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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 09:21
Jean-Marc Pujol:"La mairie sera toujours à côté de l'intelligence."par Jean-Pierre Bonnel

"La mairie sera toujours à côté de l'intelligence." Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan.

Le maire a prononcé cette noble et belle phrase, destinée à rester dans la mémoire historique de la ville de Perpignan.

"A côté"… Comme on dit "à côté de la plaque"…

Le maire a sans doute voulu dire "aux côtés de", ou "au coeur de" l'intelligence…

Un lapsus ou une erreur de vocabulaire : JMP n'est pas un littéraire; c'est un historien (de l'Algérie, des guerres, des colonies, surtout); lors de l'inauguration du CAC WB (Centre d'art contemporain), il avait parlé d'oeuvres "modernes", alors qu'il fallait parler d'oeuvres "contemporaines"...

Mais peu importe, toute cette logomachie n'est que pipi de chat !

En effet, il faut parler d'intelligence ou de lucidité, de cohérence, enfin, à propos du projet d'aménagement de l'ancienne université de Perpignan : rénovation de la salle des actes, aménagement d'un couvent, construction de salles sur l'îlot Font-Nova (en prolongement de la médiathèque, qui ne sera donc pas développée sur ce site, construction qui va détruire la fresque de jeunes artistes : tant pis pour eux, ils savaient que c'était éphémère !).

Tout le monde est content (droite, Medef, le Front national car c'était son projet…l'opposition demeurant encore bien silencieuse), tout le monde est intelligent !!! On peut aujourd'hui enfin annoncer un événement positif à Perpignan !!!

Voir aussi:

Le Pujolisme triomphant fête (encore) la victoire de sa liste Perpignan pour nous au mas Bresson! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/10/le-pujolisme-triomphant-fete-encore-la-victoire-de-sa-liste-perpignan-pour-nous-au-mas-bresson.html

http://leblogabonnel.over-blog.com/

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 16:42
Le V de la victoire de Jean-Marc Pujol
Le V de la victoire de Jean-Marc Pujol

Samedi dernier, pendant que le bon peuple s'esbaudissait au FID (festival international du disque) d'autres prenaient du bon temps et du champagne pour fêter la victoire aux dernières municipales, par concours de circonstances travaillées au corps et abstentionnisme majeur (comme le doigt) de Jean-Marc Pujol et sa liste "Perpignan pour tous" . Pour tous, non, surtout pour eux: les perpignanais n'étaient pas conviés. A l'écart au Mas Bresson (domaine municipal) ils goûtaient à la plénitude des hochets du pouvoir, à deux pas de la maison de Jean-Marc à Canohès (qui trouve que Jean-Louis Chambon est un bon maire!) La question, la mairie qui pour des raisons d'économies loue tout, combien a-t-elle fait payer à la liste Pujol, le Mas Bresson (http://www.lemasbresson.com/) qui à payé le champagne et les petits fours?

Et puis cette victoire, ils l'avaient déjà grandement fêté, alors pourquoi une fois de plus et jusqu'à quand?

Serait-ce pour fêter l'agonie du centre ville? L'ouverture de la surface commerciale "le carré d'or " à Château-Roussillon, la fin prochaine du "centre del mon" à la gare TGV,le surcoût de 2 millions d'euros du conservatoire de musique qui passe de 7 millions à 9 millions, ou bien encore la fermeture de l'école des beaux arts? Il y avait en effet pleins de sujets de réjouissances!

Voir aussi:

Jean-Marc Pujol, le peace-maker! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/jean-marc-pujol-le-peace-maker-par-nicolas-caudeville.html

Jean-Marc Pujol:LE MAIRE DE PERPIGNAN RATE LA RENTRÉE : LES BEAUX ARTS VONT FERMER! par Jean-Pierre Bonnel

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/09/jean-marc-pujol-le-maire-de-perpignan-rate-la-rentree-les-beaux-arts-vont-fermer-par-jean-pierre-bonnel.html

Rapport Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la mairie de Perpignan par Jean-Marc Pujol!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/05/rapport-chambre-regionale-des-comptes-sur-la-gestion-de-la-mairie-de-perpignan-par-jean-marc-pujol.html

Perpignol 2014: On a retrouvé le vrai clip de campagne de Jean-Marc Pujol!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/03/perpignol-2014-on-a-retrouve-le-vrai-clip-de-campagne-de-jean-marc-pujol.html

Le Pujolisme triomphant fête (encore) la victoire de sa liste Perpignan pour nous au mas Bresson! par Nicolas Caudeville
Le Pujolisme triomphant fête (encore) la victoire de sa liste Perpignan pour nous au mas Bresson! par Nicolas Caudeville
Le Pujolisme triomphant fête (encore) la victoire de sa liste Perpignan pour nous au mas Bresson! par Nicolas Caudeville
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 10:18
Un mag de critique sociale et littérature
Un mag de critique sociale et littérature

Le 18 septembre sort en librairie le premier numéro de la revue de critique sociale et d’expérimentation littéraire Jef Klak. 300 pages, un CD audio, un site http://jefklak.org/, l’objet caresse des ambitions orbitales. En attendant une présentation de la revue calée le 14 novembre à la librairie Torcatis, Sébastien Navarro rappelle comment il a été débauché pour participer à l’aventure.

