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L'archipel Contre-Attaque

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:13
L'armée mexicaine de l'agglo est morte, vive l'armée mexicaine des adjoints de la Ville !par Gérard Gourmel

L'armée mexicaine de l'agglo est morte, vive l'armée mexicaine des adjoints de la Ville !

Force restant à la loi de la République (cette même « gueuse » pour les amis de l'ADIMAD), même à Perpignan, les 42 ex-vice-présidents de l'agglo touchant à la sueur de leur front leurs confortables indemnités ne sont, désormais, dans la nouvelle assemblée, que 15.

On imagine les combats fratricides pour conserver ou acquérir ces émoluments dans les arcanes du pouvoir UMP-UDI.

Et, par suite, nous pourrons suivre avec beaucoup d'intérêt le profil de carrière des heureux nouveaux élus ou réélus.

Perpignan étant Perpignan, à-peine une armée mexicaine disparaît-elle dans la poussière qu'une autre vient parader devant ses chers électeurs.

Celle des adjoints de la Ville.

Avec 43 élus (contre 12 à Aliot) dans une ville de la taille de Perpignan, pour nommer quasi 50% d'élus de la liste Pujol adjoints au maire, il faut recourir à une dérogation du code des collectivités territoriales, l'article L2122-2-1 :

« Dans les communes de 80 000 habitants et plus, la limite fixée à l'article L. 2122-2 peut donner lieu à dépassement en vue de la création de postes d'adjoints chargés principalement d'un ou plusieurs quartiers, sans toutefois que le nombre de ceux-ci puisse excéder 10 % de l'effectif légal du conseil municipal. »

Ainsi donc, que l'on se rassure dans les quartiers, les adjoints de quartiers Est, Ouest, Nord, Sud et Centre, ne sont dénommés comme tels que pour accéder aux indemnités d'adjoints, soit, dans une ville de 100.000 à 199.999 habitants: 2.508,97 euros mensuels , du moins si confirmé... en conseil municipal.

En outre, les blogs politiques de choc du crû, toujours à la pointe de l'information, non plus que la presse locale ou l'audiovisuel dans les P.O., ne semblent pas avoir relevé une deuxième redistribution de la sacro-sainte carte Pujol après sa première élection en tant que maire.

La première redistribution, le chevalier blanc du non cumul se jetant dès qu'élu sur le steak agglo, ne pouvait qu'être relevée, puisque caricaturale.

Mais qu'en fut-il de son ticket municipal ?

Un candidat présente une liste, numérotée.

Or Pujol à-peine élu, que devient sa liste présentée aux électeurs ?

La n° 2 de la liste : Sirère Ferrière. Normalement, dans un espace politique un tant soit peu crédible, la n°2 d'une liste municipale est désignée au rôle de première adjointe.

Ici, non : elle se retrouve en 19 du mandat Pujol.

Si vous avez voté pour elle, c'est ballot.

Le 3, Grau, le dernier dauphin d'Alduy, à qui bien sûr l'agglo était dévolue dans les accords antérieurs à l'élection, prend le ticket n°2, mais n'est pas même nommé officiellement 1er adjoint (et surtout pas vice-président de l'agglo... Il est vrai que, s'il était resté chez Codognès, il ne serait pas non plus adjoint. La trahison a quand même du bon).

Amiel, number 11 monte en 6. Un MRC en force au conseil municipal ? Pour Pujol, le grand écart avec les identitaires catalans promet.

On a aussi le petit commerçant du centre Barbé, 29ème sur la liste électorale, projeté en n°16 des porteurs d'écharpes tricolores (bleu-blanc-rouge, pour information).

Ou Gauze, le n°7 des prétendants, qui passe conseiller municipal, point final.

Bref : que tous ceux qui ont appelé à faire barrage contre l'hydre Front National en soutenant et votant Pujol, ferment désormais leur gueule sur l'exemplaire démocratie Pujol.

