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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 15:29

Quentin Harel est un dessinateur professionnel ayant fait les Beaux-Arts à Perpignan ainsi qu'à Épinal, aimant autant la peinture classique que la bande dessinée moderne sous toutes ses formes. L’ironie est son dada, et du dadaïsme à l'humour il n'y a qu'un pas ! En période de confinement il est toujours intéressant de créer, surtout quand on ne peut plus sortir… Par le biais du dessin, et dans ce cas de la bande dessinée humoristique, Quentin Harel évoque tout ce qui a pu être ingurgité dans cette période, et qui est toujours d'actualité comme vous l’aurez certainement remarqué… Dans l’ album L’ORIGINE AVANT LE CONFINEMENT, on se délecte d’une histoire de chauve-souris kidnappée pour faire l’objet expériences dans un laboratoire chinois, avant que les choses tournent mal lors d'un parcours de la terre jusqu'à la lune…http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/bd%20l%27origine%20avant%20le%20confinement/

Une explosion cache toujours autre chose !


Pour célébrer la sortie de l'ouvrage, cette soirée de présentation sera mise en musique par Philippe Lebrun accompagné de Joan Casagran, le fondateur du festival international du disque et de la BD de Perpignan.
76 avenue Louis torcatis perpignan https://www.facebook.com/events/644165132898810/
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
Perpignan: L'Origine Avant Le Confinement par Quentin Harel : La Soirée Mercredi 26 août  à partir de 18h30 au TÊT café! interview Quentin Harel à l'Atmosphére par Nicolas Caudeville
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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 16:28

 

"[S'adressant à Arthur.] Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles."
  • Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 6 : Nuptiæ, écrit par Alexandre Astier.

La culture dit qui nous sommes. Les mondanités révèlent qui on voudrait être...Parfois lorsque dans la nuit on observe la lumière d'une étoile, elle est déjà morte depuis des milliers d'années! Cela est lié à la vitesse finie de la lumière et aux distances prodigieuses qui nous séparent de nombre d'étoiles. Il en va de même pour certaines idées ou phénomènes: lorsqu'ils arrivent en province, ils sont à bout de processus et vide de leur modernité réel ! Ce qui était en avance, n'est désormais plus qu'une arrière garde! Et en province, on aime se battre avec la plus grande des fureurs pour celle-ci!

Mais revenons sur le titre de province. Historiquement, le terme province désigne le territoire conquis d'une capitale qui lui donne le La. Dans cette province, il y a une élite locale à l'esprit colonisé par l'envie de singer la capitale (avec le phénomène de métropole d'équilibre et de grande région, s'est mis en place une mise en abîme, ce qui fait Perpignan et les Pyrénées-Orientale ne sont qu'un sous produit de la province et leur bourgeoisie prescrivante en est le miroir, voire son portrait de Dorian Gray...) .

Ainsi donc soyons souverainiste et défendons la création locale fraîche en circuit court!

Mais cela demande du travail, de la curiosité et de la prise de risque . Pourquoi, parce qu'il faut défricher, aller hors des sentiers rebattus et s'investir pour un triomphe qui ne viendra que tardivement, voir jamais. Et c'est un ainsi que le suivisme de prescription de la bourgeoisie locale a peur de s'investir dans son propre territoire: elle veut que la lumière retombe sur elle en "cash"!

En cela, elle est un élément essentiel ralentissement du développement local!

Aussi la laisser contrôler le destin d'un territoire est suicidaire...Problème étant, c'est que pour perpétuer son incompétence, elle s'est  organisé autour du contrôle des outils de sa conservation, comme la presse locale...

La vitrine locale n'est que le miroir déformant, que nous tendent en représentation les boutiquiers d'ici!

Même leurs accents sonnent faux: ils ronronnent trop fort avec la sincérité d'un prix en solde. Comme l'écrivait le Marquis de Sade dans "La philosophie dans le bouldoire" : "Français encore un effort si vous voulez être citoyen!"

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 16:00

Les cailloux de la colère Fut un temps Perpignan était une ville agricole. Une ville de céréales. Une ville où on produisait du grain. À l’époque, à Perpignan, on avait du grain à moudre. Ça a bien changé, faut dire. Le petit truc à savoir c’est que le grain ça se pèse, le grain ça s’évalue, le grain ça se mesure. Et pour mesurer le grain de quoi a-t-on besoin ? D’une mesure ! D’une mesure agricole pour être précis.