C’était il y a un peu plus d’un an. La nuit poissait déjà mes draps, j’étais au pieu avec un polar où le sang faisait des rigoles spumescentes. Des crevures politiciennes en prenaient pour leur grade, le héro allait sûrement caner à la fin. Tout allait mal qui finirait mal. Je cuisais. L’air était figé dans la casbah, la terre rouge des Aspres renvoyait des accolades crématoires. Le téléphone soudain. Cicatrice lézardant le silence de la nuit.

* Navarro ? C’est Klak.

Cette voix. Merde. Le palpitant qui s’arrime à un kick de techno hardcore.

* Qui ça ?

* Klak. Jef Klak.

* C’est une blague ?

* J’ai la voix d’un animateur de Fun Radio ?

* Klak, c’est bien toi ?

* C’est du miel que t’as dans les esgourdes ou un truc plus costaud ?

* Merde… Klak. Mais je croyais…

* Faut plus croire Navarro. Pense à tous ces agneaux qui ont voté Hollande en croyant dessouder la finance. Eux aussi, ils ont cru. T’as vu le résultat ? Le pays est en pleine dépression collective. Après la Ritaline, les mères droguent maintenant leur rejeton au Lexomil. Qu’est-ce qui nous attend, camarade Navarro ?

* Je sais pas… une insurrection populaire ?

* Pire : la baguette à deux euros. Tu vois le désastre ? Chaque fois que je bouffe ce pain industriel complètement fadasse et hors de prix, je pense au suicide. Pas au mien, je te rassure.

* Klak, qu’est-ce que tu me veux ?

* Je suis de retour Navarro. On est de retour.

* Qui ça on ?

* L’équipe. La bande. T’en connais certains, d’autres pas. Les libraires tremblent déjà. La rumeur joue pour nous.

* La rumeur ? Quelle rumeur ?

* 300 pages. Un OVNI mêlant critique sociale et expérimentation littéraire. Du lourd, du beau, du barré. Une crête de punk sur un crâne de Neandertal.

* Une nouvelle revue papier ? Mais vous êtes givrés ? Le papier est mort, Klak !

* Et alors ? Les socialos aussi mais ça les empêche pas de multiplier les buzz. La vie, la mort, tout ça n’est qu’une question de frontière. Et tu sais ce qu’on pense des frontières dans nos milieux…

* Bon, soit. Quel rapport avec moi ?

* On a un trou. On a pensé à toi.

* Un trou ?

* Il nous faut une chronique sur les séries télé. On peut pas faire l’impasse, c’est devenu un vrai sujet de société. Paraît que t’es un vrai accro, que t’as plein d’analyses décapantes à fournir à un lectorat iconoclaste.

* Intox totale. J’ai pas de téloche et je me suis jamais fadé un de ces trucs.

* Tu as écrit sur Walking Dead.

* Le comics, pas la série télé. J’ai piqué ça à mon ado de fils. C’était marrant à faire. Mais je peux plus blairer le cinoche amerlocke.

* Tu peux te passer des Ricains. Y’a des séries anglaises, françaises, néerlandaises… Tout le monde s’y met. Les Turcs cartonnent parait-il. Tu vois, t’as l’embarras du choix. Le thème du premier numéro de la revue sera la magie. Si tu pouvais être raccord, tu nous confondrais d’amour et de reconnaissance.

* J’ai pas la télé je te dis.

* Arrête ton char. Le streaming, c’est pas fait pour les brèles. Pense à toutes ces nuits blanches, les yeux furieusement collés à ton écran, la bouche ouverte comme pour l’hostie permanente. J’en connais, des accros du bouquin, qu’ont basculé en moins de deux. Il se passe un truc. Faut que tu t’immerges. Que tu nous racontes ça.

* Je suis pas sûr d’avoir du temps de cerveau disponible.

* Le cerveau c’est comme une éponge. Ça peut gonfler dans des proportions inquiétantes. L’important c’est d’avoir le liquide. Tu vises un peu l’honneur qu’on te fait ?

* La magie, merde. Vous avez rien de plus politique ?

* Tu connais la comptine Trois petits chats ? Klak se met à fredonner : Trois petits chats, Trois petits chats, Trois petits chats, chats, chats, Chapeau de paille, Chapeau de paille, Chapeau de paille, paille, paille Paillasson, Paillasson… Nous on commence avec Marabout. La magie donc. Le numéro d’après sera consacré à Bout d’ficelle, le tissus, autant les étoffes que les tissus organiques ou sociétaux. Tu vois le genre ? Le numéro trois sera sur Selle de cheval, les moyens de transport. T’en dis quoi ?

