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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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11 janvier 2024 4 11 /01 /janvier /2024 15:51

"La Nature ne prend aucun parti, la nature est impartial. Vous recevez ses fruits selon vos actes"
Satya Narayan Goenka livre "montrer la lune aux idiots"
 

Ah, la presse parisienne, toujours aussi préoccupée par les détails cruciaux de la vie perpignanaise ! Pendant que les éminents journalistes scrutent les menus problèmes de la cité du sud, voilà qu'un événement majeur passe inaperçu : l'attaque en règle d'André Bonet en plein conseil municipal à Bruno Nougayrède http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/12/perpignan-en-route-pour-les-fetes-avec-le-magicien-louis-aliot-et-son-insistant-andre-bonet-par-nicolas-caudeville.html. Un moment de démocratie perpignanaise à ne pas manquer, mais visiblement, la presse préfère s'attarder sur des sujets mineurs.

À l'instar de la crèche de Noël à la mairie, sujet qui semble les passionner, la presse offre une belle tribune au RN et à Louis Aliot. Parlons de vœux illustrés avec les personnages d'Astérix, car c'est bien là l'information cruciale de ce début d'année !

Les Editions Albert René, gardiennes acharnées de la pureté gauloise, se sont offusquées que les irréductibles Gaulois se retrouvent malgré eux sur une carte de vœux politique. Oh, sacrilège ! Louis Aliot, ce trouble-fête, a dû faire amende honorable après cette intrusion non autorisée dans le village d'Astérix.

Bien sûr, la presse, telle une louve affamée, s'empare du moindre détail de cette saga. L'AFP nous informe que les vœux du maire de Perpignan ont été repérés le 31 décembre sur les réseaux sociaux. Une véritable investigation journalistique, sans aucun doute.

Interrogé sur cette affaire qui secoue le monde de la bande dessinée, Louis Aliot répond avec la sérénité d'un Obélix ayant trop abusé de la potion magique : "On va évidemment obtempérer". Oui, obtempérer face à la puissance des irréductibles éditeurs, gardiens des dogmes Astérixiens.

Pendant ce temps, la vraie histoire politique de Perpignan se déroule dans les coulisses, éclipsée par l'affaire de la crèche et des vœux. Mais qui se soucie de la réalité quand on peut se perdre dans le monde fantastique d'un village gaulois en BD ?

En attendant, André Bonet et Bruno Nougayrède attendent patiemment que la presse daigne s'intéresser à leur affrontement politique, mais après tout, il n'y a pas de personnages d'Astérix impliqués, alors c'est probablement moins excitant. Vive le journalisme de l'essentiel !

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9 janvier 2024 2 09 /01 /janvier /2024 21:16

"- Je crois que je vais l’appeler Vesper.
- Parce qu’il a un arrière goût amer…
- Non… Car quand on y a goutté, on n’a envie de rien d’autre."

Casino Royale, James Bond et Vesper.

Son nom est Lépse, Métalepse! Et c'est une figure de style au service de sa majesté la rhétorique ! Pour cette dangereuse mission, elle affronte, non pas "le Chiffre" comme James Bond, mais le "Chiasme"https://www.youtube.com/watch?v=1YFKqd9j-jI . Le combat final se terminera dans une arène romaine, sous les hurlement déchaînés des grammairiens !

Le tout entre deux verres de Martini/ Vodka au shaker, pas à la cuillère...Et une rencontre passionée avec une Oxymore de l'Est! Et commenté comme une fameuse coupe du monde par Thierry Roland et Michel Larqué: du grand luxe pour commencer l'année avec l'Archipel contre-attaque!


Dans les arènes romaines de la rhétorique, un spectacle inédit allait débuter. Une foule déchaînée de grammairiens affamés de rhétorique remplissait les gradins, prête à être témoin d'un combat épique entre deux figures de style rivales : le Chiasme et la Métalepse.

Le Chiasme, vêtu d'une armure de symétrie parfaite, faisait face à la Métalepse, habilement armée de son bouclier de transgression. Le murmure de la foule de grammairiens emplissait l'air, excitée par la perspective d'assister à un duel linguistique sans précédent.

Le signal retentit, marquant le début du combat. Les deux figures de style s'élancèrent l'une vers l'autre, se rencontrant au centre de l'arène avec une énergie féroce. Le Chiasme décocha une série de phrases en croix, chaque mot répondant symétriquement à son opposé. La Métalepse riposta avec des effets de substitution subtils, défiant les attentes syntaxiques.

La bataille linguistique était intense, avec des métaphores tranchantes, des anaphores fulgurantes et des parallélismes dévastateurs.

Les grammairiens dans les gradins réagissaient avec des acclamations passionnées à chaque attaque et contre-attaque, captivés par ce duel littéraire sans précédent.

Cependant, au fur et à mesure que le combat progressait, il était clair que l'épuisement commençait à affecter les deux combattants. Le Chiasme, avec sa symétrie rigide, montrait des signes de faiblesse face aux attaques subtiles et persistantes de la Métalepse.

