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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 16:17
Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol aujourd'hui pour l'acte 9, plus Gilet Jaune que France audacieuse en marche vers 2020
Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol aujourd'hui pour l'acte 9, plus Gilet Jaune que France audacieuse en marche vers 2020

Un camarade "gilet jaune" nous a envoyé ce texte, à propos de l'acte 8 samedi dernier et des fameuses "violences" au tribunal et au journal l'indépendant . C'est une autre version de l'histoire par une personne qui suit les Gilets Jaunes depuis le début et écrit dans des revues par ailleurs. La rédaction

"Ça se passe comment quand l'Indépendant rend compte d'un mouvement social dont les membres sont tour à tour éborgnés, mutilés, tabassés ou embarqués manu militari par la police ?

Ça se passe que ses journalistes reprennent les communiqués de la dite police, sans procéder à un minimum d’investigation parce qu’après tout parole flicardière ne saurait mentir. Dans l’édition du 11 janvier, on apprend donc page 2 l’arrestation de quatre Gilets jaunes accusés de « violences avec armes et en réunion », « menaces de mort » et « outrages ». Dans la ligne de mire de la justice : l’investissement par une quarantaine de Gilets du palais de justice samedi 5 janvier en fin de manif’.

Rappelons que l’acte 8 s’est déroulé à Perpignan sans accroc notable – notamment l’occupation de la gare avec ses joutes débonnaires sur le ballast et le face à face avec les bleus sur les marches du commissariat où les Gilets glapissaient, taquins, à des flics plutôt détendus : « Vous ne serez pas payés ! » et « La police avec nous ! ». Un élan fraternel mort dans l’œuf qui témoigne d’un optimisme béat des jaunes mais après tout pourquoi pas ? Pasolini voyait bien dans les flics des fils du peuple plutôt que des cogneurs assermentés.

Il y eut aussi l’épisode du tapage sur les vitres fumées de l’Indépendant, auparavant décorées du tag « menteur ». La colère journalophobe avait flambé suite à la mise en ligne d’un article mentionnant des effectifs maigroulets de Gilets (200) alors que nous avions dépassé le millier. Le journal eut beau rectifier la donne, la réactivité physique des manifestants surpassa le temps numérique. On alla gueuler notre nombre boulevard des Pyrénées. On appelle ça un retour de réel.

Le tribunal donc. On y vient. Fin d’aprem, grilles et portes du palais de justice sont ouvertes. Un Gilet s’y engouffre. Il y a là un vigile floqué Prosegur et un flic en tenue. « C’est pourquoi ? » demande le vigile en voyant entrer un dossard fluo. Réponse : « C’est rien, c’est les Gilets jaunes ! » Ni une ni deux, ils sont quelques dizaines à investir la salle des pas perdus. On occupe le tribunal comme on a occupé la gare : parce que c’est à nous. Parce que ces lieux sont des symboles de la puissance publique. On n’occupe pas pour casser mais pour se réapproprier. Pour imposer sa légitimité. Un peu comme ce jeune Gilet qui, sur une vidéo, lit un extrait de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen à un flic en faction :

Le Gilet faisant lecture : « Cette force [de police] est donc instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. Ça veut dire quoi, monsieur ? Ça veut dire quoi ? »

Le flic, cancre : « Ça veut dire ce qui est écrit ».

Le Gilet, dépité par tant d’ignorance crasse : « Oui mais ça veut dire quoi ?! Ça veut dire que vous devez être contre l’État qui envoie de mauvaises choses contre le peuple, c’est tout. Vous êtes à nous, vous êtes notre armée, je tiens à vous le dire, vous êtes notre armée ! C’est réel, les gars. C’est réel. Lisez, c’est écrit je mens pas. On est d’accord ? On est d’accord. »

Il n’y avait pas de Gilets armés dans le tribunal. Si ce n’est armés de leur détermination et conviction. Essentiellement pacifistes. Parce que si le mouvement était violent, intrinsèquement violent comme le présentent des politiques aux abois, le pays n’aurait vraiment pas la même gueule deux mois après. Le soussigné peut se tromper mais il a croisé pas mal de témoignages (un travail d’investigation assez sommaire que n’importe quel pigiste doté d’un cerveau moyen peut accomplir) et les faits vont dans ce sens : c’est au moment de l’évacuation musclée par les flics du tribunal qu’a lieu la casse (en l’occurrence une ou des portes vitrées brisées) et qu’ont plu les coups. La bataille rangée qui suit entre bleus massés sur les marches du palais de justice et jaunes sur la place Arago - soit une intifada de quelques bouteilles de bières contre lacrymos et flashball - n’est jamais rien d’autre que la conséquence directe des brutalités policières.

Depuis le 17 novembre, on attend d’ailleurs leurs premières recensions dans les colonnes de L’Indépendant."

 

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commentaires

R
La ripoublique qu'incarne à merveille M.Alain Juppé, serait en danger dit-on ici et là avec un air grave dans les diners en ville et les salles de rédaction des + grands titres de presse.....Peut-être mais qui met en danger notre République ? Ne serait-ce pas ceux qui du haut de leurs éminentes responsabilités violent sans vergogne l'Etat de droit et finissent par être condamnés en justice quand on sait la longueur et la difficulté des procédures concernant cette catégorie de citoyens? Ceux-là même qui en dépit de condamnation (s) en justice prétendent ensuite devenir « juges suprêmes » ? Qu’est-ce que c'est que ces histoires ? Où est-on ? Dans ce pays qui a adopté la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ? Non,nous sommes désormais dans un Etat aux mains de ploutocrates et de « responsables » qui estiment se situer au-dessus des lois communes, exclusivement réservées aux citoyens lambda.C'est une honte!Continuons à dénoncer la Ripoublique et ses représentants véreux (Chirac, Sarkozy, Fillon, Cahuzac, Balkany, Guéant, Larcher, Benalla + tous ceux qui sont d’ores et déjà inquiétés par la justice)!
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