* J’essaie de suivre.

* Me dis pas qu’on s’est trompé sur ton compte. Que tu crois plus aux grands bouleversements ?

* Tu me prends de court là. Les séries, je t’ai dit, j’y connais que dalle.

* Tu vas t’y mettre. Tu vas voir, au début, on est un peu rétif, on se dit qu’on va pas se faire embrigader comme ces millions de zozos. Et puis après, on devient complètement addict. Il te faut ta dose tous les soirs sinon tu déprimes.

* Charmant.

* Tu signes ?

* Avec mon sang ?

* Ta parole suffira.

* Klak ?

* Ouais ?

* Moi aussi je déteste ces putains de baguette industrielle avec leur farine de merde.

* Un jour, faudra qu’on règle leurs comptes aux boulangers. Si eux aussi trahissent le peuple, avec quoi on va construire nos futures barricades ?

* Putains d’enfarineurs.

* Putains d’enfarineurs ouais.

* Klak, c’est bon : je signe.

* J’en ai jamais douté. J’oubliais : on parle de chronique. Tu t’engages pas sur un seul numéro. Tu pars pour le grand chelem, capito ?

* Capito.

* Et dis-moi : comment va s’appeler le futur bébé ?

* A ton avis ?

* Me dis pas que… Klak je sais bien que t’as toujours eu les chevilles passablement enflées mais de là à…

* C’est l’équipe qui a insisté. Paraît que mon nom ne m’appartient déjà plus. Qu’il claque au vent comme un étendard pirate.

[Friture immonde sur la ligne]

* Merde, c’est quoi ce grésillement ? Je t’entends plus… Klak ? Klak ? Jef ? Réponds nom d’un chien ! Tu m’as pas donné le nombre de signes pour la chronique !

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 15:13
Ce jeudi/Conférence/débat:La Légitimité du présidentialisme par Olivier Rouquan et Suzette Bloch , animé par Nicolas Caudeville

jeudi à 18:30 - 19:40 le site l'archipel contre-attaque propose une conférence débat à la Librairie Torcatis Perpignan

Remaniement, fronde, popularité faible, discours et images systématiquement négatifs sur le Président élu démocratiquement au suffrage universel, F. Hollande. Alors qu’il veut faire son retour, 2/3 des français conservent aujourd’hui une image négative de N. Sarkozy.

Pour comprendre la période et la mettre en perspective, posons nous quelques questions : le pouvoir exécutif est-il affaibli ? Le présidentialisme : que recouvre ce terme accolé à la Ve République ? A-t’on déjà connu des phases aussi incertaines et critiques ? Que peut-on changer pour redonner de la légitimité au pouvoir ?

A partir d’une présentation de l’ouvrage Droit constitutionnel et gouvernances politiques, Gualino, sept. 2014, venez débattre des enjeux politiques et institutionnels du moment et des perspectives d’évolution pour restaurer la fameuse “confiance” politique… Etudiants, experts, journalistes, citoyens, il s’agit, maintenant, de vous saisir de cet enjeu démocratique majeur.

le politologue Olivier Rouquan et la journaliste de l'AFP Suzette Bloch et l'animateur journaliste Nicolas Caudeville essaierons de cerner les contours d'une cinquième république à bout de souffle, ça possibilité de se régénérer ou de passer à une sixième république

Olivier Rouquan

Olivier Rouquan est politologue. Il analyse la vie politique et institutionnelle dans les médias, publie des ouvrages, des notes et des articles de sciences humaines dans des revues spécialisées. Il enseigne le droit constitutionnel et la science politique dans le supérieur (notamment à l'Institut Supérieur de Management public et politique). Il est également chercheur associé (CERSA), et expert consultant auprès des professionnels sur les thématiques démocratiques et territoriales.

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/politique-pour-le-politologue-olivier-rouquan-l-heure-est-a-la-prise-de-risques-interview-par-nicolas-caudeville.html

Suzette BLOCH

Suzette Bloch est journaliste à l'Agence France Presse ou elle a occupé divers postes aux services économique, politique, diplomatique et reportages. Actuellement accréditée au Sénat, elle a été également chef de la rédaction du bureau de Rome et à Chypre. Elle est l'auteur du Premier convoi, un documentaire de fiction Arte/Ex Nihilo sur Auschwitz.

interview

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/09/politique-la-plupart-des-patrons-de-presse-sont-des-marchands-d-armes-interview-de-suzette-bloch-par-nicolas-caudeville.html

jeudi

à 18:30 - 19:40 le site l'archipel contre-attaque propose une conférence débat

Librairie Torcatis

66000 Perpignan

Remaniement, fronde, popularité faible, discours et images systématiquement négatifs sur le Président élu démocratiquement au suffrage universel, F. Hollande. Alors qu’il veut faire son retour, 2/3 des français conservent aujourd’hui une image négative de N. Sarkozy.