Finalement, dans un dernier effort héroïque, la Métalepse réussit à déstabiliser le Chiasme avec une série d'inversions inattendues. Le Chiasme, déséquilibré, vacilla avant de s'effondrer au sol.

La foule retint son souffle. La Métalepse, debout au milieu de l'arène, fut déclarée victorieuse. Les grammairiens se levèrent en une ovation frénétique, célébrant la maîtrise subtile des jeux de mots de la Métalepse.

L'histoire de ce combat picaresque se répandit comme une traînée de poudre dans le monde des lettres romaines, laissant une empreinte indélébile dans l'histoire des arènes rhétoriques. Les grammairiens en parlèrent pendant des générations, s'interrogeant sur la place des figures de style dans l'art de la persuasion. Et, dans l'ombre de l'arène, le Chiasme, bien que vaincu, demeura un symbole de la beauté de la symétrie, même dans la défaite.

Rentrée rhétorique: son nom est Lépse, Métalépse, et elle va en finir avec le mal incarné: "le Chiasme"! par Bob Gradus
Rentrée rhétorique: son nom est Lépse, Métalépse, et elle va en finir avec le mal incarné: "le Chiasme"! par Bob Gradus

(Thierry Roland)
Eh bien, mes amis, nous voilà plongés dans une arène exceptionnelle, pas de football cette fois-ci, mais un duel linguistique d'une intensité incroyable entre le Chiasme et la Métalepse ! Les gradins sont en ébullition, les grammairiens sont survoltés, prêts à assister à un spectacle sans précédent dans le monde de la rhétorique.

(Michel Larqué)
Ah, c'est sûr, Thierry, on sent l'excitation dans l'air. Les deux figures de style s'avancent, le Chiasme avec son armure de symétrie, face à la Métalepse, armée de son bouclier de transgression. Ça promet d'être un duel épique, mon cher Thierry.

(Thierry Roland)
Et voilà le coup d'envoi, la première salve de phrases en croix du Chiasme, une symétrie parfaite, mais la Métalepse riposte avec des effets de substitution subtils, défiant les attentes syntaxiques. Quelle maestria linguistique, Michel !

(Michel Larqué)
Absolument, Thierry, c'est un festival de métaphores tranchantes, d'anaphores fulgurantes et de parallélismes dévastateurs. Les grammairiens dans les gradins sont en délire, captivés par ce duel littéraire d'une rare intensité.

(Thierry Roland)
Oui, Michel, mais regardez bien, l'épuisement commence à se faire sentir. Le Chiasme montre des signes de faiblesse face aux attaques persistantes de la Métalepse. Le combat devient de plus en plus serré.

(Michel Larqué)
Et voilà le moment décisif, Thierry, la Métalepse déstabilise le Chiasme avec une série d'inversions inattendues. Le Chiasme vacille, s'effondre au sol. Quel retournement de situation !

(Thierry Roland)
La foule retient son souffle, Michel. La Métalepse, debout au milieu de l'arène, est déclarée victorieuse. Les grammairiens se lèvent en une ovation frénétique, saluant la maîtrise subtile des jeux de mots de la Métalepse.

(Michel Larqué)
C'est une victoire méritée, Thierry. L'histoire de ce combat picaresque restera gravée dans les annales des arènes rhétoriques. Une leçon de maîtrise linguistique et de subtilité.

(Thierry Roland)
Et voilà, mes amis, le Chiasme, bien que vaincu, demeure un symbole de la beauté de la symétrie, même dans la défaite. Un spectacle extraordinaire qui restera dans les mémoires.

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7 janvier 2024 7 07 /01 /janvier /2024 23:19

 Drame à Perpignan : Un Homme Tente l'Impensable Après des Années de Pédalage Immobile

Perpignan - Une tragédie inattendue a frappé la paisible ville de Perpignan, lorsqu'un résident local, connu sous le nom de Jean-Claude Pédaletout, a vécu une épreuve douloureuse après avoir réalisé la vérité amère sur son quotidien cycliste. Après des années de pédalage infatigable sur son vélo d'appartement, il relève le nez de son guidon pour découvrir qu'il n'avait jamais avancé d'un centimètre, provoquant une réaction désespérée.

Dans une scène déchirante, Jean-Claude, submergé par l'amertume de sa réalisation, a tenté de mettre fin à ses souffrances en utilisant ses bretelles. Cependant, sa tentative tragique a entraîné des conséquences physiques graves, et il a été transporté d'urgence à l'hôpital avec des fractures au crâne.

Le drame a choqué la communauté de Perpignan, où Jean-Claude était connu comme un cycliste assidu: un exemple . Les habitants, accablés par la nouvelle de cette tentative de suicide, ont exprimé leur choc et leur tristesse face à cet événement tragique.

Les autorités médicales ont confirmé que Jean-Claude était actuellement sous surveillance médicale et recevait les soins nécessaires. Les fractures du crâne ont ajouté une dimension tragique à une situation déjà poignante, et la communauté espère ardemment son rétablissement.