Vu que nous savions tous ce qu'il en était, en réalité, et que ce frétillement « anti fasciste » n'était qu'un leurre, une posture, plus que problématique à assumer à l'égard de jeunes générations qui ont encore une fois pu être mitonnées – du moins, pour qui a l'ombre d'une conscience.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 15:29
Les victoires aux élections de Jean-Marc Pujol à la Mairie à l'agglo expliquées à mon chat! par Nicolas Caudeville

On se demande encore comment un personnage comme Jean-Marc Pujol comptable expert reconverti par la loi avocat fiscaliste, a pu accéder à de pareils fonctions. Il est désormais un signe d'espoir pour tous ceux qui n'ont pas de caractéristiques, ni d'habiletés particulières! On peut accéder ainsi à certaines responsabilités sans les qualités qui font les héros, mais à une condition: la ténacité! Pour le reste être invisible est une qualité parce ce qu'on ne se méfie pas de vous. On vous confie des taches en pensant que vous n'y brillerez pas assez pour vous y maintenir. Et que, conscient de votre place, vous ne songerez pas un seul instant à briguer celle au-dessus! Alors qu'une personne brillante a de l'élan et se voir gravir ce que les fées qui se sont penchées sur son berceau lui ont donné autant de talent que de marches d'escaliers qu'il gravira avec succès. Pour un peu l'homme brillant s'étourdirait de lui-même et se précipiterait vers sa chute, si écoutant ses courtisans , il finissait par s'étourdir de lui même. L'homme de peu de talent, lui ne se la raconte pas (il peut la raconter aux autres) . Il sait que ce sera âpre pour lui. Il n'a pas de courtisans qui le détourne de son chemin (pour eux, il n'existe pas). Le problème c'est que, lorsqu'il arrive enfin par un savant mélange entre pugnacité et concours de circonstance, il a tendance à vouloir faire payer à tout le monde le fait que la pierre rejetait des bâtisseurs, était en fait la pierre d'angle de la construction du système. Salièri se venge de Mozart. Armé de son mépris, il fait en sorte que le talent de certains ne puisse s'exprimer. Il s'entoure de gens encore plus médiocres que lui, qui lui sont redevables et forment son "glacis défensif". Ils auront fonctions de filtrer entre eux et le monde. Mais simultanément, ce filtre les coupe du réel et prépare leur chute.

Mais dans le cas particulier de Jean-Marc Pujol qui a compris que" finir est plus difficile que commencer", ce particulièrement avec l'exemple de Jean-Paul Alduy, ça retraite ne sera pas de Russie, avec le cumul des points retraite de ses fonctions d'avocat fiscaliste, maire de ville moyenne et président d'agglo. Il pourrait s'il en avait le gout passer le reste de ses jours dans un Ryad aux parfums des peintures orientalistes de Delacroix. Et se dire que définitivement "Sardanapale" aura finit plus mal que lui!

Voir aussi:

La créativité: 18 choses que les gens créatifs font différemment des autres

http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/11/la-creativite-18-choses-gens-creatifs_n_4935621.html?utm_hp_ref=fb&src=sp&comm_ref=false

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 19:23
L'écrivain Henri Lhéritier,Prix Méditerranée Roussillon 2014!

Enfin!!!!! On reconnait les plus que mérites d'Henri Lhéritier. On aura pas attendu que les japonais le reconnaisse "trésor national" ou que Stéven Spielberg rachète les droits du"Défilé du condottiére" pour en faire une saga sur grand écran. Le Sanhédrin de la littérature locale, le CML reconnait la littérature d' Henri Lhéritier en lui attribuant son prix Méditerranée Roussillon pour son roman "Moi, Diderot (Sophie) " aux éditions Trabucaire.

L'archipel contre attaque s'enorgueillit d'avoir suivi l'homme depuis le début (les nôtres)

Voir aussi et surtout:

Michel Onfray préface le dernier roman d'Henri Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-michel-onfray-preface-le-dernier-roman-d-henri-lheritier-interview-par-nicolas-caudeville-115998627.html

Lecture:Diderot, Lhéritier, Jaeger et moi: un moment hédoniste à cent mètre du centre du monde!

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-lecture-diderot-lheritier-jaeger-et-moi-un-moment-hedoniste-a-cent-metre-du-centre-du-monde-118288550.html

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 10:17
Politique: Ségoléne Neuville, la promo 66 d'avril 2014! par Gérard Gourmel

Neuville Secrétaire d'Etat.
Serait-ce ,alors, la grande classe pour les P.O. ?
Et surtout pour le PS des
P.O ?


Regardons la gueule réelle, sous le masque : « quelle chance pour les PO », de tous les baronnets et barons pas si nets du crû, qui ont salué, à la Versailles d'avant 1789, Sa nouvelle Altesse.
Ce demi-maroquin, mais toujours potentiellement prometteur d'un vrai, combien n'ont pas fantasmé à cet égard ?
Parmi ceux qui sont partis, partent et partiront sans même cette minute de gloire, et de pouvoir.