Pour comprendre la période et la mettre en perspective, posons nous quelques questions : le pouvoir exécutif est-il affaibli ? Le présidentialisme : que recouvre ce terme accolé à la Ve République ? A-t’on déjà connu des phases aussi incertaines et critiques ? Que peut-on changer pour redonner de la légitimité au pouvoir ?

A partir d’une présentation de l’ouvrage Droit constitutionnel et gouvernances politiques, Gualino, sept. 2014, venez débattre des enjeux politiques et institutionnels du moment et des perspectives d’évolution pour restaurer la fameuse “confiance” politique… Etudiants, experts, journalistes, citoyens, il s’agit, maintenant, de vous saisir de cet enjeu démocratique majeur.

le politologue Olivier Rouquan et la journaliste de l'AFP Suzette Bloch et l'animateur journaliste Nicolas Caudeville essaierons de cerner les contours d'une cinquième république à bout de souffle, ça possibilité de se régénérer ou de passer à une sixième république

Olivier Rouquan

Olivier Rouquan est politologue. Il analyse la vie politique et institutionnelle dans les médias, publie des ouvrages, des notes et des articles de sciences humaines dans des revues spécialisées. Il enseigne le droit constitutionnel et la science politique dans le supérieur (notamment à l'Institut Supérieur de Management public et politique). Il est également chercheur associé (CERSA), et expert consultant auprès des professionnels sur les thématiques démocratiques et territoriales.

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/politique-pour-le-politologue-olivier-rouquan-l-heure-est-a-la-prise-de-risques-interview-par-nicolas-caudeville.html

Suzette BLOCH

Suzette Bloch est journaliste à l'Agence France Presse ou elle a occupé divers postes aux services économique, politique, diplomatique et reportages. Actuellement accréditée au Sénat, elle a été également chef de la rédaction du bureau de Rome et à Chypre. Elle est l'auteur du Premier convoi, un documentaire de fiction Arte/Ex Nihilo sur Auschwitz.

interview

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/09/politique-la-plupart-des-patrons-de-presse-sont-des-marchands-d-armes-interview-de-suzette-bloch-par-nicolas-caudeville.html

Suzette Bloch / Olivier Rouquan
Suzette Bloch / Olivier Rouquan
Suzette Bloch / Olivier Rouquan

Suzette Bloch / Olivier Rouquan

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 17:11
Jean-Marc Pujol et son directeur de cabinet, Michel Sitja, ne sont pas sans dents contre l'art
Jean-Marc Pujol et son directeur de cabinet, Michel Sitja, ne sont pas sans dents contre l'art

En septembre, on fait sa rentrée, on va à l'école...

Jean-Marc Pujol, lui, ne rentre pas !

Il ferme l'école, il annonce sa fermeture imminente, il se désengage, il brade les Beaux-Arts ! C'est pas beau, ça ! C'est pas un geste artistique !

A moins que, après avoir fréquenté pendant deux ans l'ancien directeur de la culture de Perpignan, le maire ne soit devenu soudain situationniste… Oui, ce doit être ça : une bombe sur les BA, et je fais ma BA, me voici révolutionnaire, tuons la tradition, tuons l'infâme ! Nostalgie des bombes algéroises, ma belle OAS…

Il l'a annoncé dans le journal, ce doit être vrai : les BA coûtent trop cher (pas un million, il a arrondi et puis la Drac participe aussi au salaire des profs); il vaut mieux donner au sport, ça c'est popu, l'Usap et le basquet ( mieux que Basquiat !) : 500 000 euros pour renflouer le club de la copine, et voici la somme emportée par un certain Esteban, recherché par les services fiscaux… On vous le dit : argent y a pas, tralala !!!

Bien sûr, les beaux-arts du crû, j'en ai dit les aspects contestables dans un précédent article blogueste; on pouvait réformer, économiser quelques postes (départs à la retraite, mettre fin aux profs qui viennent de Suisse quelques heures dans le mois, assurer des enseignements en accord avec l'université et des artistes locaux, régionaux, recourir au bénévolat, trouver un juste milieu entre tradition et modernité, discuter avec la Drac qui vient de se faire houspiller par le ministère de la culture…)

Fermer les beaux-arts, c'est fermer les yeux sur l'avenir. C'est amputer tout un quartier culturel riche du conservatoire de musique, de Notre-Dame des Anges, de la belle galerie José Bonhomme... Notre (vraiment ?) maire veut taire de Perpignan une "destination touristique"; ce projet doit être sous-entendu par la culture (patrimoine - création contemporaine) et par l'enseignement.