Le maire de Perpignan, dans une déclaration officielle, a exprimé ses pensées et ses prières pour Jean-Claude et sa famille, appelant la communauté à la solidarité et à soutenir ceux qui pourraient traverser des moments difficiles.

Cet événement douloureux souligne la nécessité de sensibiliser à la santé mentale et à la manière dont des situations apparemment anodines peuvent avoir des répercussions profondes sur le bien-être émotionnel des individus. La communauté de Perpignan se serre les coudes dans l'espoir que Jean-Claude surmonte cette épreuve difficile et trouve le soutien nécessaire pour reconstruire sa vie après cette triste découverte.

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6 janvier 2024 6 06 /01 /janvier /2024 20:17

Perpignan la rayonante un livre dont vous êtes le héros! La malédiction règne à Perpignan ! Le sang et or rouillent et le soleil même semble rongé de moisissures, les vêtements pourrissent et tombent en lambeaux. Le roi Louis Aliot et ses adjoints impuissants restent claquemurés dans les salles humides de ce qui fut autrefois le fier Hotel de ville de Perpignan. Le royaume est plongé dans le chaos et seul un héros d'un courage, d'une force, d'une intelligence, d'une chance et d'une beauté presque inconcevables peut le sauver d'un sort aussi funeste, en découvrant qui — ou quoi — est responsable du désastre qui s'est abattu, telle une avalanche, sur les Pyrénées-Orientales. En d'autres termes, on a cruellement besoin de VOUS!


Bienvenue, ô lecteur intrépide, dans cette aventure délicieusement tordue qui vous emmènera au cœur de Perpignan la Rayonnante, où le soleil semble avoir pris un abonnement à l'ombre, et où les vêtements sont aussi périmés que les promesses électorales.

Vous, oui vous, êtes appelé à devenir le héros que Perpignan n'a pas demandé mais dont elle a désespérément besoin. La malédiction s'est abattue sur la ville comme une pluie diluvienne de mauvaises idées, transformant le royaume en une sorte de farce cosmique où même le roi Louis Aliot se demande s'il ne ferait pas mieux de déménager dans une cave à vin plus accueillante.

La mission, si vous l'acceptez (et bien sûr, vous le ferez, car vous êtes un aventurier invincible, n'est-ce pas ?), est de découvrir qui ou quoi est responsable de ce chaos. Vous sortez de votre abri anti-moisissures et vous embarquez dans une quête aussi absurde que les politiques municipales de la ville.

Votre première étape vous conduit à l'ancien Hôtel de ville, où le roi Louis Aliot et ses adjoints impuissants restent confinés dans des salles humides qui ont probablement vu des jours meilleurs. Le roi vous regarde avec espoir, sa couronne légèrement inclinée comme s'il venait de passer une nuit particulièrement mouvementée.

"Cher héros," dit-il, "nous avons besoin de vous plus que jamais. Perpignan est au bord de l'effondrement, et même le vin local a un goût de désespoir. Trouvez ce qui a provoqué cette malédiction, et vous serez le sauveur de la Rayonnante !"

Vous avez le choix entre interroger les citoyens locaux aux sens de l'humour aussi secs que le vin de l'année dernière, ou vous rendre dans la mystérieuse Cave à Moisissures, un repaire souterrain où se murmure que des forces étranges sont à l'œuvre.

Quelle que soit votre décision, soyez prêt à affronter des énigmes plus retorses que les discours politiques, des rencontres plus étranges que les alliances électorales, et peut-être, juste peut-être, à redonner à Perpignan son éclat perdu. Enfilez votre manteau d'humour et lancez-vous dans cette aventure loufoque où l'absurde est roi et la raison est à la traîne. Bonne chance, brave lecteur, et puissiez-vous résoudre ce mystère aussi facilement qu'un Perpignanais trouve une bouteille de vin dans une cave !

"Perpignan la Périlleuse : Serez-vous le héros qui rallumera la flamme, ou juste le dernier à éteindre la lumière ?" par le collectif Roi Arthur
"Perpignan la Périlleuse : Serez-vous le héros qui rallumera la flamme, ou juste le dernier à éteindre la lumière ?" par le collectif Roi Arthur
"Perpignan la Périlleuse : Serez-vous le héros qui rallumera la flamme, ou juste le dernier à éteindre la lumière ?" par le collectif Roi Arthur
"Perpignan la Périlleuse : Serez-vous le héros qui rallumera la flamme, ou juste le dernier à éteindre la lumière ?" par le collectif Roi Arthur
"Perpignan la Périlleuse : Serez-vous le héros qui rallumera la flamme, ou juste le dernier à éteindre la lumière ?" par le collectif Roi Arthur
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"Perpignan la Périlleuse : Serez-vous le héros qui rallumera la flamme, ou juste le dernier à éteindre la lumière ?" par le collectif Roi Arthur
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"Perpignan la Périlleuse : Serez-vous le héros qui rallumera la flamme, ou juste le dernier à éteindre la lumière ?" par le collectif Roi Arthur
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5 janvier 2024 5 05 /01 /janvier /2024 18:15