La ville possédait donc, en ces temps anciens, d’assez élégants blocs de pierre taillés. Évidés, l’on y versait les grains pour les peser. Un bloc, une céréale. Une céréale, un bloc. La mesure se prenait place Rigaud, nous dit-on. La rumeur passe et prétend que la ville possédait des originaux en métal. Ils auraient disparu dans les années 50. Peut-être agrémentent-ils le patio de l’hôtel particulier d’un riche notable amoureux des belles choses et peu scrupuleux.

Le caillou n’a plus la cote par chez nous, fut-il beau, fut-il porteur de la mémoire de notre ville.

Non, non, le caillou on s’en fout ! D’ailleurs la ville ne jouit pas d’un dépôt lapidaire digne de ce nom. D’ailleurs la ville ne jouit pas, tout court. Mais ça, c’est un autre problème. Les deux dernières mesures agricoles qu’il nous reste subissent les avanies de la météo, au fond d’un champ, près d’un ruisseau. Alors que dans d’autres villes ce genre d’objet trône au milieu de places publiques et fait le bonheur des touristes.

Mais ici, question touristes, c’est plutôt : paye ta place de parking et ferme ta gueule.

D’aucuns rajouteront : connard ! Perpignan doit se ressaisir. Perpignan doit créer un vrai dépôt lapidaire. Perpignan doit créer un musée autour de ce dépôt. Perpignan doit valoriser son histoire, fut-elle minérale. Et se faisant, il faut sauver ces mesures de pierre. Pour redevenir fiers de qui nous sommes, le chemin ne peut que passer par là.

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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 14:30

 

"Dans les discours et dans les choses, ce sont deux sortes de personnes que vos grands médecins. Entendez-les parler : les plus habiles gens du monde voyez-les faire : les plus ignorants des hommes".
 
Le malade imaginaire - Molière
 

Au commencement était le verbe, et le verbe était Dieu. Le verbe, donc la parole , était à la fois, le levier et le point d'appui de la cosmogonie pour soulever l'univers. Dans le monde des humains, il a un rôle descriptif, une valeur d'échange . Quant au discours, il a un objectif démonstratif. Il est dans le langage, une version vertébré dont la construction donne accès  aux buts qu'il veut mettre en lumière: votez pour moi!

Mais, comme le décrit Jordi Vidal dans son livre " Servitude & simulacre en temps réel et flux constant" , le discours n'est plus que du remplissage pour ne pas laisser aux autres, la possibilité de s'y insérer à votre place: une sorte d'anti-jeu, qui ne met que le "moi" en avant!

C'est pourquoi dans une élection, ce n'est plus le programme qui est mis en avant (un programme engage à une action) , mais le candidat . Le candidat est le message. Le candidat n'a pas à avoir d'étiquette, puisqu'il est la sienne propre. Le candidat est la marque! Et ce qu'il fait à l'intérieur, se voit à l'extérieur!

Mais vous me direz (et vous aurez mille fois raison) , c'est un peu court jeune homme, un enfant verra au premier regard que le roi est nase! Un enfant oui, parce qu'il lui reste de la spontanéité. Mais un adulte qui a des désirs à assouvir, peut synthétiser la naïveté de l'enfant et comme si, il n'avait rien vu!  D'autant qu'une presse qui n'est pas payée par ses lecteurs, mais par ceux qui leur achètent des espaces publicitaires, ne vont pas les contredire! Ainsi, il est dure de régler la focale pour avoir une image bien nette...

Aussi, on peut faire passer des vassaux, pour ce qu'ils ne sont pas: des lanternes!

Qu'il est difficile de connaître la valeur des produits dans la vitrine, pas ce (ou ceux) qu'ils coûtent, mais si le temps ou l'argent qu'on investit en eux, valent en retour sur investissement ? C'est toujours la question que le citoyen devrait se poser: quel est mon retour sur investissement? Poser une équation: discours / candidat, élu / incarnation du discours dans le réel...Que l'on parle de sécurité ou de culture: qu'as tu fais de ton mandat?

Il y a peu d'historiens sur l'histoire contemporaine immédiate, pour une mise en perspective(https://fr.wikipedia.org/wiki/Perspective_(repr%C3%A9sentation) )des mécanismes qui aboutissent  au bord du gouffre où se trouve Perpignan. Un centimètre de plus et c'est l'abîme! Parce qu'un discours sans action ne consolide aucun plancher!

