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L'archipel Contre-Attaque

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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 20:52

"Attendez ma venue aux premières lueurs du 5e jour. À l’aube, regardez à l’est."

En italien, la gauche se dit "sinistra". En français la gauche se dit désormais sinistrée. Mais la ruine des partis de gauche sera peut-être le prétexte à la résurrection de la gauche. Car il faut bien séparer partis de gauche et la gauche. Car les partis de gauche (et de droite) ne sont depuis un certains temps que des écuries de petits chevaux qui concourent à la lutte des places , que pour la lutte des classes. La gauche, c'est le réel, c'est toujours la misère, les pauvres, la violence sociale face à un capitalisme qui se dit de plus en plus libéral, à tel point qu'il se met en scène comme ultra-libéral.

Mais c'est toujours de la liberté du capitalisme dont il s'agit. Et pour qu'il puisse être libre, il lui faut la sueur et le sang de ceux qui créent vraiment la richesse et sa plus value...

Le reste du monde est prolétarisé. Pour le capitalisme, il n'y a de racisme, que social. La traite négrière n'a été organisé que parce que les indiens du nouveau monde n'avait pas de santé. Et que pour exploiter de nouveaux territoires, il fallait de grands gaillards costaux et leurs femmes pour reproduire leur force de travail, sans avoir à nouveau à la transporter...Qu'il soit noir ou blanc, n'a aucune importance: les mineurs en Europe, qu'on appelait des "gueules noires" étaient pour la plupart des "caucasiens", et très bien exploités!

Mais revenons à la gauche des pays occidentaux, qui n'était que tolérée dans les démocraties occidentales. 

Parce que face au "bloc rouge" de l'Est, il fallait un "village Potemkine" qui montra à l'ouvrier de l'Est que le paradis ouvrier tenait déjà ses promesses en Occident! Et puis, au prorata de la crise du pétrole en 1974, on a commencé à tailler dans le lard de la classe moyenne, cette classe ouvrière embourgeoisée qui ne voulait pas comprendre que: rien n'est jamais acquis, surtout ceux sociaux!

Lorsque le mur de Berlin tomba, on nous dit alors que la gauche dans son entier avait échoué!

Le modèle capitaliste avait triomphé https://www.youtube.com/watch?v=O4nBOwvSAY8&list=RDGMEMQ1dJ7wXfLlqCjwV0xfSNbA&index=10. Et que comme dans les contes de fées, on pouvait dire: ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants! Il y eut même Francis Fukayama qui annonça qu'ont allait voire "la fin de l'histoire". Dans l’intervalle le dernier cycle de négociation du GATT, l'Uruguay Round https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_d%27Uruguay, avait eu lieu entre 1986 et 1994 et ça non plus ni la classe politique et ce qui restait de la classe ouvrière ne l'avait pas vu venir... Celui-ci devait donner le top départ à ce qu'on a appelé par la suite la mondialisation. Enfin, le mot anglais "globalisation" est plus juste, les limites de la "terre plate" avait été dépassées bien avant. La "globalisation", c'est pouvoir jouer le jeux de bonneteau sans limites et avec pour variable d'ajustement les peuples. 

Dans les années 80, on ne voyait pas pointer, que le nez de la "New Wave", mais aussi d'un Reagan  et d'une Thatcher qui nous disaient déjà que pour le "prolétariat": "thére is no alternative"

Et la dessus, un homme de gauche comme François Mitterrand, élu en 1981, ne tarda pas, à réaliser en 1983, suivant les conseils d'Attali (pas la muse, le conseiller) et Delors, "le tournant libéral" . En 1993, ce seront les mêmes qui feront voter le traité de Maastricht...

Voilà, si l'on puit dire, comment la gauche a été déconstruite! (pour le dire vite) 

La gauche a petit à petit cesser de réfléchir sur le réel, ses difficultés et le moyen de s'en émanciper. Il ne fallait pas pour autant renoncer à obtenir des mandats en son nom. Ainsi, donc ce qui rester de la gauche était sa mauvaise graisse : la moraline...Une psalmodie de mantras à odeur d'encens. Les manifestations ne sont plus des moments collectifs de luttes sociales. Mais des processions où l'on brandit des drapeaux, comme autrefois des statues de la vierge Marie ou de Jésus en croix...Il ne s'agit plus pour une gauche désormais "religion" révélée, de raison, mais d'oraisons, voir de péroraisons!

Avec les glissements sémantiques qui vont avec! 

Le mot de bourgeoisie, patronat, intérêts de classe, disparaissent au profit de: "délocalisation","compétitivité"(l'herbe est plus verte ailleurs)  "plan social" (c'est comme un "plan cul" sous la forme de "gang bang" d'ouvriers) , "charges sociales", "dette" et dix de der...

Le résultats, c'est l'augmentation de l'abstention!

Pourquoi se déplacer aux urnes, si à la fin, comme au football, c'est les allemands qui gagnent? http://2 mesures pour empêcher l'abstention ! par Nicolas Caudeville

La gauche doit reconnaître le réel et recommencer à l'énoncer, pour pouvoir le résoudre!

Sans quoi, nous seront condamnés indéfiniment à voir la pantomime hidalguesque luttant contre le fassisme, les heures sombres et le cholestérol (le mauvais bien surs) au cri de "no passaran". D'une,ils sont passés. Et de 2, les républicains espagnols de 36 (jusqu'à 1939), reprenaient le cri des poilus à Verdun, qui eux les ont arrêtés ... Ce pourquoi, Tolkien, qui avait participé à la première guerre mondiale dans les tranchées https://www.courrier-picard.fr/id19528/article/2019-06-19/tolkien-des-tranchees-de-la-somme-aux-salles-de-cinema de la Somme (Picardie) , l'avait remis dans la bouche de Gandalf dans le seigneur des anneaux.

