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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 14:15

Le conseil municipal de décembre 2021, le dernier de l’année, était un peu mou. Dans le fond, le seul qui a brillé c’est François Dussaubat. Si on en est à trouver que les affaires de DRH c’est sexy, c’est qu’on a besoin de vacances.

Noël approche, ça nous fera du bien.

 

Mais, au détour du point 12.02, consacré au RIFSEED, le moment de grâce est venu !

Alors oui, on pourrait parler pendant des heures du RIFSEED. On pourrait aborder de front sa complexité. On pourrait analyser ses incohérences géographiques.

Oui, on pourrait.

Mais d’abord, le RIFSEED, c’est comme le BDSM, y’a des lieux pour ça. Et ensuite, j’ai chopé un site où on peut visionner des films d’horreur venus tout droit de Malaisie, alors vous pensez bien que j’ai d’autres priorités.

Allons droit au but !

 

Après la présentation du RIFSEED par François Dussaubat, avec le magnétisme animal que l’on lui connaît, Bruno Nougayrède et Pierre Parrat sont intervenus pour parler d’une histoire de diffamation à l’encontre de fonctionnaires territoriaux travaillant au sein de la mairie de Perpignan et d’élus. Dans le cadre de l’enquête publique pour le Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi), des propos, que certains jugent diffamatoires, ont été tenus, par écrit, dans un courrier adressé à la commissaire enquêtrice, par une entreprise locale spécialiste de la publicité extérieure.

 

Commençons par un petit rappel sur le RLPi, histoire que tout le monde parte sur de bonnes bases.

Le but, officiel, du RLPi est d’uniformiser la réglementation de la publicité extérieure sur le territoire de Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) et de limiter la pollution visuelle, tout en garantissant un bon niveau d’activité économique.

Le but, officieux, du RLPi est d’assurer que Perpignan encaisse le gros des contrats publicitaires.

Avec ce règlement la municipalité de Perpignan sécurise un marché de l’ordre du million d’euros annuel, en créant, artificiellement, une pénurie d’emplacement, et, dommage collatéral, évacue les petits acteurs économiques.

Pierre Parrat, à l’origine du RLPi, est vraiment un petit canaillou !

 

Dans les dommages collatéraux nous trouvons la société Publissud et sa directrice commerciale, Vanessa Poloni.

 

Publissud est, certes, un acteur important de la publicité extérieure, mais, localement. Avec 1,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, on ne peut pas parler d’une grosse boite. Je ne lis plus le classement annuel d’Objectif Languedoc-Roussillon, je sais, j’ai honte, mais Publissud ne doit pas être dans le top 100 des plus gros CA des PO.

Donc, ce genre de boite ne peut pas rivaliser avec JCDecaux ou Clear Channel, les acteurs majeurs du secteur. JCDecaux verse 940 000 € par an à la municipalité de Perpignan pour avoir le droit, entre autres, de défigurer le centre ancien. C’est plus que la trésorerie de Publissud. Impossible de s’aligner.

Alors, à la lecture du RLPi, on comprend que la directrice commerciale ait vu rouge.

Surtout que Publissud avait participé à la farce sinistre, pudiquement, appelée « concertation ».

Puis, après deux ans, pas un coup de fil, pas un email, pas un SMS, rien, nada. On comprend que chez Publissud on soit furax.

 

Apprenant le lancement de l’enquête publique par hasard, PMM refusant, par déni de démocratie, de communiquer sur les concertations et les enquêtes publiques, cette chère Vanessa a décidé d’écrire une bafouille pour exprimer son mécontentement.

L’intégralité du courrier est disponible en annexe du rapport, à partir de la page 122, de la commissaire enquêtrice.

https://www.perpignanmediterraneemetropole.fr/single-post/2018/09/11/rlpi

 

En avant pour des extraits, pas piqué des hannetons.

 

D’entrée, Vaness’ affiche sa surprise et attaque la « fausse » réunion de concertation à laquelle elle a participé. Elle critique aussi l’incapacité de PMM à communiquer correctement. Personne ne lui a parlé du lancement de l’enquête publique.

Mais, grâce à Alternatiba 66 elle a eu l’information. Par hasard, certes. Ce qui montre bien que la seule Alternative ! aux majorités communautaires et municipales c’est le travail.

Travailler plus pour gagner plus, électoralement, s’entend.

On passera sur la pique envers Alternatiba 66, qualifiée de « anti-tout ». Venant d’une personne dont le secteur d’activité est une des causes majeures de la crise environnementale c’est un compliment. Il est toujours positif d’être attaqué par ceux qui soutiennent l’écocide mondial qui, accessoirement, nous fout bien dans la merde.

 

Dès la fin de la première page, Vaness’ sort les crocs. Le service dédié à la mairie se distingue « par son manque de formation et ses lacunes juridiques ».