Perpignan n'est pas une ville "malade imaginaire", mais malade de son imagination...

 

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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 16:23

 

"Il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier ! Malgré l'effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la Médiocrité, monstres à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes."
 
"Monsieur croche et autres écrits" (1901-1914), Claude Debussy, édition Gallimard, 1987, p. 110 - Claude Debussy
 

"Je crois que la lucidité rend le succès amer alors que la médiocrité espère toujours quelque chose..."
 

L'elegance du herisson - Muriel Barbery

 

Perpignan, ville de potentiel ne semble pouvoir se relever de l'enchaînement de ceux qui prétendent la diriger; Cela fait plus de 60 ans que Perpignan, a été l'ascenseur social et financier d'une classe au pouvoir (il suffit de regarder le "avant /  après" de leur patrimoine et de leur lot de médailles, pour comprendre que l’ascenseur républicain fonctionne encore en province pour ceux qui ont réussi à en voler la clef) .  Mais ils ont tous en commun d'avoir su faire rêver les sots, les veules et les paresseux, en leur laissant croire qu'à force de ces tares, ils pourraient s'élever à ces places eux aussi...

Des lors, il ne s'agit pas de dénoncer ce dont nous pourrions profiter si nous acceptions un certains silence et l'esprit de résignation . Contrairement à "l'esprit saint" , l'esprit de résignation préside à l'inchangement . Les masques tournent , mais les mêmes demeurent ( du coup, peut-on les qualifier de "demeurés" ?). Ce qui évolue, ou diminue, c'est qu'à l'instar des glaciers avec le réchauffement climatique, la couche d'illusions fond à vu d’œil. Et plutôt que la montée des eaux, on observe la croissance de l'abstention. Sauf que l'abstention ne présentant pas de liste: elle n' a pas d'élus!  

De là, découle le manque d'autorité de ceux qui se sont vissés au pouvoir, et cette urgence covalente de paraître autoritaire!

Le discours est martial, mais la réalité est marsupiale: c'est à dire à poche...Dans leur volonté, d'être élus, il n'y avait pas de vision de la ville, où elle était, et où là ils voulaient la mener, mais juste un désir infantile de s'afficher publiquement, jouant avec les hochets du pouvoir ( Dieu vomit les tièdes, et ceux qui répandent le pouvoir en vain!)

Est-on obligé de boire ces califes jusqu'à la lie, pour qu'après leur définitive chute, nous puissions nous relever?

Tant qu'il y aura des vizirs, qui dans leur lie feront des rêves, il n'y aura que peu de personnes pour leur signifier que: l'incompétence n'est pas un bon instrument d'escalade!

Il reste la possibilité de ne pas se construire contre, mais à coté!

Parce que lorsque le pouvoir est construit au centre, il faut s'installer à sa périphérie et récupérer les matériaux nés de sa destruction, pour avec recombiner l'ADN et offrir une autre chose. "Parce que, n'est-ce pas, les roses poussent bien sur les tas de fumier. " comme l'écrivait Saïd Meckbel dans sa dernière chronique, avant son assassinat par les islamistes http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/videos/70

 

 

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13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 17:42

 

Le 28 juin 2020 des électeurs perpignanais ont élu Louis Aliot maire de Perpignan. Sa liste a été élue par 15 000 voix pour 66 000 inscrits dans une ville de 120 000 habitants. Un exemple de plus de résultat électoral, en France, qui pose question, sur notre démocratie représentative.
Cette élection, aux portes de l'été, laissait prévoir une entrée en fonction, lente, avec peu d'actions et d'annonces. Mais ce mois de juillet est traversé, par des faits ou des analyses de la presse ou de blogs, me paraissant instructifs.

Le début du mois, m'évoque Nicolas Sarkozy. Le 6 juillet le nouveau maire, visite avec la presse les rues de la Cité des Oiseaux dans le Vernet à Perpignan, connues pour ses dealers, en parlant de "voyoucratie". Il propose, entre autres choses, la multiplication des caméras de vidéosurveillance, le retour des maisons de quartier et des médiateurs ... Le 10 juillet au cours du premier conseil municipal Louis Aliot et sa majorité ont décidé de voter l'augmentation de son indemnité.