 

 

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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 17:00
Crédit photo Philippe Poisse: la chute de Bétriu

Ça y est,juste avant le conseil municipal le maire Louis Aliot, dans une conférence de presse improvisée a annoncer la destruction de l'îlot Puigau quartier St Jacques. Le début de sa destruction sous l'administration Pujol avait correspondu avec la descente de 200 gitans pour l'essentiel (ils étaient les plus touchés directement par la démolition) sur la préfecture des PO. Suite à cela, la presse du monde entier s'est intéressée au quartier St Jacques, dont un fameux article dans le New-York Times http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2018/08/perpignan-l-article-du-new-york-time-sur-les-gitans-de-perpignan-traduit-en-francais.html et puis le temps à passé, quelques journalistes aussi.

Mais ce n'était plus l'ambiance d'avant. Récemment un article est sorti dans le magazine en ligne Street Press https://www.streetpress.com/sujet/1639412889-louis-aliot-perpignan-clientelisme-communaute-gitane-quartier-saint-jacques-police-destruction . Est-ce l'article ou les récentes pluies qui ont achevé de convaincre le maire, mais là , les ouvriers travailleront jours et nuit, même pendant les fêtes pour mettre à terre ce qui était l'équivalent de l'île d'Iwo Jima pour Louis Aliot https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Iwo_Jima

Alors, on met le paquet, et on met les voisins attenants au site, à l'abris. La question étant pourront-ils revenir après? 

Christine, une de nos correspondante fait remarquer:

"Oui. En réalité il a beau jeu de rappeler qu'il hérite de la situation.
Quel gâchis quand-même... d'ailleurs, Aliot parle bien que "l'image"du quartier plutôt que de son "patrimoine" ou son attrait touristique, patrimonial...
Malraux et son idée de patrimoine vernaculaire et ses obscures histoire de charme à préserver n'a qu'à aller se faire voir.
Bref c'est du Aliot après Alduy, Pujol."

Voir aussi:

 

FRANCE DISPATCH

https://www.nytimes.com/2018/08/18/world/europe/catalan-gypsies-perpignan-france.html

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 15:56

Attention: "ceci n'est pas un film de Barbet Schroeder https://www.youtube.com/watch?v=OzDKmB6bfQQ

Au cours de la nuit, le vieux roi Priam se rendit au camp grec pour supplier le héros de lui rendre son fils. Sa requête émut Achille, qui se souvint de sa propre famille, et il rendit la dépouille d'Hector. Ce dernier put ainsi avoir des funérailles solennelles.


Normalement le dimanche après-midi je vais siroter un lait-fraise dans un donjon, en bas de chez moi. Discuter avec des inconnu·es, dans une ambiance conviviale, reste, pour moi, la meilleure façon d’avoir un bon coup de fouet pour finir le week-end avant de démarrer une nouvelle semaine.

Mais hélas, du fait des restrictions sanitaires, le donjon est fermé. Bon, ça permet au taulier de refaire la déco et de rafraîchir les peintures. Ce qui est bien. Mais, moi, je me retrouve désœuvré en ce dimanche après-midi de décembre 2021.

Alors, pour rester dans le trip S&M, je me suis infligé les 2h35 du congrès de Carole Delga à Perpignan, avec Anne Hidalgo en guest star.

Et question souffrances, je peux vous dire, c’était quelque chose !

                                             .

 

On va être clair, si c’est bien Anne Hidalgo qui est la candidate du PS pour la présidentielle 2022, les organisateurs de ce meeting n’avaient pas d’autre intention que de mettre en avant Carole Delga.

Les militants, ou ce qui en fait office, tant le PS n’a plus de forces vives à envoyer sur le terrain, sont venus de toute la région. À tel point que Perpignan et les Pyrénées-Orientales n’ont même pas été mis à l’honneur, mise à part lors de la pitoyable intervention d’Hermeline Malherbe, qui nous a laissé penser que les rumeurs comme quoi le crack commencerait à circuler à Perpignan seraient fondées. Il doit y avoir un dealer près du quai Sadi Carnot.

Non, une personne sobre ne peut pas débiter autant d’ânerie. C’est biologiquement impossible.

Hermeline, qui est à Thuir, si vous voyez ce que je veux dire, est persuadée qu’EELV a soutenu le PS lors des départementales et des régionales 2021 ! C’est dire si on sombre dans le délire.

Pas de pot pour Hermeline, qui a essayé de vanter les vertus de l’union, et, donc de la primaire populaire, le PS a gagné seul en 2021 dans le coin.

Par contre, elle nous a lâché la vraie info du soir : Carole Delga s’y verrait bien à la place d’Hidalgo.

Ça ne sera pas pour 2022, mais en 2027 pourquoi pas.

« Notre candidate Carole Delga… » un lapsus tellement révélateur, surtout que Hermeline lisait ses notes. L’inconscient à parler, ce qui est logique pour une personne totalement inconsciente.

Si vous voulez, un de ces jours, on parlera de ce refus, totalement irresponsable, du CD66 de recruter des éducateurs de rue. Ça serait une bonne petite discussion, ça c’est sûr.

 

Entre Hermeline Malherbe et Carole Delga, seul du menu fretin est monté à la tribune. On a même eu droit à 10 secondes d’un boulanger de Besançon, histoire de dire que tout la France est derrière Hidalgo. Le côté pathétique de la chose saute aux yeux. Par manque de fond, on travaillerait la forme. Mais la forme, elle aussi, n’est pas travaillée.

« La gauche, vous pouvez en être héritier, on vous donne un canton, on vous donne une circonscription,…, c’est vrai, mais ce temps-là est moins acquis », a lâché Michaël Delafosse, l’insipide et amnésique maire de Montpellier. Et oui, camarade socialo, si tu veux un mandat, va falloir bosser !

Et pour appuyer son propos, Delafosse met en avant Christian Bourquin, l’homme de la réhabilitation de Robert Brasillach, et oubli Georges Frêche. Ingratitude du petit rien qui ne veut pas que l’on se souvienne de qui l’a mis là où il est. Oui, on est bien au PS. Pas de doute.

 

Et puis, sous les vivats de ses militants et les propos dégoulinants d’obséquiosités de Pipo et Mario, les deux clowns ridicules, à défaut d’être drôles, Carole Delga s’avance, prend la lumière et, surprise, fait un discours, presque, de gauche.