Ça se conçoit, ça se dit en privé autour d’un verre, mais ça ne s’écrit pas.

Du point de vue pénal, on est déjà entre l’insulte et la diffamation. Mais Vaness’, elle s’en fout. Vous voyez Juliette Lewis dans « Tueurs nés » ? Vaness’, elle est pire !

 

Oui, elle cogne fort, façon serial killer entrant, le fusil à pompe à la main, dans un Diner, histoire de faire un carton.

Page 124, on apprend donc que le dossier de Go Pub, prestataire choisi pour élaborer le RLPi, a été modifié « en toute discrétion ». Un constat d’huissier prouve ce bidouillage. Il serait intéressant d’avoir l’avis d’un juge sur cette histoire.

 

Sur l’aspect économique, l’analyse de l’impact du RLPi est une charge contre le colbertisme et le centralisme. Chez Publissud on vit mal la distorsion de concurrence entre grands groupes et TPE, et, on défend son modèle économique, en précisant que les bailleurs, louant des espaces pour poser des panneaux, pourraient perdre 1 million par an, à termes, dans cette histoire.

À court d’argument on sort le chantage au loyer.

C’est un peu éculé comme procédé, mais bon, quand on crèche dans un secteur d’activité condamné à disparaître, tous les moyens sont bons.

 

Enfin, l’apothéose ! La conclusion du courrier est une merveille. Chaque mot de cette conclusion est une perle !

L’ordre dans lequel ils sont mis, par contre, laisse à désirer.

Vaness’ rappelle ce qui est pour tout le monde une évidence : le dossier est mal monté.

On est à Perpignan, n’oublions pas, tout est fait avec une certaine légèreté, voire une légèreté certaine. Si les pouvoirs publics bossaient sérieusement, les P.O. ne seraient pas le département le plus pauvre de France métropolitaine. On le sait que ça bosse mal, voire, pour certains, que ça ne bosse pas du tout.

Mais, le petit bourgeois ne réalise que le système est pourri que lorsqu’il se le prend dans la gueule, le système.

 

Et là, dans un pénultième paragraphe, mis en gras, pour être sûr qu’il soit lu, Vaness’ met en doute la probité de Pierre Parrat, himself !

« …nous nous posons la question… sur la probité de l’ancienne majorité municipale… »

Et là, Vanessa passe les bornes. Oui, Parrat est un canaillou, mais de là à mettre en doute sa probité, il y a un pas, que dis-je, un gouffre. On sait qu’il n’aime pas le football américain, il est contre le mariage pour tous, et, il a salué l’exposition organisée par Louis Aliot le 19 janvier 2021, exposition visant à réhabiliter l’OAS, en montrant que ceux d’en face ils étaient pas gentils. Si on reprend la théorie des 3 Droites de René Rémond, Pierre Parrat appartient à la catégorie « légitimiste ». Remarquez, Louis Aliot et Éric Z aussi.

Pierrot appartient aussi à la catégorie « petit être délicat », il a donc la plainte en diffamation facile.

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-pierre-parrat-m-attaque-en-diffamation-le-cote-au-secours-de-la-farce-par-nicolas-caudeville-74065410.html

 

Pour finir, Vaness’ menace d’un recours devant le tribunal administratif. Ça ne mange pas pain, et clôt parfaitement les débats.

 

À la lecture de ce courrier, il est donc logique que les fonctionnaires et les élus incriminés demandent la protection juridique, c’est-à-dire que la mairie prenne en charge les frais de justice en cas de plainte. Ce qui doit passer par un vote en conseil municipal.

 

Et Rémi Génis alors ?

 

Rémi Génis est à la fois un élu de la majorité municipale et le gérant de Publissud, à en croire son profil Linkedin.

https://www.linkedin.com/in/r%C3%A9mi-genis-390995224/?originalSubdomain=fr

En février 2022, lors du prochain conseil municipal, il risque fort de devoir voter la protection juridique pour des gens qui vont attaquer en justice son entreprise. La mairie pourrait aussi attaquer Publissud.

La solution serait de virer la directrice commerciale, mais là, c’est un beau procès aux prud’hommes qui lui pend au nez.

 

Rémi Génis, qui clairement ne tient pas ses salariés, est aussi conseiller communautaire. Il devra donc voter le RLPi, lorsqu’il sera mis à l’ordre du jour des réunions de PMM.

Ainsi donc, il devra lâcher sa directrice commerciale, qui risque de passer un sale quart d’heure au tribunal, et valider un texte réglementaire qui va faire perdre de l’argent à son entreprise.

Oui, Rémi Génis a le sens du sacrifice. Le sien, ou celui des autres. C’est selon.

 

De toute façon, c’est ça ou démissionner.

Perpignan/ Diffamation et publicité : Rémi Génis va-t-il fesser sa directrice commerciale en conseil municipal ? par Philippe Poisse
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