Pour revenir à la "voyoucratie", pour Perpignan on peut faire le constat d'une pauvreté et d'une criminalité grandissantes.

A défaut de données statistiques perpignanaises, la presse semble se faire l'écho d'une aggravation de la situation en 2020. En janvier, un homme se réfugie dans une école primaire. Les mois qui suivent sont marqués par l'accentuation des guerres de dealers avec prises ou utilisation d'armes (sabre japonais, kalachnikov...). Le 16 juillet, un homme est atteint par 5 balles. Dans la nuit du 23 au 24 juillet 2020 un homme est tué par arme blanche dans un autre quartier de Perpignan. La mairie ne semble pas avoir réagi à ces drames.

Par contre le 24 juillet la mairie fait une annonce sur les incivilités des mendiants.

Face aux incivilités et nuisances que subiraient par les citoyens, qui seraient régulièrement importunés par des individus se livrant à une mendicité agressive, mais aussi à la présence de marginaux sur le territoire perpignanais, Louis Aliot, maire de Perpignan a décidé d’agir en demandant aux policiers municipaux une mobilisation de chaque instant pour faire respecter la Loi. Le maire de Perpignan étudierait aussi la création d’un lien interservices dotés de moyens supplémentaires afin que les policiers municipaux puissent signaler les situations de détresse rencontrées sur le terrain aux services compétents et aux associations spécialisées, afin de favoriser la prise en charge rapide de ces personnes. En attendant la mise en place de ce dispositif, les policiers municipaux devraient faire appel au « Samu social » par le biais du 115.

Début juillet une centaine de caravanes se sont installés illégalement au parc des expositions de Perpignan.

Le nouveau maire des quartiers nord, Bernard Reyes est venu parlementer pour leur demander d'aller à l'aire d'accueil du Barcarès. Après leur refus, le 9 juillet la police débranche une première fois les gens du voyage. Après un nouveau branchement illégal, et une plainte de la Ville pour "vol d'énergie" des techniciens débranchent à nouveau et la police expulse les occupants le
24 juillet.

Le 9 juillet 2020 en signe de protestation, trois écrivains lauréats du prix Méditerranée refusent l’invitation à assister à la cérémonie de remise des prix, parrainée par la ville de Perpignan. L'écrivain académicien, président du jury a décidé, de son côté, de démissionner.
André Bonet le nouvel adjoint à la culture de la mairie de Perpignan dénonce le 26 juillet "une mini fronde guignolesque dans un communiqué intitulé "La comédie de la Résistance".

Le 10 juillet c'est la nomination de la compagne du maire au conseil d'administration du théâtre L'Archipel de Perpignan.

Le 25 juillet 2020 le magazine Gala communique sur la promotion de Véronique Lopez, la compagne du maire . Véronique Lopez fait partie des trois "personnalités qualifiées" désignées au Conseil d'administration. Information confirmée par le compte-rendu du conseil municipal consultable sur le site de la mairie de Perpignan. Véronique Lopez, artiste peintre aussi connue sous le pseudo Vebeca, a en effet été nommée à ce poste le vendredi 10 juillet dernier "sur proposition du maire pour une durée 3 ans renouvelable à compter de leur désignation".
La presse locale ne semble pas avoir beaucoup communiqué sur cette nomination.

Selon une annonce municipale effectuée le 13 juillet, l'école des beaux-arts de Perpignan devrait réouvrir dans un délai relativement proche. Un comité de pilotage devrait être mis sur pieds à la rentrée de septembre.

Le 19 juillet le maire participe à l'hommage de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux "Justes" de France en présence de divers officiels et du président de la communauté israélite.
Déjà annoncé le 24, le 30 juillet Maurice Halimi, est nommé nouveau président du théâtre de l’Archipel Perpignan.

Le 25 juillet J.P.Bonnel considère que Louis Aliot, recherche un élargissement de sa base électorale et la bienveillance des acteurs culturels d’origine israélite avec volonté d’oublier les anciens propos antisémites du Front national.

