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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 11:33

Les vieux, faut dire ce qui est, c’est un bon business. Suffit de voir le patron d’Orpea pour s’en convaincre. Et puis, chez nous, les vieux, c’est pas ce qui manque. Alors nos élites, parce qu’on a des élites, oui ma p’tite dame, ont lancé la construction d’un « centre gérontologique » dans la zone de Torremilla. Avec une enveloppe de 49 millions d’euro, ce projet montre bien que pour la santé c’est comme pour la culture : tout est affaire de béton.

https://www.techopital.com/le-ch-de-perpignan-lance-la-construction-d-un-centre-gerontologique-en-partenariat-avec-l-association-joseph-sauvy-NS_6168.html

 

Dans 3 ou 4 ans, en fonction des retards du chantier, l’EHPAD de la Miséricorde sera vidé de ses résidents, qui partiront à Torremilla. D’un point de vue écologique il s’agit d’une très bonne idée, le crématorium étant de l’autre côté de la rue. Mais du point de vue patrimonial, c’est pas une très bonne nouvelle.

En effet, à en croire la presse locale, le bâtiment est vétuste et une mise aux normes coûterait un bras de bébé. C’est dire s’il y a comme un petit souci.

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/300-lits-200-salaries-bientot-un-ehpad-geant-perpignan-1642791796

 

Jean-Marc Pujol avait bien une idée pendant les municipales de 2020 : tout raser et réaliser une belle dalle de bitume en plein soleil.

Comme on voulait d’autres avis et opinions, on a appelé Agnès Langevine, future maire de Perpignan en 2026, qui nous a dit : « on va faire comme pour la Perle cerdane, on démolit et on recycle les matériaux ! » Pour les détails, elle nous a invités à prendre contact avec Caroline Forgues, sa responsable « démocratie participative et ultimatum ». Mais comme elle devait se rendre à une séance de massage, elle n’a pu nous répondre.

Désespéré, on a passé un coup de fil à Loulou, qui, sobrement, nous a déclaré : « la mairie fera un appel à projet, et choisira le plus mauvais. Ainsi, nous sommes assurés que Carole Delga et Hermeline Malherbe mettront plusieurs millions dans l’affaire, sous formes de subventions. »

 

Faut être lucide, les élites du coin, volent pas haut. Donc, on a réfléchi un peu à la situation et, après une bonne tasse d’infusion aux fruits rouges, on a eu une idée.

Bon, qu’est-ce qui manque à Perpignan pour exister sur la carte de France ?

Un centre hospitalier universitaire !

 

Comme dirait Vladimir, avant de bombarder Kiev : Вам не нужно вилять задницей, чтобы срать прямо в бутылку, будущее Перпиньяна - это университетский больничный центр!

 

Bon, d’accord c’est du Google translate, mais vous avez compris le fond de ma pensée.

 

Perpignan a eu une faculté de médecine dans le temps. Elle fut fermée en 1793. Une histoire à perdre la tête que cette fermeture. À la fin des années 70, l’université a rouvert. Mais sans fac de médecine.

Au lieu de Perpignan, ce fut Nîmes qui fut choisi pour accueillir un CHU, en partenariat avec l’université de Montpellier. Évidemment l’incompétence et l’incurie des élites locales y est pour beaucoup. Il est vrai que voir débouler de jeunes étudiants, capables de penser et, pire, d’agir, est une menace très forte pour des responsables politiques et économiques se vautrant dans l’économie de la rente.

Perpignan et les Pyrénées-Orientales pourraient se développer. Il suffirait juste de virer les élites locales.

 

Certes, ces dernières années des choses se sont passées. L’État a supprimé le numerus clausus, mais il n’a pas modifié les capacités d’accueil des universités. Elles ont donc quelques problèmes de place avec un flux d’étudiants qui n’a pas été anticipé.