Il est clair qu'en 2014, Perpi et un demi-maroquin, ça ne boxe pas dans la même catégorie.


Autant « visionnaires pour Perpignan » que l'on soit, et autant que l'on puisse jouir de l'économie de la ville, dans un appartement blindé ou protégé dans sa voiture par un chauffeur et garde du corps Cage Warrior , face à la puissances des cabinets ministériels : collaborateurs, chauffeurs, hôtels et, cerise sur le gland : l'accès aux avions du COTAM, plus quelques frais de bouches, autrement spectaculaires que ceux, aussi outrageants soient-ils quant au revenu moyen des Perpignanais, de ce que l'on appelle, ici « le protocole »,
ça n'a pas l'air de faire le poids.


Du moins dans le désir des frustrés du pouvoir (et des prochains frustrés).


Neuville Secrétaire d'Etat.
Bourquin n'a pas l'air si tricard que ça à Paris...


Même si la liste PS-PCF-PRG-MRC voire ex-MPF et autres transfuges fait à Perpignan 4497 voix au premier tour des municipales, 11,87% des votants, 6,53 % des inscrits, le Front de Gauche localement implosé et le Parti de Gauche schyzé, 2 ou 3 fois, le MRC sur 3 listes,
Prime (cf. Harlem Désir) au résultat? et destruction (merci le PCF), du Front de Gauche et du Parti de Gauche à la boutonnière?

Le PS et ses alliés (ce que l'on appelle comme ça ici, à droite comme à gauche) à 11,87 des votants, la députée implantée de longue date, courageuse, la gauche, a fini par être repérée et à été adoubée.

Ou doggy-bag entre Montpellier, Solférino et Valsozy, pour faire réélire le maire UMP sortant (mais non élu comme maire) Pujol contre le Front National, en échange de l'absence de toute présence au conseil municipal (et à toutes les données du conseil municipal) de Perpignan pendant 6 ans ?,

Regarder Perpignan crouler (à défaut de Rome Brûler)

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 17:11
la député PS Ségoléne Neuville, nommée secrétaire d'état des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion!

La néo-catalane Ségoléne Neuville chantre du droit des femmes et de la lutte contre la prostitution, a été nommée aujourd'hui secrétaire d'état aux personnes handicapées et la lutte contre l'exclusion. Vu l'état de notre pays, et des PO qui est l'incarnation d'un territoire d'exclus, elle a eu l'occasion de d'étudier le sujet de prêt. Quels sont les membres de son équipe locale qui l'accompagneront à Paris?

Voir aussi:

Ségoléne Neuville,la prostitution ce n'est pas le "Paradise" interview par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-segolene-neuville-la-prostitution-ce-n-est-pas-le-paradise-interview-par-nicolas-caudeville-65780666.html

Prostitution: les bordels catalans cachent la forêt de la prostitution perpignanaise! interview de Jimmy Paradis par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-prostitution-les-bordels-catalans-cachent-la-foret-de-la-prostitution-perpignanaise-interview-de-j-113378428.html

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:19
	Alduy le sage d'Amélie, de Lyon ou Saint-Chamond? par Gérard Gourmel

C'est un expert qui analyse les premiers faux-pas du nouveau mandat municipal Pujol / FN : « Voila un mandat qui commence très mal : les urnes sont encore chaudes et déjà on renie un des principaux engagements de la campagne électorale qui était de refuser le cumul de mandats ; on aura donc un maire à mi-temps et un Président de l’intercommunalité à mi-temps… Mais au-delà de la parole reniée qui conforte l’image désastreuse des hommes politiques, je suis inquiet de constater que ce choix du cumul de mandat est fait dans un contexte où plus que jamais il faut à la mairie comme à « l’agglo » des gouvernances solides, disponibles, à l’écoute et capables de mobiliser les énergies et les générosités. »
C'est une citation de Jean-Paul Alduy. Indéniablement un véritable expert en mandats, mais surtout qui commencent mal. 2008 : les élections à la chaussette, la France entière se gausse des fraudeurs et de leur arrogance. 2009 (l'élection précédente invalidée pour fraude) : trois mois après sa réélection (un grand bravo à Codognès, sans qui de triangulaire il n'y eut pas et qui ne fut même pas troublé par le soutien affiché du FN ou autres bonnes blagues), Alduy passe la mairie à « son » (croit-il) homme de paille, Pujol, entend poursuivre le contrôle de la Ville mais déclare se consacrer au « grand projet » de l'agglomération.
Du moins, le dernier « grand projet » en date.
Se souvient-on de celui de 2009. Pas le mois du monde.
Mais, après l'agglomération Gérone-Narbonne, les archipels divers et variés, l'intelligence relève désormais obligatoirement (si l'on entend bien JPA, sauf pour les pauvres débiles) de la ville-monde Barcelone. Et ce pauvre Pujol va encore rater le TGV (plus ou moins) direct. Alduy toujours : « N’a-t-on pas compris que la nouvelle proximité avec la ville monde, Barcelone, modifie notre situation géopolitique et permet de « changer de braquet » dans la modernisation et la promotion de notre territoire et donc implique un Président de Perpignan-Méditerranée à temps plein avec l’énergie de l’ambition ? »

