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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 18:00
 
Monty Python : la vie de Brian

 

150 artistes et intellectuels condamnent l'« intolérance à l’égard des opinions divergentes »TRIBUNE La journaliste Gloria Steinem, la créatrice d’Harry Potter J.K. Rowling ou encore l’écrivain algérien Kamel Daoud dénoncent un climat d’« intolérance à l’égard des opinions divergentes » et appellent à « argumenter et convaincre », plutôt qu’à « taire »
 
Il est de bon ton de nos jours de pétitionner, toujours pour la bonne
cause. Bonne cause qui oscille le plus souvent entre la fausse
conscience et l’invective. Le texte que je vous engage à lire, et non
à signer, rappelle que de nos jours, la droite et l’extrême droite
n’ont pas le monopole de l’intolérance.
Comme l’écrivent les signataires :
 
« La censure, que l’on s’attendait plutôt à voir surgir du côté de la
droite radicale, se répand largement aussi dans notre culture :
intolérance à l’égard des opinions divergentes, goût pour
l’humiliation publique et l’ostracisme, tendance à dissoudre des
questions politiques complexes dans une certitude morale aveuglante. »
 
Et encore :
« Cette atmosphère étouffante va finir par nuire aux causes les plus
vitales de notre époque. Restreindre le débat, que ce soit le fait
d’un gouvernement répressif ou d’une société intolérante, nuit
immanquablement à ceux qui ne détiennent pas le pouvoir et nous rend
tous moins aptes à participer à la vie démocratique. »

A Letter on Justice and Open Debate

« Nos institutions culturelles sont aujourd’hui à l’épreuve. Les puissantes manifestations en faveur de la justice raciale et sociale revendiquent une réforme de la police trop longtemps différée et font plus largement entendre des appels pour davantage d’égalité et d’inclusion dans notre société, notamment dans l’enseignement supérieur, le journalisme, la philanthropie
et les arts.
Mais cette nécessaire prise en compte a aussi renforcé tout un ensemble de postures morales et d’engagements politiques qui risquent d’affaiblir les règles du débat public et l’acceptation des différences au profit d’un conformisme idéologique. Autant nous avons salué la première phase de ce mouvement, autant nous voulons nous élever contre la seconde.
Les forces illibérales gagnent du terrain partout dans le monde et trouvent un puissant allié en Donald Trump, qui représente une réelle menace contre la démocratie. Notre résistance ne devrait pas conduire au dogmatisme ou à la coercition. L’inclusion démocratique que nous appelons de nos vœux ne peut advenir que si nous refusons le climat d’intolérance général qui s’est installé de part et d’autre.

 

Crainte des représailles

L’échange libre des informations et des idées, qui est le moteur même des sociétés libérales, devient chaque jour plus limité. La censure, que l’on s’attendait plutôt à voir surgir du côté de la droite radicale, se répand largement aussi dans notre culture : intolérance à l’égard des opinions divergentes, goût pour l’humiliation publique et l’ostracisme, tendance à dissoudre des questions politiques complexes dans une certitude morale aveuglante. Nous défendons le principe d’un contre-discours solide et même caustique de toutes parts.
Or, les appels à sanctionner rapidement et sévèrement tout ce qui est perçu comme une
transgression langagière et idéologique sont devenus monnaie courante. Plus inquiétant
encore, des dirigeants institutionnels, ne sachant plus où donner de la tête pour limiter les dégâts, optent pour des sanctions hâtives et disproportionnées plutôt que pour des réformes réfléchies.

2

On renvoie des rédacteurs en chef pour avoir publié des articles controversés ; on retire des livres sous le prétexte d’un manque d’authenticité ; on empêche des journalistes d’écrire sur certains sujets ; on enquête sur des professeurs à cause des œuvres littéraires qu’ils citent en classe ; un chercheur est renvoyé pour avoir fait circuler un article scientifique dûment examiné par des pairs ; et on limoge des dirigeants d’organisation pour des erreurs qui ne sont parfois que des maladresses.
Quelles que soient les raisons invoquées, la conséquence en est qu’il est de plus en plus
difficile de prendre la parole sans craindre des représailles. Nous en faisons déjà les frais, à en juger par l’aversion au risque qui se développe parmi les écrivains, les artistes et les journalistes, inhibés par la peur de perdre leur gagne-pain s’ils s’écartent du consensus ou même s’ils ne font pas preuve du zèle attendu pour se conformer.