 

Après une heure à écouter des niaiseries, on pourrait se laisser avoir. Mais, Bibi, il a été élevé au Caramany et au schnaps, c’est dire si le Canada Dry il le renifle à des kilomètres !

Si Carole Delga est la seule, je dis bien la seule, présidente de région à avoir été condamnée pour discrimination politique, ce n’est pas par hasard, et pas seulement par des juges, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle n’a rien dans le crane.

Alors on aura droit à des attaques à tout-va. Contre Éric Z∴, l’ennemi médiatique du moment, contre Valérie Pécresse, contre Emmanuel Macron, contre Jean-Luc Mélenchon (tant pis pour l’union de la gauche).

Alors on définit ce qu’est la gauche. Parce qu’il faut bien mettre les points sur les i !

On convoque les grands anciens, comme Orwell, que l’on cite. Mais, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que Carole Delga n’a jamais entendu parler du roman « Le Quai de Wigan », sinon elle aurait moins de morgue. Puis on cite Jean Jaurès. Mais combien de fois faudra-t-il que ces militants de l’extrême centre l’assassinent ?

On a droit à de belles tirades, sur la responsabilité morale. On nous affirme qu’il faut lutter contre le déterminisme social. Et on apprendra qu’être de gauche c’est aimer l’entreprise. Fini les « mon ennemi c’est la finance », vive les « la finance est mon amie, la bonne finance ! ».

C’est la « gauche du réel ».

C’est la « gauche de Delga ! ».

Et là, toute la salle se lève.

Comme un bon petit chien voulant son susucre.

Oui, Carole Delga s’offre une standing ovation.

Oui, la « gauche de Delga », non pas la « gauche d’Hidalgo », a droit à des acclamations.

La patronne est là, à la tribune, qui jubile.

La roche Tarpéienne est pour avril 2022, mais là, dans ce Palais des Congrès, dans cette ville tenue par l’extrême droite, Carole Delga s’affirme, se fait acclamer par ses laquais, s’impose face à une candidate appelée à passer à l’équarrissage d’ici peu.

La vanité est le sceau de la médiocrité.

Carole Delga n’a pas lu l’Ecclésiaste, ni la biographie de Nicolas Fouquet.

 

Carole Delga veut faire croire qu’entre 1983, l’année du « tournant de la rigueur », et 2021, la gauche n’a pas existé. Non, ni les deux septennats de François Mitterrand, ni les 5 ans de Lionel Jospin comme Premier sinistre, ni le mandat de François Hollande, n’ont été de gauche. Sur les 40 dernières années, elle ne retient que le « mariage pour tous ».

Malheureusement, tout le monde n’a pas oublié son passage dans le gouvernement de Manuel Valls. Son discours pourrait être recevable si elle n’avait pas participé, activement, à la casse des services publics, si elle n’avait pas soutenu la loi El Khomri, dont le seul but était de précariser encore plus les travailleurs que Carole Delga prétend défendre au nom d’une gauche fantasmée.

Carole Delga n’hésite même pas à se citer elle-même, en parlant de l’importance des musées.

Et puis elle finit par un, biblique, « lève-toi la gauche ! ».

Oui, tel Jésus ressuscitant Lazare, Carole Delga veut ressusciter la gauche.

Être à la fois l’assassin et le résurrecteur, cela est cocasse.

 

L’assistance applaudit la patronne. Elle ne se soucie pas que cette dernière, avec une morgue largement supérieure à sa bêtise, condamne le parti a une longue agonie. Elle est trop galvanisée, elle est trop déconnectée du réel.

Saint-Jacques, et son combat social, n’est qu’à quelques centaines de mètres. Mais non, les socialistes n’y iront pas. Carole Delga n’ira pas voir les sans-dents. Ils ne sont pas dignes d’elle.

Louis Aliot, et ses projets de démolitions, eux, sont dignes de l’argent de la région Occitanie.

Carole Delga n’est d’une vaste blague. Sinistre et écocide.

Mais, en quittant la tribune, elle n’en a cure.

Elle marche sur l’eau, elle aussi.

Quelqu’un, quelque part, a déjà préparé les clous et les planches.

Comme le rappelle Simone Weil dans son analyse de l’Illiade, le héros est un cadavre que l’on tire dans la poussière, attaché derrière un char.

Les chevaux sont prêts !

 

Pour finir l’après-midi, sur une faute de goût, la présence d’Anne Hidalgo s’imposait.

Elle n’a rien a dire, mais il lui faut une heure pour le dire.

Mais, pour le détail, il faudra lire la partie 2.

 
 

 

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 17:16

Social démocratie "Le terme de social-démocratie désigne un courant politique et économique, apparu au XIXᵉ siècle, qui tend à incorporer certains éléments du socialisme dans une économie capitaliste et libérale" 

 

Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton.
  • François Rollin, Kaamelott, Livre IV, Le désordre et la nuit, écrit par Alexandre Astier.

La maire de Paris, candidate pour le parti socialiste Anne Hidalgo est venu en meeting à Perpignan (pas parce que depuis un ancien siége français, on appelle les perpignanais: les mangeurs de rats!)cette après-midi pour lancer son " serment de Perpignan" , comme le général Leclerc jadis, lança avec ceux de la deuxième DB celui de Koufra https://www.herodote.net/2_mars_1941-evenement-19410302.php

Car il s'agit bien d'une libération que propose son discours ...Mais sur le chemin de cette libération, elle s'est faite prendre en photo avec Alexandre Bolo, l'ex attaché parlementaire de Louis Aliot  et candidat Fn https://www.lindependant.fr/2018/05/07/la-nouvelle-vie-dalexandre-bolo,3985873.php.Mais je ne suis pas de ceux qui croient qu'une image vaux mieux que mille mots...Et puis l'actuel directeur de cabinet de Louis Aliot est un ancien directeur de cabinet de la présidente du conseil départemental https://www.lindependant.fr/2020/07/29/perpignan-le-directeur-de-cabinet-de-louis-aliot-ancien-collaborateur-de-la-presidente-socialiste-du-departement-8999168.php,la socialiste Hermeline Malherbe qui fit avec la présidente de l'Occitanie, Carole Delga son  discours d'ouverture.

Du coup, je ne juge de rien, je laisse ça à Philippe Poisse. 