Notre situation géopolitique, rien moins que cela.

Et la géopolitique des mandats de Jean-Paul Alduy, sa lucidité quant à la nécessité d'un non-cumul de mandats, de quand datent-ils ?
Ce ne serait pas, par hasard, de 2011, quand il s'est pris une branlée aux sénatoriales où, le sage, le pèlerin du non cumul, se représentait et donc aurait été depuis ET président de l'agglo ET sénateur, et serait d'ailleurs aujourd'hui toujours sénateur ?

Or le sénateur a été renvoyé dans ses foyers.
L'ex-président d'agglo vient d'être trahi dans sa volonté de transmission à son dauphin (un autre expert en éthique politique, puisque passé en 2009, à-peine élu sur la liste Codognès, à vice-président de l'agglo sous le pavillon Alduy) et nous voilà donc avec un Jean-Paul Alduy se posant en sage, en penseur voire en fondateur de l'éthique politique, surtout locale.
Il y a de quoi. Pour se présenter comme « candidat le plus à gauche » , ex-maoïste, ex UDF, à la brillante élection des chaussettes de 2008 alors que les bandes sarkozystes n'avaient pas exactement le vent en poupe, n'avait-il pas, par exemple, courageusement renoncé à la présidence de l'UMP 66 et passé l'UMP sous le tapis pendant les élections ?
Juste avant de passer à l'UDI.
Les cartes de partis dans les archives de JPA devraient occuper pas mal de place dans ses tiroirs, mais je doute qu'il les conserve toutes, sauf comme nez-(pas très) rouges.

Et le voilà télétransporté, via un opuscule encore et toujours visionnaire,en Pinay du Roussillon.
En sage, en garant de l'éthique politique, en augure de... Lyon (où il est né, si je ne m'abuse, tout Catalan affiché qu'il soit, mais ayant dû suivre des cours pour essayer d'en parler la langue, après une carrière parisienne finissant un peu mal, sans quoi, bien sûr... ?)
Ne serait-il pas, à son tour, comme nombre de licenciés de la politique avant lui, frappé du syndrome de Saint-Chamond ?

Vous vous souvenez ? Saint-Chamond est cette charmante commune vers laquelle, religieusement, au long de la 5ème république, députés et présidents de la commission des finances, ministres de l'économie et des finances, premiers ministres, voire même présidents, en exercice ou putatifs, se sont rendus, pour entendre l'augure Antoine Pinay.
Avec les résultats que nous connaissons dans l'espace économique et social.

Faire le Pinay, c'est à peu près le fantasme d'incarner le Graal pour les has been de la politique : s'acharner à exister, même quand on n'est plus rien, même quand on s'est trompé sur tout, même quand on a tout trahi et trahi tous.

Alduy en sa dernière retraite sera-t-il visité comme pythie (incompréhensible par définition et incohérent par essence) ou par pitié ?
Comme relevant d'une lignée de faiseurs (c'est le mot) d'élections, avec les derniers succès connus ?

En dehors du bonneteau de l'autopromotion, qu'a donc légué Alduy à ses successeurs ?
Une ville particulièrement pauvre.
Un centre ville asphyxié.
Un clientèlisme assidu et dévorant .
Un communautarisme explosif.
Des zones de non droit soigneusement protégées.
La crasse, la merde...
et :
« c'est moi le génie ».

Par suite, Jean-Paul Alduy,
Epargnez-nous vos cours de patristique (ou réservez-les à vos ex-troupes)
et
dégagez
à Amélie ou Lyon, c'est comme vous voulez.

