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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 16:45
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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 15:57


Glocal est un mot-valise dont la genèse a accompagné la mondialisation (globalisation pour les anglo-saxons) ; dans la valise il y a "local" explicitement tandis que "global" est suggéré par analogie à une lettre près. C'est l'extension des activités économiques à la planète qui a incité les multinationales -conformément à leur obligation existentielle de croissance- à décliner leurs produits et services selon les pays et cultures diverses qu'elles se devaient d'investir. Bref il fallait localiser pour mieux vendre.

C'est ainsi qu'on a pu dire qu'à Perpignan le Mammouth (une des premières grandes surfaces) est arrivé en dansant la sardane. Mais rapidement le terme a servi à désigner une entité nouvelle, plus conforme à la formation du mot. C'est dorénavant serait un lieu symbolique de recollement des choses globales existantes avec des choses locales existantes : par exemple, à chanter en anglais sur des rythmes en vogue les beautés et mérites du pays catalan ou, symétriquement à brocarder en catalan, les incartades de tel ou tel président. Glocal a donc gagné en symétrie. C'est ce qui, me semble-t-il, fait aujourd'hui tout son intérêt. C’est un élargissement du cadre qui permet de mieux penser ou repenser les questions locales. C'est sur ce propos que portera mon argument.


Le global c'est la perte d'identité


Tous ceux qui veulent se projeter dans le global doivent, pour y être seulement perçus, pour se donner une chance d'y exister, en adopter les codes. Des interprètes, par exemple, dans quelque domaine artistique que ce soit, doivent s’exprimer dans un anglais acceptable et se produire visuellement dans des codes vestimentaires et capillaires universellement partagés. Le concours de l’Eurovision en est l’illustration canonique. Quelques uns peuvent encore vendre une particularité locale mais alors elle devra retenir l’attention par un exotisme très marqué validable à l’international. L’exemple canonique est ici celui des Gypsy Kings , le groupe français qui a vendu le plus d’albums depuis 1982, qui a fait selon Wikipedia "autant de tours du monde que d’années de carrière", en exploitant allègrement un mélange de flamenco, de pop music et de rumba catalane. Mais c’est au prix "d’une faible reconnaissance dans leur pays d’origine". A la fin de leurs concerts disait le chanteur Nicolas Reyes, on leur demande s’ils sont espagnols ou mexicains (1). Dans tous ces cas l’identité d’origine est soit gommée soit détournée, exfiltrée, pour être vendable. Et perdre son identité c’est tout simplement se perdre.
 

Le local c'est l'enfermement dans un petit périmètre

A l’inverse le local pour se faire accepter dans son périmètre d’origine est contraint de forcer le trait et de justifier en permanence sa pureté socio-culturelle sur l’aire qu’il habite, et commencer par épater sa concierge, s’il en a une. Cela le rend d’autant moins exportable, pour cause d’étrangeté rédhibitoire. La clé presque exclusive de cet enfermement est la notion "d’artiste local" dont j’ai pu constater qu’elle déplaisait souverainement en général à ceux auxquels on l’appliquait. C’est ressenti quasiment comme une assignation à résidence. De plus, ce domaine est un enfer pavé de bonnes intentions tant il est vrai que la promotion acharnée du local et la célébration locale de ses mérites a pour effet de créer dans les esprits un couple oppositif local-global dans lequel chacun exclut radicalement l’autre. Local ou global, il faut choisir. L’artiste local est, de facto un artiste "rétréci" à l'échelle de sa localité. Mais on peut comprendre que cela suffise au bonheur de certains.es, et il serait stupide et injuste de jeter la pierre à quiconque.
 