«Les carottes sont cuites», «Clémentine peut se curer les dents», «la lune est pleine d’éléphants verts», «le coq dresse sa crête»… Imaginés par les hommes des services secrets britanniques et les membres de la France libre, ces messages codés préviennent des dangers encourus par les résistants dans l’Hexagone et annoncent des opérations d’envergure: l’arrivée d’un agent dans un secteur, le coup d’envoi d’un acte de sabotage, le largage de matériel par avion de la Royal Air Force, etc. https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/8-mai-l-histoire-secrete-des-messages-codes-de-la-resistance-20230508

Drôle de rencontre au Cochon Hardi à Perpignan, l'auteur des "Radios lIbres en Pays Catalans" et l'artiste belge Jan Bucquoy

Perpignan, le 6 janvier - Une invitation à un voyage temporel captivant vous est lancée par l'association éditoriale Les Publications de l'Olivier, en collaboration avec le ciné-club Canétoiles et le Clap Ciné de Canet. À 16 h, au Clap Ciné de Canet, Esteve Vaills, ancien de Ràdio Arrels et de Radio France Roussillon, vous transportera à travers l'odyssée interdite et flamboyante des Radios Libres en Pays Catalan de 1977 à 1987.

Une Épopée Interdite

Esteve Vaills, témoin privilégié, dévoilera avec passion et brio l'émergence de ces stations de l'ombre, à la fois inédites et ingénieuses. Qu'elles soient porteuses de messages musicaux ou militantes, ces radios ont défié le monopole de la radio d'État, inscrivant une décennie de liberté dans les annales de l'histoire locale.

Radios Libres en Pays Catalan : Entre Monopole Public et Monopoles Privés

Profitez de cette occasion pour découvrir en exclusivité le livre d'Esteve Vaills, "Radios Libres en Pays Catalan. Entre monopole public et monopoles privés, 1977-1987", fraîchement publié par Les Publications de l'Olivier. Plongez dans les pages qui dévoilent les coulisses de cette révolution sonore et sociale.

À 18 h, la journée se prolonge avec une séance cinéma exceptionnelle. Jérôme Quaretti et le Clap Ciné présentent "Les Magnétiques", un film-bilan signé Vincent Maël Cardona. Revivez ce moment charnière des années quatre-vingt, marqué par l'éclosion des radios libres en France. Une époque révolue, mais aux rêves fragiles, capturée avec sensibilité à l'écran.

Tarif Réduit et Adhésion Partagée

Pour les adhérents des APCM, de l'association éditoriale Les Publications de l'Olivier, et du ciné-club Canétoiles, profitez d'un tarif réduit à 5,90 € pour la séance cinéma.

Ne manquez pas cette opportunité unique de plonger dans l'aventure des radios libres et de revivre une page essentielle de l'histoire locale. Rendez-vous au Clap Ciné de Canet le 6 janvier à 16 h pour une expérience enrichissante mêlant conférence et cinéma. Laissez-vous emporter par les ondes du passé, résonnant encore aujourd'hui dans nos mémoires.


Esteve Vaills était en direct pour l'archipel contre attaque du Au Cochon Hardi pour présenter son livre "Radios Libres en Pays Catalan" édition de Olivier de Gérard Bonet, et samedi prochain au Clap Ciné de Canet en Roussillon à 18h, avec projection d'un film... Proposé par Jérôme Quaretti

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3 janvier 2024 3 03 /01 /janvier /2024 17:53

Début de l'année du bientôt Dragon bois, l'Archipel contre-attaque a demandé des prédictions à son archimage de  NostreDame pour éclairer les ténèbres des heures sombres de 2024 ! Comme pour les "Centuries" de Nostradamus, sous la forme de quatrains !


Quatrains Énigmatiques pour l'An 2024 à Perpignan

Centuries Nouvelles, par Charles-de-Notre-Dame

Sous le ciel du Roussillon, la mer murmure,
Les rues anciennes résonnent d'aventure.
En 2024, Perpignan éveillera les esprits,
Un mystère croissant, des destins infinis.

Les vignobles, témoins des âges oubliés,
Raconteront des histoires, des vies nouées.
Prudence en politique, méfiez-vous des masques,
Des alliances naîtront, des jeux d'ombres frasques.

Le Canigou veille, gardien des secrets,
Des événements mystiques, des faits discrets.
Dans l'ombre des ruelles, des intrigues naissent,
Perpignan, cité de mystère, tout se tisse.

Les rives du Tet murmurent des vérités cachées,
Des vents du nord, des nouvelles inachevées.
Un leader émergera, porteur de lumière,
Ouvertures sur l'avenir, une ère première.

