent leur devoir internationaliste… et sauveront la démocratie !!

Ben nous voilà en décembre, je vais prendre quelques jours de repos, moi. Je mérite, je mérite de la patrie. Un peu de soleil pour mes vieux os. Comme le disent tes légionnaires, il nous faut du soleil, de l'espace, pour redorer nos carcasses. Ce chant s’appelle « Adieu, vieille Europe », mais il me revient qu’en poètes, tes légionnaires l’auraient rebaptisé « Adieu, vieille salope ». Je vais aller bronzer mon petit cul et me soûler, me transformer en Frantsouz pendant deux semaines, en homme en bermuda !

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