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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 17:17
USAP en D2:Chute de la dernière image positive des PO, le dernier symptôme! par Robert Marty

image france 3

L'Usap : un symbole "total classant"


Les symboles remplissent des fonctions de représentation universelles. Ils sont intériorisés par les hommes, vivent et survivent dans et par eux. Cependant, selon leur nature, ils ne le font pas de la même façon. Une montagne -par exemple le Canigó (c'est son nom aujourd'hui)- appartiennent à un ensemble de sites remarquables par leur morphologie et leur saillance propres. Ils sont présents à l'esprit de ceux qui les perçoivent quotidiennement depuis un territoire déterminé. Ces symboles ont une pérennité à toute épreuve. En revanche les constructions sociales (et mentales) qui ont acquis le statut de symbole, ne bénéficiant pas de ce support physique, doivent être transmis d'une génération à l'autre Ils deviennent de vraies institutions du territoire ; ils en garantissent l'identité dans tous les esprits et portent le lien social. Ce sont les supports de communautés de destins. De plus lorsqu'un symbole appartient à un ensemble hiérarchisé (par exemple les divisions des sports collectifs) alors il inscrit mécaniquement le territoire qui le porte dans une échelle de valeurs. L'Usap est un symbole qui a classé pendant plus d'un siècle son territoire dans le monde du rugby et par extension dans le monde tout court. Car celui qui est classé dans une échelle aussi compétitive que celle du rugby professionnel peut être à bon droit être crédité de la possibilité de se classer dans
tout autre monde.


La descente en D2 est vécue comme un déclassement objectif de la société civile


L'émotion collective soulevée par la probable relégation de l'Usap en pro D2 valide surabondamment ce contat. Certains vont jusqu'à affirmer que l'Usap était le dernier bien commun auquel on pouvait encore s'accrocher. L'Usap garantissait la fierté voire l'honneur de la communauté de destins. Dorénavant ils ne voient que chute accélérée, retour à une réalité socio-économique longtemps déniée, une plongée dans des conditions de vie détériorées. La sinistrose est partout … Le sentiment général de vivre le dernier moment d'une époque, de perdre le dernier appui avant l'irrémédiable chute …


La descente est nécessairement intériorisée comme un déclassement personnel


Puisqu'il est dans la nature même d'un symbole de ne vivre que dans les esprits ce déclassement de la société civile ne peut être vécu – à des degrés divers certes- autrement que comme un déclassement personnel : se sentant membre d'une communauté abaissée, dévalorisée on se sent forcément déclassé soi-même par la force propre du symbole … Tout ce que l'on a voulu oublier jusqu'ici s'impose à la conscience avec une pression d'autant plus forte qu'on en a nié la réalité. Consciemment ou non, intéressés ou pas à ce qui se passait du côté d'Aimé Giral, sur les stades de France et à Monjuic, nous étions tous, plus ou moins, des usapistes, membres d'une élite enviée … Nous voilà en deuxième catégorie, à notre place, reclassés et déclassés … Impossible de ne pas l'admettre …


Contresens sur la catalanité


De tout temps l'Usap a été liée à une forme de catalanité "locale", limitée à la Catalunya Nord, une sorte de catalanité résiduelle, un sentiment national rémanent et diffus certes mais fortement chargé de fierté et constitutive d'une identité territoriale affirmée. Il a culminé dans l'embrasement du Stade de France aux couleurs sang et or en 1998 que Serge Simon n'hésita pas à comparer à l'envahissement de la capitale par les nazis. Dans la foulée on vit la Catalunya Sud s'intéresser au phénomène, s'impliquer financièrement dans l'Usap (la fondation Pascual apporta jusqu'à 750 000 € au budget sous l'ère Dagrenat). La signalisation bilingue au stade, les annonces en catalan, l'Estaca, la Santa Espina, Els hi fotrem avec la voix de Jordi Barre, les drapeaux distribués, firent que le stade baignait dans une atmosphère clairement marquée qui sanctuarisait en quelque sorte le rapport spécifique de l'Usap à la culture catalane. Progressivement, avec la nouvelle gouvernance, tout cela a régressé, le point d'orgue étant la censure infligée à notre chantre local de la catalanité roussillonnaise. Les efforts marketing en vue de remplir Monjuic n'ont trompé personne ; chacun a compris l'artifice ; dorénavant la catalanité de l'Usap est ravalée au rang d'un paramètre d'opportunité alors qu'elle est dans son ADN. Grave contresens, grave dissonance …


Le reclassement, c'est l'affaire de tous


L'engagement communautaire autour du symbole est tel que passé l'instant du désespoir et de la déploration vient nécessairement la réaction salutaire, le désir de reconstruction sur des bases nouvelles. La réalisation de ce désir ne saurait être l'affaire des seuls dirigeants : toutes les collectivités, toutes les entreprises, toutes les associations, tous ceux qui ornent de ruban catalan le moindre étal, le moindre paquet cadeau sont concernés. Car le déclassement général a des effets ravageurs : il tire toute la société civile vers le bas, il désespère, il pourrit les vies, il ampute les instants de bonheur …


On vit ensemble, on meurt ensemble … Phrase banale de circonstance ?

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commentaires

J
une catastrophe ECONOMIQUE pour notre département !
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L
15 bon hommes qui comme partout cohérent après un ballon qui n'est point rond..le dimanche après midi a 15 heures (joli chanson sue celle la ..mais la ce n'est plus cela depuis longtemps ..cette chanson c'est pour le vrai ruuuby pas pour la chasse aux millions ) le cochon est rentre dans le mais Côme on dit du cote de Mauléon et de tyrosse..et un cochon de lait bien gras..pas étonnant qu'on ait quelque mal a courrir..diantre ..en davant ..en davant...et quand a l'estacz ..svp ..laissez la pour ce qu'elle a ete faite..l'indécence a ses limites..!<br /> Une cure de jouvence peut etre cette descente dans ce qui n'est pas un enfer...retrouver et réviser ses gammes..et quand aux doctes ethnologues.de comptoir..qu'ils leur lâchent un peu la grappe de muscat aux vrais joueurs du cru. Et alors peut etre en pays aimegiraldien. Le vrai rugby reviendra..! Mais moi ce que j'en dit...tiens j'ai faim !
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