Elle commence par se définir comme sociale-démocrate, qui veut rassembler la gauche, avec les valeurs de l'autre France éternelle, qui ne serait pas celle de Zemmour (qu'elle ne nomme pas, comme on ne nomme pas le diable pour ne pas le convoquer!) La social-démocratie est morte avec le regretté Olaf Palme

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_d%27Olof_Palme

La social démocratie est un truc qui ne peut marché que, parce qu'en face, il y a le bloc soviétique, et la peur des rouges qui va avec. Ce qui oblige le "camp de la liberté" à laisser faire en Europe de l’Ouest un village Potemkine pour ses travailleurs et édifier la "classe moyenne" en modèle .

D'ailleurs, dans son discours, elle ne site pas la mémoire de François Mitterrand de  1983, ou le François Hollande (qui la soutient) de la loi El Khomri de 2016 https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_au_travail,_à_la_modernisation_du_dialogue_social_et_à_la_sécurisation_des_parcours_professionnels

Elle parle de la gauche de Jaurés (et pourtant, on ne la pas vu au festival du festival du film social et ouvrier de Carmaux http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/cinema/moment-in-social-et-ouvrier-festival-at-carmaux-interview-michel-cade-et-jerome-quaretti-par-nicolas-caudeville.html ) , elle nous appelle même à plusieurs reprises, le mot "camarades", dit "No passaran" sur applaudi en ces terres du Mordor: bref, elle nous convie à un "grand buffet" pour terminer avec le fait qu'elle soit pour "république démocratique" . Moi qui suis fan de l'ex RDA, je dois dire que: j'ai été comblé!

Mais tout cela fera-t-il la maille pour réanimer l'armée des ombres de la gauche, face à l'armée des ténèbres du populisme, je reste quelque peu dubitatif...Il y a de l'esprit de la phrase de Cioran, dans cette venue: "Ne nous suicidons pas tout de suite: il reste encore quelqu'un à décevoir!"

Perpignan: tous contre le "FaSSisme" avec Anne Hidalgo et Alexandre Bolo ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: tous contre le "FaSSisme" avec Anne Hidalgo et Alexandre Bolo ! par Nicolas Caudeville
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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 15:54

Dans un discours célèbre fin décembre 1789 , Stanislas Marie Adélaïde, comte de Clermont-Tonnerre, prend position pour l'accession des Juifs à la citoyenneté en déclarant : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanislas_de_Clermont-Tonnerre#:~:text=Dans%20un%20discours%20célèbre%20fin,accorder%20aux%20Juifs%20comme%20individus%20».

 

L’identité, c’est important. Pour que le petit peuple ait conscience de cette importance, l’État a dû distribuer des penses-bêtes, histoire que tout un chacun ait toujours dans sa poche une sorte de carte pour se rafraîchir la mémoire. On appelle ça, communément, une « carte d’identité ».

Pour les villes, il en va de même. Sauf qu’elles n’ont pas vraiment besoin de carte d’identité. C’est déjà bien si elles ont une carte. Pour les piétons et les touristes, c’est pratique une carte, même si cela n’est, dans le fond, qu’une sorte d’allégorie, une représentation déformée d’un réel supposé dont la, vague, substance ne peut s’incarner que dans le délire déambulatoire d’un géographe enfermé, mentalement, dans un bureau, sans qu’il ne puise, jamais, rêver d’être un aventurier.

Non, la carte ne peut donner son identité à la ville.

Non, la ville ne peut être encartée.

La ville est libre.

Et, parfois, interlope.

Ce qui la rend aimable, et, aimante.

 

Aucun désir ne peut jaillir d’une carte !

 

Mais de cela, Loulou n’en a cure !

 

Loulou, lui, a une identité. Et elle est forte, en plus d’être triple. Israélite, ariégeoise et algérienne, tout à la fois, cette identité est une sorte de mêlée qui, impatiente, exigeante, attendrait que le cuir, ovale, forcément ovale, y soit introduit.

L’identité fait plus que nous définir. Elle nous fait Homme. Elle nous rassure, en ce sens qu’elle nous assure que, quel que soit le chaos qui sourd à l’horizon, nous pouvons nous retourner sans craindre d’affronter le néant.

L’identité n’est pas qu’une simple ontologie. Sinon elle ne serait qu’une vulgaire

oothèque, indigne de nourrir un lézard.

 

Mais comment définir l’identité de Perpignan ?

 

Et comment imposer une identité, à cette ville retorse, qui se dérobe, telle du sable coulant entre les doigts ?

 

Jean-Marc Pujol avait voulu faire croire que Perpignan n’était qu’un reliquat de l’Algérie française.

 

Il avait bien réussi à convaincre Jean-Paul Alduy d’installer une stèle à la gloire de l’OAS. Une cérémonie une fois l’an, et quelques interviews récusant la thèse de l’organisation terroriste ne suffirent pas à créer l’engouement escompté. Les habitants ne s’identifièrent pas.

Trop loin, trop ancien.

 

Rester donc à Loulou à choisir entre le bethmale ou la Torah.

 

Curieusement, c’est la deuxième option qui est mise en avant.

On sent la méconnaissance de la faune locale.

 

Loulou commence donc, en décembre 2021, par célébrer Hanoukka, place Gambetta, celui qui déclara en 1875 « et l’État doit être laïque », face à la « très catholique » cathédrale. Une hanoukkia est donc installée, illuminée, et, célébrée lors d’une cérémonie œcuménique.

 

Tout le monde est là, sauf les musulmans. Mais comme il s’agit de gens distraits, la gauche locale n’a pas hurlé.

 

Elle a préféré s’humilier en vociférant sur la récupération politique de la religion. Une crèche chrétienne dans l’entrée de la mairie, silence ; un symbole juif en pleine rue, hurlements ! Oui, la gauche locale, illustre parfaitement la théorie des « 3 i » d’Albert Pike : Ignorants, Imbéciles, Intrigants. Certains feraient mieux d’aller se faire masser et de se taire. M’est avis que la route vers 2026 va être longue pour ces « certains ».