Le glocal est un art nouveau

S’évader de cette prison locale par une démarche volontaire est une gageure. Elle a de très fortes chances d'apparaître comme un reniement aux yeux du public local. Le local exacerbé inhibe les désirs libérateurs. Le ressort de la motivation "économique" est certainement contre-productif dans la mesure où il pousse à singer les recettes qui marchent à l'extérieur. L’originalité de la création locale devient alors la pire des recommandations et les talents nouveaux se perdent dans d’improbables et pâles imitations. Je postule donc que les cas d’évasion constatés sont, en quelque sorte, des émergences involontaires inconscientes. On y trouve une aspiration naturelle et spontanée vers le glocal ; elles adviennent sans calcul préalable ; elles ne nécessitent aucune altération de la performance (au sens anglo-saxon de ce terme). Simplement le champ s’ouvre sous les pas de ceux.celles qui mettent en valeur  - parce que c’est aussi leur projet plus ou moins conscient-  des dimensions universelles dans leur pratique. Comment ne pas évoquer ici la carrière de Luis LLach, artiste "glocal" par excellence. Avec l’Estaca il a donné forme artistique à la contestation en Pologne -et dans combien d’autres pays-  avec la seule allégorie du pieu auquel nous sommes tous attachés » ; il a fait un triomphe au Japon en chantant en Catalan les mêmes chansons qu’à Barcelona ou Perpinya, et, revêtu de cette universalité, il est revenu dans ses terres représenter une circonscription au gouvernement de Catalunya. Le chanteur Cali joue dans la même cour : on a pu le voir avec le même naturel au stade Aimé Giral ou sur une tribune politique en période électorale porter l’espérance populaire et universelle du bonheur (2). Dans un autre domaine Barcelone, -ville-monde- constitue un exemple tout aussi convaincant. Le duo de Montserrat Caballé et de Freddy Mercury chantant Barcelona qui devait ouvrir les Jeux Olympiques de 1992 l’illustrent à merveille (illustration ci-dessus).
 

Le local peut-être la grenouille de la fable

On objectera que c’est peut-être l’acharnement au travail, la volonté d’arriver, voire une ambition démesurée qui sont à l’origine du succès "hors les murs". Et l’on n’oubliera pas de parler de talent. Mais qu’est-ce que le talent sinon cette faculté d’appréhender le monde et d’y trouver une place. C’est Jean Giono, qui s'est surnommé lui-même "le voyageur immobile" disait : "je me suis efforcé de décrire le monde non pas comme il est mais comme il est quand je m’y ajoute, ce qui, évidemment, ne le simplifie pas".
S’ajouter sans se renier au monde globalisé, voilà le défi de l’artiste local qui se trouvant à l’étroit sur son aire, sûr de son talent s’attache à cultiver l’universalité dans ses productions les plus personnelles.
Et c’est très compliqué !

NOTES

http://www.parismatch.com/Culture/Musique/Les-Gipsy-Kings-le-temps-des-gitans-549700,  Paris Match, le 21/02/2014, entretien avec Benjamin Locoge.
2 C'est quand le bonheur ?
3 Dans mon blog "Les signes du temps"(http://robertmarty.unblog.fr/) commencé en janvier 2009, les 150 articles sont classés selon les 3 catégories qui font l'objet du présent article.

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 13:53
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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 21:12

Dans une période qui s'aseptise, où il y a un parfum de dénégation de lutte des classes pour mettre en avant la lutte des places des premiers de cordée harcelés par les passions tristes de la jalousie de la France d'en bas en sous France, qu'il est bon de réécouter une musique qui savait ce que c'était que la protestation . On pense au rock, au punk, à la folk, mais le jazz a aussi été un vecteur protestataire."Attention l'armée" est la réédition d'un jazz des année 70 qui ne mâchait pas ses mots.

"Et toi .. ! Avec ton char qu'est-ce que tu fous sur mon champ ?". Le ton est donné, le ras-le-bol est général.

2 catalans et un allemands, à savoir Jean-Bernard Bassach, Gregory Tuban et Markus Detmer on fait à la fois un travail à la fois historique et musical en retrouvant rééditant cette perle http://www.bornbadrecords.net/releases/bb057-va-mobilisation-generale-protest-and-spirit-jazz-from-france-1970-1976/

Interview Jean-Bernard Bassach 

Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
Perpignan: réédition d'un disque vinyle  par un collectif de catalan 'attention l'armée' ! interview Jean-Bernard Bassach par Nicolas Caudeville
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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 19:42