Louis Aliot annonce le 29 juillet 2020 la désignation de Stéphane Babey comme directeur de cabinet. Après avoir été d’abord un proche militant de Jean-Paul Alduy (UDF), Stéphane Babey a été embauché par le sénateur socialiste Christian Bourquin à la Région Languedoc-Roussillon qu’il présidait, avant de se retrouver au décès de ce dernier rapatrié au cabinet de la présidence (PS) du Conseil général des P-O.
Ce type de trajectoire me questionne. Dans une perspective d'une abstention de 80% et de l'élection d'un candidat ultra-capitaliste ou ultra-xenophobe, que feraient les hauts fonctionnaires ?

 

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 18:33
Par l'auteur de "résistance au chaos" , "servitude et simulacre" et "la société du chaos"
 
Pour présenter cet entretien je citerai John Stuart Mill, l'auteur de
De la liberté (1859) Jordi Vidal http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/


"Quand  la vérité n'est pas librement et ouvertement débattue, notre
croyance, aussi juste soit-elle, sera comme un dogme mort et non comme
une vérité vivante."

"Celui qui ne connaît que ses propres arguments connaît mal sa cause."

"Le dicton, d'après lequel la vérité triomphe toujours de la
persécution, est un des plaisants mensonges que les hommes répètent
l'un après l'autre jusqu'à ce qu'ils passent en lieux communs, mais
que toute expérience réfute."
 
 

 

Instrumental aux effets sonores inter-galactiques tout-à-fait époustouflants! Il démontre entre autre qu'il est possible de faire une mélodie avec des cloches de Noël, ou d'église.
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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 14:06
  • "RÉIFICATION, subst. fém PHILOS. Transformation, transposition d'une abstraction en objet concret, en chose. Synonyme . "chosification".Nous nous bornerons au cours de ce chapitre à l'étude d'un seul point: celui de la réification du corps. Le corps humain est devenu − en grande partie du fait des médecins − un objet de propriété (David, Cybern., 1965, p. 142):
Toutes ces impostures se valent, et elles font vivre aujourd'hui bien des farceurs. Car tel est le piège de la réification statique: quiconque hypostasie le pouvoir-faire-autrement, parce qu'il exploite la dialectique de la self-contradiction, fait le jeu de la servitude. Jankél., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 209."
 
Je ne connaissais du tango, que l'image que l'on donne, jusqu'à ce qu'en 1997, je devinsse ami à Barcelone avec une bande d'argentins : une pandilla comme on dit (prononcez  "pandicha" ou "pandidja", si vous vous sentez plus "portégno" que les autres) . Le tango fut une danse populaire (comprendre pratiquée par le peuple) jusqu'à ce que les anglais, l'introduisent dans les salons (où elle devint mondialement popularisée: c'est curieux ce qui est populaire dans les salons anglais, puisse le devenir dans les salons du monde entier, l'esthétique du thé et du bus impérial...).
A l'origine, c'était une danse de garçons vacher , les "gauchos" , puis les mauvais garçons et les prostituées commencèrent à la pratiquer dans les "bordels": la danse comme acte sexuel en public, jusqu'à "la petite mort", un savant mélange d'éros et de thanatos.
 
Je me souviens que, cheminant pour aller manger à "Los Asadores" (restaurant typique de cuisine argentine de Barcelone)  avec mon ami Fédérico (alias Freddy) et son père José-Maria, je lui demandais: "José-Maria, que es un buen Tango? " Il me répondit :" un buen tango Nicolas , es cuando se les falta la mugré!" . "La mugré" qu'est ce que c'est (le mot en castillan m'était inconnu). Il reprit en français ""la mugré", c'est "la saloperie" : c'est quand la poussière se collent aux danseurs avec la sueur!"
 
En politique, outre l'esprit de l'andouillette, ce qui fait l'esthétique, comme dans le bon tango : c'est la "mugré" . Ainsi donc, Perpignan et sa politique sont devenues, mon tango préféré. "La cumparsita" qui nous est révélée (diminutif de comparsa  petite parade de rue, en castillan) avec ses retournements d'alliances et autres ralliements, au gré ou malgré des résultats électoraux, est un spectacle qui pourrait ravir un enfant et attrister un adulte, pour quelqu'un qui n'a pas la nostalgie de l'enfance mais celle d'un monde adulte...Alors Stéphane Babey sèmera-t-il "la peur sur la loge" après la terreur au cabinet du conseil départemental (encore socialiste, pour ce que cela peut signifier) d'Hermeline Malherbe..."qu'est ce qu'on s'en fout !"
"Jeter une lumière sur les problèmes les plus sérieux et en même temps ne pas prononcer une seule phrase sérieuse, être fasciné par la réalité du monde contemporain et en même temps éviter tout réalisme, voilà "La fête de l'insignifiance" "
Perpignan :mon tango préféré, ce sentiment triste qui se danse...par Nicolas Caudeville
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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 16:36

 

 

Sur la nécessaire et urgente reformulation d’un projet humaniste revenant aux fondamentaux héritiers des Lumières, le texte de Marguerite Stern, « Féminisme : peut-on encore débattre de tout ? » est particulièrement significatif et révélateur.