Gardez l'œil sur le Castillet, tour emblématique,
Des révélations surgiront, des échos magiques.
Les palmiers témoins des destins enlacés,
2024 à Perpignan, un livre dévoilé.

Cesprédictions sont des jeux littéraires inspirés par le style énigmatique de Nostradamus. Elles n'ont aucune base factuelles et doivent être interprétées avec un esprit ludique.

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2 janvier 2024 2 02 /01 /janvier /2024 17:59

"Au-Delà des Résolutions: L'Art Subtil de l'Irésolution"

 

L'arrivée de la nouvelle année rime souvent avec une avalanche de bonnes résolutions, ces engagements solennels que nous prenons pour nous améliorer, évoluer et embrasser une version meilleure de nous-mêmes. Cependant, une ombre subtile se glisse souvent derrière ces déclarations de bonnes intentions - l'art délicat de l'irésolution.

Les Actes Manqués : Une Danse Délibérée

Nombre d'entre nous ont déjà expérimenté les "actes manqués", ces moments où nous semblons délibérément saboter nos propres objectifs. Pourtant, derrière chaque prétendu "échec" se cache souvent une volonté tacite et une organisation discrète pour ne pas accomplir ce que nous nous sommes si fermement promis. La question se pose : pourquoi sabotons-nous nos propres résolutions avec une telle ingéniosité?

Procrastination : L'Art de Ne Pas Vouloir Faire

Au cœur de ces irésolutions se trouve la procrastination, cet acte de ne pas vouloir faire. C'est une force puissante qui nous pousse à reporter indéfiniment nos engagements. Mais, loin d'être une simple inaction, la procrastination est souvent un choix délibéré. C'est une stratégie d'évitement, une manière de gérer les attentes, les peurs et les pressions associées à la réalisation de nos objectifs.

Le Paradoxe de l'Irésolution : Un Acte de Préservation

Bien que cela puisse sembler contre-intuitif, l'irésolution peut parfois être un acte de préservation. C'est un moyen subtil de se protéger des échecs potentiels, des jugements externes ou même des changements radicaux dans notre vie. En évitant de prendre des mesures, nous maintenons le statu quo, même s'il ne nous satisfait pas pleinement.

L'Irésolution Comme Outil de Connaissance de Soi

Plutôt que de condamner l'irésolution comme une faiblesse, pouvons-nous la considérer comme un outil de connaissance de soi? Explorer les raisons profondes qui sous-tendent nos actes manqués peut nous révéler des aspects cachés de notre psyché. C'est un voyage introspectif qui peut nous aider à comprendre nos peurs, nos désirs et nos véritables priorités.

Dépasser l'Irésolution : Une Quête de Sens

Alors, comment dépasser cette tendance à l'irésolution? Peut-être en remplaçant le concept de résolution par celui de quête de sens. Plutôt que de se fixer des objectifs concrets, explorons ce qui donne réellement un sens à nos vies. C'est dans la recherche de la signification profonde que nous pourrions trouver la motivation nécessaire pour agir.

En conclusivité, la nouvelle année peut être bien plus que le simple rituel des bonnes résolutions. C'est une opportunité de plonger dans les méandres de notre propre psyché, d'explorer les motivations cachées derrière nos actes manqués et de forger une voie vers une vie plus authentique et épanouissante. L'irésolution n'est peut-être pas un échec, mais plutôt un chapitre inexploré de notre propre histoire personnelle.

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1 janvier 2024 1 01 /01 /janvier /2024 18:49

En ce jour de l'année nouvelle, permettez-moi, chers amis, de m'adresser à vous avec la solennité et la gravité qui s'imposent. Nous sommes réunis ici, dans le cadre prestigieux de cette vieille et illustre université, pour réfléchir sur notre époque et les défis qui s'offrent à nous. Comme le disait le grand Alexandre Soljénitsyne dans son discours mémorable prononcé à Harvard en 1978, "Il n'est besoin d'écrire de nouveaux textes, lorsque de prestigieux prédécesseurs ont tout dit de ce qui était déjà en germe depuis longtemps."

Laissez-moi vous rappeler les paroles pleines de sagesse de ce prix Nobel de littérature qui, avec lucidité, a scruté les maux de notre temps. Il dénonçait le déclin du courage comme l'un des traits les plus saillants de l'Occident contemporain. Le courage civique, cette qualité qui devrait animer nos actions et nos discours, semble s'effriter, laissant place à une lâcheté et une servilité qui ne présagent rien de bon pour notre société.

Soljénitsyne pointe du doigt la faiblesse et l'irrésolution de la couche dirigeante et intellectuelle, ces élites qui, au lieu de guider la société vers des sommets vertueux, semblent se complaire dans une décadence morale. Il n'hésite pas à qualifier ce déclin du courage comme le signe avant-coureur de la fin. Ces mots, bien que prononcés il y a plusieurs décennies, résonnent encore aujourd'hui avec une pertinence troublante.