 

Mais Loulou a de l’ambition. Il a décidé de marquer l’histoire locale grâce à un musée dédié à la culture juive.

 

Comme Moshe Dayan observant Jérusalem, Loulou observe, de son œil perçant, Perpignan, et, sait que seule la culture assure la victoire.

Alors la ville va se doter d’un centre culturel Ariel Sharon. Celui-ci sera constitué de deux ailes, une aile Moise Narboni et une aile Menahem Hameïri. Comme ça, pas de jaloux.

Naïfs que nous sommes, nous aimerions bien que la mairie, en partenariat avec l’université Perpignan Via Domitia, publie un livre dédié à l’histoire de la communauté juive de la ville. Mais, on sent bien, que la culture, c’est du béton. Pas du papier noircie à l’encre de Chine !

 

Oui, Loulou, avec l’aide, parfaitement volontaire, des sinistres et stupides Carole Delga et Agnès Langevine, va nous faire oublier que Perpignan est catalane.

 

Et, pas simplement en licenciant des directeurs de théâtre.

Une politique culturelle volontariste, quelques millions d’euros sur la longueur, et, surtout, l’absence d’opposition, vous savez, ce truc composé d’un ramassis de gens à l’indigence intellectuelle rare, devraient permettre d’effacer une identité gênante.

L’uniformisation et l’appauvrissement de l’imagination, actions démarrées de longue date, favorisent les réélections.

 

Un jour, tranquillement, Perpignan oubliera qu’elle est Perpignan.

Il n’y a pas de mort plus atroce.

United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 20:42
Les 9 genres privilégiés ici sont inspirés des classifications du CNC et sont les suivants : animation, biopic, comédie / comédie dramatique, documentaire, drame, fantastique / science-fiction / horreur, guerre / histoire, policier et thriller/aventure. 
 
Chute des ventes de la presse :
"Les plus touchés sont : Libération qui a perdu 40 % de son lectorat papier (- 19 000 journaux vendus par jour, que ce soit en kiosque ou par abonnement) entre les mois de décembre 2015 et 2019, et Aujourd'hui en France qui a chuté de 38 % (- 48 000 journaux vendus par jour) pour la même période."13 juil. 2020 https://lareclame.fr/mathieulehot-chiffres-presse-francaise-236504#:~:text=Les%20plus%20touchés%20sont%20%3A%20Libération,jour)%20pour%20la%20même%20période.
 

Dimanche soir sur les réseaux sociaux, à l'heure où les grands mâles blancs vont  boire et étaler leur privilège...Moi, qui suis un grand blanc, je me tiens dans mon coin de forêt et à l'anglaise: je wait and see! 

Et là tout à coup, alors que je "scrollais" sur mon ordinateur, bondi face à moi cette pub sponsorisez par le journal parisien Libération lui-même, et qui m'incite à m'enrégimenter façon "Oncle Sam" needs You pour sa "newsletter féminisme et genre de Libé" .

Moi pas bégueule, je m'auto interpelle (c'est une performance parce j'en restais assis) : en quoi suis-je la cible de promotion?

Je ne suis pas une femme,  enfin du point de vue de mon état civil.e. Et du point de vue de mon genre, d'après ma mère, depuis que je porte des lunettes, c'est plutôt le genre intello! 

Ensuite, je me demande, comme il y avait malentendu sur la cible et donc dans le "branding", si je ne serais pas par hasard "victime d'une micro-agression" à l'instar de l'ex ministre de Sarkozy, Rama Yade" qui vivant désormais au USA, se rappelait avoir vu une statue de Colbert http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2020/06/anti-racisme-d-esprit-d-escalier-faut-il-debouloner-le-statut-du-merlan-colbert-par-nicolas-caudeville.html ... Tout cela me semblait bien "problématique", au point que je me suis demandé, si cela ne valait pas la peine d'un procès; ou au moins d'une campagne de "bad buzz" sur le net avec création de # à la clef (dire qu'avant sur mon téléphone, c'était la touche Dièse) .

Et puis je me suis rappelé, que étant né à la fin du XXiéme siècle, je ne réagirais pas avec la logorrhée de mes sentiments.

E que je ne résoudrais ce moment de tension intérieure, qu'en énonçant le problème pour mieux le résoudre.

D'une, j'étais le dégât collatéral d'une pub qui ne m'étais pas destinée. Deux inutile de m'en affliger.Trois pourquoi Libération qui fut un grand journal de gauche, tapinait dans les niches? Si ce n'était que, parce que ses ventes sont en chutes libre, il faut bien faire du darwininisme sociétale, et s'adresser directement à des catégorie qui consomment encore lorsqu'on leur renvoie leur reflet. Avec le retour des circuits courts, il y a nouveau la flambée de la vente au détail... 

Mais quid à l'objet de l'activité de journaliste et de son poids dans la vision de la cité et sa démocratie.

Car après tout dans la démocratie, ce sont les idées de la majorité qui triomphent. Pour que triomphe l'intérêt général sur l'intérêt particulier. En tout cas , c'est ce qui en structure la légitimité...

 

Lorsque vous multipliez l'offre d’imbécillité sur le temps de cerveau disponible, celle-ci prend mécaniquement les parts de marché aux produits intelligents pour raison de facilité et paresse...

Alors je me suis résolu de répondre à cette publicité du Journal Libération: je ne serais pas votre homme, et "i can never be your woman!" 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 18:46

"Alors, si vous êtes plus à l'aise avec les notions concrètes, je peux vous proposer mon pied dans les noix..."

Kaamelott  Léodagan Livre V, Le dernier jour

Alors qu'une série de violences ont été commise au Campus Mailly, à l'antenne de droit de l'Université de Perpignan au quartier St Jacques, il semblerait qu'il n'y aurait pas que des problèmes de délinquances ou d'incivilité http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/campus-mailly-le-grand-remplacement-de-l-universite-a-st-jacques-n-aura-pas-lieu-par-nicolas-caudeville.html. Mais aussi de logistiques et d'imprévus dans l'installation des étudiants (les profs ont un parking privée et sécurisé #mercipoureux) : une passerelle suspendue entre deux bâtiments n'est suffisante pour régler tous les problèmes !  C'est pourquoi, faute de réponses de la part de l’exécutif de l'université: ceux-ci se tournent du coté aux-secours de la farce, par le billet d'une pétition, pour qu'on leur rende justice: Louis Aliot lui-même! 