Si nous voulons prolonger le combat engagé par Walter Benjamin, nous pourrions aujourd’hui transcrire l’urgence d’un tel projet par une formule lapidaire : NI FACHOS NI POMOS

 

POMOS : Pour ceux qui l’ignorent encore, le terme de POMOS renvoie à postmodernes.

Sur la critique du postmodernisme je renvoie à ma série télévisée : « La Société du chaos » (en lien sur l’archipel contre attaque) et à mes deux essais : « Résistance au chaos » et « Servitude et simulacre ». http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

 

Féminisme : peut-on encore débattre de tout ?

Par Marguerite Stern, activiste féministe et ex-Femen

7 juillet 2020

 

Il y a quelques mois, j’ai commencé à m’exprimer au sujet du « transactivisme » et de la pensée dite queer sur les réseaux sociaux, estimant que ces sujets-là prenaient désormais trop de place dans le féminisme jusqu’à invisibiliser les combats des femmes.

 

Quand je lis l’expression « colleur·euses » ou « personne à vulve », je ne peux pas m’empêcher de penser que cet outil qu’est l’écriture inclusive, et qui était au départ destiné à nous redonner une place dans le langage, a été dévoyé et qu’il sert désormais à installer la présence des hommes dans la sphère féministe.

 

De la même façon, quand on me dit que je mens et que je ne suis pas l’initiatrice des collages contre les féminicides alors que j’ai passé six mois à coller seule avant que l’attention médiatique ne prenne, on invisibilise encore une femme. Qu’on soit d’accord avec moi sur toutes mes idées ou pas n’est pas la question : j’accepte qu’on pense différemment et que d’autres utilisent cette technique pour dire ce qu’elles veulent. Je n’ai pas posé de copyright dessus. Mais qu’on efface la contribution d’une femme à l’histoire est un procédé profondément patriarcal. « Rendons à Cléopâtre ce qui appartient à Cléopâtre », comme le dit la brillante autrice et comédienne Typhaine D.

 

Par souci d’horizontalité et par penchant anarchiste, j’ai volontairement abandonné la tête de ce mouvement au bout d’un mois. Comme l’attention médiatique s’était cristallisée autour de moi, je trouvais que ça avait du sens de le laisser évoluer en dehors de mon jugement. Mais je me retrouve aujourd’hui dans une position où je dois sans cesse réaffirmer sa création pour ne pas être invisibilisée par des militantes queers qui tiennent des propos haineux tels que « Les TERFS au bûcher »

[TERFS pour « trans-exclusionary radical feminist » soit « féministe qui exclut les trans de sa lutte », ndlr].

Ça n’est pas normal. Ces procédés sont violents et remettent en question la base même du féminisme, c’est-à-dire l’esprit de sororité et de transmission que nous devons maintenir et développer au sein du grand peuple des femmes.

 

 

Esprit de sororité

 

Ça fait quelques années que je suis habituée à recevoir des menaces de mort. A l’époque où j’étais dans les Femen, elles venaient de l’extrême droite et des islamistes. Ce qui m’inquiète, c’est qu’aujourd’hui, elles proviennent des militant·es dites « féministes queers ». Depuis l’arrivée d’Instagram, ce mouvement de pensée s’est largement développé en France et prône un libéralisme dangereux, qui commence même à envahir la sphère universitaire.

 

Ce que j’appelle « libéralisme », c’est le fameux argument du libre arbitre. Une femme serait « libre » de porter le voile, « libre » de se prostituer, « libre » d’échapper à son genre pourtant déterminé par son sexe de naissance. Or, je pense que dans une société où l’on considère que nous sommes des objets sexuels entièrement tendus vers le désir masculin, et où règne la culture du viol, on ne peut pas dire qu’on puisse « choisir » de se prostituer. Pour celles qui l’affirment (c’est-à-dire très peu, puisque la majorité des femmes en situation de prostitution sont victimes d’un système de traite humaine), je pense que c’est en réalité le fruit d’une construction sociale genrée sinon 85% des personnes en situation de prostitution ne seraient pas des femmes et 99% des « clients » ne seraient pas des hommes.