Et votre homme de paille Pujol,à suivre.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:03
Perpignan: we are the champions! par Sébastien Navarro

We are the champions

Page 2 et 3 de l’Indépendant du 4 avril 2014. Ils sont tous là. Les 55 élus du nouveau conseil municipal de Perpignan. 12 roulent pour le FN, le reste émarge à l’UMP. On imagine l’ambiance des réunions. Cette flopée de réactionnaires et de conservateurs qui devisent entre eux sur le sort de la ville, palanquée de cyniques qui se taclent, s’invectivent à mots couverts, se trahissent. Toi dehors tu crèves, tu fais la manche aux intérims et ravaudes tes poumons avec de la clope de contrebande et eux dedans ils légifèrent, ils étalent des ambitions qu’ils prétendent collectives. Ils élisent leur champion. Que viva Pujol !

Page 2 et 3. Il faut le regarder bien en face ce trombinoscope. Ces gens ne sont pas n’importe qui, ils sont des professionnels de la politique, des préposés de la cause sociale – la leur bien sûr mais qui pour nier que la droite à ses valeurs. Leur cerveau supérieur au nôtre, leur intelligence décapante, leur engagement constant (même si certains ont fait la culbute de la gauche au FN), leur esprit de synthèse plus lumineux qu’une aurore boréale sur une banquise dégoulinante en font des êtres à part. Des êtres faits pour voter les délibérations. Des êtres sans qui une cité de 120 000 âmes virerait fissa à la barbarie la plus crasse. A l’anarchie ! S’ils sourient sur la photo, crispés autour de leurs zygomatiques tels des arapèdes collés à leur rocher, ce n’est pas par crânerie égoïste, pensant à ce que leur digne fonction leur portera comme aura symbolique et émoluments consécutifs, mais pour conjurer le lot de défis – ô noblesse de la charge sacrificielle – qui les attendent ces six prochaines années. Pensons au premier d’entre eux, à notre valeureux camarade Hollande qui déclarait avoir « fait don de sa personne à la France ». Voilà donc le fil ténu qui tient la pensée de ceux qui sont censés porter notre parole : si ces hommes et ces femmes se jettent dans l’arène politique c’est par pure abnégation. L’élan est un altruisme total. C’est-y pas punchy comme destinée ? Cela ne mérite-t-il pas tout notre respect de citoyen reconnaissant ?

Ce trombinoscope c’est pas n’importe qui. Nous avons-là des dignes représentants de la guilde commerciale, des fleurons du monde médical ou judiciaire, des universitaires passés maîtres de la glose politique, des encartés de longue date ou des fraîchement débarqués. Chez ces gens, la politique ne se résume pas à des engueulades à table avec ce ringard de beau-frère communiste ou à des commentaires à chaud devant le JT du soir (« Regarde-moi ces connards de privilégiés de cheminots qui prennent encore la population en otage avec leur grève de merde »). Chez eux, la politique est une ambition, une fonction. Un sacrifice, bordel. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on les appelle des « élus ». Elus, c’est un peu comme s’ils avaient été « choisis » par une sorte de main invisible, en l’occurrence celle de l’électeur lambda qui a accompli son devoir de citoyen. « Nos ancêtres se sont battus pour le droit de vote ! » m’hurle-t-on à la face quand je dis ne pas voter. Imagine la gueule des susdits ancêtres si on le leur mettait le nez face à cette suite de faces ripolinées. Ces donzelles joliment fardées, ces notables guillotinés dans leur plus belle cravate, ces regards légèrement aguicheurs : « Eh oui, coco, c’est pour ta face que je suis là. Grâce à mon équipe, on va enfin pouvoir sortir le Centre del Món de sa lugubre léthargie (non tous ces millions d’euros n’ont pas été investis pour la frime !), on va désembouteiller la ville, redonner du peps aux marchands de l’hyper-centre (1) , faire saliver les investisseurs et draguer les masses touristiques du monde entier, fourrer de l’évènementiel à tire-larigot, laver les trottoirs, folkloriser les Gitans, contenir les racailles dans leurs ghettos, équiper la ville de nouveaux yeux électroniques, développer les patrouilles de flic à vélo, en moto, à pied, en roller, en trottinette free-style, interdire les torses-nus en période estivale (sauf ces morceaux de femme exhibés par la peste publicitaire sur des

panneaux publicitaires), baisser les impôts et augmenter les charges, augmenter les impôts et baisser les charges, communiquer, communiquer, communiquer ! Vendre cette putain de ville aux plus offrants : aux Chinois, aux Américains, aux maffias, aux coteries. On va vous la brader cette ville. Paraît que Dijon serait la ville la plus agréable de France. On va niquer Dijon ! On a déjà sorti la ville du Moyen-âge, il est temps de la faire entrer dans le monde contemporain. Perpignan c’est déjà le futur. »

Il faut partager cet instant d’émotion. Et prendre le temps d’une confortable hibernation : nous avons six ans devant nous.