Voir le lien à la pétition ici:

https://www.change.org/p/m-louis-aliot-amelioration-des-conditions-de-travail-pour-les-etudiants-du-campus-mailly-de-perpignan?signed=true

 
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22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 14:11

"Vous dites que votre unique décision, et d'attendre leur attaque!?" in Zulu film de 1964

Zoulou (Zulu) est un film de guerre britannique réalisé par Cyril R. Endfield et sorti en 1964. Il retrace un épisode de la guerre anglo-zouloue (1879).

Au lendemain de la défaite d'Isandhlwana (Natal), c'est la Bataille de Rorke's Drift où une centaine de Tuniques rouges défendent une ferme faisant office de mission et d'hôpital au révérend Jack Witt, contre 4 000 guerriers zoulous.Le commandant qui va organiser la défense est un officier du Génie chargé de construire un pont secondé par un jeune officier sans expérience. Malgré de nombreuses attaques coordonnées des indigènes, les soldats britanniques repoussent les assauts. Alors qu'ils croient la bataille perdue, ils reçoivent un hommage de leurs ennemis saluant leur courage et leur ténacité.En fait les secours arrivaient.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zoulou_(film)

Un sac arraché à une jeune fille devant le campus Mailly https://www.lexpress.fr/informations/le-cocu-du-roi_667659.html (en même temps lorsqu'on choisit le nom d'un cocu) et un bras cassé à la clef. Mais ce n'est pas le premier vol du genre. On parle aussi de téléphone, voir même de masturbations planqués dans des voitures, devant étudiantes...Étonnifiant, St Jacques est toujours un quartier chaud. Mais pourquoi diable as-t-on eu l'idée d'installer l'université et ses étudiants dans cette zone "non pacifiée" comme dirait l'ex élu, ex candidat aux municipales Olivier Amiel ? 

Il n'y a jamais eu d'évaluation de la situation, au-delà d'urbanistique. C'est pas comme si à l'université de Perpignan, il n'y avait pas l'enseignement de la sociologie. À moins que celle-ci soit un ornement et juste le moyen de rémunérer des professeurs? Dans les années 40 aux USA, le gouvernement Roosevelt se demandait si en cas de guerre avec l'Allemagne et l'Italie, les émigrés et descendants de ces pays ne prendraient pas le parti de leur patrie d'origine contre leur patrie d'adoption: aussi, fit-il appelle "l'école de Chicago"! https://www.cairn.info/l-ecole-de-chicago--9782130594413-page-3.htm

Celle-ci par une méthode empirique d'enquêtes sur le terrain finit par démontrer que la majorité des allemands et Italiens d'origines prendraient le parti de l'Amérique en cas de conflit. 

Il eut été heureux de la part de l'université de faire de même. Mais trop contente que pour son retour en centre ville, on dépense près de 30 millions d'argent publique, elle ne s'est pas posée autant de questions. 

Elle aurait pu se demander par exemple si autant d'argent dépensé d'un côté pour des étudiants alors que le quartier continue de s'écrouler (juste devant l'entrée du campus, il y a une maison qui est soutenue par, pas moins de, 6 poutrelles métalliques sans lesquelles, il semble que non seulement le bâtiment s'écroulerait, mais à sa suite, et par effet domino, l'intégralité du quartier), n'allait pas braquer une population qui n'y reçoit rien.

Habitants du quartier qui n'ont, à aucun moment, été consulté pour savoir si ils étaient d'accord pour cette transformation énorme de leur mode de vie . Aucun représentant jusqu'à encore aujourd'hui n'a été reçu par la direction de l'université, ne serait-ce que pour faire connaissance . Les étudiants avaient même reçu la missive de ne pas traîner après les cours dans le quartier.

Bref, l'université est arrivée dans le quartier avec l'arrogance d'une puissance coloniale. Alors lorsqu'on arrive avec les manières d'un envahisseur, on a le retour qui va avec...

Et encore, ce n'est rien. Et comme à part essayer d'étouffer les problèmes ou les diluer dans le discours, il n'y aura rien de fait de manière effective.Et ce n'est pas faute d'avoir été avertie notamment par le site l'Archipel contre Attaque par articles ou interviews interposés, voir de coups de fil sans réponse.http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/09/perpignan/universite/video-campus-mailly-et-les-mecs-vous-auriez-pas-oublie-le-volet-social-par-philippe-poisse.html

Alors récemment dans l'urgence pour raison de l'agression, la mairie et l'université se sont réunies.

Jusqu'aux prochaines violences. Qui sait, si une émeute populaire ne viendrait pas casser la vitrine rutilante avec plus de blessés et plus grave cette fois-ci (C'est vrai, qu'à St Jacques, il n'y a pas d'historique à ce propos! ) Alors récemment dans l'urgence pour raison de l'agression, la mairie et l'université se sont réunies.Mais comme disait le général Mac Arthur, "les batailles perdues se résument en deux mots: trop tard!" 

Et là, face à la France médusée (mais qui en a vu d'autres en la matière, et qui n'a su que s'émouvoir), ils jureront leur grand Dieu, à l'instar du corbeau de la fable (sauf que dans ce cas, pas besoins de renard, l'université de Perpignan, se flatte assez bien toute seule), on ne les y reprendrait plus ! En tout cas, jusqu'à la prochaine fois...

 

 

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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 14:45

Perpignan, une agressions de trop au Campus Mailly (une étudiante a le bras cassé après qu'on ait tenté de lui arracher son) : Philippe Poisse​ pour un journalisme de solution qui dépasse "le yaka faucon" lance une bouteille à la mer pour Louis Aliot​ et Yvan Auguet le président de l'université.

 

Loulou, il est woke. Il a même son petit côté « cancel culture ». Vous ne me croyez pas ? Il a quand même cancellé, voire déboulonné, Jean-Marc Pujol ! Si ça c’est pas woke, personne n’est woke.