Présentation des activités photographiques de l'association BOP ainsi que de sa revue "Photo Analogies".par Arnaud de Grave animé par Nicolas Caudeville à la librairie Torcatis rue Mailly à Perpignan à 11 heure

Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis
Vidéo:Perpignan: la photo argentique et à l'image, ce que le vinyle est à la musique! Arnaud de Grave:Présentation du magazine BOP Photo Analogies librairie Torcatis

 

Perpignan: présentation du Mag de photo argentique 'photo analogie' à la librairie Torcatis! interview Arnaud de Grave par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2018/01/perpignan-presentation-du-mag-de-photo-argentique-photo-analogie-a-la-librairie-torcatis-interview-arnaud-de-grave-par-nicolas-caude

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 16:24

Engagez-vous qui disaient ! Rengagez-vous! Les commerçants et particulièrement les restaurateurs de la place Rigaud et plus largement les restaurateurs du centre-ville agonisant qui attendent la grosse vague, les étudiants en droit pour la surfer, le D-Day et son débarquement massif, pas pour les repousser depuis leurs bunkers.

C'est que la propagande de l'université et de la mairie de Perpignan avaient sur-communiqué sur le retour des étudiants en centre ville, qui devaient le régénérer , voir quasiment l’ensemencer pour qu'il refleurisse de nouveau entourer d'une chorale d'arc-ciels .

Mais voilà, les inaugurations et leurs discours se sont succèdés et les étudiants qui arrivent au comptes gouttes ne claquent pas leur artiche dans les restos en orgies décadentes. Ils se pressent au Carrefours Market pour acheter des sandwichs et ou des plats à réchauffer dans le micro-onde de leur salle de repos vitrée. 
Mais c'est qu'il y a des restaurateurs qui ont investi en prévision de la manne et qui perdent de l'argent . Place Rigaud, il y a les Passengers et le Pams. Et c'est le Pams qui est tombé (pour elle) le premier . Michèle Larno-Perrin a investi  et s'est investie, transformant un café associatif à destination exotique en lieu "cosi" dans une logique de ré-gentrification de la place depuis le mois de juin de l'année dernière.

Mais les promesses n'étant pas tenues, elle a fait évoluer les propositions de son établissement au fur et à mesures du temps et de l'envie: petits déjeuners et déjeuners, tapas et apéritifs, concerts, événements culturels...

Michèle faisait la part belle aux artistes d'ici, qu'ils soient musiciens ou peintres!

Mais rien ni a fait.

Mais il y eut une conjonction de mauvaises situations, des travaux, des travaux, du bruit, de la poussières, des difficultés de parking, d'accessibilité et la dessus , l'arrivée des halles Vauban qui rajoute une concurrence là où le public n'est déjà pas si nombreux. Donc quasi 6 mois après son ouverture le Pam's jette l'éponge. Il avait ouvert sur une réunion du club de la presse et des communicants, il ferme de même . 

On aurait pu dire le Sud, si on avait laissé le temps de durer longtemps! 

Mais à Perpignan, les bonnes choses ne durent pas longtemps. Vous me direz que c'est le risque de tout commerce. Mais à Perpignan, la politique municipale et les promesses de l'université ont rajouté du risque au risque,  parce que ces gens la, font prendre les risques aux autres: à ceux qui ont le malheur de les écouter et de les croire. Il y aura des articles dans la presse pour re-transmettre leur discours. Mais il n'y aura pas erratum pour dire à quel point ces discours n'étaient pas bio, contenaient des OGMs et constituaient ce qu'on pourrait qualifier de "publicité mensongère", voir carrément de "duplicité mensongère" . 

Alors où sont les accords pris avec l'UCAP (l'association des commerçants du centre ville de Perpignan). A quoi l'agenda étudiant spécialement édité pour l'événement a-t-il servi (s'il a jamais été distribué) . Il faut demander des comptes aux responsables. Parce que c'est trop facile à la fin. Combien de Pam's faudra-t-il attendre? Avec pour seul réaction: "ha , c'est dommage!"

L’incompétence de certains pèse sur la plupart . Mais la lâcheté de la plupart démultiplie le poids de l’incompétence de certains. On paye toujours au prix fort les lâchetés individuelles au prix de notre confort personnel. La lâcheté est toujours un mauvais calcul !

