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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 21:46

 

mas-copie-1.jpgArtur Mas 129éme président de la Généralitat de Catalogne

   Après deux sessions parlementaires,  à vrai dire conventionnelles tant l’issue était prévisible, Artur Mas a bien été élu par le Parlement de la Catalogne, le 129ème Président de la Generalitat. Sessions conventionnelles et presque pourrait-on dire inutiles ; la situation actuelle aurait permis à la nouvelle opposition, avec un brin de lucidité et d’honnêteté –oh, les vilains mots !-, d’entériner la désignation à la première séance : «Nous sommes politiquement contraires à ta désignation mais comme de toute manière tu vas être élu accélérons un peu le processus, que le gouvernement se mette au travail et abstenons-nous !» Pas du tout. Bref, il a fallu passer par un accord entre CIU (Convergència i Unió) et le PSC (Partit dels Socialistes de Catalunya) qui a provoqué l’abstention de ces derniers pour que Mas soit enfin élu après la deuxième séance.

 

   Pour la composition de son gouvernement Artur Mas a annoncé la couleur : pourvoir moins de conselleries (11 ministères au lieu de 15) et prôner l’excellence, c’est-à-dire chercher les meilleurs,  au-delà de son propre parti si nécessaire. Une approche sarkozyienne de l’ouverture ? En apparence seulement. Décryptons.

 

   Mas s’entoure, d’abord, de sa garde rapprochée, le pinyol ou noyau, à savoir Francesc Homs, Secrétaire à la Présidence et Germà Gordó, Secrétaire au Gouvernement. Par ailleurs c’est à ce niveau que devrait se jouer la nouvelle politique en Catalogne Nord via la section locale de CDC (choix du Directeur de la Casa de la Generalitat mais surtout l’orientation et la définition du projet).

 

   Ensuite vient l’équilibre de la coalition : pour vos oreilles mal informées CIU et une fédération entre Convergència Democràtica de Catalunya – fondée par Jordi Pujol entre autres et à laquelle appartient Mas- et Unio Democràtica de Catalunya, de tendance démocratie chrétienne voire droite réac et provinciale.  Convergència a plus de base et de présence électorale, son leader étant depuis le début de l’entente, le candidat de la fédération aux élections. Artur Mas a désigné donc pour respecter le jeu des alliances deux membres d’Unió comme consellers (ministres), Joana Ortega, qui sera aussi vice-présidente du gouvernement, et Josep Maria Pelegrí. 

 

Finalement les nominations dites «ouvertes ou indépendantes ». Andreu Mas-Collell, conseller d’Économie mais surtout Ferran Mascarell, conseller de Culture. Le premier a déjà participé à un des gouvernements Pujol. Bien qu’éloigné du devant la scène et consacré depuis longtemps à l’étude de l’économie –ce qui lui a valu maintes récompenses- il connaît la musique. La surprise est venue de Ferran Mascarell, conseller de Culture sous la Présidence de Pasqual Maragall en 2003 et, par conséquent membre du PSC. Il apparaît peu probable que Mascarell  ait fait partie du paquet cadeau abstentionniste du PSC pour élire Artur Mas. La raison est ailleurs.

 

   Le PSC est une formation en perte d’identité flagrante, proche de la fracture. S’étant fédéré au PSOE pendant la transition démocratique, il a abandonné son groupe parlementaire à l’Assemblée Espagnole, en renonçant par la même occasion à un discours catalaniste rénové et rénovateur.  La Présidence de Maragall de 2003, avec Mascarell donc, son projet de réforme du Statut d’autonomie ont représenté l’aboutissement et le renouveau de ce projet. Le croche pied à Maragall vers la sortie est venu de l’intérieur du PSC, c’est-à-dire Montilla son successur, et nettement du PSOE, à savoir  Zapatero. Mascarell revendique depuis longtemps comme d’autres le retour du groupe parlementaire catalan au Congrès espagnol, le retour à une cohérence entre les initiatives politiques décidées au Parlement et au Gouvernement de Catalogne et celles votées ensuite aux Cortes, le retour à la voie (voix) catalane. Sa participation au prochain gouvernement Mas de CIU n’est pas une affirmation de sociovergence ou le résultat d’une ouverture, même pas une justification mégalomane : c’est le début de la vraie déconfiture du PSC !

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commentaires

G
<br /> <br /> Le PSC, s’étant fédéré au PSOE pendant la transition démocratique........... ou s'étant inféodé au PSOE ?<br /> ?<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Gérard<br /> <br /> <br /> <br />
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