Perpi doit, avant tout, émerger dans sa dimension artistique ! Une destinée artistique ! Une destination artistique ! Car, quand j'emploie le mot tourisme, je pense à fric, et ça suffit de parler des "retombées" économiques sur toujours les mêmes : cafés, hôtels, restaurants, réseau tenu par une poignée de milliardaires…

Bref, M. Pujol, revoyez votre copie ! Pour l'instant, on vous met un zéro pointé ! Et n'oubliez pas d'aller à l'école : un petit tour aux beaux-arts, ça vous enrichira l'imagination, nom de nom...

Voir aussi:

Perpignan: Si le FN voulait fermer l'école des beaux arts, vous auriez hurlé! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-si-le-fn-voulait-fermer-l-ecole-des-beaux-arts-vous-auriez-hurle-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/Fermeture des beaux-arts:Signez la pétition contre!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/09/perpignan-fermeture-des-beaux-arts-signez-la-petition-contre.html

Ce n'est pas une question d'argent à y bien regarder!

Ce n'est pas une question d'argent à y bien regarder!

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 15:05
Perpignan/Fermeture des beaux arts,l'Association nationale des écoles supérieures d’art proteste!

Les 4 et 5 septembre, l’ANdEA – Association nationale des écoles supérieures d’art a tenu son séminaire d’été 2014 à Metz, à l’École supérieure d’art de Lorraine et au Centre Pompidou-Metz, autour de la thématique « Les écoles d’art aujourd’hui : quelle politique ? quelle économie ? ». Proposant ateliers et tables rondes (cf. programme ci-joint), ce rendez-vous annuel a rassemblé 150 personnes, représentant la diversité des acteurs des 46 écoles supérieures d’art françaises – des directeurs aux étudiants en passant par les professeurs, les administrateurs et les chefs de service – et a accueilli pour la première fois des présidents d’établissements, majoritairement élus de collectivités territoriales. Cette nouveauté est venue parachever la mutation de l’ANdEA qui, depuis 2012, s’est attachée à s’ouvrir au-delà du seul cercle des directeurs d’établissements pour intégrer l’ensemble des acteurs qui font la richesse et la complexité de la vie des écoles. Elle a rappelé aussi combien les liens entre les écoles d’art et les collectivités territoriales sont étroits, à la fois anciens et riches d’enjeux et d’intérêts partagés, en raison de la double nature d’établissements qui conjuguent

mission d’enseignement supérieur et vocation artistique et culturelle.

Ce séminaire a été l’occasion de souligner l’investissement que représentent les 33 écoles sous statut d’Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) pour les collectivités territoriales. Si le coût d’une école

d’art pour les collectivités contributives est important (les chiffres moyens font état d’une participation des collectivités à hauteur de près de 80%, dont 73% pour les villes et intercommunalités, pour un budget de 4,2 millions d’euros et un effectif de 260 étudiants), les élus présents ont rappelé combien elle participait non seulement à l’identité du territoire mais aussi à son dynamisme et à son rayonnement. C’est à cet égard la volonté politique locale qui est déterminante, comme le rappelle par la négative le cas de la Haute école d’art de Perpignan, aujourd’hui menacée de fermeture par la nouvelle équipe municipale. Au raisonnement à courte vue qui conduit à cette situation, nous ne pouvons qu’opposer la force et la nécessité d’un réseau national apte à mailler l’ensemble du territoire et à garantir un enseignement supérieur artistique de proximité jusque dans les régions les plus délaissées.

La place des écoles d’art dans l’enseignement supérieur, tant au plan national que dans son organisation territoriale, a été l’autre grand thème d’un séminaire qui aura permis de mesurer l’étendue du chemin parcouru.

Qu’elles soient ou non intégrées aux Communautés d’Universités et d’Établissements (ComUE) qui se mettent en place, les écoles d’art sont désormais un véritable acteur de l’enseignement supérieur : établissements autonomes délivrant des diplômes conférant le grade de Master ; dotées d’instances de gouvernance adaptées aux missions de l’enseignement supérieur ; offrant des méthodes de travail innovantes et des conditions d’enseignement de haut niveau ; étroitement liées au monde professionnel de la création ; développant des activités de recherche structurées en programmes, unités et troisièmes cycles. Les écoles d’art forment aujourd’hui un foyer d’expérimentation et d’innovation artistique, pédagogique et scientifique apte à fertiliser aussi bien le champ de l’enseignement supérieur que les territoires sur lesquels elles s’inscrivent.

En ces temps de crise économique, de réduction des contributions de l'État et de réforme de l’Enseignement supérieur, nous demandons à chacun de nos trois tutelles et financeurs, forts du travail accompli, de concourir à la poursuite de la mise en œuvre du potentiel remarquable qui est celui des écoles d’art : aux ministères de la Culture et de l’Enseignement supérieur et de la recherche de veiller à ce que soit préservée et puisse se déployer la spécificité de notre offre de formation et de recherche ; aux collectivités territoriales de maintenir un niveau de financement qui nous permette de former et de fixer sur le territoire les pôles d’innovation et de créativité qui feront demain son identité et son rayonnement.