L'archipel contre attaque avait enregistré de nombreuses interview, notamment celle du réalisateur tel, Jan Bucquois qui avait fini lui aussi par partir de la place Rigaud, de Perpignan, du Roussillon pour retourner chez lui en Belgique. Ce territoire tenu par des médiocres a la passion triste de gâcher les personnes de talent, comme pour se venger de leur propre médiocrité!

Perpignan/Place Rigaud: c'est l'amère Michèle qui a perdu son Pam's!  par Nicolas Caudeville
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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 15:34

Il en a vu des halles et des marchés l'ami Jean Lhéritier de Tokyo à New-York . Il en a le goût et l'expertise. 2 halles viennent de s'ouvrir après des années de disparition de la halle historique située place de la république (la halle en acier )

 Le "Carré Arago" proposera en rez-de-chaussée huit étals d'artisans orientés bio : fromages, fruits et légumes, poisson, pain et pâtisseries, boucherie, charcuterie, cave à vin etc...La halle Vauban elle est pour 2/3 dédiée à la restauration . L'avis de l'espert Jean-Lhéritier

Perpignan: les nouvelles halles Vauban passées au crible du président de Slow food Jean Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: les nouvelles halles Vauban passées au crible du président de Slow food Jean Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: les nouvelles halles Vauban passées au crible du président de Slow food Jean Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: les nouvelles halles Vauban passées au crible du président de Slow food Jean Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: les nouvelles halles Vauban passées au crible du président de Slow food Jean Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: les nouvelles halles Vauban passées au crible du président de Slow food Jean Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: les nouvelles halles Vauban passées au crible du président de Slow food Jean Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: les nouvelles halles Vauban passées au crible du président de Slow food Jean Lhéritier! interview par Nicolas Caudeville
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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 15:20
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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 19:03

Présentation des activités photographiques de l'association BOP ainsi que de sa revue "Photo Analogies".par Arnaud de Grave animé par Nicolas Caudeville à la librairie Torcatis rue Mailly à Perpignan à 11 heure

Association Bricolages Ondulatoires & Particulaires


BOP, acronyme pour « Bricolages Ondulatoires & Particulaires », est une association dont le but est de promouvoir une vision de la photographie argentique. Elle a débuté avec un site internet pour offrir une visibilité à ses membres, puis a évolué vers des supports plus tangibles et en accord avec l’argentique. En effet, les membres de BOP aiment la matière et les photographies pour ce qu'elles sont en tant qu’artefacts. Attachés à la lenteur et la matière inhérents à ces procédés, nous aimons les moments purement techniques de développement et de tirage autant que les moments créatifs de prises de vue et de conception de projets. Nous réalisons donc des expositions (collectives et personnelles, en France et à l'étranger) et publions la revue « Photo Analogies ». 

Photo Analogies est une revue à la parution exotique, dédiée à la photographie argentique, trilingue depuis le numéro 3 : toujours français – anglais ainsi que la langue idoine en rapport avec le sujet. Elle contient des sujets que nous voulons cohérents et ambitieux, sans aucune publicité et imprimée avec une exigence de qualité. Nous ne sommes financés que par les ventes et quelques subventions et dons, nous cherchons à rester indépendants et PA doit être abordable avec des prix de vente très bas. Nous n’avons pas de ligne éditoriale marquée et tendons à couvrir de nombreux aspects de la photographie argentique : photo-reportage, travaux conceptuels, articles techniques, etc. Notre approche tient du credo Do-It-Yourself punk (Fais-tout-toi-même) et BOP soutient la philosophie des logiciels libres. L’impression est quant à elle réalisée par des professionnels, en quadrichromie.
Photo Analogies est éditée, produite et distribuée par l’association BOP. Nous y publions donc les travaux de nos membres ainsi que des collaborations avec d’autres photographes ou des intervenants d’autres domaines (écrivains, scientifiques…) Chaque numéro propose en outre des travaux invités : certains sont des photographes reconnus et nous offrent leur « légitimité et célébrité » afin de nous aider à donner de la visibilité à des photographes moins connus des circuits de publication.