« Democracy is the worst form of Government except all those other forms that have been tried from time to time » a clamé Churchill, adipeux réactionnaire. Y’a rien à traduire dans cette phrase. Rien si ce n’est un cynisme, un fatalisme avec lequel on nous entube depuis notre premier vagissement. La fièvre soixante-huitarde voulait porter l’imagination au pouvoir. Pur oxymore. Le pouvoir est par nature conservateur. C’est tous nos rêves qu’il confisque, notre capacité à imaginer d’autres rapports humains qu’il piétine du haut de son mauvais savoir. Il est écrit d’avance que le capitalisme finira par ravager la Terre. Et nous avec. Sûr qu’il restera cet ultime actionnaire pour s’en mettre, une dernière fois – et avec quel panache !, plein les fouilles.

De tout cela il faudra bien parler avec un minimum de lucidité.

Sébastien Navarro

(1) Il faut kiffer les joyaux de la novlangue.

Perpignan: we are the champions! par Sébastien Navarro
Perpignan: we are the champions! par Sébastien Navarro
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 13:49
Perpignan: le pujolisme triomphant, la continuité du couvercle sur la cocotte! par Nicolas Caudeville

Ouf le Front National n'a pas pris la ville! Mais ce ouf de soulagement nous habitants de Perpignan, nous ne pourrons pas le tenir durant un apné de 6 ans. Vu le taux d'abstention 37,31% (même s'il est en baisse par rapport au premier tour 42,88%) sans compter les votes blancs et nuls, il n'y a qu'un peu plus de 22 000 personne qui ont voté Pujol au deuxième tour. Sur une population d'à peu près 118 000 habitants, on ne peu pas décemment qualifier cela d'un vote d’adhésion!

Qui plus est parce qu'une élection, ce n'est pas la touche "reset" de la situation de la ville et de ses problèmes. Cela n'en est pas leurs remises à zéro. Les problèmes que le maire Jean-Marc Pujol n'a pas su résoudre au mandat précédent ne s'auto-dissoudront pas automatiquement dans celui-ci (à par dans ses discours) . Alors la situation deviendra rapidement explosive. Et ce qui n'a pas pu se résoudre par les urnes se résoudra peut-être dans la rue!

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:05
Walter Benjamin:suicidé à Port Bou, assassiné à Perpignan! par Gérard Gourmel

Il vous a fait quoi, Walter Benjamin, pour lui faire subir cette ignominie ?
Vu aujourd'hui l'expo Benjamin en ce centre d'art contemporain de la Place du Pont d'en Vestit (Perpignan)

Un centre d'art contemporain "Walter Benjamin". Pour le désormais ex-ministre local de la culture Halimi : "On implante une épine, un point d'interrogation en plein cœur de Perpignan". Et pour le maire Pujol : "La révolution commence à Perpignan. Si j'ai voulu que naisse ce centre d'Art en liaison avec l'école, c'est pour donner du sens au Perpignan de demain. Inscrit dans la modernité et qui puisse permettre de redynamiser le cœur historique et identitaire de la ville. Cette expression artistique sera un lieu de liberté pour les Perpignanais".

On a bien lu : « La révolution commence à Perpignan ».
Si SI
Trois lignes plus loin, hasard, apparaît « identitaire ».
De quelle révolution s'agit-il au juste pour la mairie ?
Et cette expo en cours, sur Benjamin ? Des agrandissements du Livre des passages, des photocopies de documents et quelques coutumières branlettes conceptuelles ayant peu ou prou à voir avec Benjamin, mais ayant tout à voir avec l'Ego de leurs concepteurs. Le train-train quotidien, quoi (et pas de quoi attirer - non plus qu'à l'Archipel- une masse de curieux de Barcelone, Toulouse, ou Paris.




Mais qu'a donc infligé Walter Benjamin à Perpignan pour qu'on lui accole un « centre d'art contemporain » (bricolé) au sein de la politique plus que droitiste de cette ville ?