Voir aussi:

Perpignan: Si le FN voulait fermer l'école des beaux arts, vous auriez hurlé! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-si-le-fn-voulait-fermer-l-ecole-des-beaux-arts-vous-auriez-hurle-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/Fermeture des beaux-arts:Signez la pétition contre!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/09/perpignan-fermeture-des-beaux-arts-signez-la-petition-contre.html

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:16
Le tarot de Marseille revisité/épisode 3 : L'heureuse lame de L'Amoureux.‏ par Benjamin Gross

Précédemment, un Prince s'est mis à conduire un Chariot, mais aussitôt il a compris que le véhicule ne démarrait pas sans la Tempérance. Cette vertueuse réalisation a décoincé les roues, mais ne dompte pas ses chevaux qui tirent vers deux chemins divergeants. Les chevaux - l'énergie animale qui propulse notre Prince - l'ont planté dans l'impasse de l'indécision.

Je précise que je ne suis pas le Prince dans cette lecture - non, ce personnage incarne l'objet de la question que j'avais posée au Tarot : "Comment puis-je refaire le Tarot?" Ici, le Prince est le Tarot-même, aujourd'hui, déchiré entre les intempérances d'un côté: le traditionalisme rigide de certaines confréries du Tarot de Marseille et de l'autre : le nombrilisme égocentrique et manipulateur de certaines occultistes populaires. Restaurer le Tarot tout en s'approchant de "l'authentique" est un jeu de recherche et de l'intuition, du hasard et de maîtrise, nécessitant la Tempérance pour rester sur la voie du milieu.

Et puis arrive l'arcane VI, L'AMOUREUX, troisième carte que je tire, et bonjour - la première de plusieurs visites mytho-météorologiques, hors du contrôle humain. Cupidon, ou Eros, en mode deus-ex-machina, surgit d'une étoile / astre-solaire comme pour résoudre le dilemme du Prince avec une simple flèche. La scénario me rappelle le couple le plus désastreux des amants, Roméo et Juliette, en compagnie de leur pharmacien fatale : "L'amour, un délicat enfant! Il est brutal, rude, violent; il écorche comme l'épine."

Des tarologues sont tous plus ou moins d'accord sur l'ambivalence précise de cette lame :

"L'Amoureux est la carte de l'hésitation par excellence. Elle est la manifestation d'une situation instable, ambivalente qui n'est pas encore déterminée. Le consultant doit faire un choix important qui sera déterminant pour son avenir. Il a le choix et le libre arbitre de sa décision".

"Tout comme dans la parabole d'Hercule au carrefour, il a à choisir entre le vice et la vertu, entre la route gauche qui mène aux enfers et la route de droite qui mène aux champs de bienheureux. Une seule conduit au bonheur réel, il faut savoir choisir. L'amoureux c'est le moi affectif devant lequel viennent se poser et se résoudre tous nos choix".

L'écrivain Italo Calvino propose une autre scénario :

"Peut-être il y a deux femmes dans sa vie, et lui ne sait pas choisir ... Chaque fois qu'il va décider laquelle lui convient comme épouse, il se convainc qu'il peut très bien renoncer à l'autre : et de la même façon il se console de perdre celle-là chaque fois qu'il pense préférer celle-ci. L'unique point ferme dans ce va-et-vient d'idées, c'est qu'il peut se passer tout aussi bien de l'une que de l'autre, puisque son choix a toujours un revers, c'est-à-dire implique un renoncement, et par conséquent il n'y a pas de différence entre choisir et renoncer."

Le Prince est perplexe par ce double tranchant de la libre-arbitre, même avec la Tempérance acquise il ne s'en sort pas avec ses chevaux (qui renvoient ici aux deux candidates de l'Amoureux). Il se peut qu'il se trouve en sandwich entre la Papesse et l'Impératrice, espérant que l'ange d'amour prendra sa décision à sa place, mais la flèche est visée sur lui. La flèche d'Eros n'est autre que le libre arbitre même, qui percera le coeur du Prince et lui investira non seulement le pouvoir de choisir, mais aussi l'engagement à son choix. Et qui va-t-il choisir? La réponse se cache peut-être dans son miroir : l'arcane VI, L'AMOUREUX est arrivé en 3e place et donc se renvoi à la Papesse.

Le Tarot lui, est un exercice en libre-arbitre, quand nous acceptons que des voyances ne sont que des clichés de fragments d'un miroir, et non des prédictions fatalistes. Je vous rappelle : "La superstition porte malchance". Et la libre-arbitre, ce qui nous libère de notre nature animale et nous guide dans nos choix matériels, affectifs ou spirituels, est un don d'amour. Je comprends maintenant que cette tâche ré-créative ne peut être accomplie qu'avec amour. Amour pur du créateur pour la pure création, émerveillé devant quelque chose de concret venue du néant abstrait. Amour en chaque trait et chaque couleur, amour en chaque asymétrie divine. Amour de l'âme, l'heureuse lame de L'Amoureux.