Mais hélas, Perpignan n’est pas une « safe place ». Il existe des gens méchants. Et ces gens méchants ne font rien qu’à embêter les étudiants du Campus Mailly.

 

Rappelons un peu les faits, histoire de comprendre comment on en est arrivé à tout ce bordel.

Pour se faire réélire en 2014, Jean-Marc Pujol avait balancé un grand projet, d’une façon totalement non-préparée : le retour de l’université en centre-ville !

Au début, le nouveau campus devait être sur la dalle Arago, à côté du tribunal. Mais rapidement la place Fontaine Neuve fut choisie pour accueillir le campus. La raison : les subventions liées à la rénovation urbaine.

D’abord un premier bâtiment, accueillant un amphithéâtre et des salles de cours, apparut en plein centre-ville. Puis une partie du couvent Saint-Sauveur fut massacrée et décaissée pour accueillir des bureaux et d’autres salles de cours. Mais lorsque Jean-Marc Pujol annonça qu’il voulait transformer le théâtre municipal en amphithéâtre, la grogne se transforma en manifestation.

 

Comme l’écrivait déjà en 2017 l’Archipel contre attaque, ce retour en centre-ville de l’université n’était rien d’autre qu’une affaire d’égo, pour quelques personnes sans envergure, mais pleine de morgue.

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2017/12/perpignan/universite-une-idee-de-campagne-de-promotion-pour-l-ouverture-du-campus-mailly-par-nicolas-caudeville.html

 

La première tranche sera un échec. Et, en toute logique, plutôt que de la corriger, la municipalité, disposant de 110 millions d’euros de subventions pour le centre-ancien, préféra lancer une deuxième tranche. Cette fois, il s’agissait de reconstruire une partie du couvent Saint-Sauveur, tout en transformant le Campus Mailly en blockhaus.

Tout ayant été organisé pour que les étudiants ne soient pas au contact de la population indigène, toutes les hypothèses sur l’activité au sein du Campus Mailly pouvaient émerger. Y compris les plus pertinentes, comme celle d’un centre d’entraînement de la NASA.

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2018/01/perpignan/conspirationnisme-pour-1-commercant-du-centre-ville-sur-10-le-campus-mailly-est-une-base-d-entrainement-pour-une-mission-s

 

En août 2018 eut lieu la « Révolte de l’îlot Puig ». Les habitants, poussés à bout par des décideurs imbéciles et un NPNRU inadapté, descendirent dans la rue aux cris de « cher monsieur le maire de Perpignan, cher monsieur le préfet de la République, pourriez-vous, sans vouloir vous commander aucunement, prendre en considération les doléances, qui, pour un œil inexpérimenté, pourraient paraître puériles, des femmes et des hommes qui vivent dans le quartier Saint-Jacques, et qui, par un manque, que nous imaginons bien volontiers dû à la complexité des procédures administratives, de concertation, se sentent quelque peu délaissés. »

Face à une telle population, prête à en découdre devant les tribunaux pour demander l’application de loi, la mairie aurait pu doter le NPNRU d’un volet social. Mais non, elle préféra continuer dans sa fuite en avant.

La rupture était consommée !

 

Alors 3 ans plus tard, Loulou, non pas élu par hasard, mais par des électeurs, se retrouve à gérer les pots cassés.

 

Loulou, qui est un vrai progressiste au fond de son petit cœur, s’attelle tout de suite à la mise en place d’un vrai volet social. Mais ça prend du temps ces choses-là. Quand tu dois compenser 10 ans de grand n’importe quoi, t’as des journées pénibles assez souvent.

Le centre-ancien connaît de sérieux problèmes d’insécurité. Les « opposants » au Campus Mailly ont prévenu dès 2016 qu’il fallait mettre en place des politiques sociales. Ils ont prévenu que l’université devait s’investir dans le quartier, en travaillant notamment avec les associations locales et en tendant la main aux habitants.

Mais non, les opposants n’ont été ni entendus ni écoutés.

Et donc, en toute logique, ce qui devait arriver arriva. À croire que les opposants sont diplômés en psychohistoire.

Les étudiants se plaignent de l’insécurité, des étudiantes ont été agressées. Et, c’est curieux, personne n’est surpris.

 

Et c’est là qu’on se rend compte que Loulou, mine de rien, il est pas né de la dernière pluie.

Et oui, le volet social ça prend du temps. Virer tous les habitants ça coûte trop cher. Mais, dans le cadre du NPNRU, il reste du fric pour ce que les techniciens appellent, pudiquement, et, à mots couverts, des « équipements ».

Et c’est là qu’on voit pourquoi c’est lui le chef.

Le mec, il est brillant.

Il connaît la légende du clan des Semi-croustillants.

Nous, on se prend pour des hommes de terrain.

Lui, et c’est là qu’il nous écrase à plate couture, il est un homme de sous-terrain.

 

Au début le projet était ambition. Un peu trop, pour les finances de la ville, mais bon, fallait bien tenter le coup.

L’idée c’était de partir du campus du Moulin-à-Vent, de suivre le canal de Perpignan, qui va de façon souterraine jusqu’au palais des Rois de Majorque, et de là, le cheminement se faisait le long des anciens tunnels qui parcourent la ville.

Mais bon, c’était un peu cher.

Alors, Loulou, jamais défaitiste, s’est rabattu sur une autre idée, plus simple, plus rapide, et, surtout, moins chère.

 

Le truc est simple, on relance le projet de parking souterrain de la place Jean Moulin. Le projet dort dans les tiroirs depuis 15 ou 20 ans, il faut juste refaire une petite étude de coût pour faire croire à l’ANRU que c’est une idée neuve. Si tout ce passe bien, les parigots, qui sont un peu couillons, faut dire ce qui est, lâcheront bien 4 ou 5 millions d’euros. Faudrait trouver un truc innovant, histoire de garantir le financement. Le parking sera dévolu au Campus Mailly, les riverains n’auront pas le droit de s’y garer. De toutes façons, comme ils sont très pauvres, ils n’ont pas de voiture.

Et là, il suffit de creuser un tunnel de près de 90 mètres pour rallier, avec une sécurité maximale, la cour intérieure du Campus Mailly.