Piller le nom du royaliste ami de Franco : Dali, manipulateur, expert en auto-marketing, voilà qui pourrait sembler de bonne guerre aux brillants stratèges de la communication ultralocale (ême si ridicule. A force d'abuser, du "centre du monde", le centre-vide du cloaque roussilonnais exhibe surtout son anus mundi).






Mais, Benjamin, il vous a fait quoi pour entacher son nom par celui de cette ville ?




Un centre culturel Robert Brasillach, voilà qui serait admirable pour Perpignan, en parfaite cohérence avec le centre "historique" des bienfaits de la colonisation en Algérie, la stèle dédiée aux tueurs de l'OAS, les tractopelles municipales utilisées contre un camp de Roms, les projets de centres communautaristes etc.


Brasillach, né en plein coeur de ville (exactement là où le centre bonnet de nuit « littéraire », « bonne nuit les petits » , est installé).


Et du moins correspond-il, lui, assez admirablement à l'état des lieux des élus de cette cité.




Alors pourquoi infliger un tel affront à Walter Benjamin ?


Certes, le Directeur de la Culture Jordi Vidal se revendique situationniste.


(Aïe : n 'y aurait-il pas un léger hiatus entre la culture politique de la mairie de Perpignan quant aux « situs » et Vidal, ou encore un hiatus entre Vidal et les « situs » ?)




Déjà, basiquement, quid de liens entre Walter Benjamin et Perpignan ?


Il est passé par là. Certes, sur la fin de la fin de la route de son exode.


Combien d'heures ?


Ni né là.
Ni mort là.
En fait : rien, là.

Existe-t-il la plus infime justification de l'exploitation de son nom, dans un espace qu'il n'aurait pu que pourfendre ?

Bien évidemment pas la moindre..
Les élus de Perpignan infligent donc à la mémoire de Walter Benjamin une récupération contre-nature.
Et si, Jordi Vidal, à cet égard, nous débattions éthique, et esthétique, quant à cette usurpation du nom de Benjamin par une municipalité plus que réac ?

Et si, puisqu'ils nous la font à l'envers, capables de manipuler sans le moindre scrupule l'identité de Benjamin pour se poser en « révolutionnaires » (Pujol), nous faisions en sorte que, pour commencer, Walter Benjamin ne soit plus ainsi plongé dans le purin perpignanais ?

(Pour commencer, )



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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:00
France,Perpignan:Pujol a sauvé la République! Donc, la République ? par Gérard Gourmel

Comme à l'ordinaire, un gouvernement « de gauche » subissant un désaveu cuisant suit la pente de son adversaire.

Si, à droite, on poursuit en général le mode « nous vous avons compris, nous irons plus vite », donc vers l'ultra-libéralisme, ce qui est cohérent avec l'électorat UMP-UDI etc, une spécificité socialiste tient à ceci: quand un électorat de gauche se sent trahi par une première partie de mandat et sanctionne l'éternelle tentation sociale(?)-démocrate très libérale du PS, le PS vire encore plus à droite, bien évidemment pour tenter de convaincre d'autres électeurs, au centre, voire plus à droite, voire encore plus à droite.
Soit très exactement, la même posture que la droite : « Nous n'allons pas assez vite », et autres « nous n'avons pas été compris » ou, ici « nous n'avons pas communiqué assez » (ne serait-ce pas juste la métaphore de « Français, vous êtes des cons de ne pas comprendre combien nous sommes les plus beaux, les meilleurs ? ».
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Cette fois, nous touchons presque au sublime.
La feuille de route du Président du conseil général Hollande est très claire :
« D’abord, redonner de la force à notre économie. C’est indispensable ! Ce sont les entreprises qui créent les emplois et nous devons tout faire pour qu’elles y parviennent. Car la première des injustices, c’est le chômage. C’est le sens du « pacte de responsabilité ». Moins de charges sur les entreprises, en particulier sur les bas salaires et, en contrepartie, plus d’embauches et plus d’investissement. C’est un acte de confiance pour tous les acteurs économiques et les partenaires sociaux. Voilà l’enjeu. Il est décisif pour l’avenir de notre pays. Produire plus et mieux, produire en France.
Ensuite, la justice sociale.
Au Pacte de responsabilité, doit correspondre un pacte de solidarité dont le premier pilier est l’éducation, et la formation de la jeunesse ; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la Santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une réduction des impôts des Français et une baisse des cotisations payées par les salariés.
Pour y parvenir, le gouvernement aura à mettre en œuvre le programme d’économies budgétaires que j’ai annoncé.
Il ne s’agit pas de faire des économies pour faire des économies. Il ne peut être question de fragiliser la croissance qui repart. Il s’agit de transformer notre Etat. Il s’agit de réformer l’organisation de nos territoires. Il s’agit de préserver notre modèle social. Bref, d’être plus juste et plus efficace.
Le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe que cette contribution de la France à la compétitivité et à la croissance doit être prise en compte dans le respect de ses engagements. Car renforcer l’économie française, c’est la meilleure façon de réorienter l’Europe.
Enfin, je veux terminer par un message d’apaisement et de rassemblement. La France souffre de ses divisions. Elle connaît une crise civique, et même morale. Elle subit une contestation de ses institutions y compris de sa Justice. Elle perd son énergie dans de vaines querelles. Elle cultive une angoisse que les extrêmes utilisent pour attiser les haines et les rejets. La République est notre bien commun. Je ne laisserai aucune de ses valeurs être abîmée ou froissée, où que ce soit sur le territoire national. Aucune forme d’exclusion, de stigmatisation, pas plus que de communautarisme, ne sera tolérée. »