La justice n’existe pas sans la liberté

Cette atmosphère étouffante va finir par nuire aux causes les plus vitales de notre époque.
Restreindre le débat, que ce soit le fait d’un gouvernement répressif ou d’une société
intolérante, nuit immanquablement à ceux qui ne détiennent pas le pouvoir et nous rend tous moins aptes à participer à la vie démocratique.
Pour vaincre de mauvaises idées, il faut les exposer, argumenter et convaincre, et non pas essayer de les taire ou espérer qu’elles disparaissent.
Nous rejetons les faux choix qu’on nous présente entre la justice et la liberté : l’une n’existe pas sans l’autre. En tant qu’écrivains, notre métier repose sur la marge que la société nous accorde pour l’expérimentation, la prise de risque et même l’erreur. Nous avons besoin de préserver la possibilité d’un désaccord de bonne foi sans conséquences professionnelles désastreuses. Si nous ne défendons pas ce qui est la condition même de notre travail, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que le public ou l’Etat le fasse pour nous. »
(Traduit de l’anglais par Pauline Colonna d’Istria)

3

Elliot Ackerman
Saladin Ambar – Université Rutgers
Martin Amis
Anne Applebaum
Marie Arana – auteur
Margaret Atwood
John Banville
Mia Bay – historien
Louis Begley – écrivain
Roger Berkowitz – Collège Bard
Paul Berman – écrivain
Sheri Berman – Barnard College
Reginald Dwayne Betts – poète
Neil Blair, agent
David W. Blight – Université de Yale
Jennifer Finney Boylan – auteur
David Bromwich
David Brooks – chroniqueur
Ian Buruma – Collège Bard
Lea Carpenter
Noam Chomsky – MIT (émérite)
Nicholas A. Christakis – Université de Yale
Roger Cohen – écrivain
Ambassadeur Frances D. Cook, ret.
Drucilla Cornell – Fondatrice, uBuntu Project
Kamel Daoud
Meghan Daum – écrivain
Gerald Early – Université de Washington-St. Louis
Jeffrey Eugenides – écrivain
Dexter Filkins
Federico Finchelstein – La nouvelle école
Caitlin Flanagan
Richard T. Ford – Stanford Law School
Kmele Foster
David Frum – journaliste
Francis Fukuyama – Université de Stanford
Atul Gawande – Université Harvard
Todd Gitlin – Université Columbia
Kim Ghattas
Malcolm Gladwell
Michelle Goldberg – chroniqueuse
Rebecca Goldstein – écrivain
Anthony Grafton – Université de Princeton
David Greenberg – Université Rutgers
Linda Greenhouse
Rinne B. Groff – dramaturge
Sarah Haider – militante
Jonathan Haidt – NYU-Stern
Roya Hakakian – écrivain
Shadi Hamid – Établissement Brookings