Ce tunnel serait le pendant souterrain de la passerelle reliant le bâtiment Fontaine Neuve à Saint-Sauveur. N’oublions pas que, officiellement, cette passerelle a été réalisée pour permettre aux étudiants de passer d’un bâtiment à l’autre en toute sécurité.

 

Une fois le parking et le tunnel creusés, les problèmes de stationnement et les risques de sécurité seront résolus d’un seul coup.

 

D’une certaine manière on peut dire que c’est ça ou se retrouver un de ces jours avec une agression physique ou sexuelle en pleine rue. Avec les histoires de guerre de gangs autour de la drogue on pourrait aussi avoir une affaire de balle perdue.

Dans le fond, le traitement social de la crise, le traitement social de la délinquance, le traitement social du trafic de drogue, ça prend des années et ça coûte un pognon de dingue.

Et je ne vous parle pas des politiques de développement économique !

Perpignan/ agressions: Rue Barbare : pour lutter contre l’insécurité au Campus Mailly, la municipalité va creuser un tunnel ! par Philippe Poisse
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17 novembre 2021 3 17 /11 /novembre /2021 15:15
Tempora mori, tempora mundis recorda. Voilà. Eh bien ça, par exemple, ça veut absolument rien dire, mais l’effet reste le même, et pourtant j’ai jamais foutu les pieds dans une salle de classe attention !
  • François Rollin, Kaamelott, Livre III, L’Assemblée des rois 2e partie, écrit par Alexandre Astier.

Dans le cadre de la rénovation urbaine, le fameux NPNRU, le quartier politique de la ville (QPV) « Diagonale du Vernet », le nord de la ville, grosso modo, dispose de près de 27 millions d’euros pour construire des « équipements ».

Bon, un « équipement » c’est un peu tout et n’importe quoi.

Jean-Marc Pujol voulait une salle de sport de 5 000 places pour un club de basket qui n’existe pas.

Moi, j’aurai voulu un lieu de débauche, où l’on lirait Nietzsche ; où l’on déclamerait Coleridge ; où l’on admirerait les triptyques de Francis Bacon ; où l’on boirait de l’absinthe ; et, où, surtout, l’on glorifierait Louis-Ferdinand Céline.

 

Mais Dédé Bonet, lui, a une vraie vision de la ville. Dédé, lui, a une vraie vision de la culture. Non !, pour lui, la culture ce n’est pas des soirées mondaines ; la culture ce n’est pas des petits fours et du champagne tiède ; la culture ce n’est, surtout, pas des selfies avec des simili-célébrités.

Oui, la culture c’est du béton.

Oui, dès qu’il entend le mot « culture », Dédé sort sa bétonneuse.

Alors la municipalité, avec la bénédiction du Copil du NPNRU, a lancé le projet d’une médiathèque. Le 4 octobre 2021, la municipalité a publié un avis d’appel à candidature pour une esquisse.

Bon, Dédé, refusera de rendre public le résultat de cet appel.

Dédé sait que la populace, inculte et vulgaire, ne peut juger de la qualité des esquisses. Dédé sait que lui seul peut juger du beau, du laid, du rentable, et, du socialement utile.

Le choix de Dédé ne peut être démocratique.

Le choix de Dédé ne peut être qu’aristocratique.

La populace n’aura pas voix au chapitre.

Point barre !

 

Mais, pour le nom de la médiathèque, Dédé a besoin d’aide.

Alors, amis internautes, nous allons aider Dédé à choisir un nom, et, à bâtir un argumentaire pour convaincre Loulou.

Voici donc quelques noms.

 

 

Robert Brasillach

 

Robert Brasillach est peut-être le meilleur écrivain né à Perpignan. Malheureusement il n’a écrit qu’en français. À sa décharge, le catalanisme et son petit côté folklorique n’étaient pas encore à la mode à l’époque.

Populaire à droite, il est aussi très apprécié dans l’entourage de feu Christian Bourquin.

Fauché par une volée de balles en février 1945, Robert Brasillach n’a peut avoir une longue carrière. Au grand dam de Dédé, fan ultime.

 

 

André Malraux

 

Ce Parisien, donc un mec bien, a pas mal bourlingué en Asie. Il en a d’ailleurs ramené quelques bons bouquins, et, pas mal d’œuvres d’art.

Perpignan a besoin d’une phonothèque. Elle sera sans doute à l’étage de la future médiathèque. Vu la relation entre André Malraux et la musique, un tel nom serait parfait pour le bâtiment.

 

 

Charles Maurras

 

Des fois, faut s’assumer. À Perpignan, on est de droite, on est français, et, on aime l’action. Donc Charles Maurras, c’est parfait pour Dédé.

Là au moins, on s’assume. Et on arrête de faire semblant.

 

 

Aleister Crowley

 

Faut dire ce qui est, pour gérer une ville, les forces occultes c’est vachement utile. Donc, rendons leur hommage.

Et puis, on pourra passer des disques de Led Zeppelin dans les sous-sols. Ça égayera les nuits de Walpurgis.

 

 

Julie Andrieu

 

Dans la liste, il fallait une femme. On est woke, ou on ne l’est pas.

Dédé est fan. Il a des posters dans sa chambre et dans son bureau. Il a lu l’intégralité de son œuvre, c’est dire.

Julie Andrieu c’est le summum de la critique gastronomique. Personne ne décrit la cuisson du pavé de saumon au lave-vaisselle avec autant de maestria.

Un must read !

 

 

La liste des noms pourraient être longue, très longue. N’hésitez pas à la rallonger, et à envoyer vos propositions et argumentations à Dédé. La réussite du NPNRU dépend de vous.

Et puis surtout, n’oubliez pas : Dédé wants you !

La solidarité est une valeur de gauche, soyons solidaires, aidons André Bonet à trouver un nom à sa médiathèque ! par Philippe Poisse
La solidarité est une valeur de gauche, soyons solidaires, aidons André Bonet à trouver un nom à sa médiathèque ! par Philippe Poisse
La solidarité est une valeur de gauche, soyons solidaires, aidons André Bonet à trouver un nom à sa médiathèque ! par Philippe Poisse
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