À la manière de Denis Diderot dans "Jacques le fataliste et son maître"Qu'est-ce que Jacques le fataliste de Denis Diderot ? Pourquoi nous posons-nous des questions métaphysiques sur le sens de l'existence ? Et celles-ci peuvent-elles trouver des réponses ? Est-il raisonnable de croire que le monde a un sens ? Et de vouloir continuer à le chercher ?

:

Jacques (J): Eh bien, voilà un discours qui résonne comme le doux tintement des cloches d'une église abandonnée, une mélodie désuète perdue dans le tumulte du monde moderne.

Maître (M): Ah, Jacques, voilà que tu te mets à philosopher comme un vieux sage. Mais dis-moi, de quoi s'agit-il dans cette tirade ?

J: C'est le discours d'un homme, un certain Soljénitsyne, qui semble croire que le monde occidental a égaré son âme dans les méandres de son propre progrès.

M: Soljénitsyne, ce nom résonne comme un écho du passé. Et que déplore-t-il donc, notre homme russe?

J: Il semble que le déclin du courage soit la muse de ses doléances. Il dénonce l'occident pour avoir perdu son élan, son feu sacré, dans une quête effrénée du confort matériel.

M: Ah, le confort, cette douce illusion qui endort les âmes. Mais, Jacques, qu'est-ce qu'il propose, notre ami Soljénitsyne ?

J: Il prône un retour à des valeurs plus élevées, à une vie guidée par la responsabilité religieuse. Il déplore la perte de la conscience morale et souhaite que l'humanité s'élève au-dessus du matérialisme qui la consume.

M: Une quête noble, sans doute, mais est-ce réaliste dans ce monde qui court après des plaisirs éphémères et des succès éphémères ?

J: C'est là toute la question, maître. Peut-on réveiller les consciences engourdies dans un monde qui célèbre la course sans fin vers l'acquisition matérielle ?

M: Ah, Jacques, le chemin vers l'élévation spirituelle est semé d'embûches. L'homme moderne, avide de biens tangibles, est-il prêt à sacrifier ses désirs immédiats pour une quête plus profonde ?

J: C'est là le dilemme, maître. Soljénitsyne pose des questions qui résonnent comme le doux murmure d'un ruisseau dans la forêt, mais est-ce que quelqu'un prêtera l'oreille à cette mélodie perdue dans le vacarme de notre époque ?

M: La sagesse peut se cacher dans le silence, Jacques, mais il revient à chacun de décider s'il veut l'entendre. Les paroles de Soljénitsyne, elles flottent dans l'air, espérant trouver une âme prête à les accueillir.

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1 janvier 2024 1 01 /01 /janvier /2024 16:57

Il n'est besoin d'écrire de nouveaux textes, lorsque de prestigieux prédécesseurs ont tout dit de ce qui était déjà en germe depuis longtemps, et de ce qui n'attendait qu'un bon climat pour se révéler pour notre plus grand malheur... Ainsi la rédaction de "L'archipel contre-attaque", vous souhaite pour cette année 2024 : du COURAGE ! Et ce qui ne va pas sans de l'AUDACE ! 

Extraits du discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne, prix Nobel de littérature(1970) à Harvard le 8 juin 1978. Il condamne alors les deux systèmes économiques -le communisme et le capitalisme. Il dénonce surtout la chute spirituelle de la civilisation.

"Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l'occasion du 327ème anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est « VERITAS ». La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d'aujourd'hui contient une part de vérité ; je vous l'apporte en ami, non en adversaire.

Il y a trois ans, aux Etats-Unis, j'ai été amené à dire des choses que l'on a rejeté, qui ont paru inacceptables. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d'alors.(...)

Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l'Ouest aujourd'hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d'où l'impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu'ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d'agir, qui fonde la politique d'un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu'on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu'à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d'un accès subit de vaillance et d'intransigeance, à l'égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l'Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?

Quand les Etats occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l'homme, et que la vie de l'homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d'Indépendance.)Aujourd'hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un Etat assurant le bien-être général. Chaque citoyen s'est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu'il a cours depuis ces mêmes décennies.

Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d'avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l'Ouest les marques de l'inquiétude et même de la dépression, bien qu'il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n'ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.

L'indépendance de l'individu à l'égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n'auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d'élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l'épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l'argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?

Même la biologie nous enseigne qu'un haut degré de confort n'est pas bon pour l'organisme. Aujourd'hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.

La société occidentale s'est choisie l'organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j'appellerais légaliste. Les limites des droits de l'homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l'Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l'aide d'un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu'un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n'en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n'entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu'aux extrêmes limites des cadres légaux.

J'ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu'une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n'allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s'en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l'homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d'une structure sociale légaliste.

Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l'Ouest, de défendre non pas temps les droits de l'homme que ses devoirs.

D'un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s'est vue accorder un espace sans limite. Il s'avère que la société n'a plus que des défenses infimes à opposer à l'abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faites aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d'horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu'ont ces mêmes enfants de ne pas regarder er de refuser ces spectacles. L'organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal. (...)