Voir aussi!

Les 22 arcanes majeurs du tarot en tableau! interview du peintre Ben J Gross, son mécène Estéve Valenti par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/05/les-22-arcanes-majeurs-du-tarot-en-tableau-interview-du-peintre-ben-j-gross-son-mecene-esteve-valenti-par-nicolas-caudeville.html

Plus beau le tarot de Marseille! interview de Ben gross par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/plus-beau-le-tarot-de-marseille-interview-de-ban-gross-par-nicolas-caudeville.html

Le tarot de Marseille revisité:La Tempérance, en Modération par l'artiste Ben Gross

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/le-tarot-de-marseille-revisite-la-temperance-en-moderation-par-l-artiste-ben-gross.html

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 15:31
Jordi Vera de CDC
Jordi Vera de CDC

Après 198 ans d’existence l’avenir de l’École des Beaux-Arts semble particulièrement menacé en cette rentrée. En effet, les médias ont annoncé il y a quelques jours que le cours de 1ère année ne serait pas ouvert en septembre. Interrogés à ce sujet les élus perpignanais tiennent un discours confus : ils affirment soutenir la structure mais déplorent un nombre d’inscriptions qu’ils jugent insuffisant.

Nous, le parti catalan CDC, Convergence Démocratique de Catalogne, voulons exprimer notre vive inquiétude quant à l’avenir de l’École et le souhait de trouver une solution adéquate : il faut assurer la pérennité des Beaux-Arts à Perpignan. C’est une question de volonté politique : permettre sa liquidation progressive c’est assumer le déclin de la Ville. Si elle veut être cohérente, la municipalité doit agir pour arrêter le départ des écoles du centre ville déjà bien entamée avec l’école Maintenon ou le lycée Maso. Si la ville affirme vouloir dynamiser le cœur de ville par des projets de décentralisation d’antennes de l’université qui assurent la présence d’étudiants dans le Centre-Ville, comment pourrait-elle accepter la disparition de l’École des Beaux-Arts. De nouvelles complémentarités peuvent être trouvées avec l’université de Perpinyà, notamment l’installation de la future filière Photo journalisme qui pourrait devenir un levier intéressant pour faire entrer l’école d’art dans le 21 siècle et ainsi permettre à Perpignan de rivaliser avec des villes comme Montpellier. Avec de la volonté et de l’imagination Perpignan peut gagner en dynamisme et en rayonnement : l’École des Beaux-Arts doit être un instrument efficace au service de la Ville.

Cette constatation et ces propositions sont inspirées par la volonté de faire de Perpinyà une capitale d’un territoire bien défini: Le Pays Catalan, à CDC nous avons dans l’esprit que sans culture et sans art catalan nous serions une nebouleusse sans nom et sans âme.

Dans cette logique nos institutions et en particulier la Ville de Perpignan devrait tout faire pour que l’on puisse étudier et se réaliser ici, chez nous. Une société qui va de l’avant et qui pense à l’avenir se doit aussi de s’occuper de l’urbanisme, le commerce, la culture mais aussi de l’art ! L’art c’est le propre d’un pays équilibré, un pays qui met en avant la créativité, un pays “éclairé” un pays des “lumières”.

Dans les sociétés avancées l’art occupe une place très importante, l’art est le réflèxe de la réalisation et de la réussite dans toutes les autres questions de société. Qui tue l’art tue la richesse, et qui tue la richesse tue la vie.

Voir aussi:

Perpignan: Si le FN voulait fermer l'école des beaux arts, vous auriez hurlé! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-si-le-fn-voulait-fermer-l-ecole-des-beaux-arts-vous-auriez-hurle-par-nicolas-caudeville.html

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 11:43
Perpignan/Fermeture des beaux-arts:Signez la pétition contre!

Une école d'art est avant tout un outil culturel, un espace d'échange et de liberté, nous ne pouvons accepter qu'elle soit traitée comme un vulgaire commerce et qu'elle puisse fermer sans réaction aucune ! C'est un devoir de réagir et de montrer aux dirigeants qu'une opposition existe et qu'elle veut se faire entendre.

Signez ici http://www.change.org/p/jean-marc-pujol-non-%C3%A0-la-fermeture-de-l-%C3%A9cole-d-art-de-perpignan?utm_campaign=friend_inviter_chat&utm_medium=facebook&utm_source=share_petition&utm_term=permissions_dialog_false&share_id=bVHryVltCP

Voir aussi:

Perpignan: Si le FN voulait fermer l'école des beaux arts, vous auriez hurlé! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-si-le-fn-voulait-fermer-l-ecole-des-beaux-arts-vous-auriez-hurle-par-nicolas-caudeville.html

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 22:49
Visa pour l'image:De quoi le photojournalisme est-il le NON? suites.par Gérard Gourmel

À l'issue de plusieurs échanges de courriels, Jean-François Leroy m'a transmis, ce dimanche 31 août, le communiqué suivant, qui doit être mis en ligne sur le site de Visa.