 

J’estime que cette question est extrêmement grave puisqu’elle met en jeu la santé des femmes et la conception globale qu’on se fait de ce qu’est ou de ce que peut être une femme, mérite de pouvoir entendre tous les types d’arguments, y compris les miens. Or, dès que j’ose exprimer mes idées abolitionnistes sur les réseaux sociaux s’ensuit un lynchage en ligne de plus en plus violent. Le cyberharcèlement fait désormais loi, et il se poursuit dans le réel : nombre d’entre nous n’osons plus nous rendre en manifestation par peur d’être agressées.

 

On est entrées dans un nouveau règne loin de l’utopie de la sororité : celui de la terreur. Désormais, si l’on pense que le consentement ne peut pas s’acheter, que le voile est un objet de contrôle sur nos corps ou que les mouvements queers viennent réactiver la permanence des stéréotypes de genre, on se fait lyncher.

 

Tous les jours, je reçois des messages de femmes qui me remercient de continuer à défendre mes idées et de ne pas céder aux intimidations. Elles me disent qu’elles ont peur de faire pareil. Qu’elles ont même peur de partager ou de liker mes posts. Hier encore, une survivante de la prostitution m’a envoyé un témoignage édifiant dont voici un extrait :

« En tant qu’abolitionniste, je ne me sens plus en sécurité pour manifester. Une de mes connaissances a été agressée pour ce type de position en plein cortège en mars. Hier, à la Pride, j’ai ressenti la même chose. Finalement c’est comme si je n’avais plus de place nulle part. Invisibilisée en tant que femme, en tant que bisexuelle et en tant que victime. Toutes ces pancartes « vive les putes » et compagnie, cette banalisation voire promotion du « travail du sexe », c’est justement une violence de plus pour moi. »

 

 

Mécanismes patriarcaux

 

Je reçois aussi des messages de lesbiennes qui me disent qu’elles souffrent d’être accusées de transphobie parce qu’elles ne veulent pas de pénis entre leurs cuisses. Des messages de femmes qui me disent que je les ai fait changer d’avis, et qu’elles n’avaient jamais eu accès aux arguments que je développe avant. Des messages de femmes qui me disent qu’elles ne sont pas d’accord avec moi, mais qu’elles aimeraient pouvoir assister à des débats sains, idées contre idées, sans insultes et sans haine.

 

J’écris pour elles. Pour celles qui pensent comme moi et pour les autres qui sont fatiguées par la violence de certaines féministes d’aujourd’hui. Pour celles, nombreuses, qui abandonnent le combat parce qu’elles n’en peuvent plus de constater que désormais la violence vient de leur « propre camp ». Je voudrais vous dire que vous n’êtes pas seules. Que si vous êtes des centaines à m’écrire, alors vous êtes probablement des milliers en vérité. Que vous n’avez pas à culpabiliser de ne pas vous exprimer : nos vies sont déjà suffisamment structurées par la peur, inutile de rajouter de nouveaux traumatismes que vous n’êtes pas prêtes à encaisser.

 

J’écris aussi pour celles qui considèrent que c’est un débat de niche : bientôt ça ne le sera plus. Je vous le dis, je l’observe depuis environ deux ans, le milieu féministe en France et ailleurs est en train de devenir violent sous couvert d’inclusivité. Il est en train de se faire gangrener par des mécanismes patriarcaux et virilistes. Que nous ne soyons pas d’accord sur tout c’est une chose, mais que nous reproduisions dans nos sphères militantes les mêmes mécanismes que ceux que nous dénonçons est un non-sens complet qui finira par nous détruire. La lutte contre les violences conjugales et les féminicides ne le supportera pas. Ce texte est une sonnette d’alarme.

Voir aussi de Jordi Vidal :

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 17:17
L' Equipe de la librairie Torcatis à Perpignan était en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter la présentation de la transmission de la librairie avec ses permanences et ses transformations (un rayon fémininisme) et toujours des lectures, des présentations d'auteurs et autres ateliers découverte...http://www.librairietorcatis.com/
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