BOP :
Arnaud De Grave (président) & Barthélémy Longueville (secrétaire) : membres fondateurs
Arnaud Thurel (trésorier), Jean-François Boujut, Chris Huby, Kénia Sadoun : membres actifs
Sébastien Hentz, Edouard Elias, Arnaud Rivière, Jon Ellis : membres alumni.

Association Bricolages Ondulatoires et Particulaires (depuis 2004) – http://bop-photolab.org
37 lot. champs du Bourg
38570 Goncelin
bop@bop-photolab.org

Photo Analogies :
#1 parution fin 2012
#2 parution mi 2014
#3 parution octobre 2016
#4 parution prévue pour 2018

 

Perpignan/Visa pour l'image: Ethno-photographie des sciences environnementales : favoriser la transdisciplinarité à travers la photographie dans les forêts du bassin du Congo.interview de Arnaud de Grave agence Pictorium par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2016/09/perpignan-visa-pour-l-image-ethno-photographie-des-sciences-environnementales-favoriser-la-transdisciplinarite-a-travers-la-photogra

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 09:27

C'est une tendance actuelle, les mots recouvrent de moins en moins le réel . Ce n'est pas tant le fait des mots , mais de leur utilisation voir de leur détournement . C'est le fait le plus souvent du personnel politique élu ou pas, mais de manière générale du personnel institutionnel. Le réel est de plus en plus fardé par la communication qui est là pour transmettre un paysage mental dans l'esprit des communiqués. 

Il faut prendre le réel n'ont pas à bras le corps; et par la force de ses efforts et la force de sa volonté le détourner d'une inéluctabilité désagréable. Mais on peut aussi, considérer que c'est fatigant, qu'il ne faut pas déranger le système ou masquer son inaction ou son incompétence, et poser sur le réel des mots, des phrases, un discours qui le transforme en apparence. Dans le style, il y a l'euphémisme, voir la "Novlangue" décrite par George Orwell dans 1984, mais comme la meilleur défense reste l'attaque, Il y a aussi "l'enflé" . 

Les Pyrénées-Orientales et sa capitale Perpignan en sont le champ de bataille . Le terme est utilisé par le regretté Philippe Muray dans son livre "Festivus Festivus" https://www.babelio.com/livres/Muray-Festivus-Festivus/49906

"La classe culturante se situe très au-dessus des changements de majorité politique parce qu'elle n'entretient avec le réel absolument aucun rapport , et c'est par là qu'elle entretient son hégémonie (...) .Ce qu'elle dit devient des choses (...) ;et, pour que les choses aient un pouvoir d'intimidation et de majesté que l'on ne discutera pas, elle est amenée à enfler le ton. De sorte que la rhétorique de la classe culturante est toujours de l'ordre l'enflure. Cette enflure tient lieu de réalité.Elle est la réalité même.La classe culturante parle enflée.Elle parle l'enflé . Elle ne s'exprime qu'en enflé.C'est son seul idiome .Et c'est par là que l'on peut dire qu'elle vit, elle aussi, dans le régime du narcissisme intégral, pour autant que le narcissisme , bien d'avantage qu'un amour de soi, est surtout une indifférence de fer au réel extérieur. C'est ainsi que ce réel extérieur , chaque fois qu'il se manifeste , peut être balayé par la classe culturante narcissisqe d'un coup d'enflure souveraine, et rejeté, c'est le cas de le dire dans les ténèbres extérieures!" 

Parler de classe "culturante" dans le coin est "enflé" en soi , parlons plutôt de classe régnante, ce sera plus précis. Mais des trompes l’œil pour couvrir les vitrines des commerces du centre ville de Perpignan fermés, en passant par l'hyper communication sur le musée Rigaud (qui ne remplace en rien la disparition de l'école des beaux arts),du bilan à mi-mandat de Jean-Marc Pujol, de l'annonce du retour des étudiants en centre ville, tout cela parle "l'enflé"...

Et vous comptez vous vous mettre à cette nouvelle langue vivante pour ville morte?

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