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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:39
Dans un monde mondialisé où la finance fais la loi, et où on nous répète qu'il n'y a qu'une seule manière d'agir. A quoi peut bien servir un politicien surtout au prix qu'il coûte ? Surtout lorsque celui-ci nous affirme en permanence qu'il ne peut rien ? On en arrive à la phrase d'un ennemi de Voltaire :  « S'il y a bien quelqu'un qui le génie de Voltaire, c'est tout le monde ! » Ainsi, s'il y a bien  quelqu'un qui a le génie des politiciens, c'est tout le monde. D'autant, qu'ils le sont par la grâce de leurs réseaux et l'intermédiaire des citoyens. Ils ne sont pas au passage, spécialistes. Alors aussi bien, pourquoi ne pas les désigner par le hasard. Ils auraient alors tout intérêt à améliorer la situation puisque à la fin de son mandat, il rentrerait dans la foule des anonymes, ayant les même problèmes quotidiens que tous. Pourquoi aussi les payer ? S'ils n'ont pas de mandat impératifs, ils peuvent promettre à l'infini que se sont les situations qui ont déterminé leurs décisions, et pas leurs promesses. Disant ensuite « vous vous attendiez bien à ce que nous ne puissions tenir nos promesses, compte tenu de la difficulté de la crise, sans quoi vous avez été naïfs ». Au-de-là, ils sont d'une arrogance crasse, inversement proportionnelle, à leur capacité, non pas, à faire changer les choses, mais à minima de les faire évoluer dans le bon sens. Où les trouve-t-on ? En général, ils sont issus de partis politiques, qui ne sont pas loin s'en faut des lieux de réflexions et d'évaluations prospectives de la société, mais plutôt, des endroits où grouillent des gens où l'ambition n'a pas pu se réaliser ailleurs (sans quoi, la frustration ne serait pas là) , des gens qui s'ennuient et se sentent un besoin d'exister sur la scène publique et qui sont là en sommes pour prendre une revanche sur la vie (ça commence mal pour la Res Publica, la chose publique) . « Les partis politiques sont des « Trusts électoraux » disait l'écrivain Bernanos. On y trouve des courtisans, des chefs qui cherchent à s'imposer à l'intérieur de ceux-ci. On s'impose rarement par son intelligence. Mais plutôt grâce à sa brutalité, la capacité à jouer sur l'avidité des partisans et des places que l'on pourra leur redistribuer. Suivant le moment historique, les individus sont plus ou moins denses. Le corollaire de la paix qui dure, c'est qu'il faut compter sur un destin personnel plus âpre pour que se construisent des individualités plus conséquentes. Lorsque le publicitaire et conseiller en communication Jacques Séguéla, au prétexte de défendre le « bling bling » du président Nicolas Sarkozy, affirme que « si à 50 ans passé, on ne porte pas une  Reléxe à son poignée, c'est qu'on a raté sa vie ! », résume à la fois le cap et le problème de cette société. La société, l'économie et les individus qui la composent se doivent d'être en croissance permanente. Grossir, toujours grossir, jusqu'à être obèse et crever d'infarctus. Les caïds de banlieue (au passage le mot signifie, lieu de bannissement) ne font que reproduire le modèle que leur tend en permanence la société. Est-ce celui qui travaille qui gagne bien sa vie ? Non, c'est le trader, qui en une nano-seconde peut faire basculer des milliers d'existences en spéculant à la hausse ou la baisse, pour pouvoir prendre son bénéfices. Il peut même spéculer sur des denrées de premières nécessités, affamant des territoires entiers. Au concours du masque d'hypocrisie, il sera moralement condamné. Mais, sera-t-il mis en état d'illégalité et poursuivi ? Non, on vous expliquera que cela n'est pas possible puisque le monde est vaste et les paradis fiscaux nombreux. Le ver est dans le fruit européen, il n'y a qu'a regarder le Luxembourg. Donc, pourquoi demander plus et mieux à un caïd de banlieue, que ce qu'on demande à des banquiers ?  « La vulgarité, c'est la manière dont se comportent les autres ! » écrivait Oscars Wilde. Une société ne peut pas prospérer en se propulsant à l'aide d'injonctions contradictoires. Une société doit avoir une cohérence pour avoir la stabilité. Pendant la campagne de l'élection présidentielle, il y avait une discussion autour d'un vocable inquiétant, tant à gauche qu'à droite, on usait avec saveur des termes : « Il faut un état stratèges » Diable, s'ils en étaient tous là, cela sous-tendait que nous étions (et depuis quand ?) à ce moment précis dans l'époque d'un état « baltringue » ? C'est une évidence que l'état se doive d'être stratège ! Sans quoi, il met peu de temps avant que de péricliter. Donc, des gens qui veulent, ont eu, ou ont le pouvoir, nous disent que la matrice essentielle du pays : l'état, est gouverné sans intelligence, au profit de ce que le stratège chinois Sun Tzu appelait dans l'art de la guerre : « Les gesticulations du sabre » en français moderne, le « story telling ». Les politiciens au pouvoir n'ont pas tant de marges de manœuvres parce que la situation est si restrictive , mais plutôt que, inspirés par le dogme, que la terre est plate, ils n'en feront jamais le tour par la peur du grand vide ! Ils ont pour toute vision politique un GPS dont ils ne renouvellent jamais les cartes (société de marché et libéralisme) qui leur indique une route, là où il n'y a qu'un ravin. Tant pis pour les peuples, qui ne veulent pas comprendre, qu'il fallait sauver les banques (Too big to fail, trop grandes pour échouer) , et qu'augmentant au passage leurs dettes pour se faire, elle devrait imputer la restriction budgétaire aux peuples, à l'instant même où, ses mêmes banques qui se sont refaites « la cerise » sur le dos des contribuables refont de substantiels bénéfices.  Au cas où, vous vous inquiéteriez de la montée de l’extrême droite, sachez qu'il en va de l'extrême droite comme du  cholestérol . Il y a une bonne et une mauvaise extrême droite. Celle qui remet en cause le libéralisme européen , « la concurrence libre et non faussée » et qui veut du protectionnisme ; et celle, « l'Aube Dorée » qui comme en Grèce, soutient et participe à la coalition gouvernementale, qui approuve des restrictions budgétaires telles, qui pousse le peuple grec en son entier dans la misère ( exemple classieux, le retour de la malaria disparue depuis 24 ans, la fermeture d’hôpitaux,plus de moyen pour payer les traitements contre le SIDA, une loi gouvernementale qui permet de vendre des denrées périmées afin d'être accessible aux plus pauvres …) Mais déjà avec la Chine, les capitalistes avaient compris que leur système n'était pas tributaires de la démocratie. La preuve et retournons en Grèce, puisqu'ils ont une dette on peut bien les priver de démocratie. Voir le moment où Papaendréou à proposer un référendum pour voir si le peuple était d'accord pour se faire tondre, comment la commission Européenne, le FMI et les médias ont hurlé comme la possibilité était « nulle et non avenue ». Si l'Union Européenne était un corps, elle laisserait trancher sa main parce qu'elle n'aurait pas payer le montant de la dette. Et elle expliquerait ensuite au reste du corps qu'on à pas besoins d'une main. Puis et fur et à mesure que les états tombent (regardes les pigs tomber), affirmer que l'on pas plus besoin de mains, qu'on a besoins de jambes, de bras...Ainsi donc des gens qui soutiennent cette vision à droite et à g...(non les socialistes ne sont plus de gauche depuis 1983), donc à droite, mais qui trust les places électives au moyen du scrutin majoritaire à deux tours, vous redemandent en permanence la confiance, des voix...
Le lavement c'est maintenant. 
Ho je les entend déjà, ceux qui vont brandir les mots « démagogue », « démagogie », « démagogique », « populisme ». En général, ce sont ceux qui sont nourris au sein de ce système, ou qui pensent qu'ils pourront s'y nourrir un jour, qui vous diront cela ! Mais l'objectif pour ces « démocrates » qui comme les racistes commencent leurs phrase par « je ne suis pas raciste, mais... », l'objectif est de tuer le débat. Je parle bien de débat. Et pas comme pour « le mariage pour tous » (notez qu'on n'emploie pas le terme de « Mariage Homosexuel »), on entendra hurler les uns que c'est un quasi droit naturel et qu'il y avait urgence. Et pour les autres que c'est Satan et le retour de Sodome et Gomorrhe ! Mais de manière générale pas d'argumentation et de prospective pour voir l'impact sur la société et ses citoyens. Les « Je suis démocrate mais » laissent penser que brandir un autre mot et ceux de sa famille , « Pragmatique », « pragmatisme », tient lieu de l'être.
Ainsi si vous voulez changer, vous ne pouvez que vous organisez entre citoyens. Ainsi, si vous invoquez tous les prétextes pour ne pas faire, vous n'aurez pas à vous plaindre, parce qu'il n'y a que les batailles qu'on ne livre pas qui sont définitivement perdues ! En n'oubliant pas que : le libéralisme, c'est faire croire aux moutons qu'ils peuvent hurler avec les loups !
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