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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:55

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Auj'hourd'hui, devant le tribunal administratif de Montpellier; à gauche en gris le conseiller général socialiste Jean-Louis Chambon, Maître Dillenschneider au centre et Pierre Parrat qui s'en va à l'extrème droite : la décision du tribunal administratif définira-t-il un ordre nouveau sur le canton 2 de ST Jacques?

 

Après les annonces hasardeuses du Journal l'indépendant quant aux recommandations du rapporteur public dans l'affaire du recours de Pierre Parrat contre Jean-Louis Chambon, pour l'élection cantonale de ST Jacques, le professionnalisme consistait à se rendre à Montpellier à la session du tribunal administratif qui jugeait le cas (pas comme certains collègues qui faisait la visite de presse du théâtre de l'archipel). Pas de presse présente, juste les protagonistes. A ma gauche le conseiller général socialiste de ST Jacques Jean-Louis Chambon , son directeur de campagne Antoine Soler et l'adjointe de Canohès (dont JLC est aussi le maire) , son avocate, maître Dillenschneider ; à ma droite l'adjoint à la sécurité de la mairie de Perpignan, candidat malheureux (et récent) du Nouveau centre Pierre Parrat et son avocat maître Enric Villanova.

La séance est ouverte par le président de la chambre, Franck Zimmermann, qui invite le rapporteur public (Pierre de Monte) à lire son avis. D'après lui, les arguments du recours de Pierre Parrat sont «largement insuffisants» . Il remarque aussi que : «Il ne fait aucun doute qu'il y ait un système qui bénéficie aux communautés» à Perpignan, que les tracts présentant le candidat FN du canton 3 (mis dans les enveloppes de propagande électorale du deuxième tour des cantonales du canton 2) ne sont «qu'une simple erreur matérielle de la préfecture». Cette erreur «ne pouvant faire croire à une triangulaire [... et...] n'a pas eu d'influence telle» qu'elle ait pu changer le cours de l'élection. De même, pour le logo du Conseil Général sur un fascicule de campagne broché. Le rapporteur conclut donc au « rejet » de la protestation électorale de Pierre Parrat.

 

C'est au tour de maître Enric Villanova de défendre ses arguments. Il indique que, de manière générale, il y a pu y avoir une influence sur l'élection des tracts du candidat FN dans les enveloppes électorales envoyées aux électeurs du canton 2, d'une moindre publicité de la préfecture pour avertir de cette erreur et de l'emploi du logo du conseil général, compte tenu du faible écart de voix (91) et de l'augmentation des votes nuls entre le premier et le deuxième tour de (2,8% à 8%). Pour lui, «la sincérité du vote est altéré (...) au vue du cumul des éléments de doute: je n'ai aucun moyen de dire qu'il y a manœuvre (...) mais il profite au candidat socialiste!»link.

 

La défense de JLC entre en scène avec Maître Dillenschneider. «Tout requérant doit démontrer ses allégations». Elle ironise sur le fait que la préfecture ne soit pas soupçonnable à priori de soutien du parti socialiste. Qu'il n'y aurait donc pas a priori de complot pro Chambon de sa part. Qu'avec l'argumentaire des requérants, qui présentait les électeurs désemparés au point de ne pas aller voter à la vue du bulletin FN, «on joue à se faire peur, on est dans de la politique fiction (...), du comportemental non démontré (...). Une espèce de théorie du complot qu'on essaye de nous vendre (...).Il ne faut pas prendre les électeurs pour plus abrutis qu'ils ne le sont : comment auraient ils pu croire pouvoir voter au second tour pour un candidat qui ne s'était pas présenté au premier tour ? ». Et d'ajouter « Il faut revenir aux éléments matériels du dossier et se baser uniquement sur des critères objectifs, c'est à dire sur les 17 bulletins FN exprimés au second tour, infimes au regard des 91 voix d'écart des deux candidats. Si cet écart est faible, il n'en reste pas moins bien réel et suffisant puisque jusqu'à preuve du contraire, pour gagner une élection, il suffit d'emporter la majorité plus une voix. ».

 

A la suite de quoi, Monsieur le président Zimmermann a clos les débats et mis le jugement en délibéré et il devrait être signifié aux parties dans un délai d'environ trois semaines.

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