L'évolution s'est faite progressivement, mais il semble qu'elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l'homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu'il importe d'amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n'a pas disparu à l'Ouest, alors même que les meilleurs conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi. (...)

La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.

Sans qu'il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d'idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n'ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d'être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l'engouement à la mode. Sans qu'il y ait, comme à l'Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d'apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l'apparition d'un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux Etats-Unis, il m'est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes ... peut-être un professeur d'un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l'entendre, car les média n'allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux. (...)

Il est universellement admis que l'Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d'hommes à l'Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l'accusent de plus être au niveau de maturité requis par l'humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J'espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l'idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en oeuvre, je ne prononcerai pas en faveur d'une telle alternative. (...) Mais si l'on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l'Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s'affaiblissent à l'Ouest, tandis qu'à l'Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d'anarchie, comme c'est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c'est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d'oppression, l'âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd'hui par les habitudes d'une société massifiée, forgées par l'invasion révoltante de publicités commerciales, par l'abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.

Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l'histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l'occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d'Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens Américains se livrent au pillage et au grabuge. C'est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.

Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n'est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu'elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?

Comment l'Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L'Ouest a continué à avancer d'un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s'est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l'erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l'époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l'humanisme rationaliste, ou l'autonomie humaniste : l'autonomie proclamée et pratiquée de l'homme à l'encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d'anthropocentrisme : l'homme est vu au centre de tout.

Historiquement, il est probable que l'inflexion qui s'est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Age en était venu naturellement à l'épuisement, en raison d'une répression intolérable de la nature charnelle de l'homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s'écartant de l'esprit, l'homme s'empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s'est proclamée notre guide, n'admettait pas l'existence d'un mal intrinsèque en l'homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d'atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l'adoration de l'homme et de ses besoins matériels.Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l'accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d'une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d'intérêt de l'Etat et du système social, comme si la vie n'avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s'y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd'hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l'intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.

Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l'homme individuels reposaient sur la croyance que l'homme est une créature de Dieu. C'est-à-dire que la liberté était accordée à l'individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l'héritage du siècle passé.

Toutes les limitations de cette sorte s'émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l'héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L'Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l'homme, mais l'homme a vu complètement s'étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l'espace, du Progrès tant célébré n'ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n'aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle.

L'humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d'être utilisés d'abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé. » Il s'est avéré que ce jugement était loin d'être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d'un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l'égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n'est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l'Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s'agit d'un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l'Ouest et de l'Est aujourd'hui ? Là est la logique du développement matérialiste. (...)

Je ne pense pas au cas d'une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d'une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.

Elle a fait de l'homme la mesure de toutes choses sur terre, l'homme imparfait, qui n'est jamais dénué d'orgueil, d'égoïsme, d'envie, de vanité, et tant d'autres défauts. Nous payons aujourd'hui les erreurs qui n'étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s'est enrichie, mais nous avons perdu l'idée d'une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.

Nous avions placé trop d'espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu'on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l'Est, c'est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l'Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n'est même pas le fait du monde éclaté, c'est que les principaux morceaux en soient atteints d'une maladie analogue. Si l'homme, comme le déclare l'humanisme, n'était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n'en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d'acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l'accomplissement d'un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l'expérience d'une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n'y étions entrés.

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l'échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n'est pas possible que l'aune qui sert à mesurer de l'efficacité d'un président se limite à la question de combien d'argent l'on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d'un gazoduc. Ce n'est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l'humanité peut s'élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.

Quand bien même nous serait épargné d'être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu'est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l'homme est au-dessus de tout ? N'y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l'intégrité de notre vie spirituelle ?

Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l'être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l'ère moderne.

Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n'avons pas d'autre choix que de monter ... toujours plus haut."

Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

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31 décembre 2023 7 31 /12 /décembre /2023 16:24

 "Beati pauperes spiritu quoniam ipsorum est regnum caelorum",

ce qui signifie : "Bienheureux les pauvres d’esprit, car le royaume des cieux leur appartient."

évangile selon saint Matthieu (chap. V, vers. 3) mais a-t-on le temps d'attendre le royaume des cieux, nous sommes dans le hic et nunc, l'ici et maintenant voici un guide pour précipiter l'ascencion à l'air chaud et devenir une mongolfière...


 

Cher Aspirant Imbécile,

Bienvenue dans ce guide qui transformera vos balbutiements en discours de génie, vos absurdités en vérités universelles, et votre médiocrité en une force qui éclipsera même les esprits les plus éclairés. Suivez ces étapes clés pour devenir un maître de l'agit-prop et révéler votre auto-légitimation aux yeux du monde.

1. Parlez Fort, Même si Vous Ne Dites Rien (surtout) :
L'imbécile prospère dans le brouhaha. Ne craignez pas de prendre la parole, même si vos idées sont plus floues qu'une photographie pixelisée. Plus vous parlerez fort, moins les autres entendront votre vacuité intellectuelle.