« Où est Gaza ? »

L’inauguration n’avait pas encore eu lieu que beaucoup se posaient déjà la question : où est l’exposition de Visa pour l’Image consacrée à la nouvelle crise entre Israël et le Hamas ? Comment et pourquoi un festival qui couvre l’actualité de l’année écoulée peut-il exclure de son programme un chapitre aussi crucial ?
La réponse est simple : le temps. Dans un monde où les médias excellent dans l’art de l’« instantanéité », Visa pour l’image ne veut pas, et ne peut pas, suivre la cadence. Les représailles sanglantes d’Israël contre Gaza suite à l’enlèvement de 3 étudiants israéliens le 12 juin, et retrouvés mort le 30 juin, se sont intensifiées le 17 juillet par le lancement d’une offensive terrestre. Or, à cette date, le programme est bouclé depuis au moins une quinzaine de jours. Décider d’inclure une exposition de 40 tirages sur Gaza au dernier moment la mettrait forcément en marge des autres. Mais au nom de quoi ?

Les expositions de Visa pour l’Image n’ont pas vocation à informer au même titre qu’un journal télévisé, qu’une radio ou qu’un quotidien. Elles sont là pour approfondir des faits et souligner ceux qui auraient échappé à la presse généraliste.

Alors nous avons décidé d’attendre.

Mais puisque Perpignan ne se résume pas à ses expositions, les événements de Gaza seront traités : en projection, lors de la soirée du samedi 6 septembre. Il nous paraissait donc préférable de présenter les travaux de plusieurs photographes afin de rendre compte, malgré l’urgence, de la complexité de la situation.

Et l’année prochaine, lors de l’édition 2015, nous ne manquerons pas de vous présenter les meilleures productions réalisées sur le sujet.

Bon festival, »


Dont acte.

Rappelons que l'opération « Roc inébranlable / Bordure protectrice », a été lancée le 7 juillet, la phase terrestre le 18 juillet.
Au lendemain du cessez-le-feu permanent, le 28 août, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) de l'ONU publiait le bilan humain de l'opération.
2104 Palestiniens ont été tués, dont 1462 civils (parmi lesquels 495 enfants et 253 femmes), 377 non identifiés, 265 combattants. 69 Israéliens ont été tués : 65 combattants, 4 civils. Et un citoyen étranger a été tué en Israël.

Plus de 500 000 Gazaouis (28% de la population) ont été chassés de leurs demeures, situation d'une ampleur « sans précédent en 64 ans à Gaza » selon le bureau onusien.
Plus de 108 000 Gazaouis ont eu leur habitation totalement détruite ou gravement endommagée. Le bureau estime à 18 000 les habitations inhabitables ou détruites, soit 5% du parc : là encore une échelle de destruction sans précédent.
Le service de la lutte antimines de l'ONU (UNMAS), qui a lancé dès le 2 août un appel de fonds d'urgence pour Gaza d'1,5 million de dollars, estime que plus de 1800 missiles, roquettes, obus etc. israéliens tombés dans la zone de Gaza n'ont pas explosé et menacent toute vie, particulièrement parmi les « groupes à risques » incluant les personnes déplacées, les jeunes garçons, les familles vivant dans des quartiers particulièrement « impactés par le conflit », et les travailleurs humanitaires.
Un 17ème professionnel des médias a été tué à Gaza le 25 août.
Lui aussi a été placé par l'UNESCO sur sa liste des journalistes ASSASSINÉS :
L'UNESCO dénonce le meurtre du journaliste palestinien Abdullah Murtaja
29 août 2014 – La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a dénoncé vendredi le meurtre du journaliste palestinien Abdullah Murtaja, décédé le 25 août.
« Je condamne le meurtre d'Abdullah Murtaja », a déclaré Mme Bokova dans un communiqué de presse. « Les journalistes doivent être capables d'exercer leur fonction dans un environnement sûr et leur statut de civil doit être respecté à chaque instant. La société doit être maintenue informée de ce qui se déroule, et davantage lorsqu'elle évolue dans l'ombre du conflit. »
Abdullah Murtaja, qui était en mission pour la chaine satellite Aqsa, a été touché lors du pilonnage du quartier de al-Shujaiyya dans la ville de Gaza. Il figure désormais sur la liste complète des journalistes assassinés ayant fait l'objet d'une condamnation par l'UNESCO.

17 professionnels de la presse tués, non seulement à Gaza mais même en Palestine en 7 semaines. Là encore, un massacre d'une échelle sans précédent.

Voir aussi:

Visa ou l'indignation sélective (De quoi le photojournalisme est-il le NON?) par Gérard Gourmel

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/visa-ou-l-indignation-selective-de-quoi-le-photojournalisme-est-il-le-non-par-gerard-gourmel.html

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