Alors, sur un cahier des charges lourdement économique et très accessoirement social, qui est donc nommé Premier Ministre ?
Ben, le dernier en date premier flic de France. Logique, non ?
Et, à l'Economie ? un juriste, Montebourg


Par contre, Valls, le petit Sarkozy se prétendant de gauche, à Matignon, quel meilleur garant pour le PS d'un possible report de voix de la droite et surtout de l'extrême-droite (« Moi, Manuel 1er, je ne laisserai pas faire le FN : c'est moi qui renverrai les Roms chez eux ») ?
Le « problème » (?) Rom, numériquement (quelques milliers) étant bien sûr fondamental pour la survie de la République française, et à ce titre obsessionnel, sous Sarkozy et dans le discours Valls.
Au fait, pourquoi ?

Et, après les diatribes de Valls à l'égard de la « non-République » Dieudonné etc., outre quelques micro-organismes de l'extrême-droite, parions que désormais, ce sera plutôt la gauche de la gauche qui sera visée ?


Alors, ici, à Perpignan, la République, une, indivisible etc. a été sauvée. Et Pujol, Républicain s'il en est, réélu.

Outre sa liste (tous plus que républicains et sans aucun lien avec le FN, il va sans dire), avec le soutien officiel du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des Jeunesses Communistes, du NPA, du PG non historique de la liste Belliard (sur un projet « reconstruire la gauche » avec JAD) etc., et, faut-il le dire, l'ineffable assistance de multiples autoproclamés « journalistes » de blogs locaux, ne craignant même pas, à l'occasion, de se légitimer de Jean Jaurès (le ridicule ne tue pas, hélas).


La presse nationale titre quant à ces municipales : « Résultats municipales à Perpignan : l'UMP tient Louis Aliot en échec ».
Et le FN évoque un « seul contre tous ».
En l'occurrence, la vérité, hélas, relève du FN.


On ne peut pas jouer sur tous les tableaux.


Pujol, les reliquats Alduy, UMP, Udi, nationalistes catalans, Modem, les ex-FN de la famille de Noell et autres recyclés, les nostalgiques de l'Algérie française, j'en passe et des meilleurs, pour le coup soutenus par PS, PCF, JC, « PG » etc, font
21786 voix (55,11 %)
contre
17744 voix
au seul FN (eh oui, seul contre tous, aussi affligeant que cela soit : le jeu de dupes monté sur ces municipales démontrerait que le FN seul fait presque jeu égal, seul, contre un spectre s'étendant du NPA à la très très droite de l'UMP )


Et, quant on évoque la participation accrue au 2ème tour à Perpignan, le résultat pour le moins curieux ne serait-il pas : les blancs et nuls.
1337 au premier tour, 3649 au second.


Des électeurs de gauche se refusant à jouer au jeu « clientèlisme » « communautarisme » ?
Des électeurs se refusant à trancher entre un non-avenir Aliot vs Pujol ?
Ou des « obligés » du système en place ?, poussés à voter mais objectant ?
Bref, hors de cette poubelle, tout reconstruire, une urgence ?

Voir aussi:

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/04/jean-marc-pujol-il-nous-a-sauve-du-fascisme-il-peut-bien-prendre-l-agglo-par-nicolas-caudeville.html

Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville

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