4

Jeet Heer – La Nation
Katie Herzog – animatrice de podcast
Susannah Heschel – Collège Dartmouth
Adam Hochschild – auteur
Arlie Russell Hochschild – auteur
Eva Hoffman – écrivain
Coleman Hughes – écrivain / Manhattan Institute
Hussein Ibish – Institut des États arabes du Golfe
Michael Ignatieff
Zaid Jilani – journaliste
Bill T. Jones – Arts vivants de New York
Wendy Kaminer – écrivain
Matthew Karp – Université de Princeton
Garry Kasparov – Renouveler l’initiative pour la démocratie
Daniel Kehlmann – écrivain
Randall Kennedy
Khaled Khalifa – écrivain
Parag Khanna – auteur
Laura Kipnis – Université Northwestern
Frances Kissling – Centre pour la santé, l’éthique et la politique sociale
Enrique Krauze – historien
Anthony Kronman – Université de Yale
Joy Ladin – Université Yeshiva
Nicholas Lemann – Université Columbia
Mark Lilla – Université Columbia
Susie Linfield – Université de New York
Damon Linker – écrivain
Dahlia Lithwick – Ardoise
Steven Lukes – Université de New York
John R. MacArthur – éditeur, écrivain
Susan Madrak – écrivain
Phoebe Maltz Bovy – écrivain
Greil Marcus
Wynton Marsalis – Jazz au Lincoln Center
Kati Marton – auteur
Debra Maschek – érudite
Deirdre McCloskey – Université de l’Illinois à Chicago
John McWhorter – Université Columbia
Uday Mehta – Université de la ville de New York
Andrew Moravcsik – Université de Princeton
Yascha Mounk – Persuasion
Samuel Moyn – Université de Yale
Meera Nanda – écrivain et professeur
Cary Nelson – Université de l’Illinois à Urbana-Champaign
Olivia Nuzzi – New York Magazine
Mark Oppenheimer – Université Yale
Dael Orlandersmith – auteur / interprète
George Packer
Nell Irvin Painter – Université de Princeton (émérite)
Greg Pardlo – Université Rutgers – Camden

5
Orlando Patterson – Université Harvard
Steven Pinker – Université Harvard
Letty Cottin Pogrebin
Katha Pollitt – écrivain
Claire Bond Potter – La nouvelle école
Taufiq Rahim – Fondation New America
Zia Haider Rahman – écrivain
Jennifer Ratner-Rosenhagen – Université du Wisconsin
Jonathan Rauch – Brookings Institution / L’Atlantique
Neil Roberts – théoricien politique
Melvin Rogers – Université Brown
Kat Rosenfield – écrivain
Loretta J. Ross – Smith College
JK Rowling
Salman Rushdie – Université de New York
Karim Sadjadpour – Dotation Carnegie
Daryl Michael Scott – Université Howard
Diana Senechal – enseignante et écrivaine
Jennifer Senior – chroniqueuse
Judith Shulevitz – écrivain
Jesse Singal – journaliste
Abattage Anne-Marie
Andrew Solomon – écrivain
Deborah Solomon – critique et biographe
Allison Stanger – Collège Middlebury
Paul Starr, American Prospect / Princeton University
Wendell Steavenson – écrivain
Gloria Steinem – écrivaine et militante
Nadine Strossen – École de droit de New York
Ronald S. Sullivan Jr. – Harvard Law School
Kian Tajbakhsh – Université Columbia
Zephyr Teachout – Université Fordham
Cynthia Tucker – Université de South Alabama
Adaner Usmani – Université Harvard
Chloé Valdary
Lucía Martínez Valdivia – Reed College
Helen Vendler – Université Harvard
Judy B. Walze
Michael Walzer
Eric K. Washington – historien
Caroline Weber – historienne
Randi Weingarten – Fédération américaine des enseignants
Bari Weiss
Sean Wilentz – Université de Princeton
Garry Wills
Thomas Chatterton Williams – écrivain
Robert F. Worth – journaliste et auteur
Molly Worthen – Université de Caroline du Nord à Chapel Hill
Matthew Yglesias
Emily Yoffe – journaliste

6

Cathy Young – journaliste
Fareed Zakaria

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commentaires

M
Bonsoir cher Nicolas Caudeville,

si vous en êtes en mesure j'aimerais bien que vous transmettiez deux informations à M. Jordi Vidal: a) l'association du prix européen Walter Benjamin ne s'oppose absolument pas à la réouverture du centre d'art contemporain MAIS à l'utilisation du nom de Walter Benjamin pour une institution municipale gérée par une ville dirigée par le RN et b) la position des héritières de Walter Benjamin ici: https://prixwb.hypotheses.org/
Cordialement
Répondre
L
transmis