**2. Invoquez les Mythes et les Clichés :
Rien ne crie "je suis compétent" comme la répétition de vieux clichés et de mythes dépassés. Citez-les abondamment, peu importe leur pertinence. N'oubliez pas : la répétition, c'est la clé de la légitimité.

**3. Utilisez des Mots Sophistiqués, Malgré Tout, jargonisez-vous :
Jetez dans la conversation des mots compliqués, même si vous ne comprenez pas leur signification. Cela éblouira vos interlocuteurs et créera une illusion de profondeur intellectuelle. La confusion est votre alliée.

**4. Soyez Controversé, Mais Sans Raison :
Lancez des déclarations controversées sans fondement. Ignorez les faits et privilégiez l'émotion. Rappelez-vous, le débat d'idées est pour les esprits faibles. Vous êtes ici pour affirmer, pas pour démontrer.

**5. Créez Vos Propres Faits Alternatifs :
Si les faits ne vont pas dans votre sens, créez les vôtres. Inventez des anecdotes, des statistiques et des découvertes scientifiques. Plus c'est absurde, mieux c'est.

**6. Réduisez les Autres Plutôt que de Vous Élever :
Lorsque vous vous sentez menacé par l'intelligence d'autrui, rabaissez-les. L'attaque personnelle est votre arme secrète. Ignorer leurs arguments et concentrer-vous sur leurs faiblesses réelles ou imaginaires.

**7. Sur-Utilisez les Réseaux Sociaux :
Votre voix doit être entendue, et les réseaux sociaux sont le moyen idéal. Postez fréquemment, même si vos pensées sont aussi profondes qu'une flaque d'eau. Les likes sont le seul indicateur de votre grandeur.

**8. Répétez vos Mantras Inlassablement :
N'ayez pas peur de la redondance. Répétez vos mantras jusqu'à ce que même les esprits les plus résistants soient conditionnés à croire en votre grandeur.

En suivant ces huit étapes simples, vous serez en route pour une auto-légitimation sans précédent. L'imbécile n'est pas une menace à éviter, mais une force à libérer. Allez, cher imbécile, et conquérez le monde de votre génie auto-proclamé !

 

Personnages :

Aveugle (AV) : Un individu incapable de voir.
Sourd (SO) : Une personne qui a une déficience auditive.
AV : Salut, mon ami ! J'ai entendu dire que tu avais besoin d'aide pour te déplacer. Je suis là pour t'aider à trouver le meilleur chemin.

SO : Ah, bonjour ! C'est gentil à toi, mais tu sais, je suis sourd, pas aveugle. J'ai juste du mal à entendre.

AV : Oh, je m'excuse. J'ai mal compris. Ne t'inquiète pas, je peux toujours t'aider. Suivez-moi.

Ils marchent ensemble.

AV : Tu sais, j'ai une technique infaillible pour guider les gens. Il suffit de me faire confiance.

SO : D'accord, je te fais confiance. Mais tu es sûr de savoir où tu vas ?

AV : Absolument. J'ai un sens inné de la direction. Ne t'en fais pas, tu es entre de bonnes mains.

Ils continuent à marcher, l'aveugle menant le sourd.

SO : On dirait qu'on s'éloigne de la ville. Tu es sûr que c'est le bon chemin ?

AV : Bien sûr, mon ami ! J'ai une intuition infaillible. On prend le raccourci par ici.

Ils continuent, et l'aveugle guide le sourd vers un sentier escarpé.

SO : Attends une minute... ça descend abruptement ici. C'est normal ?

AV : Oh, absolument ! C'est un raccourci, comme je te l'ai dit. Plus rapide et plus excitant.

SO : Excitant ? Attends, je ne me sens pas très à l'aise. On dirait que ça descend vers quelque chose.

AV : Tu es trop inquiet. Fais-moi confiance, tout ira bien.

Ils continuent à descendre, et le sourd commence à ressentir la pente sous ses pieds.

SO : Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. Tu es sûr que tu sais où on va ?

AV : Absolument. On approche de notre destination. C'est là que tu voulais aller, non ?

Le sourd réalise lentement que quelque chose ne va pas.

SO : Attends, attends. On est au bord d'un ravin, non ? Pourquoi tu me guiderais ici ?

AV : (avec assurance) Tu vois, je suis aveugle, et je pensais que c'était le chemin le plus court. Désolé, je ne savais pas que tu pouvais entendre.

SO : (sidéré) Tu plaisantes, j'espère.

AV : (un peu gêné) Eh bien, peut-être que je devrais reconsidérer ma technique de guidage.

Le dialogue met en lumière la malentendu comique entre l'aveugle et le sourd, soulignant l'ironie de la situation où l'aveugle pense guider le sourd vers la sécurité, mais en réalité, les choses prennent une tournure inattendue.

Guide Stratégique pour l'Ascension de l'Imbécile dans la Société! par Robert Dainar
Guide Stratégique pour l'Ascension de l'Imbécile dans la Société! par Robert Dainar
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