C’est dans ce cadre que l’hôpital de Perpignan accueille depuis peu des étudiants en médecine. Mais en tout petit nombre.

http://www.ch-perpignan.fr/actualites-109/accueil-des-externes-au-ch-perpignan-875.html?cHash=f16bccf4811a0dde0be8f180033239b4

 

https://www.lindependant.fr/2021/10/26/perpignan-lhopital-mise-sur-les-etudiants-de-la-faculte-de-medecine-de-montpellier-9891776.php

 

Dans les années à venir le nombre d’étudiants en médecine va augmenter, les CHU sont déjà saturés. Il y a donc une opportunité pour Perpignan, son hôpital, et, son université.

https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/la-suppression-du-numerus-clausus-un-simple-effet-d-annonce.html

 

Alors je vous entends déjà, et je suis d’accord avec vous quand vous dites : « l’UPVD, c’est bien les blaireaux qui ont totalement merdé le Campus Mailly ? Pourquoi on leur ferait confiance ? »

Parce que pour réussir la création d’un CHU à Perpignan, il va bien falloir bosser avec les Montpelliérains, et eux, ils merdent un peu moins souvent que nos élites.

Et puis comme quelqu’un aura bien l’idée de lancer un projet transfrontalier, histoire de toucher des subventions européennes, le projet est sûr de réussir. Depuis 40 ans, les Catalans du sud, pour ce qui est de réussir dans le développement socio-économique, ont montré leur savoir-faire.

 

 

Mais, pour avoir un CHU, il faut un centre de formation. Et localement, on manque de place.

C’est là que la Miséricorde entre en jeu.

 

La Miséricorde c’est une belle bâtisse de plus de 4 000 m² au sol, à en croire le cadastre, doté d’un étage, de 4 cours, et, d’un portail surmonté d’une statue. Le bâtiment, bien que datant de 1887, n’est pas protégé.

Une fois les petits vieux qui y crèchent envoyés en face de la chocolaterie, la Miséricorde sera vide. Et il est clair qu’une remise aux normes, intégralement à la charge de l’hôpital, coûterait chère. Et comme personne n’a d’argent, sauf pour des ponts imbéciles et des extensions de port écocides, les lieux sont bien partis pour être laissés à l’abandon pendant pas mal de temps.

Dans le département, la Perle cerdane est un bon exemple d’installation de santé dont on ne sait plus quoi faire. À tel point que le bâtiment principal va être démoli.

L’ancien CFA, boulevard du Conflent à Perpignan, est vide depuis plus de 10 ans. En février 2022, le CD66 vient même de lancer un appel d’offre pour une étude de sa structure, histoire de savoir s’il ne risque pas de s’effondrer.

Un peu plus loin de chez nous, à Carcassonne, l’ancien hôpital Antoine Gayraud, est à la vente depuis 2014. Malgré un bon prix, 4,8 millions d’euros pour 43 000 m², il ne trouve pas acquéreur. Résultat, il coûte plus de 100 000 € en gardiennage au nouvel l’hôpital de Carcassonne (accessoirement construit en zone inondable).

https://www.lindependant.fr/2021/06/16/carcassonne-un-appel-a-projets-pour-vendre-lancien-hopital-antoine-gayraud-9609980.php

 

La Miséricorde va rester vide longtemps, avant que quelqu’un n’ait un projet à proposer. On a les élites qu’on mérite !

Il est possible de voir trois usages à la Miséricorde.

 

D’abord, le plus probable : en manque d’argent, l’hôpital vend à un promoteur ; il rase et construit du logement bas de gamme.

Le deuxième projet, c’est-à-dire l’objet de cet article : transformer la Miséricorde en centre de formation, capable d’accueillir des étudiants en médecine. Il est sans doute aussi possible d’utiliser une partie du bâtiment pour l’hébergement d’étudiants.

Et pour finir, le troisième projet, qui peut être associé au deuxième projet : réaliser un tiers-lieu, social et solidaire, ancré dans le territoire et favorisant la transition citoyenne à Perpignan.

 

Alors, arrivez à la fin de cet article, vous vous dites, et vous avez raison : « nos élites n’ont rien dans le crâne, elles vont encore nous démolir un beau bâtiment, qui est là depuis près de 140 ans. Tout ça pour couler un peu de béton ! »

Oui, nos élites sont incompétentes, la preuve en est l’état désastreux du département.

Mais bon, on peut aussi faire que ça change !

Perpignan / Hospice de la Miséricorde : plutôt que tout raser, pourquoi ne pas le transformer en école de médecine ? par Philippe Poisse
Perpignan / Hospice de la Miséricorde : plutôt que tout raser, pourquoi ne pas le transformer en école de médecine ? par Philippe Poisse
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